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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 09:59

Comme mon homme chante depuis trois ans  dans cette superbe formation d'amateurs - très professionnels -, et que je connais  une vingtaine des 80 choristes que j’apprécie autant pour leur gentillesse que pour leur talent de mélomanes, je me fais un plaisir de vous annoncer leur concert : ils font une tournée dans l’île très bientôt et ça vaut le coup d’aller les écouter ! Ils répètent chaque mercredi  pendant 3 heures pour vous préparer une soirée pleine d’émotions. Frissons  garantis ! N’oubliez pas de réserver vos billets !

Le Groupe Vocal Villancico, accompagné de l'ensemble Taconné, en provenance de Bordeaux, présente une série de 6 concerts du 12 au 17 avril 2011 à :

GRAND BOIS, église,  le 12 avril, 19 h 30, Villancico SL4

SAINT LEU, église,  le 13 avril à 20 h,

SAINT GILLES, église,  le 14 avril à 19 h 30,

LE TAMPON, Théâtre Luc Donat,  le 15 avril à 20 h,

ENTRE-DEUX, église, le 16 avril à 19 h

SAINT DENIS, Cathédrale, le 17 avril à 17 h.

Au programme : Concerto en Fa majeur pour flûte et orchestre, de Vivaldi; un motet de Schütz, puis Jephté, de CARISSIMI (1605-1674), suivi, en deuxième partie de soirée par un Requiem, d'André CAMPRA (1660-1744) pour choeur, solistes et orchestre. Villancico SL1

                                                         photos d'archives - concert 2010-

Réservations auprès d'Otebiyé ou directement au théâtre du Tampon : tarifs réduits en pré-vente

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 17:49

Hier, nous étions quatre (Michael, Laurent, François et moi), à embarquer à Saint Gilles pour cinq Omar sortie du portheures de navigation au large. Alors qu’il pleuvait à plusieurs reprises sur la Route des Tamarins, et sur les Hauts, il faisait très chaud au  port de Saint Gilles et la mer était calme. De nombreux pêcheurs à la ligne s’étaient donné rendez-vous sur les quais ce jour-là !

Nous avons chargé le matériel, fait le plein du réservoir, acheté de l’huile,  et nous nous apprêtions à partir, quand un pêcheur revenant du large nous a proposé d’emporter un poisson qu’il venait de pêcher, comme appât.

 

Omar station du port Omar port de St Gilles

De deux heures à quatre heures trente, pas de vague. François a pu mettre en pratique les cours de navigation, Michaël lui a cédé la barre une bonne partie du voyage.

Omar sortie du port 2 Omar sortie du port 3

Laurent a saisi la gaffe pour attraper une bouée qui dérivait.

Omar repêchage d'une bouée

  Nous tâchions de repérer les oiseaux, là où ils volaient c’était le signe d’une présence de poissons. Là encore, Michaël,  le président de l’Omar en connaissait un rayon : «   Regarde là, un puffin du Pacifique ! là, un puffin de Baillon, un pétrel de Barau, un noddi brun..."

Omar specialiste de la mer Omar oiseaux 2

Nous avons remonté la côte en direction du port, puis avons sillonné les flots près de la baie de Saint Paul. Puis la mer est devenue houleuse ! J’ai eu le tort de rester assise à l’avant… au lieu de me lever et d’être active ! Et résultat... un mal de mer garanti ! Pas marrant quand on n’a pas le pied marin ! Après avoir passé un moment assise sur le sol du pont, la tête baignée par des embruns hyper salés, je me suis résignée à m’asseoir à l’arrière du rafiot où les secousses étaient moins fortes !

Le coucher du soleil était superbe ! Un moulinet s’est mis à tourner et nous avons pêché une bonite (un thon). Nous sommes rentrés au port de Saint Gilles à 19h30 alors que la nuit était déjà tombée.

 Comme dirait le pêcheur que nous avons croisé à la sortie du port ! Au lieu de "Bonne pêche!" il vaut mieux souhaiter au partant " Bonne Mer".

Bonne mère ! l'avait pas tort, le bougre !

