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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 15:59

Dans les Hauts de l’Etang Salé, il est un hameau classé « village créole » et qui répond au nom de TEVELAVE ( mot malgache « tavy lava » signifiant « grande forêt »). C’est le point de départ de belles balades. La route qui grimpe vers le Maïdo est jalonnée de sentiers. Nous avons décidé de nous frotter au premier, à savoir « Le Sentier des Ouvriers ».

Nous avons quitté la 4 voies après Saint Louis, à la sortie Etang Salé les Hauts et avonstev fossés continué en direction des Avirons, pour bifurquer au deuxième embranchement à droite vers la route de Tévelave. Route en lacets, fossés profonds côté passager, rien de rassurant, mais les paysages sont distrayants : cultures maraîchères, champs de canne…Nous voilà arrivés.

Nous nous arrêtons près de l’église, vers laquelle se dirigent les paroissiens endimanchés : femmes, hommes et enfants portent des habits de circonstance : chemise et corsage blanc !

 

tev01
Une superette est encore ouverte, un bar également. La superbe pharmacie quant à elle est fermée ! Partout des cases modestes avec de coquets jardins créoles, à droite une mairie annexe, plus loin un hôtel restaurant « Les Fougères », une table d’hôte… L’endroit semble plutôt animé ! Une zone de détente a été aménagée à la sortie du village : des kiosques et des chemins bordés de fleurs variées…

 

 

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Vue sur le village de Tévelave et l'Océan depuis le sentier

 

 

LE SENTIER DES OUVRIERS

 

Nous continuons à monter en voiture, passons devant deux kiosques où s’installent déjà les familles.tev2a Et nous nous arrêtons devant le suivant. Nous chaussons nos godasses de marche.

 

On peut rejoindre le « Sentier des Ouvriers » à partir de la route forestière. Ce chemin qui accuse un bon dénivelé, traverse la route forestière à plusieurs reprises : il est bien signalé et bien entretenu. C’est par ce chemin que passaient les forestiers quand ils rejoignaient le camp de Tévelave.

Nous couvrirons un dénivelé de 250 m en montée.

 

Nous mettrons une demi-heure pour parcourir ce sentier. D’abord le chemin est bordé de tev5cryptomérias, le sol est tapissé de racines. Par temps de pluie, le sentier ne doit pas être aisé !

Puis le chemin toujours en sous bois est bordé de ces fleurs fabuleuses orange qui sont en réalité une « peste végétale » : il s’agit des longoses. On a beau les couper, on n’arrive pas à les éradiquer. Là, pousse aussi la vigne marronne.

Parfois un bois de chandelle solitaire se découpe dans cette végétation envahissante.

tev2 tev 4a  

 

 

 

tev7 tev8

 

(Le bois de chandelle marquait les limites de champs de canne)  Bientôt le chemin est moins nu, les arbres sont plus variés. Le galabert fait toujours partie du décor. De temps à autre, on voit des bégonias sauvages. Et toujours la longose qui colonise tout…

 

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bégonias                                                                                  la longose : une peste végétale

 

Nous voilà près d’un kiosque blanc ! Une famille est en train d’y installer le barbecue rapporté en 4X4.

 

tev9a tev9b

                                         barbecue du dimanche sous les kiosques

 

Le sentier grimpe toujours, et un panneau à notre gauche nous invite à découvrir « l’observatoire des papangues ». Nous nous hasardons dans cette étroite sente, mais l’endroit est humide, des crapauds s’y complaisent, et nous décidons de rebrousser chemin pour poursuivre sur le Sentier des Ouvriers. Il fait bon, on entend les oiseaux dans les ramages, Un tec-tec nous suit.  Les voix des familles qui pique-niquent nous parviennent çà et là. On hume déjà le fumet des carris. Là, des hommes jouent à la pétanque (malgré la pente du terrain). On s’attablerait bien avec ces sympathiques familles. Il est 11 heures, nous  avons bien marché et décidons de redescendre cette fois-ci par la route !

