Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 19:20

 120 élèves de 3e du Collège Trois Mares ont découvert aujourd’hui le Lycée Pierrelagourgue 2 Lagourgue. Cet établissement HQE (Haute Qualité Environnementale) , Polyvalent  propose trois voies, la filière générale,(Bacs L, ES, S)  la voie technologique STI ou TGM, et BTS technico-commercial)  et une voie professionnelle (CAP APS : Agent Prévention sécurité)

Les élèves ont pu arpenter les couloirs et entrer dans différentes salles et ateliers où 5 professeurs leur ont présenté les contenus d’enseignement, les machines, les projets. Ils ont pu voir travailler des lycéens  en binômes ou en petits groupes et aller à leur rencontre pour leur poser des questions. Trois élèves de la section européenne les ont invités à voir les panneaux de leur séjour linguistique. Une après – midi riche en informations.
                lagourgue 3
Tous sont redescendus au collège la tête grouillante d’idées et les vêtements trempés par la pluie battante. Les accompagnateurs aussi ! Ce qui a fait dire à B.Bernasconi, collègue de Lettres, « On a mouillé notre chemise pour l’orientation ! »

Partager cet article
Repost0
22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 20:23

Devant la Maison Vallée, à l’angle droit, un arbre attire les regards. C’est le « mambolo ». Majestueux, il porte en cette saison des fruits marron – orange dont la peau ressemble à du velours.
mambolo 3

Le sol est jonché de ces grosses « pêches ». Quand on les ramasse, on comprend qu’elles ne soient pas convoitées par les gourmands : elles dégagent une odeur écoeurante. C’est aussi la raison pour laquelle on appelle ces fruits « caca de chat » mais elles ne diffusent cette odeur que lorsqu’elles sont très mûres. L’arbre fructifie de mars à octobre… encore une fois, la nature est en avance…

 L’espèce a été introduite sur l’île en 1770 lors d’une mission organisée mambolo 2par Pierre Poivre. L’arbre n’acquiert son port majestueux qu’au bout de 40 ans et pousse de préférence dans les bas de l’île entre 0 et 300 m d’altitude. Or,  la Maison Vallée doit se situer à 100 mètres, ce qui explique sa présence ici. Mais l’arbre est en voie de disparition parce qu’on ne consomme plus ses fruits. Jusqu’à ce jour, je  n’en ai jamais vu sur les marchés. Alors qu'est-ce qu'on attend pour en replanter ? ça se multiplie par semis... et c'est joli !


mambolo zip
Il paraît pourtant que le fruit a un goût agréable, il est sucré, parfumé, rappelant  le goût de l’anonne – connais pas-  mais moins juteux.
Le bois du mambolo est utilisé en ébénisterie.

Partager cet article
Repost0
21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 21:21

...Puis nous avons contourné la demeure pour diriger nos pas vers un bâtiment où on produisait l’électricité.
Valentin Hoareau qui s'y est installé en 1909 a redonné vie à ces lieux dont les bâtiments menaçaient de tomber en ruines.  C'était un homme cultivé et ses deux fils ont également fait des études. L'un d'eux, Emmanuel a suivi une formation d'ingénieur - agronome à Grenoble et s'est intéressé à l'électricité. Fort de ce savoir, il en a fait profiter la maison. Ainsi, le domaine s'est équipé d'une petite usine électrique et fabriquait son propre courant. Cette mini-usine électrique, la première qui a vu le jour dans le Sud,  a fonctionné bien avant celle de Langevin.

maison vallée électricité  maison Vallée electricité 2

Dans la propriété coulait aussi une cascade. La fraîcheur des lieux était propice aux rencontres. Et très longtemps dans cette propriété on organisait des bals qui attiraient le beau monde.

