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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 17:18

C’est l’hiver austral. Et ces deux dernières années, l'hiver est particulièrement doux : les températures hivernales de l'île sont souvent plus élevées que les températures estivales en métropole. Et cependant le soleil « poique » toujours. Oui, vrai, le soleil « brûle » bien le dimanche 5 août grand matin, et l’eau du lagon est déjà à 24° C.


lagon de St Pierre

Si les Réunionnais hésitent à se baigner dans cette eau « fraîche », il n’en est pas de même pour nous autres, qui apprécions cette baignoire tous les jours de l’année, sauf par grand vent.

 

Il est agréable de nager avec masque et tuba au milieu des poissons et des coraux, puis de se sécher au soleil avant de retourner dans les hauts où la température est plus fraîche.

C’est un plaisir toujours renouvelé de photographier les poissons du lagon. Je reviens avec une provision d’images : 

Le canthigaster à selle (canthigster valentini) ,

canthigaster valentini

le poisson trompette,

poisson trompette

le poisson perroquet,

perroquet

le canthigaster solandri,

canthigaster solandri

la demoiselle à trois bandes noires (dascyllus aruanus),

demoiselle à Trois bandes

le chirurgien bagnard (acanthurus triostegus),

chirurgien bagnard

 

les poissons" papillons cochers" (chaetodon auriga) et le baliste picasso (rhinecanthus aculeatus),

P8050047 papillons cochers et baliste picasso

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 15:15

...ou plutôt « sur le port » qu’il faudrait dire. 

 

En quittant le voilier de Roby, la semaine dernière, alors que le muezzin de la mosquée Attayab ul Massadjjid appelait à la prière la nuit commençait à tomber sur la ville, j’ai assisté à une scène peu commune.

 

Sur le sol, se tortillait  un gros serpent, ç’avait l’air d’une grosse anguille sombre. Un pêcheur de m’expliquer : « C’est une murène… »

 murène pêchée

J’étais sur le point de la photographier, quand  un homme a saisi un bâton pour mettre fin à ses jours, il a dû s’y reprendre à plusieurs fois… Le combat inégal a duré une minute qui m’a paru une éternité.

 murène condamnée murène et pêcheur combat inégal

 J’ignorais qu’on pêchait ces poissons-là pour les consommer. Je préfère voir la murène dans l’océan au milieu des coraux. 

On peut aussi comprendre qu’on la pêche vu sa taille et son poids : il paraît qu’on peut la découper en tronçons, le faire mariner douze heures dans le citron , l’huile et la faire griller. Il faut bien que les pêcheurs gagnent leur vie…

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 08:24

 

…. de « la Fureur de Vivre », le voilier de Roby Reinhard.

 

Comme promis, j’ai rendu visite à ce marin au courage exceptionnel.  C’’était mardi vers 17 heures.

Je lui avais annoncé la présence de mon petit-fils, mais Jeannette, sa deuxième mamie était aussi du nombre. Cette dernière, en vacances sur l’île, était ravie à l’idée de rencontrer ce compatriote, qui avait grandi dans le même quartier qu’elle, près de Mulhouse. C’est tout à fait par hasard que je lui avais parlé de mon projet d’aller, avec Robin, voir un certain Roby Reinhardt... et comme le nom lui était familier, elle voulait en avoir le cœur net… C’était effectivement lui…

 Roby 1

Notre homme nous attendait sur le la troisième ponton, devant son embarcation. Il nous a  accueillis à bord du voilier, et nous a fait découvrir son sweet home...

Roby 2

... puis il nous a servi de la bière rapportée d’Afrique du Sud  (de la Kronenbourg, figurez-vous !), il avait aussi préparé de la menthe à l’eau.

Installés à sa table dans la cambuse, nous avons bavardé plus d’une heure. Il nous a raconté sa panne de moteur de la veille, son voyage d’onze mois d'Istres à la Réunion en passant par l'Espagne, les Canaries, le Brésil... Il nous a confié ses projets,  et avec Jeannette, ils ont évoqué  leur enfance dans la région d’Illzach, des souvenirs communs. Tous deux ont le même âge !

