20 mai 2012
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12:02
Comment faire rougir des produits pour mieux les vendre ? Une astuce à laquelle je n’aurais jamais pensé. Je savais que dans les supermarchés, pour donner un aspect rose au jambon, on utilise des lumières, mais j’ignorais que, même au marché forain, à la Réunion, on avait un moyen infaillible pour attraper le chaland…
C’est un gars de Grands Bois qui m’a livré le truc quand nous avions parlé du curcuma. Voilà ce qu’il m’a dit : « Tu sais qu’il existe des poudres de curcuma de qualités très différentes, que le curcuma le plus rouge est le meilleur…et pour qu’on ne fasse pas la différence entre le bon curcuma et le bas de gamme, il suffit d’exposer ce dernier sous un abri de toile rouge ! La lumière rouge diffusée par le tissu irradie le produit et laisse croire que la poudre est de meilleure qualité. » Eh oui, pas bête du tout.
Voilà donc pourquoi à Noël à l’époque des letchis on préfère les exposer sous des toiles rouges… Et moi qui croyais, naïvement, que c’était pour une raison esthétique, pour rappeler Noël et mettre le fruit en valeur. En fait, ces letchis –là sous les toiles rouges ont l’air plus mûres que les autres… fallait y penser !
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commerces
18 mai 2012
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23:35
Il y a quelques jours, un moineau s’est installé dans le salon, et un matin, une abeille est venue se poser sur la table du petit déjeuner.
Pas farouches, les oiseaux qui nous connaissent prennent leurs aises, attendent les miettes, on dirait chez nous en Lorraine " freche Spatze" !
Et les insectes savent bien qu'on aime leur présence et qu'on ne les chassera pas...ah non ! j'oubliais les indésirables : les moustiques ! ceux-là n'ont pas le droit de cité. Mais ils ne viennent pas grand matin, c'est le soir qu'ils font leur tentative d'approche, et nos précieux auxiliaires (la citronnelle, le géranium et les serpentins d'insecticide) font leur effet.
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faune
17 mai 2012
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20:31
Prisonniers d ‘un ralentissement, chose banale sur l’île, on a le temps d’observer les bas- côtés, de dénicher une plante rare, de voir ce que contient le bertel d’un "koupèr canne" (coupeur de canne), de se faire mouiller le pare-brise par des arroseurs de champs de canne, de regarder le manège de chiens errants… mais hier matin, le spectacle était d’une autre nature : près du rond-point des Casernes sur un talus, une vache, non plutôt un taureau, broutait.
Attachée à un piquet, la bête avait enfoui son mufle dans l’herbe tendre et ne s’inquiétait pas du bruit du moteur des voitures qui avançaient au pas. Des bovins, on en voit dans les pâturages de la Plaine des Cafres, au Maïdo, au Tévelave, mais là… en ville, faut avouer que ça avait de quoi mériter un article sur ce blog.
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faune
17 mai 2012
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20:08
Oté ! Dans quel pays sommes nous donc ? Et dans quelle époque ? A l’époque féodale ?
On croit rêver… Je savais que la plupart des élus réunionnais étaient partiaux, et qu’ils ne distribuaient des subventions et des postes qu’à ceux qui les votaient… Heureusement qu’il en existe une poignée qui sait faire la part des choses et qui valorise ceux qui sont constructifs et participent au bien-être social, sans faire cas de leur étiquette politique.
Il faut que je vous livre une anecdote qui dépasse l’entendement. On pourrait l’intituler : « Tais-toi et vote ce qu’on te dit, sinon … ! »
Maintenant ce sont les sbires de ces élus qui s’y mettent… et qui harcèlent les petites gens. En voici l’illustration.
C’est l’histoire ( pas une belle histoire, faut l'avouer…) d’une personne employée dans une association subventionnée par une mairie de Droite. Cette personne assiste à un meeting électoral de Gauche. Le président de ladite association la convoque, lui dit que le maire exige d’elle qu’elle donne sa procuration à son employeur.
