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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 17:46

                     

Ce matin, nous sommes descendus dans le lit du Bras de la Plaine. Nos hôtes ont été émerveillés par les paysages. Le papa a photographié un cardinal, la benjamine a remarqué un lézard à crête dans un arbre et a ramassé des feuilles, des graines...
Arrivés au pied de la montagne, téméraires, Hartmut, Léonie et Finia ont fait trempette dans l’eau fraîche du torrent et se sont douchés sous l’eau peu abondante de la cascade. Un filet d’eau qui est bien plus important en avril ! Le trio a longé sur plusieurs dizaines de mètres la rive gauche de la rivière en longeant les rochers. Finia a rapporté des crapauds minuscules.

                

Nous sommes revenus vers le Bras de Pontho par le même chemin. François et moi avons couvert  en 45 minutes  le dénivelé de 250 mètres. Mais pas au pas de course ! Les amis nous ont suivi à leur rythme.

Cet après-midi, la famille Poth est repartie se baigner à Saint Pierre, avec masque et tuba.

Demain, ils repartent de Saint-Denis pour Düsseldorf.

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 15:47





              

Le jour de la Fête de la Lentille, à Cilaos, Jannick, un membre de l’APLC -Association  des Producteurs de Lentilles de Cilaos - nous a invités à venir découvrir son exploitation située sur la Route de Bras Sec. Sous un soleil de plomb, nous sommes montés sur la route qui part à droite derrière l’église. Nous avons croisé quelques coureurs qui participaient au Cross des Lentilles et redescendaient sur Cilaos. Notre guide qui était monté en voiture nous attendait déjà : pendant plus d’une heure, il nous a expliqué la culture de ce légume qui fait la renommée du lieu.

                            

Cette légumineuse craint l’humidité et a besoin de chaleur pour croître. Les producteurs sont tributaires du temps et les saisons ne se ressemblent pas : une année,  la moitié des plants avaient pourri à cause de la pluie. Dans les endroits très pentus on sème les graines  à la main, mais dans les zones planes, on utilise un semoir à quatre godets.

                           

Une poignée d’une dizaine de petites lentilles par trou suffit. Notre guide nous a expliqué qu’autrefois on cultivait des pieds rouges et des pieds blancs : la tige du premier pied  est rouge, celle des seconds est verte. Aujourd’hui, on cultive 11 espèces de lentilles à Cilaos. Le désherbage s’impose, après un traitement phytosanitaire, on doit arracher les mauvaises herbes à la main. Actuellement la production est menacée par un petit insecte – le thrips- et on étudie la manière biologique de l’éradiquer. Le thrips est si petit qu’on a peine à l’apercevoir, il mesure à peine un quart de millimètre.


Pour récolter la lentille, on arrache le plant quand il est sec  - parfois sur le même plant, on observe des lentilles de couleur différente, certaines sont encore vertes, mais sècheront bientôt- et on pose  quatre bouquets de cette plante en éventail part terre, ces paquets qui se succèdent sont ensuite ramassés, puis les grains sont extraits et triés mécaniquement. Les déchets sont réutilisés et servent de fourrage.

                  
La particularité des lentilles de Cilaos : elles sont très petites. Coût 12 euros le kilo.

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 13:38

 Il fera nuit, ils  auront mis leur lampe frontale…Ce soir à minuit, c’est reparti pour le Grand Raid : 150 km de course pour un dénivelé positif de 9000 mètres.  A Cap Méchant, on attend 2694 participants. La Réunion est bien représentée par 1757 sportifs, les métros sont au nombre de 807, les Allemands 8... "La Diagonale" est le tracé Sud-Est - Nord- Ouest, et les "Fous" sont ceux qui relèvent le défi de traverser l'île en un temps record !

