Incroyable ! Si certains fruits à la Réunion ne se trouvent qu’à certaines périodes, il en est plusieurs qu’on peut se procurer tout le long de l’année, comme l’ananas et la banane, le coco et la papaye, le fruit à pain…
Les autres se voient à des périodes bien délimitées : les mangues d’octobre à février, les avocats de février à septembre, les bibasses (ou nèfles) d’avril à septembre, les caramboles de février à juillet, les fruits de la passion de décembre à juillet, les longanis seulement de février à mars, les sapotes et sapotilles de mars à septembre… Impossible de faire le tour de tous ces délices…
Le Réunionnais a bien de la chance ! Il vit dans un petit paradis où la terre et les arbres font des merveilles !
Il reste à espérer que les produits phytosanitaires ne dénaturent pas cette belle récolte !
Comme on fête la Saint Guillaume aujourd’hui le 10 janvier, on peut consacrer un article à ce nom propre qui est aussi un nom commun !
A la Réunion quand on parle du Guillaume, avec un G majuscule, c’est pour désigner un lieu situé au-dessus de Saint Paul. Près de 19000 habitants y vivraient.
Dans les petits musées de la Réunion, on peut encore trouver des « guillaumes », commençant par un m minuscule : il s’agit de ces outils à main très utilisés qui servant à raboter le bois.
L'expression créole « ti son » désigne le « maïs »( à prononcer "maï"). La base du gâteau ti son est la farine de maïs. Cette pâtisserie se servait le dimanche, aux fêtes, aux grandes occasions, accompagnée d’un petit verre de liqueur.
Ingrédients
300g de farine de maïs
250 g de sucre
1 paquet de levure chimique
4 œufs
200 g de beurre
100 ml de lait
trois bouchons de liqueur (anisette) ou de rhum.
35 min de cuisson
Verser 300 g de farine de maïs dans un saladier.
Ajouter la levure chimique puis 250 g de sucre semoule.
Casser 4 œufs. Les ajouter à la préparation.
Faire ramollir le beurre et l’ajouter. Compléter par 100ml de lait froid.
Bien pétrir tous les ingrédients jusqu’à obtention d’une pâte homogène, y verser un bouchon de liqueur.
Beurrer un moule.
Y verser la pâte.
Enfourner, laisser cuire. Avec une lame de couteau vérifier : la pâte ne doit pas rester collée.
Démouler, laisser refroidir et déguster. On découpe le gâteau en petits cubes.
Quand on vous présente du gâteau sur l'île, ce sont la plupart du temps des petits cubes. En général, on cuit la pâte dans des moules rectangulaires et on la découpe à la sortie du four.
On pourra vous proposer du gâteau manioc, du gâteau ti son (maïs), du gâteau patate, (patate douce), gâteau conflore, du gâteau rouroute, ou encore du gâteau chouchou…
Ils sont délicieux, et comme ils sont plutôt « étouffe- chrétiens », c’est à dire très compacts et riches, l’idée de les couper en petites parts s’avère judicieux.
photo archives Pêcheurs Golet (calbanons de la Cafrine)
La feuille du vacoa (ou pandanus) a la particularité de posséder des épines à la nervure centrale et sur les deux côtés.
Les tresseuses qui travaillent cette feuille ont toujours au préalable le devoir d’enlever avec un couteau ou des ciseaux ces épines coupantes pour pouvoir tresser en toute sérénité.
Signification de l'expression "vacoa coupe trois côtés » : on désigne ainsi celui qui mange à plusieurs râteliers.
Un savoir-faire enseigné aux Calbanons par les gramounes de Grand Bois : Marie Rose, Renée, Marie Rose...
La réponse est en rapport avec ce jour d’Epiphanie, fête des rois ! On y parle de couronne et de trésor, association qui rappelle la venue des Rois Mages qui apportent des présents à l’enfant Jésus… Devinette de circonstance ! Vous avez trouvé ?
C’est sa forme (tête) et l’aspect de sa peau ( hérissé) qui lui valent ces attributs. Une grosse tête pleine de gales, de vésicules ou boursouflures plutôt… c’est ça le « jaque ».
Vert, il se consomme comme un légume, en cari. Plus mûr, on le consomme comme un fruit. Trop mûr, il pue et reste immangeable.
Il a la particularité de pousser tout près du tronc du jaquier…
(Vrai qu’il ressemble même au vecteur de la gale vu au microscope… de quoi couper l’appétit. Mais à l’époque de la création des devinettes, on parlait plutôt de ce qu’on voyait de ses yeux, sans microscope !)