L’électeur en parle à son entourage dont un membre connaît le premier magistrat. Ce dernier apprend par le premier magistrat qu’au grand jamais il n ‘aurait exigé cela d’une concitoyenne. C’était donc ce président d’association qui avait tout inventé pour plaire à l’homme politique, pour lequel d’ailleurs, il avait pris une semaine de congé afin de l'aider dans sa campagne. Aïe,aïe ,aïe…
Jamais je n’aurais imaginé qu’on pouvait user de son statut de président d’association pour intimider un électeur. Ne s’agit-il pas de harcèlement ? Tu votes ton maire ou tu perds ton poste… C’est regrettable !
Je suis persuadée que ce cas n’est pas isolé, et que beaucoup de gens souffrent en silence, qu’ils soient de gauche ou de droite. Ne vous laissez pas faire : dans l’isoloir, on a la liberté d’expression, si on ne l’a pas dans la vie de tous les jours.
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Travail
11 mai 2012
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20:47
Je suis retournée samedi dernier avec Brigitte chez sa maman, Julia Robert, à la Plaine des Palmistes. Là, j’ai passé une après-midi à assembler les 7 brasses de tresses que j’avais préparées.
D’abord, il faut prendre le début de la tresse, bien regarder ce qui sera au-dessus, la partie la plus brillante. Ensuite, il faut plier et replier quelques centimètres, les superposer en appuyant bien.

C’est avec du fil de coton, qu’on coud le chapeau : mais pour éviter que le fil ne « maille », (fasse des nœuds) Julia utilise un morceau de cire d’abeille, elle fait passer le fil dans cette boule molle.
On pique l’aiguille sur le dessus du travail ( un petit point qu’on ne voit pas, dans le sens des fibres), on continue en dessous, de centimètre en centimètre. Il faut donner du mou pour former un beau cercle.
Attention à ne pas piquer les doigts ! ( généralement les expertes utilisent un dé à coudre pour éviter ce problème.) Mais la texture de l’agapanthe est bien plus fine que celle du vacoa, plus fragile aussi, mais elle se travaille bien mieux.
Au début, il faut bien aplatir le rond obtenu. Encore mieux, faire comme Julia, prendre le fer à repasser, poser un linge humide entre le rond et le fer. On "pèse" (appuie) bien. Régulièrement, il fut faire des essais, jusqu’à obtention d’une espèce de quipa. Puis il faut que ça prenne la forme du crâne, une forme de bol.
Une fois ce bol terminé, on veille à tresser en aplatissant bien le premier tour ( il faut obtenir un angle droit) et continuer jusqu’à qu’il n’y ait plus de matériau. On peut terminer par une tresse plus décorative.
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artisanat
10 mai 2012
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17:36
Ce matin, en me rendant chez une amie de Bérive, j’étais agréablement surprise de voir déambuler dans son jardin quatre jolies tortues, et bien plus surprise encore... d’apprendre qu’elles étaient « pucées ». Quand on sait qu’à la Réunion les vols de tortue sont monnaie courante, vaut mieux prendre ses précautions.
Jusqu’à six tortues, on doit solliciter une autorisation de détention auprès de la Direction des Services Vétérinaires (DSV) de son département. Elisabeth a donc déclaré ses radiatas et le vétérinaire leur a implanté une puce. Il a injecté sans anesthésie préalable un transpondeur sous la peau ou dans le muscle de la tortue à l’aide d’une petite seringue à usage unique. Cette identification par puce électronique est très pratique, car infalsifiable et inaltérable. Il existe d’ailleurs un fichier des tortues volées.
http://www.ffept.org/fichier-central-vol/
Ces adorables reptiles, elle les gâte bien : elle leur donne des fruits (goyaviers, pommes…) qu’elle coupe en morceaux, mais aussi du chou, des brèdes… Et figurez-vous que ces veinardes ont aussi droit à du gruyère et à des fleurs d’hibiscus ! Faut bien que je me renseigne, si je veux devenir la gardienne de sa petite famille quand notre amie partira en vacances.
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faune
10 mai 2012
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16:53
Très souvent, le Pôle Valorisation du Patrimoine du pôle culturel de la ville de St Pierre propose des conférences intéressantes ou invite à des expositions. C’est encore le cas dans les jours qui viennent.
