31 octobre 2009
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Les jardinières d'orchidées sur la varangue
Depuis notre installation à Trois Mares, nous avons déjà effectué de nombreux travaux de jardinage : nous avons planté un caféier, un citronnier, un frangipanier, deux hibiscus, trois bougainvilliers, deux arbres de Paul et Virginie, et j’ai posé des jardinières sur la varangue.
Les orchidées et les bougainvilliers fleurissent, c’est un spectacle réjouissant. Le pêcher porte des fruits, ceux de l’oranger et du combava sont encore petits et verts.

le pêcher porte des fruits
Il n’avait pas plu depuis une éternité, l’herbe commençait à jaunir, on n’avait jamais vu ça au Tampon, et la tondeuse n’a pas été sortie depuis 6 semaines, un exploit ! Il avait fallu arroser tous les soirs .
Cette nuit et cet après –midi, nous avons quelques averses et la nature reverdit. La contrepartie c’est que les escargots sont revenus. On ne peut pas tout avoir ! On vit au rythme du soleil. On se lève avec le soleil et on petit déjeune au soleil (vers 7 heures) et on se couche deux heures après le soleil ( vers 20h30)

Un des nombreux couchers de soleil d'octobre vus de notre maison
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logement
30 octobre 2009
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Instruments de mesure sur le Piton de la Fournaise (photo août 2009)
L’année écoulée j’avais envoyé ma classe faire des enquêtes pour rédiger des articles de presse. Parmi ces jeunes reporters de la classe de 6e4 figurait Thomas, 10 ans. Il avait écrit ce texte pour présenter le métier de son papa.
Volcanologue, un métier passionnant !
« M. Kowalski, volcanologue à la Plaine des Cafres, nous parle de son métier passionnant.
Le métier de M. Kowalski consiste à assurer la protection de la population réunionnaise 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Cela peut être dérangeant car il peut devoir aller travailler la nuit, le week-end, il a même dû travailler il y a quelques années la nuit du 31 décembre ! Pour accéder à ce poste, il a suivi une formation qui lui a permis d’obtenir un diplôme d’ingénieur en informatique et il a acquis tout ce qu’il sait à présent sur la volcanologie en travaillant 20 ans sur le Piton de la Fournaise. Il ne va pas tous les jours sur le volcan, comme on pourrait le croire. Une partie de son activité peut se faire à distance, grâce à des liaisons – radio.
Travailler sur le volcan est difficile pour la raison qu’on ne peut pas y avoir tout le confort qu’on a dans un bureau, c'est-à-dire un outillage important, le courant, le mobilier… Et qui dit extérieur, dit aussi météo capricieuse…
Pour les activités en plein air, notre volcanologue travaille toujours en équipe pour des raisons de sécurité : les risques sont nombreux (lave en fusion, isolement par rapport au centre de secours…) »
Lien utile pour mieux comprendre le travail de ces volcanologues de l'Observatoire. http://www.fournaise.info/observatoire.php

François au bord du cratère avant la fermeture de l'enclos, décidée par arrêté préfectoral récemment.
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Volcan
29 octobre 2009
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Non, ce n’est pas une danse, ni une déformation de la colonne vertébrale…
C’est... encore un légume, un légume typique de la Réunion. C’est une espèce de courge verte incurvée fripée, avec des excroissances. Cette cucurbitacée est une plante grimpante qu’on palisse. Elle grimpe et rampe comme le chouchou. On l’appelle aussi « la courge amère », c’est peut-être la raison pour laquelle je ne l’ai jamais cuisinée. Paraît qu’en médecine traditionnelle, ses graines comme celles de la papaye sont utilisées comme vermifuge, les feuilles en infusion combattent la diarrhée. Les feuilles et les racines auraient aussi un pouvoir aphrodisiaque.
Ici on mange ce légume en carry quand elle est cuite, en rougail ou en salade pimentée quand elle est crue.
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Cuisine
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fruits de la Réunion
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Voilà plusieurs nuits que le toutou du voisin nous empêche de fermer l’œil ! Il aboie comme un dératé et on a envie de le traiter de sale « cabot », expression qu’il convient de proscrire de notre vocabulaire sur l’île car ce mot désigne euh… l’organe masculin. N’empêche qu’on se passerait bien de l’organe de cet animal, attaché certainement trop court. C’est pitoyable ! Et comme la pauvre bête doit monter la garde juste à côté du poulailler riche en poules, coqs, et canards, elle aurait bien envie de croquer l’un des volatiles : alors pas étonnant qu’elle donne de la voix, même le jour ! Et quand un toutou commence, les autres toutous du quartier lui font écho… Bravo le concert !
"On préfère ça..."
Les chiens - errants sont aussi une plaie sur l’île : on en voit partout, et ils peuvent déboucher sur la route à n’importe quel moment. Ils sont de toutes les races, de toutes les tailles, de toutes les couleurs, se déplacent souvent en bandes et ont l’air pacifiques, mais on n’aimerait pas les voir écrabouillés sous les roues. Preuve qu’ils sont courants, quand je voulais expliquer le mot « errer » en classe, les enfants ont tout de suite fait le rapprochement avec ces chiens vagabonds.
Alors pitié pour les oreilles de Guillaume ! N’offrez pas de chiot à Marion ! ça grandit et ça fait du bruit, nous en savons quelque chose…
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Quotidien
26 octobre 2009
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Crions « haro sur le baudet » Pardon, « haro sur le dos d’âne ! »
Faut croire qu’ils sont friands de gymkhana ici ! Dans la Rue Stéphane qui descend très raide sur 4 kilomètres vers la Ravine des Cabris, on compte pas moins de 7 ralentisseurs. Il en est de même pour la route qui part de l'ancienne usine sucrière à Mahavel vers Pierrefonds. Ca fait le bonheur des garagistes qui changent les pots d’échappement ou les amortisseurs. François en a fait les frais le dernier jour de classe : un pot d’échappement tout neuf ! On devient philosophe et on apprend à les aborder car ils n’ont pas tous la même hauteur !
Quand on voit les jeunes qui foncent dans les descentes sans protection avec leur vélo ou leur scooter, on se demande pourquoi il n’y a pas plus d’accidents – qui sont d’ailleurs déjà très nombreux – Si on a installé autant de dos d’âne, c’était pour freiner les Fangio, car il y en a pléthore sur l’île, tous des frustrés qui n’ont pas assez d’autoroutes pour faire de « la pousse » (course de voitures) Alors forcément on met les gaz quand la maréchaussée dort et on fait vrombir le moteur dans la rue Baudelaire au Tampon, par exemple, à la tombée de la nuit.

