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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 18:12

Nous n’avons pas téléphoné pour réserver et dès notre descente du taxi, nous sommesNahampoana 01 (2)  accueillis par un jeune guide du parc. Nous le suivons  dans  ce qui ressemblait à une « allée cavalière » ombragée par de hauts bambous, puis bordée de magnifiques alamandas jaune vif . Nous, qui redoutons la chaleur, n’aurons à nous en plaindre de toute la visite qui  durera plus d’une heure.

 

Tout en prenant la direction du bâtiment central, nous pouvons  remarquer de part et d’autre du chemin des pépinières d’arbres, de fleurs ornementales… Ce parc de 50 ha était à l’origine « un jardin d’essai » de 100 ha administré par un certain M. Marchal. La maison date de 1912. L’Etat malgache avait récupéré ce jardin après  la proclamation de l'indépendance, pour y planter des arbres. Mais  le domaine devient privé en 1997. L’heureux propriétaire  gère ce domaine en partenariat avec l’Etat.

  Notre guide nous fait d’abord rencontrer les 4 types de lémuriens qui habitent les lieux (cf article du 11.2.2011), et des tortues radiatas (ces fameuses tortues à la carapace étoilée menacées d’extinction sur la Grande Ile).

  Puis il nous emmène  dans la zone sèche où poussent d’énormes cactus, des épineux…  C’est un tableau pittoresque avec les montagnes en arrière-plan.

réserve Nahampoana 02

 En chemin, nous croisons un bébé caméléon, repéré par l’œil exercé de notre guide.

réserve Nahampoana 01

 Ce dernier en nous montrant le jambrosade précise que l’arbre a des vertus antidiarrhéïques, renseignement précieux pour tous ceux qui redoutent la « tourista ». Rencontre avec une araignée singulière : l’araignée-crabe !

 

réserve Nahampoana 03

  Nous sommes très impressionnés par la taille des eucalyptus d’Australie, des arbres au tronc blanc lisse, centenaires…

réserve Nahampoana 04 réserve Nahampoana 06

Nous longeons  bientôt une petite zone clôturée : dans une mare aux eaux ocre, deux rochers oblongs affleurent…  Eh non, ce ne sont pas des cailloux, mais bien des têtes de crocodiles. Malgré le bruit fait par le guide qui essaye de les faire sortir de l’eau, rien n’y a fait … ils se complaisent dans leur bain !

réserve Nahampoana 07

Là, nous prenons la direction de la bambouseraie : c’est le règne du bambou de Chine, au tronc jaune rayé de dessins verts, des bambous canne à pêche, des gros bambous...

 réserve Nahampoana 05 réserve Nahampoana 08

                                                                                 la bambouseraie

 A plusieurs reprises nous avons vu là des « arbres à papier » : l’écorce du tronc réserve de Nahampoana arbre à papiers’effeuille comme du papier, et il paraît qu’on utilise cette matière pour colmater les entrées d’eau des pirogues.

 

 

 

Nous faisons un halte à un point d’eau. Sur cette retenue, qui est très prisée par les ornithologues, les entomologistes… a été aménagée une petite plateforme en bois couverte. On peut s’y asseoir, ou s’accouder pour observer une foule d’animaux  et d’insectes : des libellules, des papillons, un martin-pêcheur bleu, un lézard (le plus grand de Madagascar) nous certifie le guide.

réserve Nahampoana 09

                                                  lézard

réserve Nahampoana 10                                                                                    martin pêcheur 

  Nous quittons le point d'eau et passons devant un alambic qui servait à distiller des huiles essentielles, notamment avec le camphre.

Une trentaine d’employés entretiennent ce fabuleux espace de 50 ha. On y trouve des cerisiers du Brésil, des eucalyptus d’Australie, des euphorbes, du sisal, du camphre, du giroflier… et du bétel (cette herbe coupe-faim également consommée en Inde) . Nous passerons aussi sous un arbre gigantesque qu'on appelle ici "l'arbre de Gallieni" parce que le général avait coutume de venir s'y reposer quand il était de passage.

