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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 10:04

François rêvait de voir les engins agricoles qu'on utilisait dans l'île, c'est désormaisP1090245 chose faite. Il en existe un rayon à la 35e foire agricole de Bras-Panon. C'était aussi pour moi l'occasion de mettre des noms sur des machines.

Ce qui surprend, c'est la taille gigantesque de certains prototypes.

J'avais déjà entendu parler de tracteurs équipés d'ordinateurs, j'ai pu en voir un sur ce site, et je me suis dit que les paysans fortunés possédant ce genre de tracteur avaient bien de la chance.

 

 

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Cette découverte m'a aussi inspiré une réflexion plus mitigée : certes, on fait de gros progrès pour éliminer la pénibilité du travail, mais la machine -on le sait bien- enlève le travail aux ouvriers. Quel avenir pour la population de l'île où le chômage sévit  déjà cruellement si on utilise des engins qui à la fois labourent la terre, plantent la canne et la récoltent ? Enlever le travail aux gens, c'est à mon avis, leur enlever leur dignité !

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 19:50

P1090234Imaginez que vous alliez à la Foire Expo de Nancy avec votre chaise pliante, on vous regarderait avec des yeux de merlan frit, et on hésiterait peut-être à vous laisser entrer avec cet objet insolite ! Mais à la Réunion, c’est une pratique très courante. On apporte son siège.

On envie parfois ceux et celles qui ont eu la bonne idée de s’équiper. C'est le meilleur moyen de s’asseoir où on veut, pour manger le cari ou le sandwich qu’on a préparé, et même faire une tit' sieste. Les gens ne sont pas obligés de consommer, ou de faire la queue devant les selfs bondés, et ils peuvent néanmoins participer à la fête. Et comme les gens assis ne sont jamais seuls, ils surveillent leurs chaises à tour de rôle quand il leur prend l’envie de faire un tour dans les stands.

Pour les personnes à  revenu modeste, la foire agricole de Bras Panon est accessible. D’ailleurs, le prix d’entrée aussi est modique (3 euros pour les adultes, 2 euros pour les enfants).

Nous avons croisé là, jeudi dernier, des personnes de tous âges, de toutes conditions qui semblaient heureux de vivre ce moment festif. Mais si les gramouns aiment s'installer sur les chaises de camping, les marmailles quant à eux préfèrent évidemment s'asseoir sur les sièges des machines agricoles...

 

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 16:32

Ce jeudi, nous sommes à Bras Panon, pour découvrir la 35e Foire Agricole. En arrivant au marché P1090215forain, nous nous attardons une bonne demi-heure devant la maison du tourisme où des musiciens donnent une aubade. Ce sympathique groupe joue avec entrain et justesse un pot-pourri de morceaux lontan comme « la route en corniss, mon coco… » mais aussi des airs de cha-cha-cha. Dans le public, on accompagne en battant des mains, en se trémoussant. Trois Réunionnaises présentes de dire que ça donne envie de danser.

L’orchestre composé de deux accordéons, de deux saxophones, d’une grosse caisse, d’une caisse claire,et d’un banjo attendait d’ouvrir le cortège nuptial : des gens du pays s’étaient mis en tenue pour reconstituer « un mariage lontan ».P1090217

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http://www.lescuivresdelest.com

 Le cortège, après avoir fait le tour du marché forain, entre ensuite sur le site de la foire et sur le podium le maire lit l’acte de mariage… Nous ne pouvons suivre la cérémonie qu’en tendant l’oreille, pour la vue c’est malheureusement raté : les toits des stands installés devant le podium cachent le spectacle… Seuls ceux qui ont pu s’installer sur l’estrade et quelques privilégiés agglutinés au pied du podium ont profité de cet instant.