On aurait pu supposer que le temps cette année serait de la partie, compte tenu des semaines ensoleillées que nous venons de vivre, mais nous avons lu notre carte météo ce matin avant d’aller à notre permis bateau à St Pierre et des vagues sont au programme ainsi qu’une pluie battante. Rien de très réjouissant pour les raideurs – faut dire que l’an passé le temps était aussi pourri ! –
Et si le volcan décidait de leur préparer un feu d'artifice cette nuit ? Compte - tenu des dernières infos des scientifiques, le risque n'est pas exclu...
Lien : http://www.fournaise.info.fr



Incroyable : les raideurs vont devoir  emprunter un GR (dénivelé de 2400 m depuis la mer vers le sommet du volcan), suivre la route du volcan, continuer vers l’Oratoire Ste Thérèse, descendre dans la Plaine des Cafres, remonter le Coteau Maigre vers le gîte du Piton des Neiges, redescendre sur Cilaos, remonter de Cilaos pour plonger dans le Cirque de Mafate, descendre vers la Rivière des Galets, remonter vers Dos D’Ane, puis rejoindre St Denis… Il faut un mental exceptionnel pour aborder sereinement cette course et aller jusqu’au bout. On ne parle que de ça dans les journaux depyis quelques jours...
lien intéressant :http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=225078&page=article

Deux nouveautés sur ce raid : les semi-raideurs, partant de Cilaos auront un départ décalé, ils ne partiront que samedi pour 77 km. Et il paraît que les pollueurs, ceux qui jettent leurs déchets, seraient exclus de la course. Sage initiative quand on sait le nombre de participants, la menace qui pèse sur ce magnifique environnement et certaines attitudes peu scrupuleuses rencontrées au quotidien.

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 14:57

Lien utile- infos en direct

http://www.fournaise.info

On ne parle que de ça. Un garagiste de St Philippe ne s'affole pas, :rassuré, il me dit "En général  ça sort de l'autre côté, vers l'Est. D'autres comme le restaurateur du Restaurant des Mascarins au Baril raconte que si la canne à sucre était menacée, l'immobilier ne percerait pas dans la région à cause du volcan. Les avis divergent... Faut dire que dans cette zone la lave est descendue en 1986, le souvenir n'est pas dans l'esprit des plus jeunes, la végétation a pratiquement recouvert le basalte.
Et pourquoi la lave descendrait-elle de nouveau au Tremblet comme en 2007 ! Seuls les scientifiques actuellement sur le terrain  peuvent être plus précis.  N'empêche qu'on se demande quand l'accès au Pas de Bellecombe sera vraiment interdit ! Geneviève qui travaille chez les pompiers de St Pierre affirme que des cars de vacanciers montent toujours la route forestière du volcan... Comment les pompiers pourront-ils accéder en toute quiétude sur les lieux si les touristes continuent à affluer ? Paraît que lors de la dernière éruption, en avril 2007,  une connaissance de François avait mis 12 heures à redescendre de la montagne avec sa voiture au lieu d'une heure, tant la circulation était dense ( c'était le rendez-vous de tous les curieux...)
Pour l'instant tous les sentiers de rando sont fermés. Quand la route sera-t-elle bloquée ? Au préfet de décider.

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 13:00

Lundi, nous avons pris la route du Sud en direction de St Joseph. Celui qui ne connaît pas l’endroit a du mal à trouver tout seul les fours à chaux, bien cachés. Alors, nous avons guidé nos amis allemands : il faut descendre vers le littoral et au niveau de l’arrêt des cars jaunes, chercher l’Allée des Fours à Chaux. Là, on aboutit à un parking ombragé. En cherchant bien, on aperçoit un petit panneau très discret  indiquant « sens de la visite » et il faut repérer un petit passage très étroit entre un mur de propriété et le grillage entourant une autre propriété. C’est là qu’il faut descendre pour mériter le spectacle de l’océan se jetant contre les roches noires, pour longer les murs d’anciennes bâtisses,  et les restes de fours à chaux, témoins d’une époque révolue : autrefois on transformait les coraux en chaux.
 
