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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 19:16

Connaissez-vous cette association située à proximité de Saint Pierre et qui a pris pour nom celui "des pêcheurs à la gaulette", activité très prisée par les Grandboisiens  ? Non, alors voilà leur programme... qui est loin de se limiter à la pêche

 

TOUTE L’ANNEE

Atelier de tressage

-          Le mercredi après – midi de 14h30 à 16h30 aux Calbanons

Atelier de peinture

-          Le mercredi de 14h à 16 heures pour les enfants

-          Le vendredi de 14h à 16 heures pour les adultes

-          Jusqu’au mois d’octobre (lundi, mardi, jeudi et vendredi) Ateliers à l’école Raymond Mondon de 12 h à 14 h

Atelier de danse « Séga »

-          Le samedi de 14h à 16h

Atelier de danse « Quadrille »

-          Le mercredi de 17h à 19 h

Atelier « Danse en Ligne »

-          Le vendredi de 17h30 à 19 h

Accompagnement scolaire (CLAS)

-          Le lundi, mardi, jeudi, vendredi de 16h30 à 18h

-          Le mercredi de 9h30 à 11h30

Nouveautés

Animation locale

-          Valorisation du Patrimoine : réalisation d’un recueil sur la mémoire de Grands Bois

Case à lire

-          Projet contre l’illettrisme avec la Région


Et voilà le planning des manifestations organisées pour 2011

 

Avril

·         Journée de la Pêche

·         Sortie à Grand Coude

Mai

·         14 mai : déjeuner dansant au Benjoin (Rivière Langevin)

Juin

·         4 juin : sortie goyaviers à la Plaine des Palmistes

·         25,26 juin : SAKNOUFE

Juillet

·         Fête du Terroir

·         13 juillet : Défilé de la Fête Nationale

Août

·         13 août : sortie au Colosse (St André)

Septembre

·         18 Septembre : Journée du Patrimoine

Octobre

·         15 octobre : sortie à la Plaine des Cafres

Novembre

·         Participation à «  Village Zot’Art »

·         Participation à « Mieux vivre ensemble »

Décembre

·         10 décembre : Noël des adhérents

·         Parc de Noël

 

 

 

 

 

Pour tout renseignement 

email  pecheursgolet@orange.fr

tel 0262970645

Siège : 233, avenue du Général de Gaulle - Grands Bois- 97410 SAINT PIERRE

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 18:48

 … L’Association "Pêcheurs Golet" de Grands Bois  s’y emploie avec passion. Si les bénévoles aiment faire partager leur savoir-faire en matière de cuisine créole, ils savent aussi s’intéresser à leur passé, c’était le cas hier, mercredi 27 avril, aux Calbanons. P1080753

 

Quand Enis Rockel, le conférencier, mandaté par le « Pôle Valorisation du Patrimoine »  a posé sur la table les gros livres de comptes du Comte Choppy, registres de 1912  et de 1909 qui lui ont été aimablement prêtés par Mme Lucette Adam de Villiers (parente des anciens propriétaires de l’usine de Grands Bois), certains ont pris plaisir à feuilleter ces témoins d’un temps révolu, ces chiffres et textes écrits à la plume. Tout ce qui concernait les achats, les dépenses des usines de La Cafrine-Mont-Vert, Manapany, Anse, Grand Bois, Terre Rouge, y étaient scrupuleusement consignés.

  registre

  Enis avait aussi apporté des photographies des personnes ayant été aux commandes de l’usine jusqu’à sa fermeture en 1991… et des  reproductions de tableaux peints par l’une des propriétaires.

  Pendant que les visiteurs parcouraient les pièces des calbanons, toute l’équipe,en tenue traditionnelle,  s’occupait de la décoration, de l’installation d’une sono diffusant des airs de bal lontan, et de la mise en place des ateliers- cuisine.

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                une équipe organisée                préparation du "rougail tomates cerises"

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                                     Sous la "salle verte"

A leur retour, on a invité les hôtes à assister à la préparation d'un carri canard et d’un carri espadon. Puis tous ont mis la main à la pâte dans les ateliers : bonbons-piments, samoussas-thon, et achards n’ont plus de secret pour eux !