En nous promenant, nous avons été séduits par les arbres à fleurs ornementales dont le cytise aux grappes dorées, et des arbres fruitiers peu communs comme le "mabolo" qui donne un fruit pourpre dont la peau a l'aspect du velours satiné. Nous avons terminé notre parcours sur la varangue de la maison. Nous avons respecté le souhait de Mme Hoareau en ne faisant pas de photos de la maison, en restant sagement dans la véranda. La maison ,datant de 1860,  un véritable musée, comme nous avons pu le constater depuis les fenêtres, regorge de merveilles : de meubles de luxe, de bibliothèques, de lustres... Le sol est revêtu de carreaux de marbre rouge et blanc …

maison vallée 2
Cette maison avait été construite par Anicet Orret, fils d’un grand bourgeois. La charpente est en bois de fer, les clous de marine fixant les planches auraient été forgés par d’anciens marins.  Les colonnes de la véranda étaient autrefois en bois de natte sculpté, mais il a fallu les ôter en raison des intempéries, et on les a remplacées par huit colonnes de fonte coulées sur le même modèle que les piliers d’origine. A noter aussi la présence d’arcades, éléments peu communs dans les cases créoles.

   maison Vallée varangue
Nous nous sommes installés dans les magnifiques fauteuils blancs et notre hôtesse nous a offert à boire et proposé de signer son livre d’or.

 

 

Partager cet article
Repost0
21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 16:00
Toujours avec "les Portes du Sud", nous avons visité ce matin, à la Ravine des Cabris, à quelques kilomètres de St Pierre,  une demeure classée "Monument Historique"  Une superbe promenade dans le temps lontan...

maison vallée Jacqueline HoareauLa Maison Vallée ( ou de la Vallée)  était autrefois le domaine de propriétaires fortunés. Mme Jacqueline Hoareau,née Payet,  maîtresse actuelle des lieux, nous a gentiment reçus et nous a donné une foule de renseignements sur le passé de cette propriété nichée au fond d'un parc arboré, loin des regards indiscrets. C'est un trou de verdure "où ne chante plus la rivière" Hélas !
Autrefois un canal traversait Mahavel, "le Pays des Vivres" et cet endroit idyllique ; il  irriguait les plantations, faisait tourner les meules, mais le modernisme et les tuyaux ont eu raison de ce canal... Une autochtone m'a confié qu'en 1973, elle avait encore vu couler l'eau à ciel ouvert.

 Jacqueline Hoareau et Enis Rockel


Nous avons laissé nos véhicules à l'entrée du domaine où s'élèvent les ruines d'une maiosn vallée cheminéeancienne sucrerie. Une cheminée carrée qui servait  aussi de belvédère  s'élève toujours à l'angle sud-ouest.

Malgré l'échelle rouillée, il vaut mieux ne pas risquer l'ascension ; notre hôtesse elle - même de son vivant ne s'y est jamais hasardée. M. Enis Rockel, le guide -conférencier qui nous accompagnaiit nous a fait remarquer que dans le Sud toutes les anciennes cheminées des usines sucrières étaient carrées et non rondes...Et d'ajouter que ce belvédère permettait autrefois de guetter le retour du patron, de voir à quelle distance étaient les visiteurs qu'on attendait...
Le bâtiment qui date des années 1820 porte encore une date "1875" (vraisemblablement la date d'un ajout de murs) En se penchant, on remarque des fossés envahis par la végétation : des pithayas, des papayers et bien d'autres plantes ont colonisé les lieux.

maiosn Vallée chaudière sucrérieMme Hoareau nous a fait traverser le sous-bois pour nous faire faire le tour de la ruine, au fond, près de la cheminée, on voit encore l'ancienne chaudière.

Nous sommes repassés devant deux bâtiments, qui servaient autrefois d’abri pour les animaux, et devant on aperçoit encore les mangeoires et les abreuvoirs qui étaient alimentés par l’eau du canal.

maison Vallée abreuvoirs









Maison vallée ouvrièresPuis notre hôtesse nous a montré un bâtiment  où les ouvrières autrefois, vers 1920,  travaillaient l’aloès. Comme la plante acide abîmait les mains, on a eu l’idée ici de faire l’élevage de lapins pour récupérer leur fourrure et fabriquer des gants, gants qu’on nommait « lapex ». Les filles ont vu ainsi leur tâche facilitée. Cette maison  est couverte de bardeaux centenaires, bien ternis par le soleil  -le coût de la restauration serait trop important-. D’ailleurs, sur l’île un seul ouvrier travaille encore les bardeaux à l’ancienne.