Roby 3

Roby 5

Comme le soleil allait se coucher, nous avons pris congé de notre hôte, heureux d’avoir passé un bon moment avec lui…

 Roby 4


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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 10:55

Toujours le 21 juin, avec Monique et Pierre, après la baignade à l’Ermitage et le café au Port de Saint Leu, nous avons pris la direction de Saint Pierre par la route du littoral.

En empruntant cette route, j’ai pu constater avec ravissement que la piste cyclable avait été rallongée et que la voie était très confortable pour les cyclistes… mais j’ai aussi vu avec écoeurement que le béton devenait envahissant à la sortie de St Leu et que les travaux défiguraient le littoral : la Nature disparaît au profit de logements impersonnels, et de considérations financières.

Nous nous sommes arrêtés au Souffleur. Et là, le spectacle était grandiose. Ce jour-là,  la houle a amplifié le pouvoir de ce « geyser ». Nous sommes restés là une demi-heure à admirer la force et la beauté de l’Océan.

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Et les remous du gouffre à L’Etang Salé, comparés à ce que nous avions vu plus tôt, semblaient dérisoires…

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 22:27

On connaît bien la Rivière Langevin, lieu prisé par les Réunionnais le dimanche pour se retrouver et pique-niquer en famille. Mais on connaît mois bien la petite marine de Langevin. 

 
 Quelques barques de pêcheurs sont amarrées là, au pied d'un monument.

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Une pente bétonnée mène à l'océan.

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Un modeste bâtiment, à l'ombre de filaos et de vacoas, doit abriter le matériel des pêcheurs

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L'endroit est sauvage, désert. Parfois, quand la houle frappe la roche, ce petit port est le théâtre de noyades : des touristes inconscients s'aventurent là, méconnaissant les dangers de l'océan.

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 10:34

 Le Port (974) Base Navale- Mardi 21 février 2012

 

Mardi matin, avec l'UPTS, nous avons eu l’occasion de visiter le Floréal, une frégate de la Marine Nationale dont la mission est de surveiller les eaux territoriales et même internationales.

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 Le navire vient de mouiller au Port après une mission de 3 mois ( du 26 octobre 2011 au 8 février 2012), mission de lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes.

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Après avoir montré patte blanche à l’entrée de la base navale ( nos noms et n° de passeport avaient été enregistrés au préalable), nous sommes accueillis par  le commissaire Smialy, chargé des relations publiques.  C’est au commissaire qu’incombent aussi les tâches de gestion du personnel, de la cantine, du matériel…

Ce sont 93 personnes qui sont affectées à ce bâtiment : 84 permanents et 9 hommes du détachement aéronautique (l’hélicoptère  est basé à Gillot). La moyenne d’âge est de 31 ans, on compte 9 femmes à bord.

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Nous montons à bord de cet imposant bâtiment, une des 6 frégates françaises qui chacune porte le nom d'un mois du calendrier républicain *

 Le Floréal mesure 94 mètres de long sur 14 de large. C'est un bâtiment (de type civil) voguant depuis 1992, .

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 Là, le commandant en second, le lieutenant de vaisseau Ravera nous  explique les missions de la frégate et ses caractéristiques. Elle a une autonomie d’une cinquantaine de jours en mer. Dans la zone ZEE, elle a une mission de surveillance, de répression aussi. Elle observe et repère les fauteurs de trouble, protège la zone économique de pêche, intervient pour des sauvetages en mer, dans des missions humanitaires, à l’occasion d’évacuation de civils. Le navire de 2950 tonnes se déplace à une vitesse maximale de 20 nœuds.