Un panneau indique la direction d’une cascade (conseillée dans le Guide du Routard) et d'une grotte. Nous croiserons des touristes qui ont fait la balade et en sont reveneus enchantés.

 Mais le temps nous est compté, et nous n’avons pasréserve Nahampoana 12 encore fait le tour de la réserve en barque : ce canal marque la limite de la réserve. Avec nos deux rameurs, nous voguons sur un canal étroit au milieu d’arbres gigantesques, et essayons d’éviter les oreilles d’éléphants, ces grosses feuilles qui ressemblent à des feuilles de sauge et qui pullulent ici ! La balade au fil de l’eau est sympathique.

 

  Il fut un temps, ils la faisaient en pirogue, mais on préfère la stabilité pour le touriste. Des  villageois viennent ici laver leur linge, se laver, se baigner, jouer… Les crocodiles s’y prélassaient aussi autrefois, et les habitants des environs les ont abattus pour qu’ils ne dévorent pas leurs enfants.

reserve Nahampoana 15

 Nous voilà de retour au bâtiment central ; là,  nous buvons une bonne bière locale, bien fraîche (une THB : three horses beer)  sur la véranda, dans des fauteuils confortables, puis on a nous appelle pour déjeuner.

  Nous ne payons qu’ après la visite guidée. On nous a préparé, comme nous l'avions demandé à notre arrivée  un bon repas qu’onréserve Nahampoana 13 servi deux heures plus tard,  en plein air sous les arbres, pour un prix non excessif. Le montant de cette sortie : 22000 ariarys de visite (environ 8 euros), 10000 le plat (poulet en sauce et accompagnement)1000 ariarys la bouteille d'eau,  1000 ariarys le café.

 

  Nous rejoignons notre chauffeur de taxi qui nous attend à l’entrée du parc.

 

Une visite à recommander !

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 08:47

Depuis Fort – Dauphin, nous avons pris un taxi qui nous a conduits sur le site vers 9h et qui nous a attendus là, jusqu’à 14h30. Nous avions négocié la course à 40.000 ariarys. Pour accéder à cette réserve, qui  se situe à une dizaine de kilomètres  de Fort Dauphin, il faut emprunter la même piste que celle qui mène à  Lokaro. Notre taxi n’étant pas un 4X4, notre trajet a duré plus longtemps mais notre chauffeur a conduit en douceur, en évitant les ornières, les nids de poule, les gens. D’ailleurs, nous n’étions pas pressés par le temps et nous avons eu le loisir d’observer les piétons et d’admirer les paysages.

vers Nahampoana 6

Les Malgaches quittent et rejoignent leur village à pied, ils sont rarement chaussés. On est sidéré par la quantité prodigieuse de charges qu’ils peuvent transporter sur leurs épaules ou sur leur tête. Tous ont des paniers en jonc ou en osier, parfois ils équilibrent les paniers chargés sur un bâton ou une pagaie. Nous avons croisé sur notre route des gens qui portaient des sacs de charbon de bois, des feuilles séchées de ravenales (destinées à couvrir les toits), des fruits… 

vers Nahampoana 2

vers Nahampoana 4

Au bord des routes des boutiques qui peuvent surprendre : à la sortie de Fort Dauphin, un magasin de briques.

 

vers Nahampoana 1

Dans  les villages des petites épiceries...

vers Nahampoana 3

Des stands en branchages prêts à accueillir des poissons ou des légumes sont installés un peu partout.

vers Nahampoana 7

Les paysages ne sont pas lassants : on longe un lac, puis la montagne, qui avec sa carrière offre du travail à la population (un travail très pénible), puis c’est le domaine des rizières où on s’active tous les jours.

vers Nahampoana 5a  vers Nahampoana rizières 2

vers Nahampoana rizières

 De temps à autre la piste traverse un village. vers Nahampoana 5

               Il nous aura bien fallu une demi-heure pour arriver à la réserve.

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 06:32

 

Dans la Réserve de Nahampoana, située à une dizaine de kilomètres de Fort Dauphin (Madagascar), nous avons fait connaissance avec 4 espèces de lémuriens  qui  vivent dans ce parc de 50 ha.

