Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 décembre 2020 4 10 /12 /décembre /2020 20:41

On vous impose partout à l’aéroport le mètre de distance avec les autres voyageurs. On fait tout dans les règles, on colle des lignes sur le sol pour vous maintenir à bonne distance à l’embarquement.

                                                                 Illustration de Jace sur l’écran de l’avion d’Air Austral

Mais c’est d’un ridicule affligeant : tous les sièges dans la salle d’embarquement sont pris d’assaut, on est à 30 cm du voisin. Pas de siège condamné…Il est vrai que tout le monde est masqué. Il faudra d'ailleurs changer 3 fois de masque... ce que personne ne fait !

Ensuite, vous entrez dans l’avion et vous êtes assis juste à côté d’un autre passager : ce jour-là pour gagner de l’argent, un vol a été annulé et le vol du lendemain a été complété au siège près !

Il n’empêche qu’on tient à ce mètre de distance et même dans les déplacements à l’intérieur de l’appareil, il faut éviter de se promener (cf le gouzou qui s’affiche sur les écrans des avions d’Air Austral)

Et heureusement que le ridicule ne tue pas. Arrivés à CDG aéroport où on vient de supprimer un terminal, les voyageurs doivent s’engouffrer dans une navette. Si la distance réglementaire est respectée sur le quai, dans la navette c’est une autre question, on se croit dans un métro parisien aux heures de pointe : on s’entasse…

Partager cet article
Repost0
9 décembre 2020 3 09 /12 /décembre /2020 12:55

Eh oui ! J’ai découvert récemment que la petite localité de l’Entre-Deux est désormais équipée d’une station de bus. Celle-ci se situe à main gauche, non loin du stade, avant la montée vers le centre ville.

Elle est flambant neuf et s’est dotée de 5 quais, et de bancs. Et on a même arboré la place. Une bonne idée que cet aménagement ! De là, on peut se rendre facilement à pied au stade, au court de tennis, ou sur le sentier de randonnée de Coteau Sec…

 

Partager cet article
Repost0
8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 10:33

Cette profusion de graines sur l’arbre argenté (sophora denutada Bory)  est du plus bel effet.  Cela  fait plaisir de voir que l’arbre est encore là, et a résisté à la déforestation liée au développement des pâturages.

Ce sont aussi les boisements de cryptomérias qui ont participé à la disparition de nombreux arbres endémiques.

On peut toujours rêver et se dire que certains agriculteurs des Hauts auront à cœur de planter des haies de tamarins autour de leurs plantations ou leurs prés…


La prise de conscience est bien là et le CIRAD publie un document intéressant sur la culture du petit tamarin des hauts, notamment sur la multiplication de ses gousses… Les graines se récoltent en juin juillet, les gousses doivent être décortiquées pour libérer les graines.

Un lien intéressant pour qui souhaite participer à la sauvegarde de cet arbre endémique.

https://arbres-reunion.cirad.fr/especes/fabaceae/sophora_denudata_bory.html

Partager cet article
Repost0
7 décembre 2020 1 07 /12 /décembre /2020 12:28

Nous avons atteint le point culminant de notre randonnée : la falaise de la Rivière des Remparts.  Et nous attendons que les nuages se dissipent pour nous offrir de beaux points de vue.

Nous longeons le rempart sur deux centaines de mètres, un sentier étroit et inégal le long de la clôture, où le bâton prêté par Françoise me sera bien utile.

Au bout de 200 mètres de cheminement le long du rempart nous rebroussons chemin.  Par terre de jolis troncs de bois mort.

Dans les arbres des guirlandes vertes de graines...

Le ciel se dégage par endroits et nous permet de distinguer nettement dans le fond de la Rivière  le village de Mahavel, puis plus loin le plateau de Grand coude…

Nous descendons la montagne en frôlant la lisière pour rattraper plus bas le sentier où était la fourche. En dix minutes, nous sommes sur le chemin forestier.


Mais cette fois, nous revenons par le prolongement du sentier en contrebas. Au loin, on aperçoit les troupeaux de limousines, la Grande Ferme. Le chemin de retour est plus  long que celui l’aller, mais la promenade par cette forêt vaut le coup.

Nous nous arrêtons souvent pour observer les fleurs, cueillir des fruits de la passion –bananes, identifier des plantes…,

parler d’apiculture devant des ruchers,

photographier des digitales, des passiflores, observer un vol de papangue au-dessus du réservoir...

admirer les petits sapins qui auraient bien leur place dans les cases à Noël … mais qui sont encore plus beaux dans leur milieu naturel !

 Il nous faudra 1h20 pour couvrir cette distance entre le pâturage et notre parking, situé juste en face de ce panneau.

Une belle balade de trois heures qui se terminera devant un bon jus de fruits frais  au restaurant le Géranium, où on nous accueille très gentiment bien que nous n’y déjeunions pas.

