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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 15:26

Du cimetière des Lépreux à Sainte Marie.

Nous avons laissé Saint Denis et ses faubourgs, et quitté le Cimetière des Lépreux.
Nous avons ensuite traversé un radier où passaient encore un peu d’eau et des cyclistes « non éclabousseurs », très respectueux des promeneurs.




P1140299 zipDans les hautes herbes sur notre droite, Alix  nous a fait remarquer la présence d’un caméléon femelle  à la robe orange clair. Il a écarté les feuilles pour qu’on puisse mieux observer la progression lente du reptile dans la végétation. Alix a expliqué que la femelle devenait noire et tachetée quand elle pondait, qu’elle se nourrissait d’insectes mais aussi de fruits : elle apprécie les grains rouges  d’une fleur en grappe dontje n'ai pas retenu le nom. 


 "La belle endormie"

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Bientôt le chemin a disparu et nous a fallu franchir à gué la Rivière des Pluies, un passage qui nécessite de bonnes chaussures étanches, aux semelles bien collées, vu le caractère périlleux et humide des lieux – tout ceci pour dire que nous avons eu quelques petits soucis de semelles décollées et de glissades dans l’eau.                     
                                                                                               Chantal, prête pour l'Ecole du Cirque !

                                                                                                 
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- Ah la fraîcheur de la rizière...euh  non, de la rivière !

P1140308 zipNous avons longé le premier cours d'eau sur la rive droite, il aurait peut - être mieux valu rester sur la rive gauche jusqu'au rivage... il faut une vigilance de tous les instants por ne pas déraper sur les gros galets.  Garder les yeux rivés au sol permet aussi de faire de jolies observations comme ces fleurs que Jolaine m'a demandé de photographier.

                                                                                - 1 caillou, moi j'aime bien les cailloux, 2 cailloux....P1140314 zip
P1140322 zipPrès du rivage, çà et là, des abris de pêcheurs ont été montés . Les hommes y aménagent de petits bassins pour piéger les « bichiques », des alevins très chers et très recherchés sur l’île. L’un d’entre eux m’a montré sa vouve ( une nasse pour pêcher, dont il a annoncé un prix exorbitant : une vouve peut valoir de  120 à 150 euros .)

Le pêcheur de bichiques et sa vouve

ll nous a fallu à plusieurs reprises faire preuve de souplesse et d’imagination pour trouver des passages : ce sont plusieurs filets d’eau plus ou moins profonds, plus ou moins larges  qui composent cette rivière.

P1140329 zip P1140332 zip
   Viser les cailloux "en l'air" comme Eddy        ou traverser dans les cailloux comme Hélène

Après bien des efforts "conjugués" nous avions franchi la rivière et avons atteint le P1140325 zipsentier qui longe l’aéroport Roland Garros (entre la piste d’atterrissage et l’océan)
Nous étions aux premières loges lors d’un atterrissage et au décollage d’un boeing d’Air France.
Jamais encore nous n’avons été aussi près d’un avion pendant ces phases…




P1140335 zipLa distance entre ce début de piste et le port de Ste Marie était très pénible à parcourir : d’abord le sentier de terre n’était pas ombragé, puis sur les plaques en béton  qui ont replacé la terre, le soleil se réverbérait. Avant d’arriver à la marine de Ste Marie, le paysage s’est enlaidi : de gros blocs gris de béton séparant la mer de la terre nous donnaient l’impression de faire une marche forcée vers un camp de prisonniers.

- Chers passagers du Vol AF747.. Ce n'est pas une erreur ! Vous êtes bien à la Réunion à un mètre de l'océan...

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Bientôt l’allée était bordée de deux rangées de ces blocs hideux. Au bout, dans la descente une marine agréable, avec des snacks, mais toujours peu d’ombre : la Marine de Sainte Marie. Tout près d'ici habitent des amis de nos enfants. 
Les réserves d’eau étant épuisées, certains ont fait le plein de boissons fraîches dans un bar du port.