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 12:42

Il sonne joliment ce mot, on pourrait penser qu’il s’agit là d’un jeu de société ou d’une course aboutissant sur un coup de frein brusque, mais que nenni ! Il s’agit là... d’une plante indispensable dans la cuisine indienne.

On en trouve dans les jardins réunionnais - peut-être depuis l'arrivée des engagés icaloupiléndiens après l'abolition de l'esclavage-  : c’est un arbrisseau aux petites feuilles lancéolées d’un vert luisant. Celles-ci dégagent une odeur particulière qui parfume le carry massalé et bien d’autres plats. Cette plante serait originaire d’Asie s’appelle «murraya » et pourrait atteindre 5 mètres.

Kaloupilé le pilonPour l’origine du mot « caloupilé » j’ai eu une réponse assez vraisemblable : il s’agirait de l’association de deux termes « caillou et pilé » car on utilise parfois le pilon au caillou pour écraser la feuille.

 

 

Si on s’appuie sur son origine indienne : « karrivipilai » où karri signifie « plat en sauce » et « ilai » herbe ou feuille, je déduirais que « caloupilé » serait une déformation de cette expression et signifierait alors « feuille pour plat en sauce ».

En étymologie, restons humbles, on sait que les interprétations peuvent être farfelues, mais l’idée d’une « feuille pilée au caillou » et d’une « feuille pour sauce » me semblent dignes d’intérêt, bien que j’aie une préférence pour la première !

Grâce à Valérie qui m’en a offert un plant, je peux désormais cuisiner du cabri massalé comme il se doit !

Cette plante a bien d'autres propriétés que celles d'aromatiser les plats. Voilà un  lien intéressant pour compléter l'information :

http://www.aujardin.info/plantes/murraya-koenigii.php

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 08:16

Impossible de relater ici les 3 heures d'un diaporama très instructif présenté par M. Abélard à notre groupe ( membres de l'Omar et étudiants de l'IUT) dans les locaux de la de l'ancienne DDE au Port. Après avoir évoqué le confinement et l'utilisation des barrages (cf article du  20 mars 2011), voilà d'autres aspects de la lutte anti-pollution marine abordés.

2 Polmar lutte antipollution

Récupération,  décantation, nettoyage final, transfert et destruction des produits.

2 Polmar hangar de stockage au Port 2La visite des installations, notamment du hangar de stockage nous ont permis de découvrir les équipements de la lutte anti-pollution : barrages, pompes, systèmes d'ancrage, bouées, boudins absorbants, dévidoirs, remorques, conteneurs...

 

 

 

Le matériel, conditionné dans des conteneurs ou rangé dans des remorques est acheminé en mer par des remorqueurs, des Zodiacs.

2 Polmar zone de stockage 2 Polmar hangar de stockage au Port

 On récupère les hydrocarbures (qui flottent en surface) sans l’eau de mer. Deux méthodes sont utilisées : le ceinturage statique, et la récupération dynamique. Cette dernière consiste à mettre des filets dans les nappes ou à tirer le barrage pour récupérer le produit et le pomper sur le bateau. En fonction de la viscosité de la nappe polluante, on utilise divers matériels : un système de pompage composé de flotteurs et d’une barre de seuil, d’ écrémeuses.

2 Polmar aspirateurs d'hydrocarbures

2 polmar pompage 974 2 Polmar valves récupération

Sur les milliers de tonnes de pétrole qui peuvent s’échapper lors d’un naufrage de pétroliers, on n’en récupère que le dixième !

On utilise des motopompes pour aspirer le produit, le centre dispose de moteurs hydrauliques

Il existe aussi des récupérateurs qui flottent sur l’eau et récupèrent directement sur la nappe.

Des bacs de décantation font également partie de l'inventaire.

2 Polmar décantation

En ce qui concerne le nettoyage, une bonne organisation et de la rigueur s’imposent : on met en place des équipes de nettoyage de 10 personnes maximum, 1/2 à 2 mètres cubes de déchets sont récupérés par jour et par personne. 100 à 200 m de rivage sont nettoyés par jour et par équipe.

