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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 17:24

 Quand quelqu’un vous dit  à la Réunion : « J’habite au dix-neuvième… » ce n’est certainement pas pour expliquer qu’il faut prendre l’ascenseur pour lui rendre visite.

Encore une particularité bien réunionnaise : il existe des villes, ou plutôt des quartiers, qui ont des noms de ce type : le Quatorzième, le Dix-Septième…  Et bien sûr des panneaux d’agglomération vous signalent l’ entrée et sortie de ces zones.

Alors, me direz-vous, de quoi s’agit-il ?

Si on réside au 12 ème, c’est tout simplement qu’on est à 12 kilomètres de saint Pierre, si on a élu domicile au 19ème, on est à 19 km de St Pierre. Voilà l’explication !  « Les adjectifs numéraux ordinaux » désignant ces lieux ( pardon pour ceux qui n’ont pas été habitués à ce jargon) existent uniquement sur le territoire du Tampon qui compte environ 70 000 habitants. Et s’étend jusqu’au Piton de la Fournaise.

Même les établissements scolaires prennent le nom de ces pseudo-communes : ainsi, on peut être nommé enseignant au Collège du Quatorzième…

Certains panneaux ont disparu : ainsi BOURG MURAT, le quartier où se trouve la Maison du Volcan,  a remplacé le VINGT -SEPTIEME en 1981, mais dans le parler des Réunionnais on continue à dire : « Je viens du 27e »

Pour conclure il faut s’habituer à ces chiffres pour savoir où on est. D’ailleurs ils se limitent de cette façon : du 12e au 27e ! Et si vous croyez monter au « 17e (ciel) », détrompez-vous, on est encore loin du paradis, même si ça y ressemble bougrement !

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 17:30

 Autour du Cratère : roches et plantes.


Un peu de géologie...

Comme Olivier Hoarau, guide-péi, lors de notre sortie avec l'UPT -Université Pour Tous-  nous l’a fait justement remarquer, les roches semées entre les touffes de brandes, à proximité du Cratère Commerson ont des arêtes. C’est une preuve que nous sommes en présence de roches tombées ici à la suite d’une explosion.

Le Commerson, (on dit bien « Commerson » avec la nasale bien française et non « Commersonn » à l’anglaise) ce cratère circulaire profond de 100 m,  doit  son nom  à Philibert Commerson, un médecin et naturaliste   français du XVIII e siècle qui a fait un séjour sur l’île en 1771, époque à laquelle il découvre et décrit le volcan.

 Le Commerson est composé de petites couches parallèles sur 1/10e du mur, ce sont des projections déposées là voilà  2000 ans. Ici on a le résultat de projections liquides et de projections solides : la fontaine de lave crée une accumulation de lambeaux de lave. Les parties rouges résultent de roches qui arrivent au sol dans un état solide, les roches grises sont issues d’une éruption liquide et elles se collent les unes aux autres.

 

Comment s’est formé ce trou impressionnant ?


La fontaine de magma  très riche en gaz a libéré du magma en surface.  Brusquement ce lac de magma s’est affaissé dans la cheminée et  par un effet de piston, l’eau aspirée s’est vaporisée  projetant à grande distance un nuage impressionnant  de cendres, de vapeur, roches et laves pulvérisées. Un cratère d’explosion s’est formé en explosions très violentes et un lac de lave est apparu. Les dernières plaques visibles qui semblent glisser le long de la paroi attestent la présence de ce lac dont la lave  s’est écoulée par le Trou Fanfaron.

C’est une fissure apparue sur le versant gauche de la Rivière des Remparts qui laissera s’écouler des millions de mètres cubes de lave fluide sur 22km jusqu’au littoral.

 

La végétation « altimontaine » de la Réunion.


