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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 17:20

Pour les fêtes de fin d’année, voilà un dessert très apprécié par les petits et les grands à la Réunion. C’est pas sorcier à préparer et c’est croustillant quand c’est frais ! « Bonbon » a le sens de « pâtisserie » ici ! Ces pâtisseries m’ont rappelé les petits gâteaux marocains achetés à Marrakech !
                               noel silnis

Ingrédients : (pour 8 personnes) : 250 g de farine ou de crème de riz, 100g de farine de blé,10 g de levure chimique, une pincée de sel, 200 g de sucre, 200 g de miel, 1 gousse de vanille et des zestes d’orange.
Sirop : mélanger sucre, miel, zestes d’orange, gousse de vanille fendue et envion 60 cl d’eau dans une casserole à fond épais. Laisser frémir , réduire de moitié et laisser refroidir.
Pâte des bonbons : dans un saladier mettre les farines tamisées, la levure, le sel. Ajouter de l’eau froide en fouettant légèrement afin d’obtenir une pâte fluide, ni trop épaisse, ni trop liquide. Laisser reposer 1 heure au moins.
Cuisson :
Dans une poêle faire chauffer de l’huile - au moins 3cm- Verser directement la pâte par un entonnoir dans la friture en formant une spirale fermée. Laisser dorer, retourner et poser sur du papier absorbant. Dès que les bonbons sont égouttés, les tremper encore chauds dans le sirop au miel, laisser égoutter sur une grille. ( Pensez à récupérer le sirop qui s'égoutte, il peut toujours servir, et il est trop bon pour être jeté : ah ! ce goût d'orange et de vanille ! )

                          bonbon miel
             Pas très réguliers mes bonbons, mais pour mon premier essai, je ne suis pas mécontente !

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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 13:51
Nous n'avons pas failli à la tradition locale et pour le Jour de l'An ,en me laissant guider par une Réunionnaise qui avait donné sa recette sur un forum, j'ai préparé un pâté créole , ce fameux pâté qui est un incontournable, mais qu'on trempait aussi dans la liqueur d'anis - ce que nous n'avons pas fait - . Et Voilà le résultat !


                    pâté créole
  Voilà la recette !      

les ingrédients :

800 g de porc, 5 petits oignons, 4 gousses d'ail, 1 cuillère à café de curcuma, 600 g de farine, 5 oeufs, 100 g de graisse de porc, 20 g de levure de boulanger, 1 cuilllère à soupe de sucre roux, sel, poivre, huile.




Pour la pâte :
tamiser la farine, mélanger dans un saladier farine, oeufs et sucere. Ajouter la graisse en remuant puis le sel, puis la levure et pétrir jusqu'à ce que la pâte ne colle plus. Faire une boule , fariner le dessus légèrement et laisser reposer 3 heures..

Pour la garniture : couper la viande de porc en petits morceaux, émincer les oignons, piler ensemble curcuma, ail, sel et poivre. Faire dorer la viande dans de l'huile, ajouter les oignons, laisser roussir deux minutes, ajouter le mélange pilé avec un verre d'eau. Laisser cuire 15 min, laisser réduire la sauce.
Garnir le fond d'un moule à manqué avec la pâte, mettre la garniture, recouvrir de pâte, souder avec de l'eau ou du blanc d'oeuf.  Faire cuire à four chaud 200° pendant 45 minutes. On peut manger ce pâté chaud ou froid !

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 19:21

 

Que faire le matin du  31 décembre quand le musée  Stella Matutina de Piton saint Leu est fermé ? – entre parenthèses on se demande pourquoi ces endroits touristiques sont fermés quand il y a affluence… -(idem pour l’O.T de Saint  Denis qui est fermé le dimanche. )

Pour ne pas avoir parcouru des kilomètres pour rien, François a emmené son frère  Germain faire un tour au Port de Saint Leu.