 

tev3a  (à suivre)

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 14:25

Comme la fête des Mères, cette journée des Pères se fête à la Réunion ! Ce matin, fete peres 0François et moi sommes partis faire une superbe balade dans la  Forêt de Tévélave, au-dessus du village des Avirons. Les nuages n'étaient pas au rendez-vous. Généralement, ils s'amoncellent dans les Hauts vers 9 heures du matin, mais aujourd'hui, le ciel était bleu... jusqu'à midi et beaucoup de papas préparaient le pique-nique du dimanche avec leur famille sous les kiosques qui bordaient la route forestière.

 

Comme nous pensons très fort à tous les papas aujourd'hui, l'article sera un bouquet de toutes les superbes fleurs colorées que nous avons immortalisées au cours de notre promenade, fleurs de fête qu'on leur offre, en les laissant à la Nature ! Il ne manque plus que les parfums pour que ce soit réaliste !

 

fete peres 1 fete peres 4

 

  fete peres 3 fete peres 5

 

NB

"Je n'ai pas ramassé trois cailloux blancs..."Difficile d'en trouver des blancs ici, d'ailleurs. Clin d'oeil à mes marmailles qui pour la Fête des Pères revenaient de l'école maternelle et déclamaient ce poème que leur avait appris Denise Levresse : "J'ai ramassé trois cailloux blancs, mais le plus joli que j'aime tant, est pour papa !"

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 20:42

Rassurez-vous, je n'ai pas le rhume ! Même si à cette époque on peut facilement s'enrhumer (rien à voir avec le rhum...) La température a terriblement chuté "plus que 27° le jour et 17° le matin..."

 

Aujourd'hui je vais vous parler des BIBES

 

bibe2On ne peut pas les manquer, ces adorables  araignées qui peuvent atteindre jusqu’à 20 cm. Ici , à la Réunion, on leur donne le nom de « bibes » et jamais on ne dit à son marmaille : « Oh regarde les jolies Néphilas ! » qui est leur vraie appellation. Il ne comprendrait pas !

 

   

Les bibes ont des pattes rayées de jaune et de noir et tissent d’énormes toiles entre les branches du manguier dans notre jardin, ou encore sur les fils électriques.

Elles sont inoffensives et bien utiles !

 

  Ces bibes-là, nous avons eu le loisir de les admirer et de les photographier dans la propriété d’Hélène et Jean-Paul.

 

Figurez-vous que cette charmante araignée possède plein d’yeux. Combien à votre avis ?  Pasbibe1 autant qu’Argus, le gardien mandaté pour surveiller Io…

Elle n’en a que 8 ! Et c’est sous ses yeux que se trouvent des chélicères dont l’extrémité se termine par un crochet acéré qui lui sert à injecter le poison à la proie.

 

L’araignée possède aussi des glandes – les filières-  qui produisent deux types de soie : la soie pour fabriquer la toile et la soie gluante pour la construction du piège

 

 

 

bibe3

Ce qui est amusant, c’est que la mâle a peur de sa dulcinée. Comme il est d’ailleurs dix fois plus petit qu’elle, il prend « les pattes à son cou » après  l’accouplement pour ne pas être dévoré.

 

(D’où le titre donné à cet article !) bibe4

 

 

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 19:10

 

On peut regretter que les livres soient si chers à la Réunion et que les familles modestes ne soient pas disposées à investir dans des bibliothèques pour leurs enfants. –elles font aussi d’autres choix -

     Mais je pense qu’au Collège  deTrois Mares, les élèves sont gâtés : le CDI géré par Jean François est riche en volumes et en revues et les collections d’œuvres intégrales sont nombreuses. Il faut dire aussi que les effectifs sont très importants dans les établissements et par conséquent l'enveloppe budgétaire suit...

 

lien vers le site du CDI :

http://villetampon.free.fr/cdicollege3mares/

 

cdi

Un autre inconvénient : comme les ouvrages arrivent par bateau, il faut les commander et attendre un mois, et ces livres ont un surcoût non négligeable lié au transport.