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Puis nous suivons deux hommes d’équipage, des quartiers-maîtres, fort sympathiques qui répondent à toutes nos questions et nous emmènent dans quasiment toutes les salles du navire à l’exception de celle des machines et celles qui concernent l’armement

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 Ainsi, nous découvrons  les trois cafétérias de l’équipage ( restaurant et salon équipé d’un téléviseur) où se restaurent chaque jour,en deux services, une quarantaine de personnes. Nous voilà au self où se prépare activement l repas de midi. Il y flotte un agréable fumet.

   

 

 

Nous descendons dans les dortoirs par un escalier en fer. Certaines zones du navire sont climatisées, mais dans d'autres on a l'impression d'étouffer. Nous voyons les unités de vie des personnels  (des lits superposés dans des dortoirs étroits, et un petit espace avec une table et des sièges. Environ 10 personnes sur 9 m2) Il existe aussi des zones où dorment "des passagers", un personnel missionné, des scientifiques...  Les chambres des officiers sont plus spacieuses.

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Nous avons également accès aux différents bureaux -un ou deux siège(s), une table de travail et une armoire - Nous apprenons qu’il existe aussi un bureau de  « police » à bord.

Nous entrons ensuite dans une salle de commandement borgne  où sont installés plusieurs techniciens chargés de veiller au bon fonctionnement de  la frégate : on y remarque un tableau d’alarme. Les yeux sont rivés sur un tableau affichant la puissance et le fonctionnement des 4  moteurs de propulsion, le réseau électrique.

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Une jeune femme, titulaire d’un Bac  STG (de mécanique), nous explique que le navire est équipé de 4 moteurs de 2200 CV chacun .  Les ordres sont transmis à ces techniciens depuis la passerelle, un poste de commandement situé à l’étage supérieur.

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Par exemple,  quand un hélicoptère doit de poser et qu’il faut agir sur les machines, réduire l’allure, se positionner, les ordres viennent « d’en haut ». Cette jeune technicienne avoue qu’elle ne s’ennuie pas à bord, parce qu’elle n’est pas assignée à la même tâche, ses activités sont variées, elle se déplace. Mais elle dit qu’elle aussi est amenée à « mettre la main dans le cambouis » pour réparer les pannes. Elle affirme que la cohabitation se passe très bien et que les filles ne sont pas importunées par les hommes.

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Quand un hélicoptère est à moins de 2 km de la piste,en phase d'appontage, c’est à la tour de contrôle du navire de lui indiquer la nature du roulis, du vent...  le radar et la radio  le guident.

Lors des manoeuvres 15 hommes sont sur le pont, tous dirigés par l'homme fort de la situation appelé "le Bosco", car il en fait des forces à l'appareillage et au mouillage pour guider les aussières (cordages) .

Tout un système de sécurité se situé à proximité : deux canons à mousse, deux canons à eau, une canalisation, pour circonscrire un incendie éventuel lors de l'appontage.P1150555

Nous avons aussi fait un tour dans les cuisines, la laverie. Près de cette dernière un homme était en train de charger des bouteilles. Il nous dit qu’il s’agit là, non de bouteilles de plongeurs, mais de bouteilles de respiration autonome.

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Surprise : même une boîte aux lettres jaune affiche des heures de levée ( mais on n’y met que des lettres à destination de la France).     

Clin d'oeil à l'ami Albert

 Une petite coopérative fonctionne également) bord : on y vend des casquettes, t-shirts, porte-clefs…

 

Au nom des membres de l’UPTS qui ont été accueillis à bord du Floréal, la présidente  Chantal Schaefer remet à nos hôtes un cadeau collectif. Merci à tout l'équipage pour cette visite très instructive ! P1150504

 

 

 

 

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 12:44

Il arrive qu’en se promenant le long de la Plage Ti sable, à Grands Bois, on fasse des rencontres sympathiques. Parfois, on s’arrête sous les banians ou les vacoas « pour casser un blague » (papoter) avec les ouvriers chargés de l’entretien des espaces verts. Une autre fois, on bavarde avec un parent  qui surveille ses enfants dans le bassin, Sur les rochers battus par la houle, des pêcheurs à la gaulette attendent que le poisson morde, et là je ne suis pas assez hardie pour m’aventurer dans leurs parages. Et d’ailleurs, je risquerais de les déranger.