Cet abri est sympathique  même s’il est d’accès difficile en bateau. Quand la mer est agitée, il faut savoir prendre la vague. En voiture, c’est bien plus facile, surtout que la circulation s’est considérablement améliorée depuis que les voitures ont déserté l’ancienne nationale qui la traverse pour emprunter la Route des Tamarins.

                      saint leu port 1 

                         saint leu port 2
Là ,ils ont flâné sur le quai, photographié les barques  et  ils ont discuté avec un pêcheur qui venait d’attraper des perroquets.  Ils les aurait piégés avec du crabe.

                    saint leu port 5 

                            saint leu port 3

Iis ont également vu revenir des plongeurs,- un groupe important  de personnes qui venaient de faire leur baptême de plongée - et  se sont divertis en regardant les surfeurs qui s’en donnaient à cœur joie à l’entrée du port.

saint leu port 4
La ville de Saint Leu est accueillante. C'est le rendez-vous des surfeurs, et des parapentiistes. Il doit y faire bon vivre. Mais il y fait plus chaud qu’au Tampon, même un 31 décembre !

Quand nous y allons, nous avons coutume de nous arrêter soit au Palais d’Asie, soit à l’Auberge du Relais, pour y manger.  Et nous aimons prendre un verre, sous le badamier,  à la terrasse du  bar situé à deux pas du port.

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 09:04

    expliquées par notre ami Gérard Canabady ...

        "
Le grand moment restait le passage de l'année. Ici les rituels familiaux (familles riches ou des classes moyennes) étaient très importants. Chaque chef de famille emmenait sa famille visiter les aînés et réciproquement. Aussi, chaque visite était ponctuée de repas interminables familiaux avec nombre de convives. Il s'agissait de déjeuners qui s'achevaient d'un seul trait en dîner. Le trait marquant est l'omniprésence de la viande, signe de richesse et de réussite. D'une manière ou d'une autre, le porc était central, ou bien on tuait le cochon pour l'année, ou bien on le vendait pour acheter les produits pour fêter l'année. Souvent, on faisait les deux. On tuait un cochon et en vendait un autre ou bien une partie était destinée à la consommation et l'autre à la vente. Chaque famille et surtout chef de famille, montrait sa spécialité au moment du repas. Un tel préparait du fromage de tête, un autre le boudin, un autre le graton, un tel les saucisses, voire le saucisson à l'ail,  un autre les côtelettes et rôtis, mais le clou était le PÂTÉ CRÉOLE. Le meilleur pâté assurait à son cuisinier une réputation qui devait dépasser les générations...

            Evidemment, les volailles avaient aussi leur place sur les tables. Progressivement, des plats de luxe locaux trouvèrent leur place, notamment le palmiste et les galantines (plutôt pour les mariages, baptême ou communions). Le plat de roi était la salade finement "triée" à la main, en général les plus jeunes apprenaient comment faire avec les anciens (euh ça restait tout de même une corvée...). L'alcool qui marquait cette saison de l'année était la "Marie Brisard" dégustée pure et sans glaçon. Le petit verre de liqueur de Marie Brisard dans lequel on pouvait tremper son petit morceau de pâte créole était un plaisir attendu longuement. D'autant plus longuement, qu'il fallait là aussi, respecter une tradition immuable. Une fois la liqueur et le pâté distribués, tout le monde se levait pour se souhaiter une bonne année dans un ordre strict : les plus jeunes vont vers les plus anciens. Une fois les sermons prononcés, les vœux dits, et parfois quelques étrennes distribuées (un petit billet en général pour les plus jeunes), on pouvait apprécier le pâté. Une précision, la plupart du temps on jauge le pâté en main, on le hume, on le repose sur la table et ON EN PARLE... Après seulement, on le mange...

            Une fois le repas terminé, la famille qui rendait visite rentre chez elle et attend les visites des membres de la famille, notamment la famille qui a été visitée. Evidemment, on repartait pour un autre repas que chacun voulait encore plus fastueux et riche en viande... Progressivement, les basse-cours ont eu des volailles. D'abord ce furent des poulets et canards, puis pintades, oies et dindes. Je vous laisse imaginer comment les tables se sont garnies en conséquence en civet (à l'Ile Maurice, l'ancien nom français salmis a été gardé) et rôtis. Précisons que les rôtis n'avaient que peu de choses en commun avec leurs homonymes européens. Les rôtis n'étaient finalement pas rôtis au four (car beaucoup n'avaient pas de four) mais cuits à la marmite et délicieusement farcis d'épices (ail, girofles, muscade, thym,...). Le fin du fin était leur sauce, notamment le fond de sauce que nommé "la marc" (comme le marc de café). A propos de café, il était inévitable, cueilli sur la propriété ou dans le fond de la cour, et grillé souvent par une vieille tante. Il était coulé précieusement et dûment sucré (pour montrer que la récolte avait été bonne).
                        café noel