Non loin de là, cachés sous les arbres, on aperçoit encore la meule qui servait à broyermaison vallée meule l’aloès et les canaux qui amenaient l’eau.

La maisonnette, couverte de bardeaux, située à l’entrée du domaine faisait office de Maison Vallée bureaubureau. Là, le maître des lieux donnait les instructions à ses ouvriers. Sa place surélevée se justifie par la raison qu’il fallait que le patron soit entendu et vu par la masse des employés, et Mme Horeau d’ajouter que les plantes étaient maison Vallée argamassebien moins hautes autrefois, et ainsi le maître pouvait voir très loin à quelles occupations vaquaient – ou ne vaquaient pas - les hommes.




Ensuite, nous avons été invités à découvrir l’argamasse, place où on séchait le café, l’aloès. La place est aujourd’hui occupée par un salon de jardin.

 

                   (à suivre)

Partager cet article
Repost0
20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 17:07

 

Guan – Di, dieu guerrier et protecteur

(A ne pas confondre avec Ghandi !)

 

Guan Yu était un valeureux guerrier ayant vécu du IIème au IIIème siècle de notre ère, et il appartenait à la dynastie des Ming, période dite «des Trois Royaumes ». Ce personnage avait douze  vertus : le courage, la fiabilité, l’obéissance, la maîtrise de soi…. lesquelles sont inscrites sur les piliers de ce temple.

Ce héros  s’est distingué par de nombreux exploits.

guandi 1
Après avoir tué un personnage odieux qui brutalisait une jeune fille, ce soldat avait dû prendre la fuite et guandi 2se réfugier dans la forêt (le mort était un notable)-Caché dans ces bois, il se serait arrêté au bord d’un point d’eau, se serait penché dans l’eau pour y tremper son visage. Le  visage est devenu écarlate. On a attribué cette coloration à l’action d’un dieu suprême « l’Auguste des Jades »


guandi 3 
On le représente souvent sous les traits d’un géant avec une longue barbe, un visage rouge en souvenir de cette légende. Il porte des vêtements verts, une armure et se tient à côté de son cheval.

Sa bravoure lui a valu, quatre décennies après sa mort,  de devenir  marquis, puis duc,  prince et enfin en 1604 « Empereur».

On l’a déifié en 588. Le Dieu protecteur aurait aussi livré un combat contre un dieu malfaisant qui avait dessalé un lac. Ce lac donnait du travail à toute une communauté. Et bien sûr,  le défenseur des faibles en est sorti vainqueur.


Dès 1614, il devient très populaire, car il représente « l’intégrité ».
  Et aujourd’hui encore dans tous les postes de police de Hong-Kong trônent de petits autels portant sa statue.

 

 

Partager cet article
Repost0
20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 15:51

Avec  Enis Rockel, conférencier des Portes du Sud, nous avons découvert ce matin le temple Guandi , une pagode chinoise, située rue Marius et Ary Leblond à St Pierre.
 pagode 1

                                          L'entrée du temple chinois

Plus de 20 personnes  ont participé à cette visite. A Saint Denis, il existe 3 pagodes chinoises et chacune accueille une communauté différente : les Chan,les Lao (lan ou  law), les Ah- K,  alors qu’à St Pierre, il n’en existe qu’une, créée par les Ah-Ka. Les Chan  et les Lao de St Pierre   allaient autrefois dans leur temple respectif à Saint Denis

Depuis les années « 1980 » grâce à un journaliste très impliqué, qui a pris son bâton de pagode 1aapèlerin , toutes les communautés du Sud, qu’elles soient d’une culture ou de l’autre, se retrouvent au Temple de St Pierre pour les trois fêtes les plus importantes de la communauté chinoise, à savoir : l’Anniversaire de Guandi, le Nouvel An Chinois et la Fête des  Morts. Ce sont près de 600 personnes qui se rassemblent dans ce temple à ces occasions.


Dans le temple, un temple ouvert à tous...


Le temple est équipé d’une cuisine. Et cette dernière a une fonction essentielle, car elle pagode 1bpermet à tous les Chinois, leur famille, leurs proches de partager des repas à ces grandes occasions. On invite aussi des personnalités politiques.