 

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 10:39

 A Grands Bois, en face de l’usine sucrière, il est une place qu’on appelle ici «  Terrain Paddock ». Le terme n’a rien de créole et ne désigne pas une personne, comme c’est très souvent le cas à la Réunion. Un « paddock » est une piste d’entraînement et d’échauffement pour les chevaux.

terrain paddock (3)

Les témoignages des anciens confirment ! Là, se trouvaient autrefois les écuries du domaine sucrier. C’était là aussi qu’on entraînait et faisait courir les chevaux.

situation terrain paddock 001

Une belle place plane, bordée à droite,  côté océan, par les énormes banians aux racines aériennes et à gauche par la route et l’ancienne usine.

terrain paddock  terrain paddock 1

terrain paddock (2)

Ce mot « paddock » qui anglais signifie « enclos », je le connaissais avec une autre acception : quand en colonie de vacances, on nous demandait d’aller au lit, on nous disait « Ouste, au paddock ! » Le sens de « lit » m’était bien plus familier. C’est le cas de le dire… (l'expression est très familière!) la place serait idéale comme terrain de camping : pourquoi pas planter sa tente sous les banians et s’endormir au son du ressac des vagues sur les rochers ? 

Oté ! loin de moi cette idée saugrenue, il vaut mieux que le terrain paddock  reste un lieu de rassemblement pour les Grands Boisiens qui s’y retrouvent pour le pique-nique dominical ou pour des manifestations de grande envergure ! Tout est d’ailleurs aménagé dans cet esprit : on y trouve des sanitaires, des kiosques, des bancs, une aire de jeux pour enfants, une estrade…

 

NB. La photo aérienne qui permet de situer le terrain par rapport à la sucrerie est en exposition dans le musée des calbanons de la Cafrine...

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 09:56

Lors de notre sortie, la veille du 1er mai,  à Grand Coude, à l'entrée du "Labyrinthe en Champ Thé",  j'ai photographié une fleur à clochettes blanches. Et nos amis de Grands Bois m'ont expliqué qu'on l' appelait " le muguet péi", mais comme mes clichés étaient flous, je ne les ai pas mis en ligne.

Aujourd'hui un lecteur du blog m'envoie un commentaire pour me reparler de ce fameux muguet -pays qui fleurit toute l'année, qu'on appelle aussi "Muguet du Japon".

 

 

muguet péi 2

 

Et en fouillant dans mes photos d'archives ce matin, je retrouve des photos faites dans la rue Charles Baudelaire ( au pied des bougainvillées) et dans mon jardin (au pied du combava) voilà deux ans, et sans le savoir j'avais en ma possession des images de cette fameuse fleur pour alimenter un texte sur le sujet.

 

muguet péi 3

 

Comme le muguet porte bonheur, les créoles ont en de la chance, parce qu'il fleurit toutemuguet péi 1 l'année sur l'île. On se demande bien pourquoi on achète des brins coûteux, élevés en serre, qui ne durent qu'une petite semaine...

Mais il est vrai que les clochettes du muguet péi, très petites, savent se faire oublier : elles sont discrètes, car souvent cachées par les longues feuilles vertes qui les protègent. Celles qui poussent dans mon jardin ont des feuilles panachées alors que celles qui poussaient au pied de bougainvillées étaient vert uni. C'est un couvre-sol très décoratif.

Son nom latin est "ophiopogon"

 

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 09:16

 Nous étions aujourd’hui une tablée de 15, au Tampon, à partager un Bäckenofe, plat alsacien, avec nos amis de Grands Bois. A l’issue du repas, nous sommes entrés dans la serre de notre voisine qui nous a fait une visite guidée de son domaine. Nous avons ainsi eu une foule de renseignements sur la culture des Orchidées.

 

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La floraison des orchidées a lieu de septembre à janvier, malgré tout nous avons pu en voir quelques –unes en fleurs.

 

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Nous avons appris que les épouvantails et les filets étaient là pour dissuader les merles maurice ( encore eux !) de venir picorer les fleurs.