A une altitude supérieure à 1800 m, on trouve le branle vert (philippia montana), le branle - ou brande- blanc (phylica nitida ou ambaville blanc), il s’agit là d’une végétation éricoïde d’altitude (d’erica : la bruyère en latin) 

        

Si le branle vert est de la famille des bruyères, le branle blanc est de la famille du pissenlit. Le petit branle est  une éricacée.

Notre botaniste, M. Grangaud, nous a éclairés sur la taille et les caractères de ces plantes.  Les feuilles de certaines de ces bruyères ont un revêtement imperméable assez épais, les feuilles d’autres plantes d’altitude sont petites et poilues. Ces caractéristiques leur permettent de se protéger des pertes d’eau et d’affronter le froid.  Car dans cette zone il tombe entre 5 et 10 mètres d’eau par an et la température peut tomber à – 5°. A cette altitude, en regardant bien, on peut observer la présence d’une soixantaine de plantes, dont 90% sont endémiques de la Réunion.

Dans les fissures, qui restent un milieu protégé, humide et à l’abri des cueilleurs indélicats,  on peut observer par exemple du bois de rempart, plante à clochettes roses,  dont les feuilles seraient toxiques, ou encore  le tabac marron

On peut y voir des plantes de la famille des composées ou des astéracées, qui comptent une vingtaine d’espèces.

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 19:24

       
                la caldeira de la Plaine des Sables vue du pied du Piton Chisny

La Plaine des Sables,  cette étendue lunaire intrigue toujours celui qui a la chance de s’y rendre. Elle n’est pas composée de  « sable ». Ce qu’on pourrait prendre pour du sable, ce sont des projections du Piton Chisny, qui mesurent environ 1 centimètre. Les couleurs dégradées rouge marron sont dues aux fumerolles éruptives qui ont coloré  ou décoloré la roche. (Le Chisny n’a que 980 ans, c’est aussi lui qui a déposé de la lave au fond de la Rivière Langevin, jusqu’à Saint Joseph !)
Les fumerolles chaudes composées d’eau et de gaz ont oxydé les roches qui sont venues se déposer en couleurs plus vives que le basalte sain (qui lui est noir !)

Etrange aussi cette énorme cuvette à nos pieds.  Nous sommes en présence d’une caldeira, c'est-à-dire d’un effondrement  de plusieurs kilomètres de circonférence. C'est encore une coulée qui a permis la construction en lacets de la route qui y mène depuis le Pas des Sables.

         


Cette plaine des Sables, aussi étrange que cela puisse paraître, est parsemée de petits bouquets de fleurs blanches : c’est la seule plante qui réussit à vivre dans cette terre particulière. Le sol est composé de scories, on a du mal à imaginer qu’une plante puisse puiser sa subsistance dans cet univers désertique. Elle fleurit d'octobre à mars.

Et pourtant… elle est là et quand on s’approche, on remarque que les pétales sont à la fois bleus et blancs. Il s’agit du « Myosotis de Bourbon ». La menace de forages destinés à récupérer de la chaleur par géothermie inquiète ...

http://citoyennedestpierre.viabloga.com/news/un-patrimoine-inestimable-toujours-menace

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 14:41

 1er arrêt : à la Rivière des Remparts

Olivier, notre guide -péi , mandaté par l’association « Université pour tous »,  nous explique avec une maquette le déplacement des plaques tectoniques. La Réunion fait partie d’un chapelet d’îles  appartenant à la plaque indienne. Elle est la dernière île volcanique née du déplacement de cette plaque…

 


2e arrêt : au Cratère Commerson

Les cailloux semés entre les bruyères sont en fait des résidus d’une explosion volcanique.



On apprend aussi que le bassin de lave de ce cratère, profond de 100 mètres, s’est vidé d’un coup et la coulée est sortie par le Trou Fanfaron poursuivant sa course vers les Trous Blancs puis vers l’océan. Ce sont les dernières plaques accrochées sur la falaise  (plaques résiduelles de la surface du lac) qui témoignent de la présence de ce lac de lave.

 

3e arrêt : au Piton Chisny dans la Plaine des Sables.

