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11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 10:07

Je rentre en car jaune vers St Pierre, en passant par St Denis. Nous longeons le cimetière marin du chef lieu  quand une touriste de métropole me pose une question : « Vous savez pourquoi les cimetières de la Réunion sont si fleuris ? »

 

                                            Cimetière de Saint Leu

Effectivement la question se comprend : sur le continent, à la Toussaint les cimetières sont fleuris, mais en hiver les tombes sont vides et froides, et en été on fleurit parfois avec des compositions naturelles. Mais le plus souvent elles sont artificielles.

Quoi lui répondre ? D’abord que l’île est riche en fleurs « toute l’année », ici on aime les bouquets, les jardins fleuris. D’ailleurs quand on est invité à partager un cari, la bienséance veut qu’on apporte des fleurs à la maîtresse de maison. Et quand on rend visite à un ancêtre à la nécropole, on arrive les bras chargés de fleurs naturelles.

La deuxième raison qui fait que les cimetières de l’île soient fleuris, à mon avis, est que les tombes sont visitées régulièrement : la famille apporte de quoi fleurir et si les proches quittent l’île ou sont éloignés, ils chargent des petites mains d’embellir régulièrement les tombes. Ce sont des gens dans le besoin qui ont un petit pécule pour se charger du fleurissement et il est vrai qu’on plante dans la terre au lieu de poser sur de la pierre : les dalles de marbre ne sont pas légion et tant mieux ! Par conséquent « les jardiniers des tombes » sont aussi là pour arroser… D’où la beauté de ces lieux qui tranche avec les cimetières parfois tristes de métropole où la pierre polie domine…

 

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10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 14:18

Un arbre centenaire qui poussait à la Ravine des Cabris à côté  du Moulin à Café a été abattu !

L’énorme souche est flanquée de tronçons énormes de branches. C’est pitié de voir ce géant débité. Finie l’ombre du Sandragon ! Peut-être que le propriétaire de ce domaine songera à le remplacer…mais les habitués des lieux en doutent.

Justement à cette époque où le réchauffement climatique préoccupe, il serait bon de remplacer tous les arbres disparus par des descendants prêts à prendre la relève !

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10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 10:59

Il me faut relater un voyage où j’ai compris qu’on se moquait des gestes barrières en imposant aux passagers des contraintes folles avant de battre en brèche toutes les consignes…

D’abord, pour partir à la Réunion, il faut justifier d’un test Covid négatif datant de moins de 72 heures . Comme mon labo situé à 20 km ne pouvait me certifier le lundi que j’aurai les résultats le mercredi, date de mon départ, j’ai poussé jusqu’à Metz (60km) lundi matin pour faire ce test.

Il faut imprimer une attestation, s’inscrire sur un site de l’ARS pour obtenir un code, à photocopier de préférence… ainsi qu’une autre feuille…Finalement avec la feuille d’embarquement vous vous retrouvez avec 5 documents.  Il faut monter patte blanche … et un suivi sera assuré par l’ARS sur l’île.

Dans le train TGV pas de place libre, on est au coude à coude avec le voisin… et les valises encombrent les allées.

Dans l’escalator de la gare TGV, pas de distanciation respectée. Au guichet de l’enregistrement, on reste distant, à l’embarquement, on reste distant. On me remet un masque chirurgical (un seul pour 11 heures de voyage) mon masque en tissu ne doit pas convenir…
Finalement je resterai masquée plus de 18 heures jusqu’à ma destination finale.

Mais la meilleure est que dans l’avion, on est au coude à coude… Les passagers ne sont pas distants du tout ! Et tous ne sont pas aussi sveltes que moi, c'est le pompon ! on est vraiment serrés…

Et dans le Car Jaune qui nous ramène à St Pierre, c’est impensable : le bus est déjà bondé, toutes les places sont occupées, les valises encombrent l’allée centrale. En fait le bis ZO route des Tamarins serait en panne, ce qui explique l'entassement du bus des plages. On accepte même des passagers en sus… Alors à quoi servent donc toutes ces précautions si elles sont bafouées dans les transports ?
Pourquoi n’oblige-t-on pas les transporteurs de laisser une place libre sur deux ?

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9 octobre 2020 5 09 /10 /octobre /2020 15:53

J’ai eu la chance de participer hier soir à un cours dispensé par M. HO Hai Quang, un professeur très pédagogue.
Maître de Conférences, artiste, l’homme sait captiver son public.