            Les carris étant plutôt des plats ordinaires, aussi eurent-ils un temps d'absence lors de ces fêtes qui se voulaient une rupture avec le quotidien. Mais ces plats surent quand même se faire une place, notamment l'authentique "carri canard". Evidemment, ces animaux étaient sélectionnés de longue date en avance, on les soignait avec amour et on les dégustait avec non moins...d'amour. Le bien-être animal, cher aux environnementalistes, était apprécié au fond de...l'estomac. Souvent, c'était aussi l'occasion d'un petit pécule puisque plusieurs mois à l'avance les gens (de la ville) venaient choisir leurs animaux et les achetaient au moment des fêtes, une fois bien engraissés (au maïs évidemment et non au rabatto !)

            canard 1  canard 2

           
Toutefois, ces traditions pleines de saveur variaient en fonction du culte de chaque famille. Beaucoup de familles chinoises travaillaient en début d'année car elles se réservaient pour le Nouvel An de leur calendrier. En outre, travailler le 1er de l'An était perçu comme un signe de bon augure et de prospérité. D'autres comme les Hindous choisissaient de laisser passer la première semaine de l'année avant d'ouvrir ces visites festives. Un certain nombre de cérémonies religieuses exigeaient un strict carême incompatible avec cette cascade de victuailles. Leurs repas se trouvaient finalement  enrichis de cabris préparés sous diverse forme. bref, une occasion supplémentaire d'enrichir la table en viande...
          Les desserts traditionnellement sucrés y avaient encore plus droit de tablée, notamment les silnis (connus sous le nom de "bonbons de miel" ou ""bonbons casse-contour"). C'est un beignet en forme de serpentin trempé dans 3 à 5 litres de sirop de sucre (et non miel comme son nom ne l'indique pas) aromatisé de cardamome et d'une gousse de vanille.
                                     noel silnis

            Autant de souvenirs savoureux illustrant les délices des repas traditionnels réunionnais qui ont marqué notre enfance..."

            Amicalement,

                        Gérard Canabady

           

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 22:13

P1120047 noel                   

 

 

 

Chère Jacqueline,

 

            Voici une description de nos repas et moments traditionnels de fêtes de fin d'année. Evidemment, il sera difficile de ne pas tomber dans la nostalgie du bon vieux temps, néanmoins beaucoup de ces traditions ont finalement assez bien perduré.

 

            Encore une fois, partons de l'agriculture. La "fin de la coupe "marquait la clôture d'une période de travail pénible et intense, mais elle signifiait aussi un revenu déterminant dans les budgets familiaux. Laissons à part les aspects économiques évidents pour se concentrer sur les rythmes familiaux festifs.

            Le tissu socio-ethnique de notre île marque évidemment la façon de vivre les fêtes de fin d'année, toutefois des traits communs sont perceptibles comme la dimension religieuse. Il y a deux ou trois générations, le moment marquant était la période de décembre-janvier et plus précisément de Noël aux deux premières semaines de janvier.  En fonction des religions suivies, la façon de fêter était différente, par exemple les Tamouls de confession hindoue marquaient une période de carême juste à ce moment.

            Noël est longtemps resté une fête religieuse avec pour point d'orgue la messe de minuit. Pour plusieurs raisons, le repas n'était pas celui du réveillon mais celui du lendemain midi. Historiquement, les repas de Noël étaient surtout fêtés par les responsables administratifs de la Colonie qui avaient la nostalgie de leur pays. La tradition de la dinde en est directement issue, tout comme celle du sapin et de la crèche. Mais il ne faut se tromper sur l'impact que cela suppose pour la population locale. Immédiatement, la volonté d'adopter ce modèle est venue et ça a été bien vécu. Le seul obstacle était d'ordre financier, la plupart des familles ne pouvaient se permettre deux fêtes aussi onéreuses en une période aussi courte (Noël et jour de l'An).