 

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 Avant de passer à table, Marie Rose Perrine, qui a vécu autrefois aux Calbanons, a lu avec émotion un texte qu’elle avait écrit et dans lequel elle évoquait la vie d’antan de part et d’autre du Canal St Etienne, ce petit canal qui animait la vie des Calbanons de la Cafrine.  

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Puis tous ont partagé le repas et continué à échanger : un moment convivial très apprécié. 

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                                                       riz -maïs, carri canard, achards

 

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 18:00

Durée : 5h (1h30 de Roche Plate au sentier - 2h30 montée vers le plateau - 1 heure jusqu’au gîte.)

Après le petit déjeuner, nous préparons nos sacs, laçons nos chaussures et c’est vers 9 heures que nous nous mettons en route pour une journée sportive ! La journée s’annonce bien : pas un nuage à l’horizon.

Nous laissons le gîte derrière nous et descendons en direction de St Joseph. Nous traversons une forêt de filaos.

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 Le sentier s’élargit, mais c’est de la piste. Une piste qu’empruntent seulement des 4X4 ! Ce n’est qu’après une bonne demi-heure de marche que nous atteignons les éboulis qui rappellent l’effrondrement de Mahavel.

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                                    Dans l'éboulis du Mahavel qui a détruit le village en 1965

Nous descendons dans la dépression en marchant sur des galets, sous un soleil de plomb. Plus d’ombre ! la vallée est large mais seul un tracé est emprunté par les promeneurs et les engins motorisés. Parfois les 4X4 progressent moins vite que nous, la piste est inégale, certains endroits sont très escarpés et il faut qu’ils réduisent aussi leur vitesse pour ne pas projeter des pierres sur les randonneurs.

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un 4X4 qui nous croise pour rejoindre Roche Plate

Encore une demi-heure de marche et nous voilà au pied du sentier qu’il va falloir emprunter pour « escalader » la falaise. Le sentier est d’ailleurs impossible à localiser pour quiconque n’a pas fait de reconnaissance. Ti Yab et Jean-Paul le connaissent. Avant d’entreprendre cette montée, nous nous reposons et mangeons un brin. Voilà que nos guides se mettent à entasser des cailloux ! Ca y est, ça se précise : ils sont en train de construire un signal, un cairn pour mieux pouvoir repérer cette jonction de sentiers. Et le jeu en amuse plus d’un, voilà que chacun y va de sa pierre !

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                                                      construction d'un cairn

Nous sommes à l’altitude 464 avant d’entamer l’ascension sur le « Rein du Dimitile » et sur le plateau nous atteindrons les 1142 mètres. Mais il nous faudra encore franchir un dénivelé supplémentaire de 300 mètres pour arriver au gîte de Jean Jules à Grand Coude. Nous étions à cent lieues d’imaginer ce qui nous attendait…

D’abord, les premiers deux cents mètres ça grimpe sec, dans une sente étroite envahie par la P1080661végétation. Ti Yab doit ouvrir la voie avec son sabre à canne. Bientôt le chemin devient moins sauvage. Yvan nous conseille de goûter les fruits de la vigne marronne, de grosses framboises orange ! Confiants, nous suivons ses conseils et ne sommes pas déçus : ça a effectivement  le goût de la framboise ! Il paraît qu’on peut aussi manger les baies des galaberts quand elles sont très mûres…

Cette montée est épuisante : parfois il faut se hisser à la force des poignets, parfois il faut chercher des prises, ça ressemble plus à de l’escalade qu’à de la randonnée ! Heureusement qu’il ne pleut pas…

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la baie de la vigne marronne                                     à la file indienne dans la montée

Et deux oiseaux la vierge sont là pour nous motiver, peu farouches ils sont parfois à cinquante centimètres de nous et prennent la pose. On a aussi le loisir d’observer l' orchidée angraecum qui s'agrippe comme nous aux troncs ( et dégage un parfum suave) , on est accomapgné par les papillons…

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                          L'oiseau la vierge, un charmant compagnon de rando !