 

2 Polmar récupération suite

Pour absorber le pétrole sur les plages, on emploie des matériaux textiles .Ainsi, nous avons vu 2 Polmar boudins absorbantsdans le hangar de stockage des « boudins absorbants » (34 boudins Schoeller ) qui une fois utilisés sont incinérés.

 

Quelle est la destination des déchets ?

Voilà quelques chiffres parlants relevés lors du traitement des déchets lors de la pollution  occasionnée par le «  Prestige »

« Les galettes (ou boulettes) avec le sable sont incinérés, le coût de la tonne HT (hors transport) varie entre 250 et 400 euros. Les produits souillés (bois, varech, plastiques, filets…) sont envoyés dans l’IUOM la plus proche, le coût du traitement hors transport est de 60 euros la tonne. Quant aux oiseaux et à leurs cadavres ils sont soit envoyés dans un centre de soins ou dans l’Usine d’Incinération d’Ordures Ménagères la  plus proche ;  là aussi le coût avoisine les 40 ou 60 euros. »

 Pour toutes les sorties organisées par l'OMAR ( Observatoire Marin de la Réunion) voir le lien !

 

 

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 19:28

Le samedi 19 mars, avec  le « Pôle Valorisation du Patrimoine de Saint Pierre », j’ai participé à une matinée très instructive autour de "la culture hindoue" qui s’est faite en deux temps :

-           visite d’un temple privé à la  Ligne des Bambous avec l’éclairage de Rachel Cardénas, une conférencière très renseignée sur la culture indienne,

-          puis  repas indien chez M. et Mme Firoaguer,  chemin Luspot, à la Ligne Paradis.

  

repas indien aAu rez de chaussée aménagé en cuisine et salle de restauration avec bar, nous avons été accueillis par le couple et leurs enfants. On nous a servi du jus de tamarin et du jus de canne et proposé des bonbons piments. Puis, le groupe a été invité à se rendre en cuisine pour assister à la préparation de deux plats.

 

repas indien 2 repas indien 3

 

recette n°1 

Graines de moutarde

Graines de cumin

Ail écrasé

Lait de coco

Haricots verts

Bananes vertes coupées en dés et précuites

Sel

Kaloupilé

 

Jeter dans l’huile chaude les graines de cumin et de moutarde. Ajouter des feuilles de caloupilérepas indien 1 (qu’on peut remplacer par de la coriandre). Puis y mettre les oignons, laisser frire. Compléter par l’ail écrasé avant d’ajouter les cubes de bananes vertes précuites et les haricots verts crus coupés en lamelles fines. Saler. Y verser le lait de coco et laisser mijoter.

 

Recette n°2

Oignons

Tomates

Ail écrasé

Cumin , cardamome

Bringelles en lamelles frites

Pâte de soja

Oignons

Sel

Jeter dans l’huile chaude le kaloupilé, ajouter l’ail écrasé, les oignons, l’ail écrasé, les épices, puis les tomates et les épices. Puis on ajoute les bringelles déjà frites et les boulettes de  pâte de soja également frites auparavant. Saler au besoin.

  repas indien

Les  seize participants se sont attablés et là ils ont pu goûter à 6 plats (accompagnés d’un « rougailrepas indien rougail zévis 4 zévis ») dont ceux qui avaient été expliqués en cuisine. Au cours du déjeuner M.Firoaguer était prêt à répondre à toutes nos questions.

Finalement, on remarque que dans la cuisine indienne réunionnaise, on ne se limite pas aux plats typiquement indiens : on s’inspire parfois de la cuisine créole ou on complète le menu par des plats créoles.

Pour obtenir le programme de « Pôle Valorisation du Patrimoine »

 

Réservations et Renseignements :

02 62 96 29 10 / courriel (valorisation-patrimoine@mairie-saintpierre.fr)

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 15:16

Avant 1932, date à laquelle a été tracée la route, on rejoignait le hameau de Cilaos à pied. Le départ en chaise à porteurs se faisait à 6 heures du matin. En général, c’étaient des personnes aisées qui se faisaient transporter à Cilaos, c'est-à-dire des curistes, des touristes, des habitants qui travaillaient dans le cirque et résidaient sur le littoral.