Partenaires de cette action, les Amis de l’Université et le Musée Stella Matutina proposaient de participer à une conférence passionnante sur une page de l’Economie Réunionnaise, à savoir la situation de la Réunion après l’Abolition de l’Esclavage en 1848.

Cette séance gratuite débutait à 17h30 pour finir à 19h30.

Pendant deux heures, ce spécialiste a livré le fruit de ses recherches à un public venu nombreux. Près de 70 auditeurs avaient fait le déplacement.

Il s’agissait d’un exposé riche en cartes et tableaux explicatifs qui permettait de dater et de comprendre aussi l’origine des engagés, le pourquoi de la crise sucrière, de mieux saisir les conditions de l’engagisme indien (textes sur leur transport, leur répartition, les tâches, les réalités…), de connaître le sort des affranchis… , de cerner le rôle du Crédit Foncier dans l’économie de l’île, de faire aussi un point sur l’engagisme des Vietnamiens…

Une rencontre intéressante qui se poursuivra les jeudis au Musée Stella Matutina aux mêmes horaires.

Lien intéressant des Amis de  l’Université pour d’autres conférences: www.amis-univ-reunion.fr

https://www.temoignages.re/culture/agenda/cours-des-amis-de-l-universite-sur-l-histoire-de-l-economie-de-la-reunion-avec-ho-hai-quang,99226

 

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9 octobre 2020 5 09 /10 /octobre /2020 09:05

Voilà un an, mon amie a planté un pied de tomate-arbuste qui atteint déjà la taille humaine.

Ce matin, notre étonnement est grand. L’arbre porte déjà une dizaine de grappes de fleurs qui donneront ces étonnantes tomates arbustes qu’on utilise dans les rougails…

 

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9 octobre 2020 5 09 /10 /octobre /2020 08:49

Cette orchidée se plaît au soleil. Cette fleur aussi appelée « épidendron » ou « orchidée pompon ».

Dans son jardin créole,où elle a planté trois de ces orchidées,  Zaza m’explique qu’elle a appris lors d’une randonnée  par Marielle  qu’on dit ici que «  l’épidendron  monte en bâton, éclate en couillon ». Encore une expression bien imagée à retenir !

 

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 11:07

1ère étape

Du parking au Bassin Vital : 35 minutes

 

Sous la houlette de Sylvie et de Marie-Ange, une vingtaine de marcheurs de l'UPTS ont effectué un parcours physique aux vues superbes sur les hauteurs de St Paul. 


Préférant la solution du co-voiturage, économique et plaisante, les participants se sont tous retrouvés sur le parking au départ de la randonnée menant au Bassin Vital.


Pour y accéder depuis St Pierre,  quitter la route des Tamarins à la 1ère sortie de St Paul, passer sous la 4 voies à gauche direction « Grande Fontaine » et reprendre à gauche « Tour des Roches » La petite route goudronnée longe sur la gauche une zone humide riche en plantes aquatiques : étendues de papyrus, de songes… elle passe devant un moulin à eau avant d’atteindre un petit parking ombragé par des bambous. De là, on aperçoit l’inscription « Bassin Vital » peinte en blanc sur un tronc d'arbre (ou un rocher ?) et devant nous se déploie le rempart qu’il va falloir gravir. 

 

            P1120702

 

P1120703

 

Le bassin Vital se situe au milieu de ce parcours. Bien équipée ( chacun a prévu des chaussures de marche, un couvre-chef, un bâton de marche, 1,5 litre d’eau, de la crème solaire) la troupe se met en route. Dans la ravine Bassin, nous suivons le fléchage jaune et blanc.

P1120704

D’abord le chemin est confortable, continue en pente douce puis grimpe en lacets au milieu de la végétation, parfois une trouée permet de voir le littoral ou le rempart.


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Au bout d’un quart d’heure d’effort, on peut se retourner pour voir la Baie de St Paul, le Cap La Houssaye, on distingue même un temple indien au milieu de la végétation.

P1120714.JPG

 

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La montée devient plus âpre au milieu d’une végétation clairsemée, arbres aux troncs frêles, quelques espèces plus âgées. 

P1120722

 

Par terre des attes (ou pommes cannelle) non parvenues à maturité qui ont l’air de pommes de pin violettes,


P1120718

 

une randonneuse récolte des graines pour en faire des bijoux.


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On voit nettement le Cap La Houssaye et la tranchée couverte de la route des Tamarins.