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   des baies bleues ( non encore identifiées)            l'orchidée agraecum

A quelques reprises, on peut voir à travers les frondaisons la Rivière des Remparts et les îlets qui la bordent. Vertigineux !

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                             Vue plongeante sur la Rivière des Remparts depuis le Rein du Dimitile.

Et voilà qu’il faut encore s’agripper à des échelles (pas très rassurantes, il faut l’avouer) . C'est pas le moment de prendre des photos  ! Comme si on n’était pas assez gâtés, voilà qu’il se met à pleuvoir à verse, il s’agit d’enfiler nos ponchos. Encore 20 minutes de grimpette sous la pluie, nous progressons prudemment sur les dernières marches moussues et hautes et nous voilà arrivés. La tête du groupe a une bonne demi-heure d’avance sur les derniers… mais sous cette averse pas moyen de casser la croûte, peut-être peut-on s’abriter à l’église. Le sentier longe des champs où le foin a fini de sécher pour aujourd’hui. Nous sommes sur la route goudronnée, passons devant l’église parce qu’elle est occupée par des paroissiens, en ce dimanche de Pâques.

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                               L'automne à la Réunion.... qui l'eût cru ?

Encore une bonne heure de marche dans un paysage rural pas très différent de ceux qu’on peut rencontrer en métropole. Des érables dont les feuilles rougissent déjà et la pluie font du décor un paysage automnal de rentrée des classes. Des vaches, des Prim’Holstein,  nous regardent passer… Les hirondelles sont alignées sur les fils comme des notes de musique surleur portée ! Etrange, c'est vraiment l'automne !

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Et ça n’en finit pas de grimper, la lassitude s’installe.  Parfois on s'arrête pour souffler et regarder le village de Grand Coude qui est à nos pieds.

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Il est  15h30 quand nous arrivons au gîte «  le Malmany » situé à 1446 m d’altitude.

 

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Mon avis : une randonnée comme il en existe beaucoup à la Réunion, mais celle-ci est particulièrement technique, je ne la conseillerais pas à des enfants, ni à des gens souffrant des articulations... Une  bonne forme s'impose ! D'ailleurs ce n'est pas un tracé balisé... il faut savoir lire les cartes !

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 20:39

 Dans l’îlet de Roche Plate, dans la Rivière des Remparts, existent deux gîtes, celui de Mme Jacqueline Morel «  Le Gîte du Rempart » qu’un couple d’amis a déjà pratiqué et qu’ils ont bien apprécié. Mais je ne peux vous parler que de celui que j’ai découvert le samedi 23 avril : le Mahavel.

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 Situé le long du sentier, à droite, encore après la Maison du Tourisme, ce gîte est précédé d’une allée bordée de fanjans (fougères arborescentes), d’arbres fruitiers comme le mandarinier, le néflier, et d’arbustes ornementaux ; dans le jardin fleurissaient des orchidées et un indigo marron. Les toits des bâtisses sont en bardeaux et les murs en bois.

 

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 Les propriétaires Jean Noël Duchemane et son épouse Antoinette savent recevoir. Après nous avoir P1080578distribué les chambres, ils nous ont proposé de prendre un café ou une bière (une dodo évidemment !)dans la salle commune.

 

C’est une grande pièce où est installée une longue table recouverte d’une toile cirée originale. Au mur un  poster représentant une vue aérienne de Grand Coude et de la Rivière des Remparts, un poster où l’oiseau la vierge déploie ses ailes.

 

Cette salle jouxte la cuisine, un lieu de vie,  où on prépare le repas du soir au feu de bois, où on réchauffe le « riz chauffé » pour le petit déjeuner. Notre hôtesse nous a  permis d’utiliser une place de son réfrigérateur pour quelques denrées périssables.