En gravissant le Piton Chisny (en arrière plan de la photo ) qui culmine à plus de 2440 m, tous ramassent des roches pour les identifier.  Depuis le sommet de  cette montagne, une vue imprenable sur la Plaine des Sables, la coulée de lave et le Piton de la Fournaise.

 

4e arrêt : pause dans une zone "potentielle" de forage géothermique

Sur cette jolie place ombragée où nous avons pique – niqué, notre guide nos a parlé du projet « geothermie » actuellement en standby, car il suscite de nombreuses interrogations, ses détracteurs craignant une dégradation du site.



5e arrêt : au Pas de Bellecombe.

Explication de la naissance de cette immense Caldera qu’est l’enclos Fouquet :  la chambre magmatique située sous la mer se serait vidée et aurait généré cet effondrement spectaculaire. Pour descendre dans l’enclos (fermé pour l’heure pour des raisons de sécurité) on a actuellement un dénivelé de 150 mètres.

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 10:15

Sortie géologique (suite)

Disparition des espèces endémiques.

Nous sommes sur des pentes anciennes, recoupées par des coulées successives : la coulée du   Dugain  qui s’est dirigée voilà 20000 ans  vers la Ravine des Cabris et la Coulée des Trous Blancs qui a rejoint  St Pierre et la Pointe du Diable il y a  à peine 6000 ans. Sur ces pentes poussait autrefois la forêt hétérogène (des tamarinaies et des bois comme le mahot ou d’autres bois endémiques) une  forêt qui a disparu et fait place aux pâturages, cultures et habitations.

 

La transformation en pâture des terrains a entraîné une érosion importante des sols, qui ont été littéralement décapés – à certains endroits la roche affleure-  Conscients de l’importance du boisement, les forestiers ont  replanté des arbres  après la guerre de 39-45 et ce sont des cryptomérias -un bois du japon- qui ont remplacé les anciennes forêts. Mais on s’est vite aperçu de l’intérêt moindre de cette espèce - en ébénisterie notamment il n’a pas tenu ses promesses-.


 
La forêt de cryptomérias

D’autres espèces ont également colonisé les pentes comme le bringellier marron, le troene, les ajoncs (d’Europe),et  le mimosa qui a été introduit en liaison avec le géranium : on l’employait comme bois de chauffe). Et ces espèces sont considérées actuellement comme des « pestes végétales ». De temps à autre on voit encore au milieu des pâturages un tamarin des Hauts esseulé ! 

 

  
                             deux pestes végétales : les ajoncs -péi et le bringelier sauvage

les espèces endémiques qui nous restent...

Plus on prend de l’altitude, plus on a de chances de rencontrer des espèces endémiques. Ainsi au belvédère de la Rivière des Remparts, on rencontre de la végétation indigène comme « le bois de fleurs jaunes " ci-contre et  "le petit tamarin des hauts »
 ci-dessous
 

 
fleurs du petit tamarin des hauts


En regardant bien on peut aussi apercevoir les petites clochettes roses d'une fleur endémique appelée "bois de rempart" dont les feuilles, paraît-il seraient toxiques.





En montant  davantage, on  remarque que la végétation est plus basse : nous sommes en présence de « branles », les branles blancs, les branles verts (qui sont des bruyères.)
 

                    Les branles près du Cratère Commerson

 
Cette taille réduite s’explique par la température, au Pas de Bellecombe la température maximale est de 18° , la température moyenne seulement de 12 °. Il y gèle 5 jours par an et là la température avoisine les – 5°

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 21:22

Une association forte d’une centaine de membres siégeant à Saint Pierre et présidée par Chantal Schaeffer,  organise régulièrement des sorties culturelles. Nous avons eu une chance inouïe de participer ce samedi 28 novembre, avec 38 membres de cette association, à une sortie géologique au volcan, journée animée par Olivier Hoareau.

