Toujours avec le club de rando des Jolis Pas, ce dimanche 9 janvier, nous montons au sentier de Notre Dame de la Paix. Comme le temps risque de se gâter, nous décidons de couper la galette sur une des tables de pique- nique et de la manger avant de faire notre promenade digestive.
Les 25 participants de la sortie restent toujours à bonne distance, chacun a son gobelet. A table se tiennent les organisateurs qui découpent les belles galettes et versent le cidre ! Tous ont plaisir à se retrouver en ce début d’année, peut-être que les mesures de confinement prévues risquent de mettre un frein à ces retrouvailles…
Parmi les marcheurs, rares sont les non vaccinés, mais il y en a toujours qui courent le risque… Rosemay qui travaille en dialyse nous raconte que son service accueille des covidés à la rentrée… Les services de réanimation commencent à être saturés. La conversation roule souvent sur ce sujet et nous sommes nombreux à ne pas comprendre les antivax. Mais comme nous sommes pour la paix, inutile d’essayer de convaincre les récalcitrants… Ils camperont sur leurs positions jusqu’au jour où l’un des leurs sera refusé dans un service d’urgence parce que les antivax atteints par la pandémie occupent les lits…
La vue sur la rivière des Remparts est bouchée. Nous nous promenons dans la forêt primaire en faisant attention de ne pas glisser : le sentier est boueux et les racines sont traitres. Les plaques d’information du sentier botanique sont abîmées, souvent illisibles ce qui nous dissuade de nous arrêter pour les lire. C’est tout de même un réel plaisir de refaire cette promenade.
Ce dimanche 9 janvier, nous nous retrouvons au Tampon pour covoiturer et rejoindre le Sentier de Montvert les Hauts, situé en aval du sentier Marmaille de notre Dame de la Paix…
A 8 heures, nous abandonnons les voitures au bord de la route pour emprunter le sentier qui mène à la Mare. Un sentier superbe bien entretenu bordé d’une végétation luxuriante. On n’arrête pas de s’étonner quelle que soit la saison des couleurs et formes des arbres, buissons, fleur : une palette de couleurs formidable qui ne laisse personne insensible. Il faut s’arrêter pour observer, photographier… Comme il a bien plu la veille, le chemin est parfois glissant et le bâton peut être utile…
Nous quittons de temps à autre le sentier pour nous approcher du rempart à main gauche pour voir si la vue sur la Rivière des Remparts est dégagée. Bientôt nous arrivons à la fourche (jonction avec le sentier venant du Domaine Vidot) et descendons un peu pour admirer le paysage.
Retour sur nos pas et continuons jusqu’à la Mare, non loin de la bifurcation qui annonce Petite Ile et Saint Joseph. Mais nous nous en tenons là. Voilà 1 heure 15 que nous marchons. Nous referons le chemin en sens inverse. Le brouillard commence à monter…
À la Ravine des Cabris, à l’entrée du quartier du Vieux Domaine, fleurissent actuellement six cytises indiens. Des grappes de fleurs jaune citron couvrent les branchages. On peut les photographier avec comme fond les crêtes du Grand Benard auréolées de nuage
Cet arbre le « cassia fistula » a pour nom « casse fistuleuse ». A la Réunion, on l’appelle aussi cassier, faux séné, faux caroubier, douche d’or, averse dorée… C'est effectivement une pluie d'or. Sous le soleil, c'est une merveille !
Le matin et le soir de multitudes d’oiseaux s’y cachent et y cherchent une petite pitance. Si je n’ai pu immortaliser le zoizo blanc qui s’accroche de mille façons aux branches et disparaît très vite, j’ai pu fixer le « cardinal rouge » au milieu des grappes dorées.
Samedi soir, 8 janvier, je m’installe sur un banc sous les immenses banians de la plage Grand Bois. Je vois, non loin de l’endroit où autrefois les locaux entraînaient les coqs pour les combats, deux bougs jouant près d’une table au plateau arrondi.
Ils rivalisent d’adresse pour s’envoyer un ballon qui rebondit au - dessus de cette table. En somme une espèce de table de ping pong avec un marquage et deux plateau séparés.
Ils jouent avec les pieds, les genoux, la tête, le torse… et comptent les points. Il s’agit d’un sport très physique : le teqball. Le soleil va bientôt se coucher et l’air est plus frais. En journée, les joueurs doivent souffrir de la chaleur avec les efforts qu’ils consentent.