 

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L’humidité attire aussi des escargots qu’il s’agit de faire disparaître. Contre la cochenille, elle utilise du savon liquide. Pour lutter contre les champignons, il faut employer des fongicides : la bouillie bordelaise est un moyen biologique efficace. En ce qui concerne les engrais, Mme Gironcel nous conseille de ne pas utiliser toujours le même engrais, il faut varier. Et comme terreau, ce sont surtout les scories qui tapissent les pots, scories auxquelles on ajoute du compost. Pour arroser ces fleurs, jamais on ne mouille les feuilles, seulement la terre.

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Spécialiste des espèces, notre hôtesse a aussi énoncé les noms des orchidées qui ne supportent pas le soleil de Grands Bois, et celles qui ne redoutent pas ses rayons.

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 17:55

Huguette Ricquebourg, une randonneuse des Jolis Pas qui vit à Ste Suzanne m’avait offert voilà quelque temps un rougayer ou pied de bolplant au nom original : elle l’appelait « pied de bol ». Elle m’a expliqué qu’il s’agissait là d’une appellation liée à l’aspect des feuilles. Ces dernières sont effectivement incurvées, comme des bols. J'ai donc mis mon pied de bol en terre, mais le soleil a rapidement eu raison de ce jeune pied. Peut-être aurait-il fallu l’ombrager… à moins que la terre ne lui ait pas convenu.

Quand j’ai demandé aux gens du Sud s’ils connaissaient le nom vernaculaire de « l’arbre à bol », ils avaient l’air étonnés : personne ne connaissait cette appellation et quand j’ai décrit la plante, ils m’ont affirmé qu’on connaissait cette plante à Grands Bois sous le nom de « rougayer » (rougailler). Et pour satisfaire ma curiosité, ils ont précisé : « Un rougayer  est un récipient pour le rougail ! »                                                                       

                                                                                     Le pied de bol (avant qu'il ne rende l'âme)

    J’avais cessé de rechercher le nom de la plante quand aux Calbanons de la Cafrine, la semaine dernière, j’ai eu l’heureuse surprise de découvrir sur une table le fameux « rougayer » !

rougayer 1 rougayer 1 (2)

« Pied de bol » dans le Nord de l’île, « Rougayer » dans le Sud. Qui parmi les lecteurs de ce blog connaîtrait son nom usuel ?

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 11:39

Partis de bonne heure de Grands Bois (6 heures du matin) pour arriver dans des délais raisonnables à l’aéroport Roland Garros pour un vol Air France partant à 8h50, nous n’avons pas échappé aux traditionnels  bouchons, ô combien emm… de la Réunion !

En essayant tant bien que mal d’emprunter les files les plus fluides, nous aurons tout de même mis 2h10 par la Route des Tamarins. Bouchons à St Paul, bouchons à la Possession, bouchons à l’entrée de Saint Denis. Ras le bouchon ! Et dire qu’on ose espérer que ces embouteillages et ces goulots disparaîtront avec le projet de la 6 voies… ça ressemble à une « brève de comptoir ! » Embouteillages, bouchons, comptoir, poétique ma métaphore filée , non ?  N'empêche que ça n'avait rien de grisant ! A quand les vols Air France depuis Pierrefonds ? Il y aurait bien moins de gens sur les routes…

Manou angoissait, Pierre appelait l’aéroport pour savoir si l’enregistrement était fini, heureusement que ça bouchonnait aussi aux comptoirs d’Air France.

 aeroport 2 aeroport 3

Arrêt au dépose – minute, Anne Laure court chercher deux chariots, on décharge en hâte les deux voitures. Puis  les trois enfants et les trois parents font rapidement leurs adieux.

 automne Plaine des Palmistes

Cette fois-ci,  pour le retour au Tampon, ce sera la Route des Plaines  ( plus exactement la traversée de l’île par la montagne)! Le temps est superbe. Les crêtes sont dégagées. En 1h20 je serai à la case ! 25 min jusqu’à St Benoît puis 55 minutes par la montagne. On respire ! la circulation est quasi inexistante dans le sens de la montée, les longoses blancs fleurissent, les platanes  de la Plaine des Palmistes et de Bourg Murat ont pris des teintes automnales. Sous le soleil, c’est une merveille !

automne Plaine des Palmistes (3) automne Plaine des Palmistes 2

  Alors qu’à la Réunion, c’est bien l’automne (avec des températures toujours très agréables : 28° auaeroport petit matin à St Denis, une eau chaude  dans le lagon de St Pierre dès 8 heures), en métropole, c’est le printemps avec sa fraîcheur matinale !