Nahampoana 03

 

Nahampoana 01 (2) Nahampoana 02 

                 l'entrée du parc               entrée dans le parc avec notre guide

  Le lémurien que nous avons eu le plus de mal à observer était le maki hapalémur griseus, mangeur de bambou. On l’entendait grignoter les branches de bambous, mais il se dissimulait bien dans ces rideaux épais de tiges.

Nahampoana 04

                                        le maki hapalemur dissimulé dans les branchages

Le maki sifaka : quel beau maki ! on dirait une peluche blanche toute douce, avec un casque brun. Nous les avons vus, perchés sur un gros arbre, peu enclins à vouloir se bouger. Ils avaient l’air très pacifiques. Dans une vidéo d’amateur (cf lien ci-dessous), excellente d’ailleurs, on les découvre autrement, bien plus vifs… http://www.dailymotion.com/video/xdhslo_nahampoana_animals

Nahampoana 05

                                           le maki sikafa

Le lemur fulvus, quant à lui a le poil brun, une longue queue, une tête noire.

Nahampoana 06

 

Le maki catta (lemur catta) ou maki coco,. Il a une queue rayée de 14 anneaux noirs et blancs, il pèse 3 à 4 kg et mesure 40 cm. Il fait des bonds impressionnants, jusqu’à 10 mètres. L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature l’a placé sur la liste rouge : il est menacé de disparition en raison de la destruction de son milieu naturel. Ces makis vivent en groupes et ce sont les femelles qui gouvernent !

Nahampoana 07 Nahampoana 7b

Et il se nourrit de fruits . Ici, on voit un catta manger un letchi !

Ces makis cattas sont ceux  qui m’ont semblé les moins farouches. Une fois la visite guidée terminée, je suis retournée les voir et  me suis approchée d’eux pour les filmer. Ils se sont prêtés au jeu et j’ai eu droit à des acrobaties très variées. Puis, ils sont tous descendus de leur perchoir et m’ont suivie dans le pré. J’étais entourée d’une vingtaine de makis …

Nahampoana 08

                                                             le maki cattaNahampoana 7c

 

 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 19:14

pervenches à Fort Dauphin

                                           massifs de pervenche dans un quartier de Fort Dauphin

On la voit fréquemment dans les jardins de la Réunion, mais à Madagascar, dans la région où nous avons séjourné, elle poussait partout, très naturellement, pas de façon isolée, surtout en massifs,  près de la plage, dans les rochers… un peu comme de la « mauvaise herbe », mais quelle « jolie herbe  » ! Les pétales roses du « catharanthus roseus » sont un régal pour les yeux.

pervenche de Madagascar

La plante peut aussi avoir des fleurs blanches. pervenches blanches

 C’est une vivace annuelle au feuillage persistant (et toxique)J’avais déjà entendu des Réunionnais parler des multiples vertus médicinales de cette plante : je savais qu'on l'utilisait pour combattre le diabète…  Je me suis donc documentée ...et effectivement sur de nombreux sites, on qualifie la pervenche de plante « extraordinaire ». Elle était utilisée à Madagascar comme coupe-faim, pour calmer les piqûres de guêpe et soigner des plaies et pour bien d’autres raisons.

 

 

 Ses feuilles recelant de précieux alcaloïdes  sont utilisées en cancérologie, depuis  une vingtaine d’années, pour soigner les cancers notamment ceux du poumon et du sein…

L’histoire passionnante de cette fleur est racontée sur le site suivant.

http://www.notre-recherche-clinique.fr/accueil/recherche-clinique-en-france/les-grandes-decouvertes/la-pervenche-de-madagascar.html

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 09:56

...orthographié « toloho » en malgache

grand coucal

 

 

Chaque matin, nous étions réveillés par le chant particulier d’un oiseau perché à proximité de notre case. C’était un peu comme un roucoulement ressemblant à « toulouhou ». Ce chant lui a valu d’être surnommé le « toulouhou » à Lokaro. J’ai eu toutes les peines du monde à retrouver son nom  et je l’ai finalement découvert sur le site suivant

http://www.oiseaux.net/oiseaux/grand.coucal.html

Il s’agit du « grand  coucal » encore appelé  Coucal toulou ou coucal toloho (prononcez « toulouhou » )