P1140349 zipPuis nous sommes remontés vers Bois Madame pour pique-niquer. Personne ne nous a chassés quand nous sommes entrés sur le circuit alors que se passait là un championnat départemental d’endurance. C'est avec le sourire qu'on nous a regardé passer. Mais nous avons bien senti que nous n’étions pas à notre place sur ce plateau sportif en herbe,  entre ces bandes  rouge et blanc qui délimitaient la piste…



L’endroit, malgré l’animation qui y régnait, était plaisant car ombragé et nous avons trouvé un endroit au calme pour casser une graine.

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Là encore notre « M. J’ai Rares Gadgets » nous a fait connaître le réchaud de poche et la pile plate écossaise  au « remontant dix ans d’âge » et ses mini-gobelets.

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Une dizaine de randonneurs ont interrompu leur balade et nous ont rejoints plus tard en bus à Ste Marie. Quatre heures de marche, c'est déjà bien ... Nous autres randonneurs en avions encore pour trois heures... ( à suivre)

 

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 13:48

 Ce dimanche, avec  les Jolis Pas, nous étions 46 marcheurs  à partir du Barachois à St Denis pour couvrir une vingtaine de kilomètres.

Après un solide petit-déjeuner partagé devant la Préfecture,  sur la Place La Bourdonnais, - nous avons traversé la RN et  longé la Côte Est « per pedibus » pendant près de 7 heures ! Je vais vous  présenter cette promenade dominicale en trois étapes : de St Denis au Cimetière des Lépreux – du Cimetière à Sainte Marie – de Sainte Marie à Sainte Suzanne.

Saint Denis :
du Barachois au Cimetière des Lépreux

Ne passez pas, il y a quelque chose à voir… Déjà au départ de la marche, nous voilà devant les canons qui retracent une autre période triste de l’Histoire : la prise de l’île par les Anglais en 1810.

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A l’Est du Barachois se dressait la Batterie. La toute première avait été équipée avec les canons du vaisseau … la « Paix », coulé au large de la Grande Chaloupe. Au début du siècle, la batterie était hors d’usage et la butte servait aux marmailles, de repaire pour de longues parties de « loup caché ». Les canons aperçus seraient-ils ceux du bâtiment « La Paix » ou ceux de "la Royale" ?


Plus loin, un mémorial du Barachois arborant la "Croix de Lorraine" attire nos regards : encore des rappels aux combats ayant coûté la vie aux insulaires.  C’est un hommage aux Réunionnais morts au champ d’honneur pour la France Libre.

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Voilà ce qu’on peut lire sur les deux plaques :

« Ici débarquèrent  au matin du 23 novembre 1942 les FNFL du Léopard qui sous le commandement du capitaine de Frégate  Richard Evenou rallièrent l’île Bourbon pour la France Libre. »

« Aux Réunionnais croisés à la Croix de Lorraine tombés pour l’honneur, la libération, la Victoire de la France Libre  19 juin 1940- 8 mai 1945 ».


Nous voilà maintenant près des snacks du Barachois, encore peu fréquentés à cette heure matinale. Mais vers midi ça grouille de monde ici, on y propose des carris, des rougails, des salades… et c’est une foule de Dionysiens et de touristes qui s’y retrouvent.

P1140254zipLe chemin pédestre est agréable, il longe l’océan qui mouille les galets gris. Nous croisons des joggeurs et de nombreux cyclistes. 
Devant nous les anciens bâtiments de la Gare et les rails coupés dans leur élan...  Cela nous laisse sans voie, pardon, "sans voix"
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Cet abandon du réseau ferré me laisse toujours perplexe ! Quelle idée d’avoir laissé quelques irresponsables décider du sort de toute une population : aujourd’hui le déplacement serait bien plus aisé sur l’île et certainement moins coûteux si on avait conservé ce moyen de transport !

Continuons… Notre groupe s’arrête pour voir un pêcheur ferrer sa ligne et sortir une belle prise. C’est un tonnerre d’applaudissements qui surprend agréablement  le brave homme !

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Plus loin, voilà la Gare Routière d’où partent les Cars Jaunes et le quartier de la Pagode et du Temple. Le sentier est jalonné de panneaux  descriptifs, tout neufs, remarquablement faits : les distances, durées et lieux y figurent.
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Un parcours jalonné de panneaux explicatifs.