  

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Dans une case en bois au toit de bardeaux se trouvent les dortoirs. Nous en avons occupé deux : un dortoir de 4 lits doubles (pour les couples) et un dortoir de 6 lits superposés pour les célibataires. La literie était bonne, les couettes et les draps étaient propres et agréables.

 

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La chambre des couples située à l’étage donnait sur une allée de jardin, vers l’aval de la rivière.

 

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Il doit y avoir d’autres dortoirs dans cette case. Nous avons également vu de l’autre côté du sentier un bâtiment appartenant au « Mahavel » et qui pouvait accueillir lui aussi au moins une vingtaine de personnes, à côté de cette case  des sanitaires en construction.

 

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Les sanitaires sont à deux pas des dortoirs et même si le chemin n’est pas long, il vaut tout de même prévoir la torche dans le « fait noir ».

 

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 A 19h, nous nous sommes tous retrouvés dans la salle commune pour l’apéro. Jean Noël Duchemane nous a fait goûter ses rhums arrangés : un rhum arrangé bibasses, et un rhum arrangé ananas, pour ceux qui ne souhaitaient pas boire d’alcool, il y avait sur la table une carafe de jus d’ananas pressé. Comme amuse-gueules, des beignets de songe !

 

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Au menu, ce soir-là gratin de chouchous et citrouilles, un délice ! Puis un carri volaille bien accommodé, cuit au feu de bois. Qui dit carri dit aussi riz, grain et rougail.

 Et pour finir du gâteau de chouchous et de fruit à pain.

 

Grand matin, nous avons pris le petit déjeuner à 7h30 : pain qui était arrivé en 4X4 de St Joseph la veille et qui a été réchauffé au fur et à mesure que les dormeurs arrivaient dans la salle, confiture de mangues et de tomates, chocolat, thé, café. Pour ceux qui le souhaitaient, ils pouvaient aller en cuisine chercher du riz chauffé (riz de la veille avec la sauce de volaille). M. Duchemane nous a tenu compagnie et nous avons évoqué la vie des gens d’ici avec lui.

 Avant que nous ne reprenions la route, sa dame nous a montré où se situait le belvédère de Notre Dame de la Paix d’où on a une vue sur Roche Plate.

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 Puis une amie du couple, qui les aide aussi en cuisine, a bien voulu faire la photo du groupe ave l'hôtesse. Mme Duchemane est au 1er rang, 2e place à partir de la gauche.

 

P1080629 Les propriétaires du "Mahavel"  viennent pour le week-end et vivent en semaine à St Joseph. Leur gîte ferme quatre mois par an pendant la saison des pluies (de janvier à avril) Pour les contacter deux numéros : 06 92 20 76 52  et 06 92 76 97 23

 

 

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 12:05

 On a plus l’habitude de découvrir ce petit hameau en plongée, depuis le point de vue du Sentier Marmailles de Notre Dame de la Paix.

Seuls les randonneurs téméraires qui descendent du Nez de Bœuf ( Il faut bien compter 4 heures de marche sans les pauses pour un dénivelé de 1336 m) ou ceux qui remontent de St Joseph, peuvent la voir sous un autre angle ! Certains ont aussi l’occasion d’y pénétrer grâce aux 4X4 qui remontent la vallée. Roche Plate est situé à 734 m d'altitude. Ne pas confondre ce hameau avec celui qui se situe dans le Cirque de Mafate à 1110 m d'altitude !

                                      L'entrée dans Roche Plate en arrivant du Nez de Boeuf

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Quelques maisons éparpillées dans une vallée large d'une centaine de mètres, voilà à quoi ressemble aujourd’hui ce village , qui jusqu’en 1965 comptait 600 âmes.

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la maison forestière de l'ONF                                                  La Maison du Tourisme Grand Sud

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                                      un carrefour d'itinéraires pour randonneurs entraînés

Les villageois pratiquaient l’agriculture et l’élevage, ils produisaient de l’essence de géranium et de vétyver. L’argent qu’ils en tiraient leur servait à payer le « bazardier » marchand ambulant qui montait sa marchandise à dos de bœuf depuis St Joseph. Jean Noël Ducheman, une rencontre très sympathique, (Jean Noël est propriétaire du gîte le Mahavel) nous a raconté au petit déjeuner que lui-même allait vendre du cresson à St Joseph, il emportait sa récolte sur le littoral ; le cresson était chargé sur un boeuf. On mettait quatre heures pour descendre.