A l’origine, ce temple était une cabane qu’on avait bâtie à l’attention des Chinois engagés. Peu à peu des murs en dur ont remplacé les premières cloisons, on avait aussi aménagé deux appartements à vivre pour y accueillir des vieillards. Ceux-ci rendaient des services divers à la communauté.
                                                          De grandes salles pouvant accueillir des centaines de fidèles

   Dans ces pagodes, aucun prêtre n’officie. On peut y entrer quand on le souhaite, et se diriger soit vers l’autel des Ancêtres, situé à gauche, soit vers la statue centrale de Guan-Di, soit vers la statue d’une divinité taoiste située à droite.

pagode 2a pagode 3 pagode 2
 autel des ancêtres                     autel de Guandi                                        autel taoiste

Les Confucéens , qui vénèrent Guandi,et souhaitent son aide, dans les moments difficiles de leur vie, s’approchent de l’autel, prennent au hasard une baguette placée dans un gobelet, situé aux pieds de la divinité. Et chaque baguette porte un numéro. La personne en souffrance prend cette baguette et se dirige vers un tableau d’où elle peut décrocher un feuillet, correspondant au numéro qu’elle a tiré au sort : et sur ce document elle lit l’acte qu’il lui faut accomplir pour mettre un terme à son problème. Ainsi, elle aura par exemple comme consigne soit de « rendre visite le même jour à une personne malade de son entourage »soit de «  faire un don à une association… »

pagode 4 pagode 5
les baguettes                                                                  les prescriptions

Vu le nombre de prescriptions, on peut imaginer tout le bien que peuvent faire tous les Chinois autour d’eux. J’aurais bien aimé connaître le contenu de toutes ces fiches indéchiffrables (uniquement des idéogrammes chinois)

Mais avant d’atteindre ce tableau, il lui faut passer devant la statue de Guandi, et lui faire une promesse – qu’il lui faudra absolument tenir – Finalement ce sont deux projets qu’il faudra mettre à exécution. La  journée qui  s’annonce  a des chances d’être bien remplie et de lui faire oublier sa peine ( momentanément).

Il existe une grande solidarité entre les Chinois de l’île. Ils font vivre leur culture en effectuant des dons, et les noms des généreux donateurs sont gravés dans le marbre. En bonne place, d’abord les plus généreux et à la fin du tableau les moins généreux.

Une autre page concernant cette visite s’impose, compte- tenu de toutes les informations glanées pendant cette conférence passionnante. ( à suivre )

 

Partager cet article
Repost0
19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 16:08

 Encore des textes inédits de l’ami Gérard sur les habitudes culinaires insolites de la Réunion. 
 gérard 1
« La chasse aux tangues est importante chez nous. Toutefois, le tangue est longtemps resté hors de la gastronomie créole reconnue. Le plat était considéré comme un plat de pauvres et des zones d'écart. Ces vingt dernières années, les choses ont beaucoup changé. Le moteur principal a été d'une part la reconnaissance de la culture locale et d'autre part l'ascension sociale des classes qui l'appréciaient.En outre, le métissage des familles a diffusé ce plat inévitablement, le sortant hors des zones géographiques et culturelles initiales. Comme quoi, tout est toujours une question de combinaison entre les idées et le matériel."

Comme je n'ai pas de photo de "carry - tangue" à vous proposer- parce que je n'en cuisine pas, je vous propose une photo de 'auteur de toutes ces précieuses informations.

"Un autre plat a connu une trajectoire comparable nid de guêpes
mais plus précoce: les guêpes. Plus qu'une tradition, un rite ou une coutume, c'est une véritable religion.... Mais ça c'est une autre histoire. Notez simplement que la période des guêpes correspond au carême chrétien. »







Partager cet article
Repost0
19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 16:01

 

Oté ! On n’y avait pas pensé… Alors voilà  : un cyclone peut être  « le bienvenu » comme nous l’explique ci-dessous, Gérard, planteur sur l’île et lecteur assidu du blog :


« Encore une fois le planteur parlera. Un cyclone, c'est à la fois la destruction et son contraire ! S'il passe sur l'Ile, ce sont toutes les récoltes qui souffrent (pas simplement le sempiternel kilo de tomates) ainsi que les infrastructures (comme les serres, porcheries, poulaillers industriels ou artisanaux, chemins d'exploitation ravinés et détruits...). Quant aux aides après cyclones, elles n'existent quasiment plus et arrivent 2 ou 3 ans après.