Ce « centropus sinensis » appartient à  la famille des cuculidae, ( c‘est à dire de la famille des coucous) ordre des cuculiformes, « Heckenkuckuck »en allemand

Ce bel oiseau a un bec crochu, des yeux rouges, un plumage noir, une très longue queue, des ailes brun-orange, il mange généralement de gros insectes mais aussi des rongeurs et des reptiles. Il pond de 3 à 5 œufs dans un nid d’herbes placé sur le sol ou dans des buissons bas. Il ne pèse qu’une demi-livre (environ 250g)

autre site source :

http://www.britannica.com/EBchecked/topic/140011/coucal

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 09:00

En trois semaines, nous avons vu une variété incroyable de « lolos » à Lokaro. A Madagascar, on prononce « loul », le o se prononce « ou » mais en finale on ne l’entend pas. C’est comme « Lokaro », on prononce « Loukar ». Tout ça pour en revenir aux « louls » qui sont…. des papillons !

 papillon lecture

Impossible de les photographier tous, souvent les plus grands venaient me narguer, ils voletaient à proximité, mais ne se posaient pas. Je n’allais quand même pas les attraper au filet, comme le font les scientifiques de la région de Lokaro pour les répertorier : un jeune électricien m’a confié avoir vu des Chinois qui s’adonnaient à ce sport sur l’île de Ste Claire, en face de Lokaro, peut-être participaient-ils à cette identification des lépidoptères !?

Pour ce qui est du lolo, (ou papillon) qui abonde ici, l’hypolimnas missipus, qu’ils surnomment tout simplement le « papillon orange », c’était chose aisée, parce qu’il volait à hauteur d’homme et s’accrochait souvent aux graminées ou sur les galaberts.

papillons Lokaro (4)

J’ai aussi eu la chance d’immortaliser un papillon bleu, que les oiseaux ne s’étaient pas privé de grignoter déjà (les ailes étaient très déchiquetées).

papillon Lokaro(3)

Et pour terminer, j’ai poursuivi un papillon qui ressemblait quelque peu au tabac d’Espagne.

papillons Lokaro (2)

Pour pouvoir les identifier, soit je retournerai  au Museum d'Histoire Naturelle de St Denis, soit je ferai appel à Edmond Grangaud, passionné et connaisseur de papillons… et de chenilles.

 

chenille (3)

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 13:45

 veille mortuaireA l’occasion de la disparition d’un proche, la plupart des Réunionnais poursuivent la tradition. Le corps est exposé à la maison, dans un cercueil. Souvent, une ouverture vitrée dans ce cercueil permet de revoir  le défunt. Pendant la nuit, et le matin qui précèdent l’enterrement, les proches, les amis, les voisins passent  le barreau (portail) paré d’une tenture mortuaire (un drap en velours pourpre ou mauve) et entrent dans la maison. Dans la salle où repose la dépouille, on a installé des chaises le long des murs et les visiteurs s’y installent pour tenir compagnie à la famille et la soutenir dans ce moment difficile. Certains viennent les bras chargés de fleurs, d’autres avec des mots de consolation, ou des gestes de tendresse.

Puis le cercueil prend la direction du cimetière. C’est à pied, en cortège, que tous les proches se déplacent vers le lieu de l’inhumation, parfois on met plus d’une demi-heure à couvrir ce trajet, par la route... Si beaucoup de Réunionnais emportent le corps à l’église, pour la messe de requiem, il en est aussi qui se passent de l’intervention du prêtre. Ainsi, chez Marie-Rose dont le fils Mickael vient de décéder, on a décidé que les membres de la famille liraient des prières à la maison avant d’emmener le corps à sa dernière demeure. Aujourd’hui à 16h30, le cortège partira donc de la maison des Perrine pour atteindre le cimetière de Grands Bois vers 17 heures.

Une particularité de la Réunion : la radio « RFO », diffuse chaque jour, et ce toutes les deux heures, les annonces mortuaires, les heures de départ des cortèges et les lieux de l’inhumation en présentant les condoléances aux familles. Impensable en métropole !