Bientôt la troupe arrive dans le secteur des cimetières : d’abord un cimetière militaire, puis le Cimetière de l’Est.
P1140272zip P1140274
                                  Halte au cimetière militaire

Aux trois entrées faisant face à l’océan on a installé des panneaux d’information, pas sur le parcours restant à effectuer… mais sur  les précautions à prendre pour éviter les maladies : mises en garde contre la dengue, le chikungunya et le paludisme… nécessité de remplacer l’eau des vases par du sable humide pour éviter la prolifération des moustiques.

P1140280zip P1140279zip

Nous voilà repartis … et si Gérard n’avait pas attiré mon attention sur les arbres gigantesques, centenaires, sous lesquels nous passions, je n’aurais jamais su qu’il s’agissait là de « banians », arbres  emblématiques sous lesquels on a coutume de trouver des temples indiens. Autrefois il en existait un sous ces arbres…

P1140284zipLes banians

Ces arbres remarquables ont des racines aériennes qui tombent vers le sol et se renforcent à son contact.

Pour mieux comprendre la symbolique du banian, un lien vers une conférence intitulée "symbolisme des fleurs et des plantes dans l'hindouisme" http://www.indeenfrance.com/reunion.php/2009/04/15/le-symbolisme-des-fleurs-et-des-plantes

Nous quittons le sentier pour suivre Hélène et nous diriger vers un sous-bois qui abrite un cimetière de dimension modeste où reposent des Réunionnais de cultes différents  frappés par la lèpre. Une tombe à droite est ornée du daclon, là repose un tamoul. Sur une autre tombe, un verre de rhum, des cigarettes... preuve qu'on ne les a pas tous oubliés !

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                                ( à suivre...)

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 17:38

 

Nous  avons encore quelques souvenirs de nos grands-parents et de nos parents qui tuaient les poulets, les plumaient et les vidaient pour les faire dorer au four le dimanche.

Depuis, on nous a facilité la tâche et notre génération achète des poulets tout prêts, chez le boucher ou au supermarché.

Mais ici, à la Réunion il existe encore des pratiques traditionnelles. De nombreux Réunionnais élèvent leurs poules, coqs, canards, oies et pintades. 

Ceux qui n’en ont pas les achètent au supermarché ou au marché. Et c’est assez surprenant pour nous, de voir qu’ au marché, ils achètent la volaille sur pied. Et c’est avec un bouquet de poules - toutes encore en plumes, têtes en bas,- qu’on rentre chez soi. Au moins on est sûr que le produit est frais !

poule pei en jambes poule achat

    "Où va donc ce coq sportif  d'un pas alerte ?..."                       

Autre curiosité, chez les bouchers, la volaille plumée est encore en possession de ses pattes et de sa tête ! Elle a été vidée, et on  a remis dans son ventre le gésier bien nettoyé et le foie. J’ai donc préparé la bête selon la recette du "Poulet à la crème et aux champignons" - recette pas très créole, je l'avoue- mais SANS la tête et SANS les pattes, extrémités peu engageantes que j’ai laissées au frigo avant de leur trouver une destination.

  Âmes sensibles s'abstenir....

P1140234
M. Hoareau, le voisin aujourd’hui âgé de 82 ans et qui a partagé notre repas, nous a dit que souvent c’était à la personne la plus respectée dans sa famille qu’on laissait ces morceaux. Il nous a raconté qu’on le faisait en carry, qu’on faisait cuire la tête et les pattes avec la chair et que l’on pouvait tout consommer… que c’était très bon.

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 17:18

Autrefois, à la Réunion on utilisait des ustensiles de ménage recyclables d’une redoutable efficacité ! On fabriquait par exemple ses brosses et ses balais à partir du maïs ou des noix de coco.

Ainsi, on ôtait les grains de maïs de l’épi et on utilisait l’épi pour brosser et frotter le linge. On n’allait pas à la rivière sans son « coton-maï » comme on l’appelle ici ! ( on ne prononce jamais le S de maïs ) Un moyen de fortune à la portée de toutes les maîtresses de maison. J’ai découvert cette expression à l’occasion d’une interview que les élèves de 6e avaient faite auprès de leurs grands-parents sur  « la vie lontan », et l’objet était encore connu par les jeunes.