Aujourd’hui cette pratique est interdite : les coraux même morts ont un rôle à jouer dans la protection du littoral. A rappeler que le ramassage et l’exportation de ces merveilles sont punis par la loi. Inutile de les dissimuler dans les bagages.Les douaniers les saisissent et sanctionnent leurs détenteurs. Il vaut mieux les photographier…

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 09:58

 Dimanche soir, nous sommes descendus au Port de St Pierre pour assister à la clôture du Dipavali, fête de la Lumière. Pour voir le défilé, il fallait être soit un géant pour dominer toutes les têtes (3 rangs et plus s’étaient amassés de part et d’autre  d’une chaussée unique) soit être un enfant pouvant se hisser sur les épaules de ses parents, soit être assez rusé pour se glisser entre les jambes et s’asseoir par terre devant la foule. C’est pour la dernière solution que j’ai opté.



Pendant ce temps François cherchait à garer la voiture, et quand il est arrivé le corso était quasiment passé ! Beaucoup de visiteurs ont déchanté, une organisation qui laisse à désirer… On fait beaucoup de pub mais on n’assure pas…
Mais pour les privilégiés qui ont pu effectivement voir les chars, les danseuses, les musiciens, c’était un régal ! De la lumière, des paillettes, de la soie, des flammes (celles des bâtons de twirling, et du bois qui brûlait dans les brouettes accompagnant les participants, (-feu destiné à assurer retendre les peaux des tambours-) et là-dessus le traditionnel battement de percussions.

Au  final  un désenchantement pour les uns, et un enchantement pour les autres… Une organisation à revoir !

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 18:15

 

 

Nous sommes partis aujourd’hui à la Fête des Lentilles avec Tine, Hartmut et leurs deux filles à Cilaos  . Du Tampon nous avons rejoint la Rivière St Louis par le Ouaki et pris la N5 en direction de Cilaos. Le temps était splendide, le ciel bleu et le panorama toujours grandiose.  Nous desncedons vers le lit  du Bras de Cilaos, laissons le petit îlet de Furcy sur notre droite, poussons jusqu’au Petit Serré, et poursuivons tranquillement sur cette route aux 400 virages. Nous sommes toujours admiratifs devant le rocher de Peter Both qui se découpe dans ce paysage sauvage.

 Nous traversons trois tunnels  très étroits ne livrant le passage qu’à un seul véhicule, avant d’atteindre Mare Sèche. Ce qui surprend est que les gens puissent vivre dans ces endroits retirés.  Bientôt, nous apercevons sur notre gauche, les vignes qui produisent le vin de Cilaos, un vin réputé pour « rendre fou ». Ce vin est fait avec du raisin « Isabella », un fruit très sucré et parfumé. Nous espérons arriver pour 10 heures pour pouvoir assister au battage des lentilles. Finalement nous aurons mis 1h45 depuis le Tampon.

Nous trouvons une place pour garer nos deux voitures et descendons vers la place des festivités. Des stands de produits locaux sont déjà pris d’assaut : là, on vend du miel, des essences, des parfums, du savon, du vin, les petites lentilles à 12 euros le kilo, des fruits, des gâteaux- maison,  des produits artisanaux…

Deux membres de l’association AR…. Nous donnent des informations sur la lentille, ses variétés, sa culture, sa récolte. Puis nous nous approchons de la place réservée au battage. Deux hommes saisissent une perche de filaos d’environ 3 mètres et frappent en alternance sur un tas de plantes sèches. Normalement c’étaient 4 personnes qui effectuaient cette tâche, me confie un promeneur. Les deux hommes travaillent en cadence, la poussière vole. Cela nous rappelle la fenaison, l’ odeur d’herbe séchée. Janick, un des batteurs, nous expliquent qu’il  fait dans la demi-heure qui suit une visite guidée d’un champ de lentilles  à un kilomètre de là, sur la Route de Bras Sec. Nous décidons d’y aller (à suivre)

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 11:33



Entrer et sortir du port, s’arrêter près d ‘une bouée, aborder au quai sur bâbord, aborder sur tribord, déborder… ça y est c'est parti !

Nous avons embarqué sur le  « Nemo », le bateau-école de Sébastien Pamard, avec trois autres candidats au permis bateau,  pour apprendre des rudiments de navigation. Ainsi nous savons à quoi servent les deux grandes balises  dont nous ignorions la signification. Il faut qu’elles soient dans l’alignement , c’est un repère infaillible pour entrer dans le port et en sortir. Nous avons pris les commandes, et remarqué que chaque port affichait  une vitesse à respecter, ainsi à St Pierre la vitesse autorisée est de 3 nœuds.