Olivier, professeur de Science et Vie de la Terre, nous a concocté un parcours très intéressant et chaque arrêt a été l’occasion d’observations  sur le terrain et de commentaires très détaillés.

De Saint Pierre à la Plaine des Cafres

Partis de Saint Pierre en  bus, nous sommes remontés par la quatre-voies en direction du Tampon et là déjà au niveau du Quartier Casabona, il nous a fait remarquer à droite les couches géologiques de basalte qui appartiennent à une coulée de lave. La moitié de la ville de Saint Pierre se situe  sur ce soubassement de roches volcaniques, issues des coulées descendues des Trous Blancs,  voilà à peine 6000 ans. Il s’agit d’un terrain jeune ayant une pente à 15%. Même si le risque est faible, une éruption dans cette zone est toujours possible !

Nous sommes montés vers la Plaine des Cafres et avons pris un raccourci passant par une ravine. Là, Olivier nous a expliqué que ces ravines– là étaient peu creusées, et que lors de pluies importantes l’eau s’infiltrait dans le basalte. Mais sous ces coulées poreuses il existait un manteau imperméable. Et les ravines débordent : le risque hydrologique donne du fil à retordre aux communes du Tampon et de Saint Pierre ! Les communes sont donc amenées à faire des plans de prévention pour résoudre ce problème  d’écoulement. On comprend mieux l’importance de grands fossés le long des routes…

En revanche les canyons du massif du Dimitile étant plus âgés, sont plus profonds et absorbent mieux ces pluies diluviennes.

                      

Sur notre parcours, nous avons aussi vu plusieurs pitons dont le Piton de Montvert, le Piton Hyacinthe, le Piton de la Ravine Blanche. Notre guide en a profité pour expliquer qu’un piton était issu du volcanisme effusif : la coulée est fluide, a une faible teneur en gaz et les projections peuvent atteindre 200 voire 300 mètres. A l’origine le piton est un cratère dont les coulées se sont solidifiées en formant un triangle : leur pente est de 45%. Pour rassurer les habitants du Piton de Montvert  présents, le jeune animateur a expliqué que la lave ne sortait pas deux fois au même piton.

                       
                                                        Piton Hyacinthe

Edmond Grangaud, professeur retraité de SVT lui aussi, passionné de  botanique, en a profité pour expliquer qu’autrefois, voilà 200 ans, toute cette région était couverte de forêts,(forêts de tamarins et forêts de bois variés)  comme il en existe encore aujourd’hui  à 1300 m au Piton Bébour, à 1700 m à Notre Dame de la Paix. Comme l’exploitation sur ces pitons était difficile en raison des pentes, certaines espèces endémiques ont pu être sauvées. La végétation est encore bien conservée au Piton Marabout.
          
                                                Pitons de la Plaine des Cafres

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 18:00

      Au fond du jardin, nous avons un composteur, et chaque jour nous l'alimentons en épluchures, marc de café, coquilles d'oeufs, fruits et légumes pourris, restes de salades... parfois nous y mettons les déchets de tonte. Et comme ces résidus se transforment très vite en terre végétale, inutile d'acheter des trucs chimiques pour nourrir notre modeste potager.
      Mais les gros volumes, comme les troncs de bananiers, leurs feuilles, le bois mort, les branches de la haie, tout ça est déposé sur le trottoir régulièrement et un camion passe pour les récupérer.
       Un seul homme est nécessaire pour faire ce travail de titan, - en période de pluie, les tas devant les maisons sont énormes -  Cet employé qui est aussi le chauffeur du camion, avec sa seule télécommande, et son sourire,  effectue toute cette tâche : le crochet saisit les végétaux et les met dans la benne. Puis l'homme consciencieux prend son rateau et ramasse les débris restants.

                           

  
              

Sur le site de la Ville du Tampon, j'ai trouvé des infos intéressantes à ce sujet : les voilà !