On avait aussi dans les foyers la « brosse- coco ». Il s’agissait d’une noix de coco coupée en deux. On la posait sur le plancher et on posait le pied sur le fruit, et c’était parti ! Grâce à un jeu de jambes on lustrait toute la pièce. J’en avais déjà entendu parler, mais c’est à l’occasion de la visite de la Maison Folio à Hell- Bourg que j’ai vu l’objet et ai pu mettre en pratique le brossage de parquet ! Pas facile !

                                                  brosse coco
Ces objets avaient l’avantage de muscler bras et jambes, de donner de la souplesse au poignet pour le premier et de la souplesse  aux chevilles pour le deuxième ! Pas besoin d’aller dans les salles de musculation !

NB : Rassurez-vous,ce ne sont  pas mes jambes (les miennes sont moins musclées), mais celles de notre guide !

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 14:00
Une journée chez Jacqueline et Korbo.

Dimanche, nous avons été invités par Jacqueline à passer la journée à Ilet Haute, où elle et Korbo viennent d'acheter une case. L'amie de Vérène et Eddy y vit de temps en temps. Donc hier, nous sommes partis vers Cilaos en voiture. Nous l'avons garée au lieu-dit "le Pavillon" à proximité d'un gîte,puis sommes retournés à pied vers le pont métallique près duquel est affiché le panneau ONF de départ du sentier, sentier fortement déconseillé par temps de pluie !
ilet haute 1
Nous sommes descendus vers "le Petit Bras de Cilaos" avons dû faire des acrobaties sur des rochers inégaux et lisses,
ilet haute 8
Puis nous avons entamé la grimpette assez raide pour atteindre la vue panoramique sur Ilet Haute après 45 minutes de marche. Pendant la montée, sur un chemin étroit, à travers une végétation luxuriante, nous nous sommes retournés à plusieurs reprises pour admirer les vues sur Pavillon, le mât des Makes. 

ilet haute 3
Bientôt nous pouvions voir devant nous le rocher caractéristique de Peter Both se découpant sur les crêtes bleutées des Salazes...et les lacets de la RN 5 grimpant vers Cilaos.
La balade est parfois difficile : on glisse sur les aiguilles de filaos - un tapis traître,-le sentier passant le long de la falaise n'est  jamais sécurisé et une glissade peut avoir des conséquences fâcheuses. Dire que Korbo et son ami ont emprunté ce chemin,un cabri sur l'épaule. Ce  cabri broute aujourd'hui à Ilet Haute. Un dénivelé important de quelque 320 mètres qu'il convient d'attaquer avant les grosses chaleurs.
Que spectacle grandiose à la fin du sentier   !

ilet haute 4
Nous nous arrêtons près du "ti bon dieu" ( calvaire dédié à Ste Thérèse) pour contempler ce paysage, pendant que Vérène, venue à notre rencontre nous explique où est située la case. Nous descendons à travers les champs de maïs, les galaberts.