            Toutefois, les familles de la bourgeoisie commerciale urbaine et des grandes propriétés cannières ont d'emblée adopté cette tradition du repas de Noël. C'était une occasion de réunir la famille, de faire les comptes et bilans et de distribuer les bénéfices comptables. Les entreprises étant familiales, ça faisait un tout avec l'opportunité d'un repas pantagruélique.

            Les repas étaient particulièrement riches et combinaient les plats locaux et français: salade de palmistes issues des propriétés, galantine de porcs et volailles, dinde et/ou poissons (parfois bichiques, mais surtout les beaux "rouges" pays), desserts à base de sucre (n'oublions pas que les grandes familles en produisaient avec leurs usines) et bien sûr le vin fraîchement importé par bateau pour l'occasion. 

        les "rouges pays"         et le "palmiste" dont on faisait la salade"
 repas de noel 2 repas de noel 1
              


Cette opulence marquait les esprits des familles plus modestes (pas forcément pauvres mais n'appartenant pas à l'aristocratie foncière locale). Le souvenir sera gardé pour des temps plus riches où ce modèle sera reproduit. Ces familles moyennes économisaient donc sur Noël pour fêter quelques jours plus tard le jour de l'an. Voici l'explication de repas traditionnel frugaux de Noël..

Amicalement 
                                             Gérard Canabady 

 




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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 17:19


Nous avons laissé la voiture au parking du Jumbo de Saint Pierre et sommes partis pour deux heures trente de balade (aller-retour) le long de l’Océan jusqu’à l’aéroport de Pierrefonds. Le sentier est superbement aménagé, on y a planté des raisiniers, des palmiers,  les parterres de fleurs sont soignés, des barrières en bois empêchent le marcheur de s’approcher de la falaise qui ne cesse de s’effriter. Trois panneaux neufs mettant en garde contre ce danger ont été installés le long du parcours.

 P1120145 chemin sp P1120148 chemin sp

On constate malheureusement que pendant leurs soirées bien arrosées , certains n’ont aucun scrupule à laisser traîner leurs détritus (cannettes vides, boîtes de carton, sachets…) sur ces chemins que les employés des  municipalités mettent du cœur à entretenir. Pitoyable ! même les kiosques sont parfois dans un état déplorable après le passage des fêtards.

                              P1120152 chemin sp    
                              P1120157 chemin sp

Après la petite chapelle, le ti bon dieu et la grotte rouge de St Expédit , (où se trouve un point d'eau !) on arrive à la Pointe du Diable, où l’ombre se fait plus rare. C’est  un lieu très apprécié par les pêcheurs, on peut aussi y côtoyer à la nuit tombée des demoiselles (rien à voir avec des poissons…) On longe ainsi les roches noires par de petits sentiers où passent  des promeneurs mais aussi des cyclistes, puis on approche d’une plateforme où traîne encore du fer rouillé, ce sont les vestiges de l’ancienne « balance » de Pierrefonds.  On découvre ensuite les restes d’un petit pont de chemin de fer.

                    P1120162 chemin sp 

                    P1120168 sp
Nous grimpons les marches d’un escalier qui nous mène sur un plateau herbacé où trois ouvriers installent une conduite d’eau pour arroser les nouvelles plantations. Puis nous descendons pour emprunter un chemin qui remonte le long de la côte, un vent frais nous rafraîchit. Ici la végétation fait encore défaut. Bientôt nous rejoignons un chemin qui passe à proximité d’un autre pont SNCF, puis nous nous suivons un chemin bordé de gros galets.

                      P1120195 sp

Des margelles en galets remplies de terre attendent des plantations ; ça et là, dans le sable,  il existe déjà des plants qui ne demandent qu’à grandir. Ce sera joli d’ici deux, trois ans ! Bientôt à notre droite, nous  retrouvons le dessin original de Jace qui représente un e évasion.