A noter que la veillée mortuaire a tendance à disparaître en ville, en raison de l'exiguité des appartements, on préfèrera la morgue. Et les cortèges funèbres s'y raréfient à cause des problèmes de circulation...

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 17:21

 

…ça va de soi ! La musique rythme la vie des Malgaches. Tout petits, ils savent déjà reprendre en chœur les refrains de leurs aînés. Et ils se déhanchent d’une façon déconcertante. A plusieurs reprises pendant notre séjour nous en avons eu l’illustration.

La veillée du Nouvel An

chants 0Pendant la veillée du 31 décembre, nous avons partagé le repas avec toute le village de Lokaro sur l’herbe, sous un éclairage réalisé par Gervais ( trois ampoules sur trois poteaux de bois fixés dans le sol, et un groupe électrogène…) Puis, tous les enfants et les parents, se sont mis à chanter et à se trémousser : c’est Perrache ( Espérance) qui donnait le ton. Pour la circonstance, tous avaient revêtu leurs beaux habits. Pendant plus de deux heures, c’était la liesse !

Les danses sont très réglées : tous les gestes ont un sens, on s’exprime avec  les mains et les pieds. On danse, les coudes relevés et les pieds martèlent le sol. On l’appelle la « danse des éleveurs de zébus. » Nous n’avons rien compris aux paroles mais nous avions le sentiment que les enfants s’amusaient vraiment…

chants 6

Ceux qui faisaient le spectacle étaient alignés, et à chaque couplet, une ligne avançait : ceux qui étaient ainsi en première ligne frappaient le sol de leurs pieds et  agitaient leurs bras de la même façon dans une chorégraphie parfaite en chantant avec les autres. Pendant ce temps, ceux qui ne dansaient pas, frappaient des mains...

Donas a pris la kabosy (prononcez « caboch ») à trois cordes et  s’est mis à jouer de cette mandoline malgache à en casser le médiator ( qu’il a immédiatement remplacé au pied levé, en découpant un morceau de plastique d’une capsule de bouteille d’eau). M. Valéry , l'instituteur ne s'est pas fait prier pour marquer le rythme avec le djembé.

 chants 5  chants 7

 

Le 1er janvier

Le lendemain de cette fête mémorable, les enfants de Vatoroka (Vaturuk) sont venus en force à Lokaro pour présenter leurs bons vœux aux habitants de Lokaro. Et là aussi, chants et danses étaient au rendez-vous. Nous avons assisté à des danses similaires, mais le texte devait être de circonstance. A l’issue de cette petite représentation, il est de coutume de donner une pièce, en l’occurrence un billet d’ariarys.

danse chants 2

                                                      les enfants de Vatoroka et la danse de la Nouvelle Année.

chants 3

Anniversaire d’un waza

Pour faire plaisir à Christian, un waza qui nous a rejoint avec sa compagne Agnès, pendant notre séjour, les enfants ont atermoyé l’heure du coucher pour venir chanter devant la case où nous étions encore attablés. « Joyeux anniversaire » en français, svp !

Et d’autres fois encore,

les jeunes nous ont conquis : avec une facilité déconcertante, ils reprenaient nos comptines « un,chants 8 deux, trois, main droite.. » et certains ( ceux qui étaient à l’école depuis deux ans) connaissaient plein de chansonnettes françaises. Un jour, pendant une activité scoubidou, nous avons tenté de chanter un canon. Aucun problème !

Même les  plus petits que je faisais sauter sur mes genoux sans connaître la langue, savaient déjà à quel moment ils allaient faire « plouf ! ».

Le chant doit être inscrit dans les gènes malgaches .Déjà à la Réunion, nous avions constaté l’amour que ce peuple attachant voue à la musique : quand notre amie Tit Cafrine (Chantal Talbot) chante, l’ émotion gagne  son entourage et quand ses soeurs viennent lui rendre visite, nous avons droit à des polyphonies mémorables !

 

 

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 19:16


Sans elle, Lokaro ne serait pas Lokaro !