 ilet haute 5Puis nous remontons un peu vers la montagne du Dimitile, à travers champs, et jardins et rencontrons Eddy qui est en train de ramasser des branchages pour le feu. Il est embêté par les moustiques. Je lui donne ma bombe anti-moustiques. Nous voilà   arrivés à la case en tôle, une des dernières cases habitées de l'endroit !
ilet haute 6 
Les conditions de vie y sont rudimentaires : aucun mur en bois, seulement une charpente sommaire et solide sur laquelle sont fixées des tôles, deux pièces ont même une paroi de terre en guise de mur. Deux lits à l'ancienne - dont les pieds en bois sont fixés dans le sol - occupent deux autres chambrettes :on les appelle ici " les lits courent pas" ;l'eau captée provient d'une source : elle coule dans un bac en pierre où on peut faire la vaisselle (eau non chaude), elle alimente aussi la chasse d'eau et la douche. A côté de la maison, une cuisine qu'on appellerait chez nous "cuisine d'été" ! La fameuse cuisine extérieure, créole, où on cuit tous les repas au feu de bois !
ilet haute 7Souvent, quand les cases brûlent,c'est que le feu est venu de cette pièce, pièce qui sert aussi de fumoir - les Réunionnais conservaient leur viande en la fumant, ce qu'on appelle "le boucané". Ce qui a étonné François c'est qu'aucune aération n'était prévue, pas de cheminée ! Attention les yeux ! Il aurait mieux valu faire les grillades sur une grille à l'extérieur... Et pour la grille, une vieille grille de ventilateur - c'est ça le recyclage- A côté de ce barbecue, une poule qui avait la patte attachée, picorait du maïs : allait-elle passer à la casserole un de ces jours ?
Derrière la cuisine en tôle, un espace grillagé réservé aux poules, au coq... Paraît même qu'il y avait des poussins... mais un rat a apprécié...Devant la maison, Korbo a planté du maïs, des salades, des oignons, des radis, des haricots, des ambrevates, du basilic, des ananas, un géranium, du songe. Il avait entouré un carré de potager de plants de vétiver... et posé des tuyaux pour pouvoir irriguer ses cultures.
ilet haute 6a
Sur le gros manguier jouaient des tecs-tecs, et dans le jardins voletaient de petits paillons jaune vif et un gros papillon noir tacheté de bleu.
Faut aimer la nature et être en bonne condition physique pour s'installer à Ilet Haute : on n'y arrive que par le sentier de l'ONF, c'est le prix à payer pour goûter la solitude et avoir chaque matin au réveil un paysage époustouflant devant les yeux.
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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 21:10
quand il fait nuit ...J'ignorais son nom, mais je la connais un peu mieux.
Le soleil était déjà couché que notre gentil voisin frappe à notre porte, tenant dans sa main une tige de ces fleurs que je venais de photographier dans sa cour.

Il voulait me  montrer une inflorescence dans toute sa spendeur. J'ai  mis la branche aux feuilles épaisses dans l'eau et nous avons pu admirer l' épanouissement nocturne, d'une des fleurs pendant que nous "cassions un blag" avec le gramoun.

soir 2 belle de nuit a

belle de nuit c belle de nuit d
Une fleur géante ressemblant à une fleur de nénuphar...et qui sent bon !

belle de nuit e
IL s'agit de l'épiphyllum oxypetalum. En chinois, son nom signifie "qui dure peu de temps " et en japonais " fleur sous la lune". On l'appelle aussi " Belle de nuit" ou "Fleur de Lune"
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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 21:04

On n’arrête pas de s’extasier devant les métamorphoses du paysage, les nuages, les couchers de soleils toujours différents.

Ce soir encore, la lumière du couchant jouant dans le feuillage du jardin était un régal pour les yeux.

soirPuis près de la varangue, de petits oiseaux - lunettes sautillaient dans des branches du  pêcher et du manguier pour nettoyer les feuilles.

soir 3Ensuite, à travers la grille on voyait les nuages couronner les montagnes  et un cardinal s’était posé sur la branche  d’un yucca en fleurs.

soir 4Et pour finir, M. Hoareau, un voisin âgé, m’a invité à venir regarder de magnifiques  fleurs poussant dans sa cour : elles sont énormes, poussent dans la feuille et ne s’ouvrent que la nuit ! Je n’ai pas encore trouvé leur nom.

soir 2Etre près de la nature et savoir l’observer suffit au bonheur, et quel bonheur aussi de partager ces instants !

Bonne fête Martine !

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 22:53

 Aujourd'hui, le Parc des Palmiers est ouvert à tous et beaucoup de Tamponnais s'y retrouvent pour se promener ou courir.

 
Avant son ouverture, nous avions la chance de participer à une visite guidée.
Thierry  Hubert, un féru en matière de palmiers, nous avait alors fait découvrir la serre et le parc aménagé au Dassy, parc  encore en travaux avant la "visite présidentielle". C’est la présidente de  l’UPTS (Université Pour Tous  Sud) qui avait organisé ce déplacement ô combien enrichissant. Et cette présidente-là, Chantal Schaeffer,  ne s’est pas contentée d’une visite –éclair, car elle a écouté  le guide pendant près de 3 heures ! 

 parc palmiers                          la serre du Parc des Palmiers

Alors voilà…ce que j'ai retenu :

Figurez- vous qu’il existe  2800  espèces de palmiers qu'on peut classer en 190 genres ! Le plus petit est malgache et mesure 30 cm adulte, et le plus haut atteint 60 m, il s’agit du ceroxylon  de la Cordillère des Andes : on n’imagine pas que les palmiers puissent pousser à une altitude élevée et pourtant, c’est vrai :  certains palmiers résistent à – 20°.