                      P1120172 sp 
Nous continuons toujours en nous laissant griser par l’air marin et en subissant les rayons brûlants du soleil de 10 heures. François alimente l’un des cairns situés sur le parcours. Un homme sort de l’eau avec ses palmes en tenant dans sa main une flopée de zourites (pieuvres)

Nous avions prévu de retourner sur nos pas après 1h15 de balade, il nous reste encore une vingtaine de minutes  de promenade sur ce parcours aménagé récemment, avant de rebrousser chemin, en longeant cette fois-ci l’aéroport de Pierrefonds, et la base militaire.

P1120201 sp P1120218 sp

                               P1120220 sp
Nous nous retrouvons à notre retour sur un chemin bien damé , qui est l’ancienne voie ferrée.
Cette fois-ci, nous traversons le grand pont, rejoignons la pointe du Diable et longeons la falaise. Au bord de ce sentier, nous avons fait la rencontre de bulbuls, de cardinaux, d’oiseaux tisserins, de lézards à crête qui « lézardaient » au soleil. Et j’ai même pu photographier un papillon !

 P1120217 sp  P1120186 sp

 Finalement si on arrive à l'aéroport, et qu'on ne trouve pas de taxi, rejoindre St Pierre à pied par la côte est jouable, faut compter 1h15 pour un bon marcheur ! En VTT c'est aussi possible et bien plus rapide !

Rectificatif : il paraît qu'il n'existe plus d'accès au chemin du littoral depuis l'aéroport...(info du 3.1.2010)

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 08:07

Pour ceux qui ne lisent pas les commentaires des articles du  blog, situés sous les textes, j'ai reproduit ici in extenso  le commentaire de Gérard, notre"informateur"

Il nous livre le secret dont Carnot Dijoux était le détenteur...

"Lorsque les techniciens de la CAHEB ont réalisé que leur alambic produisait un tiers moins d'essence de vétyver que les vieux modèles, ils ne savaient que faire. Carnot Dijoux (un vieux Tamponnais amoureux des appareils de musique comme des essences) leur a enseigné une astuce incroyable. Une  fois récupérée l'essence distincte par densité avec l'eau, il restait donc de l'eau... Cette eau était mélangée elle-aussi à l'essence de vétyver! Il fallait donc la récupérer et non la jeter comme le faisait les jeunes techniciens. Au fait comment retirer de l'essence à de l'eau ? Simplement en trempant dans cette eau un morceau de laine. L'imprégnation de la laine séparait l'eau de l'essence de vétyver. Ainsi était résolu le problème du tiers manquant d'essence par rapport aux ancien alambics... "

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 19:47

 Le matin encore nous avons nagé au milieu des coraux à Saint Pierre, il faisait une chaleur d’enfer et voilà que depuis cet après-midi, 15 heures,  il pleut des cordes.
Cette nuit le vent avait encore fait tomber un bananier et ce matin les poubelles du voisin avaient été renversées. La mer était agitée. C'était inhabituel.Tous disaient ici que ces températures exceptionnelles étaient des signes avant-coureurs de cyclones.  Même les plantes connaissaient un dérèglement dans leur floraison…  Donc logiquement, tout est dans l’ordre naturel des choses.

Le Cyclone David qui avait épargné nos côtes continue à faire parler de lui : on parle d’une tempête tropicale baptisée « ex-David », ce soir elle se situait à 790 km des côtes réunionnaises. Notre île est complètement sous les nuages, comme le montre l'image satellite (voir lien)

 

http://www.meteo.fr/temps/domtom/La_Reunion/TGPR/saison/DerSat.html

Compte tenu de ces conditions, nous avons annulé notre réservation au gîte du Piton des Neiges. L’ascension est compromise. Nous n’avons pas le goût du risque : monter à 3071 mètres d’altitude sur des GR glissants, trop peu pour nous !

J’en connais  certains qui sont heureux d’avoir échappé à ce temps perturbé, en rentrant en métropole !