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Mais quand j’ai vu dernièrement, à marée basse,  deux femmes  de Grands Bois en train de se pencher dans le lagon à la recherche de "je ne sais quoi", j’ai aussitôt remonté mes pantalons  et  me suis déchaussée, au risque d’être piquée par les beaux oursins mauves qu’on distinguait entre les galets .  L’eau était chaude et une multitude de petits poissons colorés y nageaient .

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Les dames grattaient les roches avec un couteau pour en déloger … des moules qu’elles déposaient, l'une dans son seau, l'autre dans son sachet.

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Quelle patience pour réussir à récolter de quoi faire un ti cari. Elles doivent être délicieuses, vu le cœur que ces femmes mettent à l'ouvrage.

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Ces moules sont petites, complètement couvertes d'algues et résidus de coques : j'imagine le travail qui attend les cuisinières à leur retour.

Il est de plus en plus rare d'assister à ce type de pêche traditionnelle, vu que le milieu marin s'appauvrit chaque jour. J'ai eu de la chance ! 

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 16:36

 Avec  l’UPTS ( Université Pour Tous du Sud), j'ai eu la chance de partir ce matin  à St Leu à Kélonia pour une sortie originale : la « découverte des lieux de ponte des tortues marines. »

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Stéphane Ciccione, directeur de cet établissement, a axé la visite sur la « restauration des plages de ponte ». Notre guide, un personnage passionné de botanique, nous a emmenés sur une plage réhabilitée pour accueillir les tortues marines.

Autrefois appréciées pour leur chair, elles sont aujourd’hui protégées par la Convention de Washington. A Kélonia, on soigne celles qui blessées sont rapportées par les pêcheurs et on les remet dans leur milieu naturel sitôt guéries.Certaines profitent de leur séjour pour se reproduire ici.

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S.Ciccione sous un veloutier faisant observer les graines de l'arbre 

 Elles étaient vouées à la disparition, mais en 2004, elles sont revenues sur les côtes réunionnaises, attirées par « la plume olfactive ». Jolie expression pour désigner des odeurs générées par des plantations et transportées par les courants marins. D’où l’intérêt de mieux connaître toutes ces plantes qui favorisent le retour des tortues.

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Sur la plage, nous nous sommes familiarisés avec plusieurs espèces 

dont deux arbustes  : le veloutier, le manioc bord de mer 

et deux lianes : la patate à Durand et la patate-cochon.

Le spécialiste a fait remarquer que le veloutier mâle et le veloutier femelle n'avaient pas les mêmes fleurs, ni les mêmes graines...

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le veloutier

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Des graines qu'on peut planter jusqu'à 150 m d'altitude. Le veloutier peut atteindre la taille de 4 mètres. 

Je sais désormais discerner ces lianes dont la discrimination devient évidente avec les explications de l’expert : la feuille de la première n’a qu’un lobe, celui de la seconde en possède trois

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La première donne des graines ayant une forme de fleur (comme de petites roses de bois),  l'autre fait des fruits ressemblant à des cosses de petits pois, grains qu’on devait donner autrefois aux cochons.

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Ensuite, nous avons rejoint une seconde zone de plantations. Sous nous pieds, M. Ciccione a fait remarquer la présence d’une pelouse de cynodon dactylon, herbe qui  se mélange avec les lianes.  Ces espèces piègent les sédiments et créent la dépression d’arrière-plage.

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cynodon dactylon (herbe) et patate à Durand (liane)

(à suivre)


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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 15:38

Débat animé autour d’un " bassin  dont on ne veut plus !"

 

Dans le réfectoire de l’école Raymond Mondon,  le 11 octobre, s’est retrouvée une petite vingtaine de personnes intéressées par le projet de réaménagement du littoral de Grands Bois.