En revanche, si le cyclone passe à bonne distance, les réserves en eau sont renouvelées pour longtemps (on se souvient en 79, le cyclone Hyacinthe avait pourvu l'Ile pour près de 4 années ! ). En outre les pluies sont chargées en éléments et forment  un pseudo-engrais. Les orages chargés en particules  électrostatiques ont un effet stimulant sur beaucoup de plants, notamment la canne à sucre, juste à cette période de sa croissance. Les anciens disent que  les éclairs font "péter" la canne » 

intempéries
Les bonnes pluies, dont parle notre personne-ressource



Sommes en pré-alerte cyclonique à la Réunion ce jour, vendredi  19 février, 17 heures.

Gélane trajectoire
 

Partager cet article
Repost0
17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 17:09
De novembre à début avril, nous sommes en saison cyclonique et jamais on n'est sûr que la dépression tropicale devienne réellement un cyclone, et sa trajectoire n'est jamais certaine, raison pour laquelle l'alerte cyclonique n'est donnée qu'en cas de réelle menace.
Déjà baptisés avant leur naissance, les cyclones nous arrivent par ordre alphabétique.

Nous en sommes pour cette saison à la lettre G. Une lettre qui n'est pas de bon augure !
On se souvient de GAFILO, un monstre métérologique qui est heureusement passé au large de l'île en 2004, puis de GAMEDE qui en 2007 a emporté les piles du pont de la Rivière St Etienne, et de GAEL qui, en 2009, a longé nos côtes et réussi à emporter la route du Ouaki.  C'est au tour de GELANE.
Il est actuellement à 1000 km à l'Est des côtes réunionnaises et file vers l'Ouest, c'est à dire vers Maurice et la Réunion. Il  gagne en intensité, De 7 km à l'heure hier soir, il file désormais à 14 km /heure. Et demain ?

image gelane

lien météo
http://www.meteo.fr/temps/domtom/La_Reunion/TGPR/actif/activite_en_cours.html

Pour situer la Réunion repérez la grande île à gauche, c'est Madagascar puis continuez vers l'Est,  la premier petit caillou est la Réunion et le deuxième Maurice.
Gélane est la masse tourbillonnante qui arrive.

Partager cet article
Repost0
16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 20:10

                      Dès aujourd’hui et ce jusqu’au 14 avril, les chasseurs patentés peuvent faire la chasse à ce petit animal, très proche du hérisson. « Tanrec » est son vrai nom, « tangue » est une appellation locale.
Les chasseurs n’ont heureusement que le droit de chasser que trois jours par semaine : le mercredi, le samedi et le dimanche. Et ils doivent obligatoirement baguer les animaux avec un bracelet numéroté et millésimé. Ils se sont précipités pour acheter leur licence à l’ONF fin janvier. Vrai que le gibier est rare sur l’île !
A la Réunion, on apprécie le carry –tangue, mais il paraît que tout le monde ne peut pas s’improviser spécialiste de ce plat : un savoir-faire s’impose, et les anciens ont la palme dans ce domaine

.
                 dessin d'André Roussin datant de 1881

Après la chasse, il vaut mieux s’abstenir de s’en prendre à cette « espèce protégée » hum ! Quand on connaît le nombre de chasseurs, on peut être inquiets quant au destin de cette pauvre bête. Elle subira vraisemblablement le même sort, hélas,  que le « dodo », cet oiseau pataud qui a été exterminé…

La Fédération Départementale des chasseurs de la Réunion précise les points suivants « Il est interdit de transporter, mettre en vente et détenir un tangue mort ou vivant en dehors de la période de chasse autorisée. Les carnets de prélèvement doivent également être retournés pour le 17 mai.2010. Les bracelets non utilisés ne seront par remboursés pour cette saison. »

Partager cet article
Repost0