Très peu d'enfants ont un dictionnaire chez eux, et on découvre avec surprise que peu d'entre eux maîtrisent l'ordre alphabétique, même en 4e !

C'est toujours du bonheur quand on commence à lire un conte ou run roman et qu'un jeune me demande de pouvoir emporter chez soi l'ouvrage pour en continuer la lecture.

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 18:50

Nicole, choriste de Villancico, a invité ses amis, à partager un gâteau d'anniversaire.

 Ils se sont donc toud retrouvés après la répétition  -filage pour la Fête de la Musique-, pour arroser "le cap difficile" et pour partager un repas dans un restaurant du Tampon. Une soirée bien sympathique !

    nicole anniversaire

 

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 20:20

 Ce mercredi 16 juin, après les cours, les collègues de Lettres du collège Trois Mares sont venus chez nous, rue Joachim du Bellay, pour fêter un départ à la retraite, le mien ! Comme certains enseignants comme Bruno, Elodie et Laurence ne seront vraisemblablement plus là à la rentrée et comme je voulais les voir tous réunis avant le 2 septembre, jour J de mon départ, nous avons choisi ce créneau.

 collegues

Justin, Isabelle, Aurélio, Danièle, Pierre, Jean François, Bruno, Elodie, Laurence  étaient là, il ne manquait que Carine et Christine, malheureusement empêchées, et Christophe que je n’ai pu contacter. Stéphane, prof de Sciences Physiques s’était joint à nous.

 

Isabelle au nom de tous, m’a offert une superbe orchidée et trois ouvrages dont l’Histoire de la Réunion en deux tomes et un roman de Carlos Ruiz Zafon «  Le Jeu de l’Ange ». Des ouvrages précieux, lourds de signification ! Carine qui "avait collecté les fonds" et choisi les cadeaux, connaissait mes goûts pour l’Histoire de l’île et ma passion pour la lecture. « Je t’emmènerai dans un endroit secret où les livres ne meurent jamais et où personne ne peut les détruire… » dit un protagoniste de ce roman.   

Dans cet établissement j’ai eu le bonheur de travailler pendant deux années avec des collègues passionnés par leur discipline. Je suis certaine que je vais les regretter et qu’ils me manqueront terriblement.

 

 

Des enseignants de tous horizons.

Tous ne sont pas des « métros », et même les z’oreilles viennent de régions diverses. Leur vie, leur culture, leurs pays sont autant de sujets d’échanges intéressants. Ce qui fait que nous avons passé une après-midi formidable. Pour le repas, nous avons panaché – du local et du métropolitain - quiche lorraine, piments farcis pour l’apéro, salade vosgienne en entrée,  cabri massalé aux lentilles pour le plat principal, îles flottantes et tarte aux poires et au chocolat au dessert.

 

collegues 2

 

 

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 19:22

Le couvre-chef n’est pas un luxe sous le soleil de la Réunion. Toute l’année, on porte le chapeau, que ce soit pour aller au marché de St Pierre, soit pour randonner avec les Jolis Pas, ou encore pour faire ses courses à Trois Mares.

 

chapeau 1

 

Même à l’occasion des barbecues, il arrive qu’on se protège du soleil. Quand on mange sur la varangue, on se passe de ce précieux accessoire, mais quand on mange sous une treille, ou un toit de toile et que le soleil ne fait pas de cadeau, il vaut mieux se couvrir le crâne. Hélène avait heureusement une collection de chapeaux et les a prêtés à ses convives le temps du repas. On se demande où elle a déniché cette variété de coiffures : il y en avait pour tous les goûts. Nous avons donc déjeuné sans nous découvrir. Pas très poli, mais  joli  ! Et quel repas !

 

chapeau 4 chapeau 2

chapeau 3

 

Chapeau donc à Jean-Paul, Hélène et leur fille Anne pour cette belle journée sur les hauteurs du Tampon à 850 m d'altitude, près du soleil !

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 18:18

 

 

Rien à voir avec « une salade à la bière ! », n’en déplaise aux amateurs de "dodo".