 

Partager cet article
Repost0
6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 16:19

3 h- facile -

La montée

 Nous voilà à Bourg Murat dans la forêt  de cryptomérias sur la route du volcan.

Il convient de garer la voiture non loin du panneau  "Chemin de la Ferme", mais ne pas emprunter ce sentier. Nous préférons d’abord monter pendant vingt minutes sur la route forestière du volcan jusqu’à l’entrée d’un autre sentier à main droite.

Forêt de résineux, buissons de rosiers, un étagement camaïeu vert de végétation.

À notre droite un panneau "groupement pastoral du Nez de Boeuf" Puis on approche des pâturages, où poussent les arbustes de fleurs jaunes, les tamarins des hauts… Champs clôturés avec du fil barbelé et des piquets de bois.

En prenant de l’altitude, on jouit de superbes panoramas sur la plaine des Cafres et le Piton des Neiges… Les nuages mettent des collerettes aux pitons. On distingue nettement l’eau bleue du vaste réservoir du Piton Sale, destiné à alimenter les zones agricoles.

Au loin apparaissent les habitations blanches de la Plaine des Cafres.

Les fleurs jaunes sont bien ouvertes.

Le chemin agricole

C’est un boulevard, la terre n’est pas trop humide, et les oiseaux chantent dans les arbres qui bordent cette voie. Les lianes de passiflores roses, et les hautes digitales sont un ravissement. 

Comme la Chèvre de M. Seguin, nous nous enivrons des senteurs et des beautés de la Nature. Nous marchons sur des tapis de mousses.

Il nous faut franchir une grille qui ferme le pâturage, chacune a sa méthode, l’une enjambe, l’autre de faufile entre les barres…

Le sentier est toujours agréable, parfois parsemé de bouses fraîches. On se régale d’être loin de la civilisation, loin du bruit, au milieu d’une nature bienveillante. Françoise n'en finit pas de photographier les digitales qui sont aussi hautes qu'elle.

Depuis le départ nous avons marché une bonne heure…

 

La grimpette vers le rempart.

A la fin du chemin, une fourche ! Notre guide nous propose de monter à gauche, toujours par le chemin. La montée qui dure une petite dizaine de minutes est rude mais toujours bien ombragée. Il faut se désaltérer. 

Nous voilà dans les pâturages à fouler l’herbe, nous sommes à quelques mètre du rempart (de la falaise ) qui domine la Rivière des Remparts. Les nuages qui montent de la vallée s’amusent à nous cacher la vue puis à nous laisser entrevoir Mahavel au fond ou le Grand  Coude sur le plateau au loin… Françoise me prête un bâton...

à suivre...

Partager cet article
Repost0
6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 14:41

Avec Véro et Françoise, j’ai randonné fin novembre sur le chemin de la Grande Ferme, au-delà de la forêt de cryptomérias, à proximité de la route forestière de la Fournaise.

Et là, nous avons fait de nombreux arrêts au retour pour « casser » (comprenez « cueillir ») des fruits de la passion pour le moins originaux.

Le sentier était bordé d’arbres envahis par des lianes de passiflores roses magnifiques.  Les fleurs roses forment des guirlandes superbes sur leurs supports.

Sur ces mêmes lianes le fruit de la passion était maturité : il ressemblait à une petite banane.

Nous  avons coupé des fruits déjà jaunes pour manger la chair sucrée bien mûre ! Sur une centaine de mètres, cette liane avait colonisé la forêt, de part et d’autre du sentier…

Ces fruits portent le nom de «  fruit de la passion banane ».

Elles en ont un peu l’aspect mais pas du tout le goût ! Arlette, rencontrée au stage d'apiculture me dit avoir déjà préparé de bonnes confitures avec ce fruit.

 

Partager cet article
Repost0
2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 16:59

A la Réunion aussi, épargnée jusqu’alors, le varroa  s’est invité dans les ruches voilà 3 ans ! Une  plaie pour tous les apiculteurs de l’île : le pou qui détruit les colonies a vraisemblablement été introduit par un apiculteur réunionnais… acheter une reine et l’introduire sur l’île avec un petit essaim a dû être un jeu d’enfant pour échapper ainsi à la vigilance des douanes en 2017. Et qui dit larves contaminées, dit varroa qui prolifère de façon exponentielle.

Et comme l’abeille n’hiverne pas, contrairement à ce qui se passe en métropole, le comptage de varroas et un traitement régulier pendant de longs mois s’imposent…

A l’occasion d’un stage, nous avons appris à faire le comptage de ce pou décimateur qui se fixe déjà sur les larves dans les alvéoles ouvertes.

Pour ce faire il faut : du sucre glace, un bocal fermé par un couvercle grillagé, une balance ménagère, et une bassine.

Le matériel est installé sur le toit d’une ruche fermée : on verse du sucre glace dans le bocal. On pèse !

Dans les ruches où on veut faire un comptage, on prélève un seul cadre, en veillant à isoler la reine si elle s’y trouve pour l’éloigner de l’expérimentation, on secoue les abeilles dans la bassine et aussitôt, on les verse dans le bocal contenant le sucre glace.