 

Cilaos Chaise à porteurs 001

On traversait  la rivière Saint Etienne à gué. Une chaussée existait jusqu’au Petit Serré et on pouvait s’y faire conduire en calèche (pour les plus fortunés), ensuite il fallait compter sur ses jambes, ou sur les porteurs.

 

 Les voyageurs passaient la nuit à l’îlet du Pavillon qui comptait une quarantaine d’âmes à cette époque. Ensuite ils affrontaient les pentes raides du Cap Noir. Il existait un chemin vertigineux tracé sur une arête entre le Pavillon et Peter Both où les porteurs devaient redoubler de vigilance. L’étroitesse du passage à certains endroits obligeait les gens à se plier à une règle : les habitants de Cilaos qui descendaient vers la côte avec leurs bœufs et leurs chargements de récoltes cédaient le passage aux porteurs qui montaient. Parfois les portefaix devaient se faire bateliers quand un éboulis avait transformé la rivière en lac.

Cilaos Chaise à porteurs 001bis

 

En général, il fallait compter douze porteurs qui se relayaient pour le transport d’une personne. A chaque halte, on prenait un remontant pour se donner du courage dans ces chemins périlleux. On buvait ce qu’on appelait le « petit coup d’sec », le rhum de la Réunion.

Le coût de revient était fixé en fonction du poids du client. C’était 1.50 F le kilo, c'est-à-dire que pour une personne de 80 kilos on payait 120 F, soit 10 F par porteur. A l’époque on comptait en Francs CFA ( 1/2 Franc CFA équivalait à 1 F français, soit 15 centimes d’euros)

 

chaise à porteurs Cilaos (3)

Le dernier porteur, François Séry, s’est éteint à l’âge de 102 ans en 2006.

Pour l’anecdote, il avait transporté sa future épouse qui venait travailler à Cilaos : la Dionysienne s’était éprise de ce courageux « boug ».

 

 

 

 

 L’ancien maire de Lyon, et ancien Premier Ministre Raymond Barre a été transporté par ce moyen à Cilaos. On utilisait la chaise à porteurs, de 1932 à  1965, pour des trajets entre le centre de Cilaos et les anciens  thermes. Exceptionnellement on transportait des malades ou des femmes enceintes d’Ilet à Cordes vers Cilaos.

 

Cilaos Chaise à porteurs 002

                                                le Chemin des Bains

 

Cilaos Chaise à porteurs 003

                                  les randonneurs dans le chemin de la Chapelle

 

La chaise à porteurs visible à l’Office du Tourisme de Cilaos a été restaurée par l’Arast : les montants sont en bois de tamarin et l’assise, comme les lanières, en goni (toile de jute). Grâce au témoignage de sa fille on sait que M. Séry allait lui-même chercher le bois pour fabriquer ensuite sa chaise : pour les bras, il façonnait le bois d’olive, pour les traverses, il prenait du bois de grévillaire et pour l’assise le tamarin des hauts.

 

chaise à porteurs Cilaos (2) chaise à porteurs Cilaos (4)

                    les jeunes des "Pêcheurs Golet" découvrent la chaise à porteur à l'O.T.

Cilaos chaise

Sources :

-          textes de l’O.T de Cilaos dans la salle de la Chaise à porteurs

-          http://www.temoignages.re/la-chaise-a-porteurs-lontan,25690.html

-          C’était Hier (Daniel Vaxelaire)  Volume 1 p.142-143

-   Photos lontan des  Collections Bazin, Beltran, Boulogne, Hibon de Frohen, Patel, images publiées dans le supplément C'était Hier" du Journal de l'Ile de La Réunion (avec l'aimable autorisation des collectionneurs et de M. Vaxelaire)

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 11:43

 Grâce à Michael Rard, président de l’Observatoire Marin (OMAR) et  intervenant à l’IUT  génie biologique de Saint Pierre, nous avons pu nous familiariser  vendredi avec les plans de lutte anti-pollution maritime.