 

Dans le jardin d’ Hélène et Jean Paul, au Petit Tampon,  poussent  deux sortes de cannes : la canne « batavia » et la canne « bourbon » : la première a des anneaux rayés et l’autre non.

 

canne bourbonLa canne « Bourbon »

 

En 1768, Bougainville introduit aux Mascareignes une canne venant de Tahiti, qui deviendra célèbre à la Réunion sous le nom de “Canne d’Otahiti’’. Sous la dénomination de “Canne Bourbon’’ou « Canne Bonbon », elle sera ensuite très largement diffusée dans le monde et de 1820 à 1850, elle détrônera la “Canne Créole" pour devenir la canne la plus cultivée dans le monde.

 

 

 

 

 

canne batavia 2

 

 

 

La canne «Batavia »

 

La canne « batavia » fait partie des cannes rayées ou rubannées

Elles sont grandes et grosses, ont des tiges violacées, rayées de bandes jaunes ou rouges, tendres et se fendillent tout le long à la pointe d'un couteau ; les cannes Diard rayée, Guinghan, Maillard, Mapou, et Mignonne appartiennent à cette catégorie. Elysen a expliqué à Jean Paul qu'il pouvait couper des tronçons de ces cannes pour les sucer.

canne batavia La canne "Batavia"

 

Et ça ne s’arrête pas là ! Il existe à la Réunion un grand nombre de variétés de cannes : en 1889 étaient surtout cultivées la louzier (blanche), la batavia (rayée), la Port-Mackay (ne fleurissant pas), la big-tanna (courte et grosse), la bambou jaune, la poudre d’or (fine et rayée), le bois rouge, la tamarin, la mapou, le rat gros ventre… Gérard Canabady pourrait nous en dire un rayon…

( mais ça suffit pour aujourd’hui ! « trop d’infos tuent l’info »)

 

Savez – vous que 580 variétés de canne à sucre auraient déjà été créées par le CERF (Centre d’Essai, de Recherche et de Formation) Depuis 78 ans au service de la filière-canne sur l'île, cette entreprise réunionnaise est aujourd’hui reconnue à travers le monde pour ses recherches variétales, et sa technologie.

Aujourd’hui on ne nomme plus les cannes : on leur attribue un chiffre ! … Imaginez qu’on fasse pareil avec les fleurs : je t’offre un bouquet de L34, et de R45…. Finie la poésie !

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 14:43

 

 chaussures 2Allez savoir pourquoi toutes les jeunes Réunionnaises enfilent actuellement des ballerines en plastique.

Les adolescentes viennent en classe, chaussées de ces étranges godasses plates, colorées,blanches, dorées, ou argentées en plastique. Ces chaussures sans semelle n’ont pas l‘air très confortables, et sont certainement déconseillées (pour la colonne vertébrale, et la plante des pieds), mais elles plaisent à la jeune génération. Pas de talon, pas de lacet, pas besoin de les cirer. On vise à l’économie… On doit sentir les cailloux sous la plante des pieds, et quand il pleut, c’est le dérapage assuré... Pas encore eu l'occasion de les tester en période cyclonique, mais ça doit être délirant! Peut-être est-ce le prix qui est à l’origine du succès de cette ballerine ? L’argument « objet recyclable » a vraisemblablement été avancé sur les pubs. Heureusement que la mode est éphémère…

 

 

« Chaussure la crise » : amusante, et ô combien réaliste, l’expression que Marion a trouvée pour désigner cet objet : les temps sont durs… les petits cailloux aussi…

 

chaussures

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 10:13

Quelques gîtes

 

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 Les Orchidées                                                      Le Paille en Queue

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La Vieille Tonnelle                                                Le Randonneur

gb62 Il en existe d'autres comme celui de Mme Nativel...

L'Oasis

 

 

Les chemins de Grand Bassin

 

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  allées bordées de murets  - la passerelle avant la remontée  vers Bois-Court

  

La rivière   : qu'il faut traverser pour rejoindre la Cascade

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L'aire d'atterrissage de l'hélicoptère

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L’ancienne école cachée par une treille

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La chapelle                                                             Fleurs du pays

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