                 
Une fois hors du bassin portuaire, notre moniteur nous a appris à nous arrêter près de deux bouées dont une bouée sonde qui mesurait la houle. En fait on peut attacher son embarcation à la bouée, mais il faut viser juste pour l’atteindre. 
 

Nous avions de la chance ce jour – là car la mer était d’huile. Comme nous avons fait remarquer à notre instructeur que la bouée était très amochée, il nous a expliqué que lors d’une grande houle, un bateau de pêcheurs avait tenté de rentrer au port  et qu’une équipe de sauveteurs s’était portée à son secours, en vain. Et il leur avait fallu  amarrer le canot de sauvetage à la bouée jusqu’à ce qu’un hélicoptère vienne les hélitreuiller. Conclusion en cas de forte houle, il faut rester en mer en attendant l’accalmie, plutôt que de courir le risque de s’échouer en rentrant dans le port de St Pierre.

 
Puis nous sommes revenus dans le port pour apprendre à accoster en venant de la gauche, puis en venant de la droite. Manœuvre qu’il s’agit de maîtriser parfaitement. Les conseils du moniteur portent progressivement leurs fruits, avec patience il répète chaque manœuvre à chaque candidat.

Il a fait récupérer un sachet plastique (qui flottait sur l’eau) à un passager à l’aide de la gaffe. Parfois l’entreprise peut être périlleuse. Sébastien nous a raconté qu’il s’est déjà retrouvé à l’eau pour s’être trop penché.

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 18:24

Il en existait autrefois. Les écrits des premiers navigateurs attestent l’abondance de tortues marines et terrestres.
« Le quinzième du courant, nous levâmes l’ancre de Saint Denis et fumes mouiller à sept lieues de là à l’habitation nommée Saint Paul, afin d’y faire de la tortue de mer et de la saler… 24 grandes tortues de mer vivantes, sans compter une trentaine que nous avions fait saler. Cent hommes de bon appétit peuvent rassasier leur faim en un repas d’une seule tortue de mer" Dubois 1669

Aujourd’hui, les seules qu’on peut admirer sont en semi-liberté sont à St Leu dans des bassins. A KELONIA, on peut en voir évoluer à la surface de l’eau et sous l’eau, au milieu de poissons exotiques.

Dans un des bassins, une tortue géante se laisse caresser.Amusantes aussi les petites tortues terrestres malgaches qui se poursuivent dans le sable.

Ce musée, très fréquenté présente les différentes espèces existant dans le monde, leurs caractéristiques, leur représentation dans les différentes cultures, le travail de l’écaille de tortue... Une sortie très intéressante.

Entrée par adulte : 7 euros

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 15:47

 Après la randonnée de Dos d’Ane, la joyeuse équipe s’est retrouvée à St Leu à l’auberge du Relais située dans la rue principale, pour déjeuner. Certains d’entre nous ont commandé des pizzas, d’autres du rougail-morue, ou du  carry d’epsadon. A la fin du repas, on nous a offert un rhum arrangé.


Puis nous sommes allés boire un café près du port. Assis à l’ombre des grandes feuilles de raisiniers, nous avions tenté de distinguer une  baleine derrière la barrière de corail, mais après vérification avec  la jumelle,  il s’est avéré que notre baleine était un zodiaque bercé par les flots qui émergeait puis disparaissait derrière la vague.
                     
                                  Sous les raisiniers près du port

Ensuite, nous avons discuté avec un poissonnier installé non loin de là.
Il vendait des espadons, du voilier, des crabes girafes, du thon germon, du thon rouge…

 Il a précisé qu’il restait vingt pêcheurs à Saint Leu, et que sur toute l’île on en comptait environ 400. Mais les jeunes sont de moins en moins enclins à embrasser cette profession, à cause des taxes trop importantes qui pèsent sur les entreprises.

 
Le Port de St Leu                                                                                          le crabe - girafe

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