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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 17:30

 Autour du Cratère : roches et plantes.


Un peu de géologie...

Comme Olivier Hoarau, guide-péi, lors de notre sortie avec l'UPT -Université Pour Tous-  nous l’a fait justement remarquer, les roches semées entre les touffes de brandes, à proximité du Cratère Commerson ont des arêtes. C’est une preuve que nous sommes en présence de roches tombées ici à la suite d’une explosion.

Le Commerson, (on dit bien « Commerson » avec la nasale bien française et non « Commersonn » à l’anglaise) ce cratère circulaire profond de 100 m,  doit  son nom  à Philibert Commerson, un médecin et naturaliste   français du XVIII e siècle qui a fait un séjour sur l’île en 1771, époque à laquelle il découvre et décrit le volcan.

 Le Commerson est composé de petites couches parallèles sur 1/10e du mur, ce sont des projections déposées là voilà  2000 ans. Ici on a le résultat de projections liquides et de projections solides : la fontaine de lave crée une accumulation de lambeaux de lave. Les parties rouges résultent de roches qui arrivent au sol dans un état solide, les roches grises sont issues d’une éruption liquide et elles se collent les unes aux autres.

 

Comment s’est formé ce trou impressionnant ?


La fontaine de magma  très riche en gaz a libéré du magma en surface.  Brusquement ce lac de magma s’est affaissé dans la cheminée et  par un effet de piston, l’eau aspirée s’est vaporisée  projetant à grande distance un nuage impressionnant  de cendres, de vapeur, roches et laves pulvérisées. Un cratère d’explosion s’est formé en explosions très violentes et un lac de lave est apparu. Les dernières plaques visibles qui semblent glisser le long de la paroi attestent la présence de ce lac dont la lave  s’est écoulée par le Trou Fanfaron.

C’est une fissure apparue sur le versant gauche de la Rivière des Remparts qui laissera s’écouler des millions de mètres cubes de lave fluide sur 22km jusqu’au littoral.

 

La végétation « altimontaine » de la Réunion.


A une altitude supérieure à 1800 m, on trouve le branle vert (philippia montana), le branle - ou brande- blanc (phylica nitida ou ambaville blanc), il s’agit là d’une végétation éricoïde d’altitude (d’erica : la bruyère en latin) 

        

Si le branle vert est de la famille des bruyères, le branle blanc est de la famille du pissenlit. Le petit branle est  une éricacée.

Notre botaniste, M. Grangaud, nous a éclairés sur la taille et les caractères de ces plantes.  Les feuilles de certaines de ces bruyères ont un revêtement imperméable assez épais, les feuilles d’autres plantes d’altitude sont petites et poilues. Ces caractéristiques leur permettent de se protéger des pertes d’eau et d’affronter le froid.  Car dans cette zone il tombe entre 5 et 10 mètres d’eau par an et la température peut tomber à – 5°. A cette altitude, en regardant bien, on peut observer la présence d’une soixantaine de plantes, dont 90% sont endémiques de la Réunion.

Dans les fissures, qui restent un milieu protégé, humide et à l’abri des cueilleurs indélicats,  on peut observer par exemple du bois de rempart, plante à clochettes roses,  dont les feuilles seraient toxiques, ou encore  le tabac marron

On peut y voir des plantes de la famille des composées ou des astéracées, qui comptent une vingtaine d’espèces.

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