Difficile à not’ Ti Robin créolisé et tropicalisé d’imaginer ce qui l’attend là-bas, déjà que grand matin sa maman l’a obligé à mettre des chaussettes et des chaussures, lui qui a l’habitude de courir en  sandalettes ou pieds nus ! Il ne pensait pas qu'il fallait mettre des chaussures pour prendre le gros z'avion.

"Zordi zazaquelle saute la mer !" ( aujourd'hui l'enfant quitte la Réunion)

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 15:33

 Lors de notre excursion dans le Sud Sauvage, à Grand Coude, l’association Pêcheurs Golet nous a emmenés un endroit charmant que son propriétaire Johnny Guichard nous a fait découvrir.

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A l’entrée, un petit parking sur l’herbe, où le bus a pu se garer. On entre dans ce lieu par une allée bordée de bambous, au pied desquels pousse "le muguet péi". 

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Puis le maître des lieux nous explique le jeu de mots « en champ thé » en nous faisant remarquer que l’écriture de la pancarte est faite en graines de thé. De grands arbres ombragent l’endroit : ce sont des théiers. Si on ne les taille pas ces arbres peuvent atteindre une hauteur de 20 mètres !

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P1080864M. Guichard, nous invite à le suivre. Nous sommes devant une parcelle cultivée : du géranium, des choux, des stévias, des piments… poussent ici et on s’interdit  d‘utiliser des désherbants, d’où l’emploi de la feuille de plastique à la racine des plants. L’homme nous explique qu’il plante 4 types de géraniums : le géranium rosat (utilisé pour la distillation, et vendu comme fixateur de parfums, ou comme essence), le géranium poivré, le géranium citronnelle, le géranium au parfum de menthe : il distribue  des feuilles qu’il nous demande de froisser pour en sentir le parfum.

Dans les années 70 on donnait aux agriculteurs 3000 francs pour arracher les géraniums et 5000 francs pour replanter autre chose. Et maintenant on fait marche arrière, et on subventionne de nouveau la plantation de géranium…

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Quelques bizarreries nous intriguent, comme le stévia dont les feuilles sont sucrées -  la plante est utilisée comme édulcorant - et  comme ces piments en forme de cloches, d’ailleurs appelés « piments-cloches »

 

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Nous poursuivons notre balade jusqu’à l’alambic. Là, notre guide explique comment on distille le géranium. Et très pédagogue, il fait la comparaison entre le caféier et le théier qu’il a fait pousser là en nous demandant d’observer les feuilles.

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Non loin de là, des habitués des lieux sont en train de couper des brèdes chouchous. Il laisse aussi dans sa petite exploitation quelques bringelliers marrons (portant considérés comme peste végétale) car ces arbustes servent de tonnelle aux chouchous.

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Devant les remparts, dans cette végétation verte, domestiquée et sauvage à la fois,  se découpe un bel arbuste aux fruits rouges : ce sont des « tomates cerises ».

Un peu plus loin, M. Guichard vient de replanter des pieds de songe qu’il a associé à des choux.

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On y voit aussi des feuilles de citronnelle ainsi qu’un un parterre d’agapanthes dont les tiges servaient autrefois à fabriquer des chapeaux, me confie Mme Abriel.

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Nous terminons la visite guidée dans un sous-bois, très ombragé par de hauts théiers qui se sont greffés les uns aux autres par simple contact. Les troncs de certains théiers ont une écorce toute douce. Là, notre guide ramasse sur le sol des graines qui ont déjà germé pour nous les montrer. Le théier ne se bouture pas, il se régénère grâce aux semis.