Pour rejoindre Lokaro ou le village voisin de Vaturuk (Vatoroka), pas de pont, pas de barge… la presqu’île est accessible uniquement ….en pirogue. C’est dire l’importance de ce moyen de transport.

On utilise cette coque étroite, et allongée,  taillée dans un tronc d’arbre, pour maintes raisons.
D’abord pour le transport de passagers sur l’autre rive. Puis pour le transport de matériel. Et c’est surtout un formidable outil pour partir à la pêche dans le lac ou en pleine mer : la pirogue est leur gagne-pain, ou plutôt leur "gagne-riz"

 

pirogue pêche femmesTous les gens de Lokaro savent pagayer et diriger ces frêles embarcations, les femmes comme les hommes. Souvent on est obligé d’écoper, parce que la coque prend l’eau : peut-être n’ont-ils jamais entendu parler de l’arbre à papier dont on coupe les fibres pour réparer les embarcations. Comme les Lokarais sont frêles, ils ne craignent pas de déséquilibrer leur embarcation et il leur arrive de surfer la vague dans appréhension aucune. Pas d’horaire !  quand un piroguier est disponible et qu’il y a une demande de traversée, on met la coque à l’eau.

 pirogue passager pirogue passager 2

 Pour le transport du matériel, on a du mal à imaginer le pouvoir de  la pirogue : elle pirogue matériel 2transporte tout :  les sacs de ciment, les tôles ondulées, les poutres, les sacs de riz, les bouteilles…  Un jour, j’ai aussi surpris des gens de Vaturuk en train de décharger de gigantesques  amplis, une méga -sono  qu’ils ont emportée ensuite à dos d’homme dans leur village. Un soir, j’ai  vu débarquer l’instituteur et son vélo. M. Valéry, l’instituteur, avait mis son vélo dans la pirogue, pour pédaler ensuite sur la piste vers Madjungdjung, où il suivait une formation…

pirogue matériel

 Et enfin, même si on pêche sur les rochers de Lokaro, il faut gagner le large pour faire des prises plus intéressantes. Les pêcheurs de langoustes aussi empruntent la pirogue, pour se diriger sur l’îlot de Sainte Claire...

pirogue pêche 2 pirogue pêche

 Impossible de se passer de cette fabuleuse embarcation ! 

 

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 20:14

 A Lokaro, les femmes perpétuent une tradition ancestrale : le tressage des joncs. Elles vont couper le jonc, le font sécher, puis le préparent.

Pour ce faire, elles saisissent le bouquet de tiges sèches et le frappent sur le sol avec force. C’est une première étape pour aplatir le jonc. Puis elles entourent ce paquet de tiges d’une ficelle qu’elles serrent bien. Et là, elles déposent la gerbe ficelée à terre et à l’aide d’un pilon en bois, elles frappent ce rouleau : les joncs sont bel et bien aplatis, ça ne fait plus aucun doute !

joncs 2 joncs 3

joncs

 Dans leurs cases, sur leurs nattes, elles s’asseyent,  quand il leur reste un moment de liberté (d’autres tâches les occupent le reste de la journée, préparation des repas, enfants, piochage des champs de manioc…). Et là, elles se mettent à tisser à un rythme incroyable, avec une dextérité remarquable.

joncs tressage joncs objets 2 bis (2)

                             Edwige                                                Raled

Leurs réalisations sont très variées : nattes, pochettes, corbeilles, étuis, chapeau, porte-document,boîtes gigogne… et même de petits cartables, depuis peu (depuis que l'école existe!)

joncs objets 1                  joncs objets 3

                        Razouazaf, spécialiste des porte-documents, cartables...

joncs objets 4 joncs objets 5

La technique est celle qu’on utilise aussi pour le vacoa (tressage à plat, brins du manqué, du mandif …) mais les feuilles du vacoa local sont très épaisses et trop dures à travailler.

Des créations biodégradables très solides : nul besoin de seau en plastique  à Lokaro ! pour preuves :   le panier en joncs où Flavine jetait ses crabes, le panier à langoustes de Richard, ou  le chapeau où Reijak collectait les kapoks de riz…

jonc panier langoustes jonc chapeau

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