Pour les fruits, il en existe de toutes les couleurs, de toutes les tailles. Certains sont comestibles, comme les dattes, les noix de coco, d’autres ne le sont pas. Le fruit le plus gros est le « coco-fesse ».

               parc fruits des palmiers  

En ce qui concerne les feuilles on peut en voir qui sont « pennées » (en forme de peignes), palmées, entières…

 Le Talipot (tallipot), de la famille des aracacea  a une fleur « géante » qui pompe toute l’énergie de l’arbre qui a une durée de vie de 60 ans, pendant deux à trois ans, il fait des millions de fleurs, puis les feuilles se ratatinent, le fruit apparaît et la plante meurt.  La fleur peut atteindre  6 à 8 mètres de hauteur ! Près de l’usine de Bois Rouge, il en existe encore deux spécimens.  

Dans ce parc on verra 90% de palmiers et 10 % d’autres arbres de la famille des encéphalartos,des cycadacées ou des pandanacées (vacoas) qui ressemblent aux palmiers.



Voilà quelques espèces qu'on peut rencontrer dans ce superbe parc et dans les serres :

                                           parc bismarckia zip
le Bismarckia, il prend 1 mètre par an : ainsi celui qui pousse en pépinière a été planté en 2000 et atteint déjà 9 mètres !


                                        parc caryota zebrina
                                        Caryota zebrina (tronc zébrée)

 

 

 

                              parc chamaedorea plumosa zip

                                      Chamaedorea  plumosa (Mexique)

 


parc latanier rouge 1zip parc latanier pleureur
    Latanier rouge                                                          Latanier pleureur

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 07:50

Un sujet qui nous fait toujours rêver… et qui suscite aussi des commentaires intéressants. Suite à l’article publié hier, un ami réunionnais nous adresse cette précision sur le calendrier lunaire et son application à la Réunion !

lune 4

 


 Chers amis,

 
Nous autres planteurs tenons compte de la lune pour nos plantations, notamment les maraîchers. Selon que la lune soit montante ou descendante, nous plantons les plantes correspondantes.

Le point de repère est le sol lui-même, d'un côté ce qui pousse en dessous (pistaches, pommes de terre, ail,...) et de l'autre côté ce qui pousse au dessus (tomates, haricots, piments, foin,...).

Plusieurs ont essayé des explications comme les effets telluriques. En réalité, tout ceci semble plus constatable qu'explicable. De fait, beaucoup d'ignorants (souvent portant le titre de "savants") ont ignoré ces conseils d'anciens. Leur récolte s'en est ressentie et les moqueries n'ont pas manqué de fuser lors des ventes au marché de gros ! 

                                               Gérard



J’ajouterais « pas seulement à la Réunion », en Lorraine aussi on en tient compte.

 

 

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 21:05

 « Ce soir, la lune est belle ! » N’est-ce pas Pierrot ?
C’est la Pleine Lune , elle est magnifique
Au milieu des nuées, avec son halo.
C'est incroyable : le texte est devenu poétique...

  
lune 5

 
lune 2a lune 3

Le calendrier lunaire de l’hémisphère Nord est différent de  celui de l’hémisphère Sud : quand la lune a la forme du « d minuscule » en France, c’est le « dernier quartier » et la forme du « p » annonce le premier quartier.

Or, ici à la Réunion quand l’astre a la forme du petit « d » il est  à son premier quartier : « la lune  est croissante » ! Il faut tout repenser...
         
ciel-002.jpg

De surcroît, le croissant de lune est « couché » comme sur les images de livres de contes : on a à l'esprit ces images où Pierrot est assis sur la lune comme s’il était sur une branche. Ce n'était pas de la fiction...

 

 lune 2 lune 1
         Pleine Lune sur les Hauts                            ... sur le papayer du jardin

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