 

Polmar 1diaporama

Nous avions rendez-vous au Port avec M. Abelard.  Au cours d’un diaporama très détaillé de trois heures, nous avons découvert toutes les facettes du plan de lutte mis en route en cas de pollution aux hydrocarbures. Puis nous avons visité le hangar de stockage du matériel utilisé en cas de menace.

 

  Tous les aspects de ce plan de lutte ont été passés en revue : le confinement, la récupération, la décantation, le nettoyage final, le transfert et la destruction des produits. Cet article sera consacré à un seul aspect : le confinement.

 

Polmar 2 lutte schéma

 

Comment confine-t-on une nappe d’hydrocarbures ?

Confiner, c’est éviter le déplacement d’une nappe vers une zone plus sensible ou plus difficile d’accès. Dans le cadre du confinement des hydrocarbures, nous avons appris qu’il existait une panoplie de  barrages très divers utilisés selon la spécificité des nappes rencontrées : il existe des barrages de flottants manufacturés, des barrages échouables, des barrages anti-feu, des barrages absorbants et des barrages de fortune.

Les barrages.

Par exemple pour les zones côtières exposées, on utilise un barrage lourd, un rideau gonflable. Pour les zones côtières abritées et les ports on fera usage d’un barrage moyen ou d’un rideau, pour un chantier côtier et une zone abritée on utilise le barrage léger, la barrière ou le rideau.

  Le centre Polmar de la Réunion dispose de 300 m de barrage lourd Sillinger TRS  de type rideau : il comprend un flotteur gonflable et une jupe terminée par une chaîne de lest qui reprend les efforts de tension. Ce barrage qui pèse 14kg par mètre se trouve sur un enrouleur hissé sur une remorque.

 

Polmar enrouleur de barrage

 

Le centre dispose également de 300 m de barrage lourd Aerazur bap 333 de type barrière. Il comprend un flotteur composé d’une plaque de mousse de polyéthylène et une jupe terminée par une chaîne de lest. Dans un conteneur on peut stocker 150 m de ce type de barrages qui mesure 1 ,40m et pèse 13 kg par mètre.

 

Polmar barrage bap 333 Polmar barrage bap 333 bis

 

En ce qui concerne le barrage moyen, le centre possède 750 m de rideau d’1,02 m de hauteur pesant 6,7 kg au mètre : c’est l’Areazur Bapg 850.

 

Polmar Barrage bapg

 

Et on trouve là aussi  75 m de barrage Baraccuda 420.

Pour les barrages dits légers, pour n’en citer que quelques-uns, on dispose ici de barrages Baraccuda 150 (750 m)

 

Ces barrages sont utilisés pour isoler les nappes,  les déplacer et éviter leur avancée.

 

L'amarrage des barrages

 

Polmar amarrage du barrage

 

Pour les fixer, on emploie d’énormes blocs de béton. Ces blocs de 2 et 5 tonnes sont appelés ici « les corps morts ».

 

Polmar corps morts Polmar coffres barrage

                    les corps morts                                                              les coffres

 

Ces corps morts sont reliés à  des "coffres" par  des chaînes. Et  ces mêmes coffres sont reliés au barrage par un système d’amarrage. Nous avons pu voir deux types de coffres :

 

Polmar bouées Polmar bouées 2

                                                                      coffres et bouées

 

Et des bouées  reliées à ces blocs permettent de les repérer. Très important est aussi le système de remorquage de ces barrages flottants.

 

Nous avons aussi évoqué d’autres systèmes d’amarrage, comme l’amarrage à quai, l’amarrage de fortune avec des pierres et des piquets…

Pour transporter ce matériel, le centre dispose aussi d’enrouleurs, de remorques… et de matériel électrique pour permettre la manutention, le levage de ces énormes équipements.

 

Polmar griffe de levage de corps morts 

Il existe aussi bien d’autres systèmes de barrages, dits de fortune … (à suivre)

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 14:27

Au cours du repas au restaurant « les Sentiers » à Cilaos,  avec les anciennes de Grands Bois, nous avons parlé de leurs occupations d’autrefois.