Quand la plupart des voitures ont boudé la route du Littoral pour la Route des Tamarins, dans les petites localités du bord de mer comme Saint Leu , on a aménagé des ralentisseurs pour dissuader les fêlés d’accélérer sur ces portions de voie devenues un terrain de prédilection. Vrai qu’on n’aime pas être limité à la Réunion, déjà que le bouchons ça vous empêche d’être rapide… Quelle excitation aussi dans la presse à cause d’un radar de la Route des Tamarins ! On l’accuse de trop flasher les contrevenants…
Tiens, je pense qu’il faudrait porter plainte contre les ralentisseurs, contre les radars et contre les bouchons, "ces empêcheurs d’aller plus vite" ! (petit trait d’humour, vous l’avez bien compris !)
Je viens de trouver sur internet un article fort intéressant sur l’illégalité des « dos d’âne » à la Réunion : dimension, espacement, localisation… non respectés. http://reunion.exprimanoo.com/versionpdf/1408.pdf
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circulation
24 octobre 2009
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Pour la énième fois, nous sommes retournés dans ce lieu idyllique, près de Saint Philippe, où Patrick Fontaine, maître des lieux et animateur passionné, raconte la vie de toutes les plantes qui peuplent cet univers. Ce n’est jamais le même discours car selon les saisons, les fructifications, les demandes des visiteurs, il s’arrête, fait sentir, observer, et va même jusqu’à grimper sur un giroflier pour y prélever un fruit…

giroflier affouche blanc muscadier
Cette fois –ci nous avons parlé de l’arbre « étrangleur », l’affouche - blanc, qui enserre les autres arbres avec ses racines et ses branches. Nous avons vu les fruits du muscadier, fruits jaunes qu’on pourrait aisément confondre avec la reine-claude par sa taille et son aspect, mais en l’ouvrant on trouve une petite coque rouge. Ensuite, il a caressé les longues tiges de ces fleurs rouges en épis appelées héliconias et nous a montré sa paume devenue blanche, comme talquée. C’est ainsi que les ouvriers protégeaient leurs mains autrefois.
Ce féru de botanique nous a fait découvrir une liane qui contenait de l’eau et qui coupée pouvait désaltérer le promeneur sans danger, et quelques mètres plus loin, il a mis les visiteurs en garde contre une autre liane qui, elle pouvait être toxique, suffisait de savoir les différencier en observant l’inflorescence. Il aussi capté notre attention en exhibant la liane de jade, une merveille de la nature.