On pèse une deuxième fois : cela donnera le nombre d’abeilles piégées (on sait qu’une abeille pèse environ 1 g. Alors si le poids du bocal a augmenté de 120 g on sait que ce sont 120 abeilles qui sont tombées dans le piège.

On ferme le bocal et on l’agite 30 secondes. Les pauvres abeilles roulent dans le sucre… mais restent bien vivantes, un peu groggy. Puis on saupoudre le sucre sur le toit de la ruche et dans cette masse de poudre on remarque de petits points sombres qui bougent : ce sont les varroas !

Supposons qu’on ait fait l’essai sur 200 abeilles  ou 200 g d’abeilles ( chaque abeille pèse 1 g) et qu’on trouve dans la solution 6 varroas, on fait un produit en croix : (100 X 6  ): 200 = 3%
A partir de ce taux, il convient de s’inquiéter et de traiter…

Les abeilles-cobayes, un peu sucrées mais débarrassées de leur pou reprennent le chemin de la ruche, aidées par l'apiculteur...

 

Partager cet article
Repost0
2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 10:43

Les butineuses emplissent leurs poches à pollen pour rapporter leur butin dans les ruches.

Les Fleurs Jaunes sont une source de pollen très intéressante pour les abeilles. On distingue nettement le pollen orange stocké sous les ailes de la butineuse.

 

Partager cet article
Repost0
30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 18:37

Apprendre à ouvrir la ruche et à comprendre ce qui s’y passe !

Nous étions cinq stagiaires à nous initier à l’apiculture au  "Verger de la Chapelle" à l'Entre-Deux

Pour nous familiariser avec le monde des abeilles, dès la première heure, nous nous sommes équipés et avons rejoint le terrain où nous attendaient des dizaines de ruches.

Ouvrir les ruches, sans brusquer sa population était notre premier défi. Puis après avoir manié le lève-cadre, chacun et chacune avait pour mission de sortir délicatement et verticalement un cadre rempli d’abeilles pour évaluer la quantité de couvain fermé, de couvain ouvert, de pollen, de miel…

Le couvain fermé, operculé par les abeilles

Le couvain ouvert, où s’affairent encore les nourrices.

Le couvain ouvert où grandissent les larves

Le couvain ouvert où sortent les bébés

C’était le moyen de nous faire comprendre que le couvain occupe les cadres du milieu et que la nourriture occupe les cadres de rive, c’est à dire les bords de la ruche. Il nous fallait également quantifier sur un même cadre le couvain ouvert et le couvain fermé.

L’autre défi était de repérer dans le couvain non operculé les larves au fond des alvéoles. Un travail qui exige une bonne vue et de la patience. Mais l’œil s’habitue et on progresse dans l’observation..

 

Nous avons aussi eu des explications quant aux alvéoles bombées sur le pourtour où se développent les faux-bourdons, abeilles mâles qui iront féconder la Reine. Elles sont sur le pourtour du cadre.

D’autres alvéoles sont des amorces de cellules royales, elles ressemblent à de petits tubes.

C’était aussi l’occasion de chercher la reine, là aussi il faut un œil exercé. Pablo l'avait marquée d'un point blanc.

 

Partager cet article
Repost0
29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 15:52

Avant de procéder à la visite des ruches, il est bon de savoir charger et allumer son enfumoir. Il faut que la fumée dur le temps du travail. Rallumer l’engin en cours de manipulation casse le rythme.

D’ailleurs à propos de rythme, l’apiculteur n’est pas « pressé ». Il prend son temps et ses butineuses lui en sont gré. Il ne stresse pas les colonies et les abeilles sentent la bienveillance et la douceur de celui ou de celle qui s’occupe d’elles.

Chaque apiculteur a sa technique pour remplir l’enfumoir et pour l’allumer. On pourra utiliser l’allume-gaz , l’allumette, le briquet…

Pendant le stage, nous avons utilisé du mât de chocas sec. On peut aussi utiliser des granulés végétaux, des feuilles sèches…En métropole, on utilise aussi les végétaux présents près du lieu de travail, ou récoltés et séchés, comme les fleurs de sumac, les brins de lavande, les champignons de souches… On actionne le soufflet jusqu’à ce que la fumée blanche s’échappe généreusement.

La fumée, qui ne doit pas être chaude, permet d’éloigner les abeilles. Avant de visiter la route on envoie un petit jet de fumet dans le trou d’envol,

puis sur les zones qu’on s’apprête à explorer. Toujours avec douceur…

Certains apiculteurs laissent l’enfumoir fumant en place à côté de la ruche le temps de finir les travaux.

Pour boucher l’enfumoir, si on veut le réutiliser plus tard dans la matinée, on enfonce de de la mousse dans son bec… Encore une technique que j’ai découverte grâce à ce stage de deux jours à L’Entre-Deux !

 

Partager cet article
Repost0