Là, nous avons abordé le sujet de la couture, et Renée, Gisla et Lucette nous ont décrit le fil qu’elles choca 1utilisaient pour coudre. Elles coupaient en lanières les grandes feuilles d’aloès vert (plante  communément appelée « choca » à la Réunion ), les râpaient pour en extraire le jus et ne garder que les fibres. Le fil obtenu était blanc, mais on pouvait le teindre avec des teintures chimiques. Nos couturières avaient de petites machines à coudre manuelles. Gisla ajoute que certaines personnes tricotaient aussi ce fil pour faire des chemisiers ou autre chose.

En remontant vers l’établissement thermal, au bord de la route, à gauche, elles nous ont montré la plante, un aloès à feuilles larges et épaisses. Là, Renée m’a précisé que pour faciliter le passage du fil dans le chas de l’aiguille, on enduisait le fil de choca de cire d’abeille.

choca 2

Pour compléter ce sujet, il paraît que le fil de choca entrait autrefois dans la composition des cordages. Aujourd’hui on en fait d’autres utilisations (à suivre)

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 08:23

Découverte du bain massant avec "les Pêcheurs Golet".

Le centre thermal de Cilaos est toujours très actif. Les eaux de Cilaos qui jaillissbain Cilaos 1ent au cœur du cirque volcanique sont gazeuses, à dominante bicarbonatée sodique, magnésienne et calcique légèrement sulfatée. Elles sont très ferrugineuses et faiblement radioactives.  Si l’établissement thermal Irénée Accot  accueille le matin les curistes  (venus soigner des rhumatismes ou des séquelles de traumatismes ostéo-articulaires, ou des maladies digestives et métaboliques), il permet aussi aux non-curistes d’accéder ponctuellement aux diverses salles de soins et de massages.

 

Nous avons réservé des plages d’une demi-heure. « Le bain massant » dure 20 minutes. Avant de pénétrer dans les antres des thermes, on attend qu’on nous remette à chacun un peignoir et un drap de bain, ainsi que des savates en caoutchouc à notre pointure.

bain Cilaos 2 bain Cilaos 3

Ensuite, on se dévêt complètement dans des cabines en ayant soin de ne rien laisser traîner, et les vêtements et sacs sont portés dans la consigne. La porte de la consigne fermée, on prend soin de mettre la clef dans la poche du peignoir. On attend que les salles soient libres.

Bain cilaos 3b

bain Cilaos 4cEnsuite, on nous ventile chacun dans une petite pièce où se trouvent une baignoire (avec plein de robinets), une chaise et une patère pour accrocher le peignoir et la serviette. On est surpris par la couleur de l’eau du bain : elle est brunâtre ! Pour rassurer Gisla, la doyenne du groupe,  et d’autres qui croyaient devoir pendre un bain coloré de boue, je leur ai dit que cela venait certainement de sa qualité ferrugineuse, et qui dit « fer », dit « rouille »…

 Une jeune soignante en sortant de la pièce, m’explique qu’il faut mettre la tête sur l’appui-tête, glisser les pieds sous la barre située au fond de la baignoire. Et elle ajoute : «  Vous restez là pour  20 minutes, un signal retentit en fin de séance, et il vaut mieux sortir avant d’avoir droit à un jet froid. » Tout est dit !

Et là, ça commence à bouillonner, l’eau vous masse les pieds, les hanches, les fesses, le dos… vousbain Cilaos 4b pensez au début que vous ne tiendrez pas vingt minutes là-dedans et pourtant on y prend goût ! Si vous voulez être photographié dans votre bain, les soignantes se prêtent au jeu, et on n’est pas gêné, d’autant qu’on ne voit aucune nudité dans cette eau tumultueuse, opaque, si ce n’est le cou et les épaules. On se sèche, puis on peut se relaxer dans une des salles prévues cet effet. Et on retourne au vestiaire. Enfin les affaires mouillées et les savates sont jetées dans des sacs en tissu à la sortie.