plantes à talc liane de jade
Puis c’était le passage obligé dans le secteur des théiers, des cacaoyers et caféiers. Il a fait sentir la feuille – caca ( qui pue réellement l’excrément), la feuille de cannelle, le quatre épices… Nous avons aussi appris que cette année les letchis souffraient du manque de pluie et qu’ils ne fructifiaient pas bien, que les anciens ont coutume de battre l’arbre pour le stresser afin qu’il produise. « Battre » l’arbre, c’est le frapper avec un sabre, de manière à lui laisser des marques, mais sans le blesser. Et bien sûr, il a expliqué comment on fécondait la fleur de vanille, en ajoutant une touche d’humour. D’ailleurs toute la promenade était ponctuée d’allusions amusantes, pour que l’attention soit constante. Quelle masse d’informations ! Une visite d’une heure trente, passionnante, qui donne envie de revenir… Une carte d’abonnement devrait exister pour ce parcours – découverte !
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végétation
24 octobre 2009
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Nous avons eu le bonheur d’accueillir pendant les semaines précédant les vacances et pendant les deux semaines de congé les Mercier, les Klein, les Walter, les Poth !
Nos amis lorrains ont dû différer leur départ de Roland Garros de deux heures au motif que l'équipage était dans un bouchon à St Denis et l'avion ne pouvait partir sans lui évidemment...Du coup, ils ont raté leur correspondance pour Strasbourg et ont dû récupérer leurs bagages pour rejoindre l'aéroport Charles de Gaulle. Abracadabrant....
Nos amis de Montceau-les-Meaux ont eu droit aux turbulences au - dessus del'Italie, mais sont arrivés à bon port.
Pour terminer sur une bonne note, avec nos amis allemands, nous sommes partis manger dans un restaurant de St Pierre, restaurant sympathique, situé dans la rue Ary-Leblond. Tine et Hartmut ont commandé un carry crevette. La cuisine créole, ils aiment ! Pas de repas local pour nous deux cette fois : l’arrivage de moules de bouchot nous a tentés. Nos derniers hôtes viennent de quitter la maison pour rejoindre l’aéroport. Espérons qu'ils n'auront pas les mêmes déconvenues...
Dans deux jours, c’est la rentrée pour les quatre enseignants que nous sommes et les conseils de classe du 1er trimestre démarrent à la Réunion... Aucun regret, nous avons encore découvert des aspects insoupçonnés de l'île grâce à la visite !
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ami(e)s
23 octobre 2009
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Ce matin, nous sommes descendus dans le lit du Bras de la Plaine. Nos hôtes ont été émerveillés par les paysages. Le papa a photographié un cardinal, la benjamine a remarqué un lézard à crête dans un arbre et a ramassé des feuilles, des graines...
Arrivés au pied de la montagne, téméraires, Hartmut, Léonie et Finia ont fait trempette dans l’eau fraîche du torrent et se sont douchés sous l’eau peu abondante de la cascade. Un filet d’eau qui est bien plus important en avril ! Le trio a longé sur plusieurs dizaines de mètres la rive gauche de la rivière en longeant les rochers. Finia a rapporté des crapauds minuscules.

Nous sommes revenus vers le Bras de Pontho par le même chemin. François et moi avons couvert en 45 minutes le dénivelé de 250 mètres. Mais pas au pas de course ! Les amis nous ont suivi à leur rythme.
Cet après-midi, la famille Poth est repartie se baigner à Saint Pierre, avec masque et tuba.
Demain, ils repartent de Saint-Denis pour Düsseldorf.
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ami(e)s
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Le jour de la Fête de la Lentille, à Cilaos, Jannick, un membre de l’APLC -Association des Producteurs de Lentilles de Cilaos - nous a invités à venir découvrir son exploitation située sur la Route de Bras Sec. Sous un soleil de plomb, nous sommes montés sur la route qui part à droite derrière l’église. Nous avons croisé quelques coureurs qui participaient au Cross des Lentilles et redescendaient sur Cilaos. Notre guide qui était monté en voiture nous attendait déjà : pendant plus d’une heure, il nous a expliqué la culture de ce légume qui fait la renommée du lieu.

Cette légumineuse craint l’humidité et a besoin de chaleur pour croître. Les producteurs sont tributaires du temps et les saisons ne se ressemblent pas : une année, la moitié des plants avaient pourri à cause de la pluie. Dans les endroits très pentus on sème les graines à la main, mais dans les zones planes, on utilise un semoir à quatre godets.

Une poignée d’une dizaine de petites lentilles par trou suffit. Notre guide nous a expliqué qu’autrefois on cultivait des pieds rouges et des pieds blancs : la tige du premier pied est rouge, celle des seconds est verte. Aujourd’hui, on cultive 11 espèces de lentilles à Cilaos. Le désherbage s’impose, après un traitement phytosanitaire, on doit arracher les mauvaises herbes à la main. Actuellement la production est menacée par un petit insecte – le thrips- et on étudie la manière biologique de l’éradiquer. Le thrips est si petit qu’on a peine à l’apercevoir, il mesure à peine un quart de millimètre.

Pour récolter la lentille, on arrache le plant quand il est sec - parfois sur le même plant, on observe des lentilles de couleur différente, certaines sont encore vertes, mais sècheront bientôt- et on pose quatre bouquets de cette plante en éventail part terre, ces paquets qui se succèdent sont ensuite ramassés, puis les grains sont extraits et triés mécaniquement. Les déchets sont réutilisés et servent de fourrage.

La particularité des lentilles de Cilaos : elles sont très petites. Coût 12 euros le kilo.
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Des hommes...