Dans les témoignages recueillis par la Maison du Tourisme, on lit  qu’il n’y avait pas de médecin à Roche Plate et qu’ un tisaneur préparait des remèdes à base de roses amères. La population avait érigé une chapelle que le cyclone avait détruit.  On y lit aussi que  le curé de Joseph y montait une fois par an et c’était un grand honneur pour celui qui l’hébergeait. »

L’ONF a reconstruit dix maisons, à charge à leurs occupants de les entretenir. Une seule personne vit en permanence dans ce hameau, un monsieur d’un certain âge. Trois familles  (les frères Lebon et leurs enfants) reviennent régulièrement dans leur maison de Roche Plate.  

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                une cuisine à l'extérieur                                         quelques ruches

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                                     des cases typiques reconstruites à l'ancienne

Suite à l’éboulement du Mahavel, la population a été relogée à Saint Joseph dans un même quartier spécialement aménagé pour elle. Les agriculteurs de Roche Plate sont encore occasionnellement employés par l’ONF pour entretenir les sentiers et réaliser des plantations. Le tourisme s’est développé avec la création de deux tables d’hôtes, d’un gîte de la maison de la Montagne, d’un gîte d’étape et d’un terrain de camping.

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                                  une végétation exubérante bien entretenue

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    Une fumée,  signe que "le boucan" est habité                                un "ti bondieu" à la sortie

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                                    une case dissimulée mais qui revit de temps à autre...

En descendant encore, on atteint une forêt de filaos dans laquelle les Réunionnais ont coutume de camper en famille ou entre amis les fins de semaines : là encore on apporte la couette, la bâche au cas où il se mettrait à pleuvoir et le carri, parfois aussi la musique...

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 20:14

 Nous sommes 12 randonneurs des Jolis Pas au rendez-vous devant la Mairie du Tampon ce samedi 23 avril 2011. Nous  montons dans deux taxis (celui de Frédéric et celui de Stéphanie) qui nous déposent au Nez de Bœuf au bord du rempart à 2070 m d’altitude une heure plus tard.

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Le temps est superbe, jamais encore nous n’avons vu le Piton des Neiges et la vallée aussi dégagés : la rando s’annonce sous les meilleurs auspices. 1,5km de descente jusqu’à la première halte. Une descente assez raide en lacets au milieu des branles verts, des branles blancs, des fuchsias, devant des paysages amples, de toute beauté : nous gardons les yeux le plus souvent rivés au sol de peur de glisser sur un caillou ou sur une racine. Les bâtons de marche sont d’un soutien précieux dans cette descente.

 

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Parfois notre regard se porte vers le sud sur le cratère du Commerson découvert cette fois-ci en contre-plongée.

 

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                                                                        au fond, le cratère du Commerson

 Parfois nous tournons notre regard vers l’Est dans cette immense trouée verdoyante qu’est la rivière des Remparts.

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                                        vue sur la Rivière des Rempart depuis le sentier

La végétation est très variée : tamarins, canne marron,  abbé souris, néfliers, petit bois de rempart, bringelliers...

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                             fuchsias                                                          canne marron

 Nous nous attendons tous au Mapou, à 1600 m d’altitude. Nous venons de parcourir un dénivelé de 470 mètres en une heure. Un "oiseau la vierge" sautille dans les arbres où s’accrochent des plantes épiphytes : fougères ficelles, orchidées… Un petit quart d’heure de pause à l’ombre pour se désaltérer, prendre des fruits secs et c’est reparti !

 P1080473  fougère ficelle

                               au Mapou                                                                         fougère ficelle

Devant nous, la vallée dans laquelle il va falloir marcher pour rejoindre Roche Plate.

