J’ai un petit coup de cœur pour ce bassin sauvage où j’emmenais patauger un marmaille.
Son côté sauvage et pittoresque invite à s’asseoir tout près ou à y tremper ses pieds. Autrefois des pontons en bois l’entouraient.
Des travaux d’aménagement avaient été plus ou moins projetés par la municipalité mais pour un prix prohibitif et heureusement les associations des lieux ont rejeté ce plan peu heureux.
Le bassin a gardé son aspect sauvage et c’est tant mieux : des crabes gravissent les rochers, de petits poissons nagent dans ses eaux peu profondes et les vagues viennent se fracasser sur le basalte...
Autrefois, on scellait dans le perron de la case une pièce de monnaie. Elle avait le but de conjurer le mauvais sort.
Quand les enfants voulaient s’asseoir sur le pas de la porte, ils en étaient vite chassés. Il ne fallait pas couvrir cet objet protecteur.
Dans d’autres cases, par exemple, dans les Calbanons de la Cafrine, on jetait du sel dans les coins pour éloigner le mauvais œil.
La superstition était légion autrefois, peut-être introduite par les Malgaches. Mais aussi plus tard par les tamouls… N’empêche qu’aujourd’hui encore bion nombre de Réunionnais croient aux sortilèges… notamment au sort malbar ! La religion catholique véhicule aussi des croyances surprenantes et n’essayez surtout pas de les convaincre qu’ils ont tort ou qu’ils sont crédules… On vous regardera de travers !
Lors de ma visite au Vieux Domaine à la Ravine des Cabris fin 2020, j’ai découvert une structure en bois artisanale très ancienne, qui servait à lever les bœufs ou chevaux qu’on devait ferrer… C’est un système de levage archaïque mais efficace qui facilitait la tâche de l’artisan. L’animal y était placé, sanglé, levé et on pouvait ainsi aisément travailler…
Les Réunionnais l’appellent le « ti jaune ». On trouve ce poisson tropical de 30 cm sur les étals des poissonniers. Il s’agit du vivaneau à raies bleues ou de la perche à raies bleues.
« Lutjanus kasmira » est son nom latin.
On peut l’accommoder de nombreuses façons : frit, cuit, bouilli et même en ceviche (cru)
Ces jours-ci , il pleut à verse sur l’île et même le Sud n’est pas épargné. Hier à, Manapany-les-Hauts et à Petite Ile s’abattaient des trombes d’eau.
Ce matin, le ciel s'éclaircit sur Saint Pierre. En repassant sur la route qui longe la plage Ti Sable à Grand Bois, je demande à la propriétaire du Snack Paddock s’il s’agit là d’ une rupture de canalisation. Mais non, c’est l’eau accumulée cette nuit qui forme un ruisseau parallèle à l’océan.
IL existe certainement des bouches d’évacuation mais elles doivent être obstruées. On hésite à franchir ce miroir en voiture. Alors on en descend, on se promène pour faire des photos assez inédites !
Plus on teste, plus effectivement on trouvera de cas positifs, ce qui ne signifie pas nécessairement que les cas soient en augmentation mais qu’on les détecte désormais. D’où les chiffres qui s’emballent.
Les queues s’allongent près des centres de dépistage, comme ici à la Clinique Durieux, où une seule infirmière assume les prélèvements… On pourrait aussi signaler en passant que l’accès au parking de dépistage est une piste de gymkhana avec des nids de poules, des ornières…
Les limites de ces tests Covid ne sont pas encore bien mesurées par nos autorités. Et les décisions peuvent être arbitraires…
Après ma septaine imposée après retour au pays, je refais le test et ouf ! soulagement, je suis négative…
Mais malheur à toi, si tu es testé positif, sans symptômes et que tu veux reprendre l’avion pour déménager en métropole on pourra t’envoyer une fin de non-recevoir et te laisser marronner des mois.
Une de mes connaissances qui doit être opérée d’urgence en raison d’une infection après opération de la hanche vient de se faire refuser l’accès au bloc opératoire malgré la décision du chirurgien. Est-ce à dire que si même si le pronostic vital est engagé en raison d’une septicémie, on refuse de vous opérer ?
Mon amie les appelle « sourires d’avril ». Mais cette appellation est donnée à bon nombre de fleurs qui poussent en avril, notamment des roses, des jonquilles…
Mais là, il s’agit de petites fleurs roses ressemblant à des crocus et dont elle a fait une bordure dans son jardin. A la faveur des pluies récentes, elles ont ouvert leurs pétales et forment une jolie ceinture…
Le « zephyranthe rosea », est aussi nommé « lis de la pluie » ou « crocus cubain ». S’il se plaît à la Réunion, il peut aussi supporter des températures allant jusqu’à -5°
Ces grosses fleurs rouges, jaunes, roses, orange… sont du plus bel effet dans un jardin, en bordure, mais aussi en massif. La plante peut atteindre 2 à 3m de haut et son feuillage vert persistant est touffu.
L’ixora coccinea, la rouge, aurait été introduite à la Réunion depuis l’Inde du Sud ou du Sri Lanka avant 1820.
L’ixora serait une plante tropicale originaire d’Asie. On l’appellerait aussi « Hortensia du Japon ». Finalement elle serait venue d’Asie, aurait transité par l’Inde pour venir sur notre île. L’essentiel est qu’elle soit là et embellisse nos jardins. L’inflorescence composée d’une multitude de fleurs est une boule d’une dizaine de centimètres.
L’ixora fait partie des rubiacées, et il en existerait 27 espèces à la Réunion. Cette plante fleurit toute l’année et plus abondamment en période chaude. Elle aime lumière et chaleur !
En quelques années, le quartier de Ravine Blanche a subi une métamorphose incroyable. De nombreux logements sociaux y ont été construits, et les trottoirs ont été arborés.
Si les petites cases ont toujours un cachet local, les grandes barres impersonnelles malgré les balcons aux paravents illustrés de feuilles de bambou, emportent moins mon adhésion. La cohabitation doit y être plus difficile. Un habitant a mis de la musique ethnique de son pays pour tout le voisinage.
C’est à cet endroit que le médecin de mon amie a installé son cabinet. Juste à côté un cabinet infirmier, une crèche…Les vieux habitats ont été rasés faisant ainsi place à un quartier qui ne garde aucune trace du passé.
Comme je redoute les salles d’attente en cette période de covid, j’en ai profité pour arpenter les trottoirs de la rue Mahatma Gandhi pour observer les arbustes et arbres, les photographier ou encore récolter des graines. Encore un joli travail d’identification en perspective. J’ai également fait une petite provision de vétiver pour le tresser.
Je me suis assise sur un muret pour regarder passer les mémés créoles avec leurs jolis habits colorés, leur capeline (chapeau) et leurs tongs. Avec leur tente (cabas), elles prennent le chemin de la ville pour faire leurs courses. Jamais avares de sourires qu’on devinait derrière leur masque.