A l’occasion du 10 mai, journée nationale commémorative de l’abolition de l’esclavage
EXPOSITION
Jusqu’au 19 mai 2012 à la Médiathèque Barquissau à Saint-Pierre
« 20 décembre 1848, de l’ombre à la lumière »
Visite libre sans réservation
CONFERENCE-VISITE
Le Samedi 12 mai 2012 dans les jardins de l’hôtel de ville à 9h
« L’esclavage de Bourbon et d’ailleurs »
Par Rachel CARDENAS, guide conférencière régionale
Tarif : 3 à 5 € par pers.
Il reste encore des places pour cette conférence . Contact : 0262962910
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manifestation
9 mai 2012
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20:01
Chaque jeudi de 16 à 18 heures, les amateurs de pétanque de l’UPTS se retrouvent à Terre Sainte, au front de mer, boulevard des Alizés, pour se mesurer et passer un moment convivial.
Des gens du quartier se mêlent progressivement à eux. Faut avouer que l’endroit est agréable. Une petite promenade longe l’océan, et tout près de là, une aire de jeux bien pensée a été aménagée pour les enfants.
Et une tribune couverte peut accueillir des spectacles. Une superbe fresque orne le fond de cet abri imposant.
Tous attendent avec impatience ce rendez-vous hebdomadaire, placé sous la responsabilité de François Golfier. Ils sont entre 20 et 30 boulistes, même qand soufflent les alizés, à constituer des équipes, pour jouer jusqu’au coucher du soleil.
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sport
9 mai 2012
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15:59
Ce matin, aux Calbanons, nous avons eu la visite de Jean Claude Machir, ce journaliste de Réunion 1ère qui sillonne les routes de la Réunion de 8h30 à 10 heures et donne les infos trafic en temps réel.
Mais ce n’étaient pas les problèmes de circulation qui l’ont obligé à s'arrêter devant les calbanons de la Cafrine. Il venait partager quelques moments avec l’équipe des "Pêcheurs Golet" qui s’était réunie là pour préparer des plats créoles, et animer des ateliers de confection de samoussas et de boulettes de fruit à pain.
Lui-même s’est essayé à la confection de samoussas, en gardant toujours à portée de main son téléphone pour capter les infos sur le trafic, et rester en contact avec Réunion 1ère.
Il en a profité pour interviewer Jean Paul Abriel, et Marie Rose Perrine, qui en savent long sur le passé de Grands Bois. Dans son émission « Sa mêm’ la Réunion », il cherche notamment à faire découvrir l’origine des noms des chemins et rues des localités de l’île.
Nous avons profité de sa présence pour lui demander de faire une photo de tout notre groupe.
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Patrimoine de l'île
8 mai 2012
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11:46
La célébration de Mariemen bat son plein ce mois-ci, et Gérard, un fidèle lecteur du blog, a trouvé quelques inexactitudes dans mes propos du 26 avril 2012, et il m’envoie des précisions fort intéressantes sur cet amalgame que fait la population entre la divinité de culte hindou et la Vierge des catholiques. Voilà les observations de notre ami.
« Il y a un risque de confusion concernant le mois de Marie et le culte hindou (et non tamoul) de la déesse Mariémène ( ou Marliémène) L’orthographe romaine ne permet pas de retranscrire le « r » roulant de son nom. Cette déesse n’a originellement rien à voir avec Marie. Elle est une divinité protectrice des foyers, et une divinité guerrière invoquée pour lutter contre les esprits malfaisants ( proche de l’Athena grecque)
Néanmoins cette confusion n’est pas un syncrétisme. Tout simplement la sonorité du nom de la déesse, son mois de célébration ainsi que ses fonctions protectrices ont amené une grande partie des tamouls hindous de la Réunion à « superposer » son culte à celui de Marie, la mère de dieu, chez les chrétiens. IL est notable que les missionnaires ne sont pour rien (directement du moins) dans cette construction psycho-religieuse. Elle s’explique par la double pratique hindo-catholique des Réunionnais d’origine tamoule. »
Photo 1 prise fin avril 2010 sur le front de mer à St Pierre, Mariemen sur le char)
Photo 2 ( prise qd la Vierge était encore sur son socle à Piton Ste Rose à côté de l'église de Notre Dame des Laves)
Une autre analogie est visible sur ces photos. Vous devinez laquelle ?
Un indice : "Rapport au soleil..."
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superstitions et religions