Déchets végétaux

Il s'agit de : tontes de pelouse (à disposer dans des boîtes en carton), tailles de haie et d'arbuste...

Pour vous en débarrasser :

  • attendre le passage de la CCSud (toutes les deux semaines environ devant votre logement),
  • déposez les sans attendre à la station de broyage à la Plaine des Cafres ou à la déchetterie de Terrain Fleury (ouverte du lundi au vendredi de 8h15 à 12h et de 13h à 16h30, le samedi de 8h15 à 15h30)
  • faites votre propre compost * 

 

                *  Bio composteur

 

La CCSud a décidé de doter ses administrés de bio composteurs en bois. Les foyers concernés sont ceux qui ne possèdent pas encore de bio composteurs et qui en font la demande.

Plus d'infos, cliquez ici >>

 

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 20:21

Le terme est très courant à la Réunion. Il fait référence à l’esclavage. Le « marron » était le cafre, l’esclave, donc l’homme à peau sombre qui a fui vers les montagnes, vers les forêts, pour devenir « hors la loi ». Maintenant ce mot a le sens de « sauvage, illégal. »

Faire un travail marron, c’est faire un travail sans le déclarer, un travail « au noir ». Les plantes « marronnes » sont celles qui poussent à l’état sauvage comme « la vigne marronne ». On dit aussi « le raisin marron »… 

               
Il existe des plantes appelées « cannes marronnes », elles sont endémiques à la Réunion, ces plantes ont des feuilles fines et longues en éventail.

                   

Il existe aussi l’ananas marron qu’on peut voir par exemple dans les sentiers botaniques comme le Sentier Marmailles de Notre Dame de la Paix.

 

Des animaux domestiques devenus sauvages peuvent aussi s’attifer de cet adjectif : ainsi «  les cochons marrons » signifie « cochons sauvages ».

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 20:19

  "Les mouches bleues."

On ne peut les rater quand on se promène entre Ste Anne et Le Piton Ste Rose. Nous en avons vu une quantité impressionnante dans la vigne marronne, parfois trois mouches sur une même feuille. Ces insectes concurrencent l’abeille et empêchent la butineuse de récolter le pollen de la fleur. Pour les apiculteurs, c’est une calamité car leur production de miel a chuté de façon vertigineuse. Ils ont porté l’affaire en justice et demandé des expertises.

Non mais, quelle mouche les a piqués, ces scientifiques  ?

 
Le Cirad de la Réunion avait introduit en 2006 cette mouche (cibdela janthina) pour éradiquer la vigne sauvage, une peste végétale qui a envahi toute l'île, mais ces chercheurs  n’a pas mesuré les conséquences sur les  abeilles... On minimise et on dit aux apiculteurs de ne pas prendre la mouche...(alors qu'ils la prendraient bien pour l'écraser s'ils le pouvaient)  Et les pauvres abeilles continuent à tomber comme des mouches...
Voilà ce que c'est, messieurs les introducteurs de "cibdela janthina", que de jouer à la Mouche du Coche - à savoir essayer de rendre service en ne faisant qu'envenimer la situation - Espérons qu'ils trouveront l'antidote !

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 20:23

                 

Lors de notre balade le long de la côte Est, j’ai vu pour la première fois des espèces d’immenses   graines  jonchant le sol et elles ressemblaient à des « bonnets d’évêques », coiffures de 10 cm2 à quatre pans.  C’est d’ailleurs le nom du fruit qu’on donne à cet arbre ici à la Réunion ! Ce fruit a aussi la texture de la noix de coco. La graine qu’il contient ressemblerait à un avocat et serait toxique.

                        


                            
 
Le bonnet d’évêque ou « Barringtonia asiatica » peut atteindre 20 mètres. On ne le voit qu’en bord de mer, il a le tronc gris et de grandes feuilles vertes bien brillantes.

Recherches complémentaires :  Sur cinq espèces de barringtonias étudiées au Vanuatu, 2 seules seraient comestibles.

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