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Nous nous asseyons quelques instants dans le sentier à 990 m d’altitude à une centaine de mètres de la cascade Davedinde   

  P1080498   cascade

Il fait très chaud, le sentier court à travers les branles, nous marchons sur l’ancienne coulée volcanique du Commerson, quelquefois nous nous arrêtons pour observer les fleurs du mahot, photographier un papillon ou une bibe…

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                                         mahot                                                    bibe

 Nous avançons d’un bon pas, toujours sous le soleil, sur un sentier herbeux très agréable parfois bordé de goyaviers, avant de poser nos pas sur un chemin de lave inégal longeant parfois des crevasses, des arches formées par la lave et l'érosion.

 

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                                                                       lave qui affleure sur le sentier

 Ivan nous fait remarquer que les cours d’eau ont métamorphosé l’endroit, ce que confirmera notre hôte, les courants érodent constamment la roche et se frayent des passages où bon leur semble, une fois à droite, une autre fois à gauche… Une plaque et des bouquets de fleurs évoquant un tragique accident rappelle les effets dévastateurs du torrent lors des pluies diluviennes.

 

 

Bientôt nous bifurquons pour atteindre le bassin du Bras Carron. Pendant une heure, nous restons là. Les plus téméraires plongent dans l’eau fraîche et se font masser le dos par le courant. P1080540

                                                    baignade dans le bassin du Bras Carron

Des enfants s’amusent à créer des bateaux de fortune avec des rameaux qu’ils jettent dans la chute. Certains d’entre nous se reposent, d’autres lisent ou mangent. Nous continuons à suivre le balisage blanc de la source Bras Carron, et ne pouvons faire l’impasse de la traversée de la rivière.

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Promenade agréable et ombragée, puis nous longeons d’anciens parcs ou jardins comme l’attestent des murets de pierre. Il nous faudra encore marcher une demi-heure à partir du bassin avant d’arriver au village de Roche Plate où se situe notre gîte !

 

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  Nous passons devant  un panneau touristique expliquant le dynamisme retrouvé du village et la catastrophe qui avait nécessité l’évacuation et le déplacement des habitants sur St Joseph : la coulée de boue de 1965 qui avait englouti le village après l’effondrement de Mahavel. Certains d’entre nous s’arrêtent devant la Maison de Tourisme Sud Sauvage pour voir les produits locaux et dépliants touristiques proposés. Il est 16 heures,  le moment est venu de trouver le gîte Mahavel où nous avions réservé pour la nuitée. Nous avons un dénivelé de 1336 m dans les jambes...

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(à suivre)

 

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 15:28

Pas question ici de nids de poules, ni de nids de Pâques, mais de nids de… guêpes. Si on sait que les Créoles apprécient les nids de guêpes (qu’ils vendent à des prix prohibitifs au bord de la route) et qu’ils raffolent des larves de ces vespidés, ils les apprécient moins quand vient le temps de passer la tondeuse.

Il n’est pas rare de déranger ces insectes quand on passe le taille-haie, la débroussailleuse, et ellesnid de guêpes vous le font payer ! C’est ce qui est arrivé à François, qui avait oublié qu’une colonie de guêpes avait élu domicile dans un corossol dans notre petit verger, sur une branche basse. En passant la tondeuse près du goyavier, il a  donné un coup de tête à ce nid par inadvertance et voilà que les guêpes se sont acharnées sur lui : des piqûres au torse et sur la main.

Réaction immédiate : ça s’est mis à gonfler ! Et ça a bien mis deux jours à désenfler, malgré l’application immédiate de vinaigre. Pierre lui a conseillé d’appliquer des  compresses d’alcool 1/3 dilué dans 2/3 d’eau et du froid. Il faut éviter de mettre la main dans l’eau chaude.