Curieuse, je m’approche du panneau qui explique les règles. On peut y jouer à deux ou à 4. Chaque joueur a deux services et la balle doit obligatoirement rebondir après la ligne de service. Un set se joue en 20 points et le serveur change tous les 4 points. Chaque joueur peut réaliser 3 touches maximum avant d’envoyer son ballon à l’adversaire. Interdiction de toucher la balle avec les mains…
Ce sport ressemble fort au tennis-ballon. Deux Hongrois l’auraient présenté en 2015 et Ronaldhino l’aurait popularisé. Il existe des compétitions de ce sport au niveau international. Elles sont organisées par la FITEQ (Fédération Internationale de Teqball
Chez Dauphin F. à Petite Ile, on assiste régulièrement à l’éclosion d’œufs. Cette fois-ci il vient d’en sortir une douzaine de la couveuse et les poussins encore sous la lampe mangent leur maïs. On aurait tendance à croire que l’un de ces poussins aurait été agressé et plumé par ses congénères. Eh non !
Le volatile est de la race des « cous nus », une espèce très prisée à la Réunion.
Ces volailles ont le cou dégarni dès la naissance… C’est de la « volay péi » ! une excellente poule de chair et une bonne pondeuse. Les Réunionnais ont coutume de cuire « la poule la cour « (ou poule de basse-cour) en carri au feu de bois et d’en faire profiter leurs invités…
Au petit musée de Grand Bois, une photo de chevaux baignant dans les vagues nous interroge.
Le cliché a été pris près du « terrain paddock » endroit où on avait coutume de faire marcher les chevaux de l’ancienne usine sucrière. « Derrière les banians dans l’eau, les animaux faisaient trempette : « Un bassin appelé bassin cheval y avait été aménagé pour laver les animaux » m’explique Jeanick, l’animateur de la salle d’exposition.
Jace a profité de la présence d’un mur crépi dans le complexe de l’ancienne usine sucrière de Grand Bois pour laisser son cœur s’exprimer.
La Liberté accueillant les peuples avec son flambeau est mise à mal : la haine du nouveau venu a jeté à terre tous les principes si chers à nous Français depuis le siècle des Lumières… mais aussi chers à ceux qui se sentent Citoyens du Monde.
Une multitude de gouzous sont à l’œuvre pour essayer de redresser les pierres de ce bel édifice. Mais ils le relèvent devant un mur, mur qui symboliserait peut-être les barrières que certains partis politiques aimeraient continuer à bâtir et à dresser entre les peuples ….
Ce matin-là, le 6 janvier, la mer est belle et chaude. Il est 7h30 ! pas grand monde encore malgré les vacances australes… Il est vrai que les familles arrivent bien plus tard…
Le ciel est un peu couvert et des hélicoptères vrombissent : peut-être pour rejoindre le volcan en éruption, pour intervenir auprès de randonneurs, ou encore pour transférer un malade vers l’hôpital…
Peu de gens dans l’eau : les habitués qui font leur ligne de natation, les baigneurs avec masque et tuba qui nagent avec les poissons exotiques dans les coraux comme moi… D’autres font leur marche dans les vagues. Un groupe hétéroclite, toutes générations confondues, réitère des exercices de musculation sur la plage et dans l’eau sous la conduite d’un maître-nageur…
Je fais trempette une bonne demi-heure et m’émerveille devant les poissons coffre, les demoiselles à trois bandes, les balistes picasso, les poissons cocher et reviens sur la plage quand j’entends deux hommes évoquant la présence du drapeau orange… En fait le "drapeau attention requin" avait été hissé, mais cela ne m’a pas perturbé outre mesure parce que je ne m’éloigne jamais trop près de la barrière de corail… Je retourne dans l’eau encore une petite heure.
Heureusement que j’ai profité de l’eau car trois heures plus tard l’île était en vigilance fortes pluie… Comme quoi, il faut profiter du temps qui passe…
On connaissait la calebasse devenue caisse de résonnance de bobre, la calebasse transformée en lampion, en gourde …
Là, dans le petit musée de Grand Bois, je découvre une calebasse accrochée intentionnellement au-dessus d’une cuisine lontan. Et pour cause, il faut qu’elle soit à deux pas du feu car elle contient le gros sel.
Il paraît que ce contenant a la propriété de garder le sel au sec. Bonne idée pour ceux qui aiment les récipients naturels ! Il suffirait peut-être de la décorer un peu pour qu’elle soit à la fois utile et agréable à l’œil ! Mais à l’état brut, elle a également beaucoup de cachet !
Peut-être qu’à la tombée de la nuit, l’ensemble est plus joli … Je ne suis pas très fan de ces structures, mais il est vrai qu’on ne peut pas plaire à tout le monde…
Décidément, cette place située à côté de l’ancienne gare n’a toujours pas retrouvé sa chaleur ni son charme depuis la destruction des îlots de verdure.