 

Nous sommes à la bifurcation qui descend vers le Bassin Vital.  Certains de nous y descendent, en enjambant de gros rochers, d’autres attendent pour poursuivre l’ascension vers le Hangar. Cette étendue d’eau est d’un beau vert : sa surface est couverte de lentisques d’eau.

P1120731

Comme il n’a pas plus ces derniers temps, nous n’avons pas la chance de voir des cascades, mais le calme de l’endroit invite à la rêverie.

 

             P1120730

 

Des pigeons nichent dans les anfractuosités des roches, on entend un cri que certains attribuent à une poule d’eau, d’autres à une grenouille… Nous n’aurons pas le temps de vérifier, les sportifs nous attendent pour la suite de l’expédition. Nous aurons le loisir de revoir cette cuvette d’eau  un quart d’heure plus tard, depuis le point de vue. Mais pour le promeneur peu habitué aux forts dénivelés, il peut redescendre vers le parking en empruntant le chemin à droite, toujours balisé. (à suivre)

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 09:09

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Le schefflera peut atteindre plus de 10 mètres de hauteur dans son milieu naturel. Celui qui est en pot sur notre varangue grandit très vite. Et voilà qu’il est en fleurs… C'est la première fois que je vois ça, jamais en métropole je n'aurais imaginé voir fleurir cette plante. A la Réunion, les fleurs ne demandent qu'à pousser...

 

schefflera-en-fleurs-2.jpg

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 19:22

… préparation des prochains J.O

 

moulin St Paul 0

 

Au Moulin à eau du Tour des Roches, j’ai bavardé avec une maman qui était là pour passer une journée avec ses marmailles. L’endroit est peu fréquenté, c'est ce qu'elle préfère. Aujourd''hui,  les gens du quartier sont allés acheter  les « effets » de rentrée. 

Elle me confie que jamais on ne la verrait ici le dimanche parce que les jours fériés, il y a foule au moulin. C’est la fraîcheur de l’endroit qui attire la population. Une source se jette là dans un bassin  et l’eau est claire (comme de l’eau de roche). Le trop plein traverse la route comme les oueds au Maroc.

Dans le petit bassin, on en profite pour faire des longueurs « comme aux J.O » Et c'est encore mieux quand on est filmé et qu'on peut se revoir sur l'écran d'un appareil numérique.

Moulin St aul 3

 

La végétation est particulière  de l’autre côté de la route : des songes, des papyrus, une flore aquatique qui prolifère.

moulin St Paul 6

 

Cette zone fait partie de l’Etang de St Paul. A 200 m d’ici part le sentier qui fait le Tour des Roches :  la ville de St Paul en fait un atout touristique.

Les Zoreilles et les locaux viennent y prendre des photos de vacances : un moulin à aubes est une chose rare sur l’île !

 

moulin St Paul 5

 

Et il est vrai que le site est paradisiaque, on peut manger à l’ombre d’arbres centenaires, marcher dans les "canaux" d’eau limpide, attraper des petits poissons avec son épuisette puis les relâcher… mais on n’a pas intérêt à grimper sur la roue.

 

moulin St Paul

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 19:23

Ce lundi, une journaliste et un caméraman de France Ô se sont déplacés à la Cafrine  à Grands Bois pour faire un reportage sur le « vacoa »

 

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Les dames de l’atelier TRESS EK NOU ( Renée, Ginette, Marie-Rose, Céline, Marie-Claire, Christine, Jacqueline) étaient là  pour faire partager leur savoir-faire, et d’autres animateurs et adhérents de Pêcheurs Golet  (Nicole, Martine, Josie, Mélissa, Karine, Suzette) les ont rejointes et se sont prêtées au jeu pour bénéficier d’une petite initiation.

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L ‘envoyée de la chaîne de télévision a appris à confectionner une tresse à dents et une tresse à sept brins, pendant que le cameraman faisait des zooms sur les doigts experts. Les visiteurs ont pris des notes sur les préparatifs : le découpage de la feuille, le séchage, le lissage…  et posé toutes les questions sur  cet artisanat, sur l'association qui chapeaute l'activité, et sur les tresseuses.


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Ces dernières , heureuses de se retrouver  après un mois d’inactivité, ont bien  plaisanté et travaillé pendant la séance qui a duré près de deux heures. Jacqueline Caneschi, responsable du groupe, peut être fière d’avoir mis cet atelier en route.


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Pour illustrer son reportage, Maeva, la journaliste, a emporté des tresses de factures différentes, des brins de vacoa bruts et des réalisations dont un bandeau, un collier, une casquette … ainsi que le souvenir d'une joyeuse bande !

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