Une belle frayeur tout de même ! Mais comme il n’avait pas eu de réaction alarmante, si ce n’est l’œdème, dans l’heure qui avait suivi les piqûres, il savait qu’il fallait que ça passe tout seul… Mais ça a eu du mal à passer ! Dorénavant, on fera la chasse aux nids, avant de faire la chasse aux œufs …

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 14:30

 Où se trouve donc ce vestige ? Il paraît qu’il est encore visible en montant vers les Calbanons.  Nouscheminée Cafrine avons mis le temps pour le localiser, mais nous avons enfin découvert ce témoin du passé.

Pour ceux qui aimeraient la voir de plus près, c’est finalement assez facile. En sortant de St Pierre, en direction de St Joseph, au rond-point direction Mont-vert - la Cafrine, il suffit de prendre la montée sur une cinquantaine de mètres, puis la première à droite et là, on tourne dans la troisième rue à droite.

La cheminée est dissimulée sous de hautes herbes, des bringelliers marron, à main gauche. L’endroit mériterait qu’on le mette en valeur, ne serait-ce que pour honorer ce lieu qui a donné du travail à de nombreux Grandboisiens.

  cheminée cafrine 3

 En 1857 dix terrains d’habitation appartenant au Domaine de Grand Bois avaient été mis aux enchères et achetés par Germeuil Chaulmet et les frères Choppy, comme l’atteste le jugement d’adjudication consultable aux Archives Départementales.

  Sur le terrain N°2 d’une superficie de 125 ha se trouvaient alors une sucrerie, deux bâtiments servant de magasins, trois bâtiments en bois et en pierre servant d’ateliers, un bâtiment en pierres où logeaient les engagés et leur famille, un bâtiment servant de cabanon et un bâtiment ayant la fonction d’hôpital. C'était le domaine de la Cafrine.

cheminée cafrine 2

                                                                                      Ce qui reste de la cheminée ...

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 20:53

 

                 coupe de fruit à pain 2  coupe de fruit à pain

A quel fruit ou à quel légume appartient ce joli dessin arborescent ? Il s’agit d’un fruit vert qui semble couvert d’écailles vertes, un peu comme une tortue ou comme le zatte de Saint Leu, mais ce n’est pas le zatte… C’est un fruit tropical dont la chair cuite a un goût de châtaigne.  

coupe de fruit à pain 5

Vous ne voyez toujours pas ? Les Réunionnais l’aiment en dessert. C’est la deuxième fois en une semaine que l’on m’offre ce fruit cuit, coupé en cubes et trempé dans du miel : au Club des Lataniers, on appelle cette friandise « le soutireur », allez savoir pourquoi ! C’est très bon !

fruit à pain soutireur

J’avais déjà utilisé ce féculent pour en faire de la purée, et aussi pour confectionner des boulettes de morue. Vous y êtes ?

C’est le fruit de …l’arbre à pain !

coupe de fruit à pain 4

Et notre amie Martine nous a raconté ce matin, que pour les parents d’une future mariée, épouser un jeune homme qui possédait dans son jardin cet arbre était un bon signe. En cas de disette, jamais sa famille ne mourrait de faim …

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 12:37

Récemment nous avons eu une conversation intéressante  avec les amis réunionnais au sujet de la canne : ceux-ci redoutaient la mécanisation de la plantation des boutures de cannes à sucre. Certains sceptiques se demandaient comment les machines pouvaient  placer le germe de la canne vers le haut.

canne boutures

Finalement, en observant la bouture de « canne bourbon »  que Jean Jacques m’a rapportée la semaine dernière, j’ai mieux compris : la canne est composée de plusieurs « étages », et sur chacun d’entre eux on voit un œil, mais ces yeux alternent, et ils sont opposés : une fois ils sont devant, une autre fois derrière. 

canne oeil canne germe

                               un oeil                                                                                        le développement de l'oeil

Par conséquent, il suffit de mettre en terre un morceau de canne ayant trois yeux, forcément l’un d’entre eux se développera.

Nous avons donc planté deux  boutures dans notre verger, l'une était plus développée que l'autre. L’avenir nous dira si l’endroit était propice ! Pour l'arrosage pas de souci : les pluies abondantes de ces derniers jours font le travail !

canne plantation

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