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 17:43

 

corail 1

Inévitablement quand on se baigne à la Réunion, sur la Côte Ouest,  on est au contact des coraux. Le récif corallien s’étend sur plusieurs dizaines de kilomètres. Il existe 2500 espèces de coraux  Le premier contact peut s’avérer coupant.. . L’un de nous en a fait l’expérience lors de la première baignade en 2007 dans le bassin protégé de Grande Anse. On s’égratigne, puis on apprend à se méfier. Finalement ce n’est pas plus mal, ainsi le milieu n’est pas pris d’assaut et reste protégé.  Le milieu est déjà suffisamment menacé par les pêcheurs, les bateaux à moteur, la pollution, les plongeurs. Leur approche est très règlementée : d’ailleurs dans les zones de baignade, on doit éviter de marcher sur des coraux… Les balises jaunes sont là pour le rappeler. 
 
Soit on nage au-dessus d’eux, soit on avance prudemment dans les zones de sable qui les séparent . Il suffit parfois de faire un mètre dans l’eau pour être au contact de ces merveilles de la Nature, on ne se lasse pas de les regarder : il en est de toutes les couleurs, de toutes les tailles, de toutes les formes. Les ramifications sont parfois multicolores et changent de reflets sous le soleil…

           corail4


C’est le repaire, le lieu de reproduction, le vivier d’une variété incroyable de poissons. Ainsi le poisson perroquet  se nourrit des polypes du corail, la demoiselle à trois bandes noires se cache dans ses ramifications en cas de danger…


Pour mieux connaître les coraux de la Réunion, un site très intéressant :

http://www.mi-aime-a-ou.com/corail_ile_reunion.php

                     corail 3

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 15:51

Suite à l’article sur la Caheb, Gérard, notre personne – ressource de l’île, nous livre quelques remarques sur la distillation du vétiver :


« Astuce des anciens pour le vétyver.


La distillation du vétyver est particulièrement délicate. Traditionnellement, les essences se séparent par effet de densité par rapport à l'eau. Parfois l'essence est plus légère et flotte sur l'eau parfois c'est le contraire. En ce qui concerne le vétyver, l'essence se sépare par densité évidemment mais une partie importante reste mélangée DANS l'eau. Les techniciens de la CAHEB jetaient beaucoup d'eau et ne comprenaient pas pourquoi leur distillation produisait 1/3 moins que les alambics traditionnels. Un vieux Tamponnais (Carnot Dijoux, il a un superbe alambic près de la caserne des pompiers du Tampon) leur a expliqué l'astuce. Il leur a aussi expliqué comment récupérer l'essence mélangée à l'eau. Une vieille recette des habitants du Tampon et des hauts. Voudriez-vous la connaître ? » Gérard


A suivre… si notre correspondant veut bien nous livrer ce secret...


Le vétiver est donc utilisée en parfumerie ! Les autochtones emploient aussi sa racine pour parfumer les armoires et faire fuir les mites


Le vétyver, c'est quoi au juste ?


C’est une plante dont on recueille la racine pour la distiller. On n’en plante quasiment plus car cette culture n’est pas rentable et exige du terrain. La canne étant subventionnée, c’est elle qui occupe la plupart des surfaces cultivables…
Le vétiver  se présente sous la forme de grandes touffes vertes. Sa racine qui se développe verticalement peut atteindre 3 mètres . On récolte cette dernière 10 mois après le repiquage quand la plante a sa taille adulte.


vetiver vetiver 2
                           Chemin des alambics au Tampon à la Caheb

Il sert à fixer les sols .
Comme la plante est très résistante à la sécheresse, elle peut fixer les terres dans les pays désertiques et semi-désertiques.


                      vetiver 3
                              Case en vétiver reconstituée au Conservatoire Botanique des Mascarins à Saint Leu

Le vétiver servait aussi dans la construction des cases.
La feuille qui n'est pas parfumée sert à couvrir les toits, confectionner des paniers et est également utilisée comme litière pour les animaux.


Des essais sont en cours actuellement pour déterminer la capacité du vétiver à épurer les eaux polluées et à fixer l'excès de gaz carbonique de l'atmosphère. C’est ce qu’on fait déjà dans certaines communes en Allemagne avec les roseaux et c’est ce qu’on appelle  « la rhizosphère », Le procédé est peu coûteux et écologique. On parlera peut-être dans un proche avenir de « vétiverosphère »…

 

 

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