 

bain Cilaos 6 bain Cilaos 9

                                                     les salles de relaxation

 bain Cilaos jacuzzi bain Cilaos 4 

              jacuzzi                                     sortie des vestiaires

 

Il existe une foule d’autres possibilités de prendre les eaux ici : sauna, hydromassant aux huiles, fauteuil shiatsu et vario trainer, enveloppement d’algues, relaxation manuelle, bertholaix, douche au jet, douche rotative etc… Vous pouvez aussi bénéficier de tarifs de groupe à partir de 10 personnes !

Pour les prix, et les contacts à prendre, voilà un lien actualisé, très clair :

http://www.cg974.fr/thermes/forme.php

 

 

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 19:10

La responsable de « Tress ek nou » de Grands Bois,  a invité tous les animateurs bénévoles des ateliers, à participer à une Journée – Découverte à Cilaos.  

Ils ont ainsi pu entrer dans le fief de la broderie de ce charmant village de montagne. Dans la "Maison de la Broderie", Dalida, une brodeuse très active,  leur a expliqué la technique des Jours de Cilaos et les a invités à parcourir l’exposition. Puis le groupe est monté à l’étage où ils ont pu voir Régine et Olivia en train de broder avec minutie et professionnalisme des napperons de toute beauté.

 

Broderie Cilaos Broderie cilaos 2

 La petite troupe a ensuite pris le chemin de l’Office du Tourisme, et là dans une salle d’exposition, tous ont fait le tour de la « chaise à porteurs » fabriquée par M. Séry, le dernier porteur, décédé en 2006 à l'âge de 102 ans … Le sujet de la « chaise » vaut à lui seul un article !  Cilaos chaise

                                        "les lanières en goni,ça gratte..." Cilaos achats

  Tous ont ensuite investi la rue principale pour faire quelques achats, dont les « lentilles de Cilaos » (12 euros le kilo) et du vin de Cilaos (6,50€).

Certaines ont fait un tour au marché couvert pour acheter des grains ( pois de Kerveguen, coco-péi…)

 

Cilaos achats chez IsmaëlPendant ce temps d’autres ont fait une incursion dans la boutique pittoresque de M. Ismaël ( un bric-à-brac, comme on n’en voit plus guère de nos jours, on y trouve de tout !, du tambour à broder en bois de fleurs jaunes, aux sandalettes en plastique en passant par le tissu, le thermomètre…)

 

Chez M. Ismaël

 Nous avons ensuite pris le chemin du restaurant « Les Sentiers » où nous avons bien Cilaos porc lentillesdéjeuné, nous avions le choix des plats, très bien préparés (porc aux lentilles, cabri massalé, bœuf-haricots…) Pendant le repas, Gisla,Ginette et Renée, les anciennes nous parlaient de leur passé avec enthousiasme.

 

                                                porc aux lentilles de Cilaos

Cilaos les Sentiers 2  Cilaos les Sentiers

                         les moins jeunes                                                                                 les plus jeunes

Dominique Doomé, de Saint Joseph, un musicien ambulant accompagné d’un enfant, nous a joué des airs lontan, dont « Roulez avirons » que tout le monde a repris en chœur.

   Cilaos chanson  Dominique Doomé à la guitare

Enfin, tous sont remontés le long de l’église vers les thermes en longeant l’ancien séminaire – qui n’en finit pas de se délabrer-  et l’usine qui conditionne l’eau gazeuse de Cilaos.

Et là, ce sont 15 personnes qui ont pu se familiariser avec les bains de ces thermes très réputés. Pendant que les enfants s’adonnaient au plaisir de la baignade dans un jacuzzi, les adultes ont pris la formule "hydromassant"

Cilaos thermes

                                L' équipe dynamique de l'Association "Pêcheurs Golet" à la sortie des bains.

Vers 17 heures, le groupe est reparti en bus vers Saint Louis. Une journée bien remplie et très riche ! Merci à Jacqueline G, la gentille organisatrice et à l’association Pêcheurs Golet !

 

 

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