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Après cette demi-heure très instructive, il nous invite à nous promener dans le labyrinthe des P1080912théiers. Chacun y fait un petit circuit, il n’est pas facile de s’y perdre, toutes les petites allées convergent et quand une quarantaine de personnes y bavardent, on ne se sent nullement abandonné ! Il y fait bon déambuler, car le terrain n’est pas trop accidenté. Et par les fortes chaleurs de décembre, il doit y faire plus frais que sur la côte !

A l’issue de la visite, nous avons eu droit à une dégustation de thé blanc. Et ceux qui le souhaitaient ont pu acheter des essences, du thé, du miel, et même des chouchous ou des brèdes.  

 

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On est agréablement surpris par la variété des informations qu'on glane en venant ici ! Si "le thé" est le sujet essentiel de la  visite, on comprend très vite pourquoi notre hôte veille aussi  à faire connaître les autres plantes locales qui ont fait l'histoire de Grand Coude. D'ailleurs, ce jardin s'appelait jusqu'en 2005 "labyrinthe des sens" !

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 18:57

Ce samedi 30 avril, nous partons avec l’Association "Pêcheurs Golet" pique-niquer à Grand Coude. Suzy Laurent, la présidente, a affrété un bus qui en une heure nous emmène gaillardement vers les Hauts de St Joseph. C’est une expédition : chaque virage doit être négocié, notre chauffeur klaxonne, surveille les fossés, salue au passage des automobilistes complaisants … Nous continuons à monter à 1100 m d'altitude, et perdons bientôt de vue la capitale du Sud Sauvage.

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Après avoir visité  à Grand Coude « le labyrinthe en champ thé » ( qui sera le sujet du prochain article), nous redescendons et nous nous arrêtons au Petit Serré à proximité du belvédère qui donne sur la Rivière des Remparts, sur une aire de pique-nique aménagée dans un sous bois, où dominent les goyaviers à fruits jaunes. Pendant que les uns vident la soute du car, les autres vont chercher un emplacement.

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On sort les nattes, les bâches qu’on pose sur le sol ou on déplie sa chaise de camping. La table en dur que Jacqueline couvre d’un tissu, est aussitôt envahie par les réchauds à gaz, les gamelles, les  bouteilles, les bacs à glaçons.

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Chacun a rapporté sa timbale, son assiette et ses couverts. MIchel fait des envieux avec son nécessaire à pique-nique.

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On commence par l’apéro ! au choix, le punch au litchis, le rhum complété par du sucre de canne et du citron péi, Gewürtztraminer d’Afrique du Sud, les jus de fruits… Tous portent un toast à l’association, même les marmailles…

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Plusieurs carris sont réchauffés : carri pattes cochon, carry boucané… On peut aussi manger de la viande froide et des achards, du pâté… Tout a été mis en commun et chacun se sert ! On plaisante, on fait connaissance, on joue aux cartes… une journée intergénérationnelle qu’il fait plaisir à vivre !

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   P1080945 - Copie       P1080946 - Copie

Les desserts sont variés : gâteau chemin de fer de Judith, pâté créole de Ginette, gâteaux aux pommes … Noéline a prévu du raisin et du melon. Comme elle fête ses trente ans toute l’équipe entonne « Joyeux Anniversaire !... »

Nous allons faire un tour au belvédère où Michel s’amuse à s’accrocher à une branche de goyaviers pour que Sarah et les enfants puissent cueillir quelques fruits.

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Le temps passe vite, à 16 heures, il nous faut repartir ! La vue sur le littoral et St Joseph est superbe.

P1080966On descend au milieu de champs de cannes, parfois on voit des zones cultivées d’oignons verts, ananas, choux.  Jean Paul, notre musicien qui joue avec Binje Maya à Saint Jo, est débarqué près du stade. Pour José qui descend à l’arrêt Parc Cabris, on frappe dans les mains, ce qui étonne et ravit le chauffeur qui n’est plus habitué à cette méthode pour signaler qu’on demande l’arrêt.  A 17h, nous sommes de retour devant la mairie de Grands Bois. C’était une belle journée !

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