 

En réalité, la réunion n’a pas porté sur l’aménagement de toute la plage. Le débat n’a eu  lieu qu’autour d’un seul point : celui de la réhabilitation du petit bassin situé à l’extrême droite de la plage Ti Sable, derrière le terrain Paddock. Les envoyés de la mairie de St Pierre avaient l’intention de présenter  trois plans déjà échafaudés, que l’architecte a commentés.

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Mais aucune des solutions proposées n’a  trouvé grâce auprès du public présent, et ce pour différentes raisons.

 D’abord, les coûts estimatifs étaient prohibitifs : de 440.000 à 770.000 euros. Pour un bassin de même dimension ( 500 m2) refait quasiment à l’identique le prix estimatif était déjà de 440.000 euros ! De l’avis des présents qui ont déjà participé voilà dix ans à la construction de ce bassin, le nouveau projet n’apporte pas la preuve qu’il pourra être opérationnel. A l’architecte qui annonce que des saignées seraient creusées à 80 cm de profondeur depuis la barrière de corail, un ouvrier de la localité a rétorqué que ce creusement avait déjà été fait autrefois sans succès, et qu’il y avait participé. Et que sans pompage, ce projet ne serait pas viable. Une personne de l’assemblée estime également que c’est  au bureau d’étude à payer pour ses erreurs et de faire reconstruire sur ses deniers ce bassin, devenu dangereux,  pour réaliser enfin un bassin aux normes. Repayer pour un travail non achevé ne se justifie absolument pas. C’est un coût que les contribuables ne veulent pas assumer.

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                                 le bassin aujourd'hui

On a aussi reproché aux acteurs de ces plans de ne pas faire appel aux gens de terrain pour choisir l’implantation de ce bassin. Ce dernier serait  insalubre, il est le réceptacle de tous les déchets de l’ancienne usine, et la proximité des rochers, l’importance de la houle à cet endroit représente un danger pour les enfants. D’ailleurs si on veut  drainer une centaine de baigneurs, ce n’est pas là qu’ils se concentreront, la frange actuellement couverte de patate à durand .

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Peu dissuasif pour certains malgré les dangers ( insalubrité, échardes de bois, ferraille, ponton défoncé)

L’autre reproche fait aux personnes missionnées par la mairie  de St Pierre est qu’elles arrivent avec des plans tout prêts, sans avoir consulté la population au préalable. Les présents ont demandé à ce qu’on mette en place une équipe d’une dizaine de volontaires de Grands Bois qui puisse travailler avec l’équipe d’experts, souhait très fortement exprimé qui a finalement eu l’aval des émissaires. A été demandé aussi qu’on intègre dans cette commission des pêcheurs bien informés sur les courants, les fonds marins…

 

Une personne de l’assistance émet la proposition de déplacer ce bassin vers le milieu de la Plage Ti Sable, un autre de faire creuser une bande pour la baignade. Aucune de ces propositions ne rencontre pas d’adhésion de la part du bureau d’étude qui estime que la loi de littoral ne permettra pas ces options.

 

Une dame a également rappelé qu’il ne fallait pas leurrer les Grandsboisiens en leur promettant une insertion professionnelle, grâce à ces projets, et de préciser que pour la transformation de l’usine sucrière en Médiathèque par exemple seuls "deux" habitants de la localité auraient été employés sur le site.

 

En résumé, l'exaspération de l ‘auditoire vient surtout du fait que la population de Grands Bois n'est pas associée à des projets qui viennent de l’extérieur. Et, à ce jour, personne n’est au courant du sort que les élus veulent réserver à ce bord de mer. La concertation fait visiblement défaut. Un auditeur a demandé qu’on revoie aussi les problèmes d’assainissement, et d’évacuation des eaux qui se déversent dans le lagon.

 

Pour ma part, j’ai exprimé mon sentiment sur la nécessaire préservation des espèces présente dans ces lieux comme le « héron strié »qui niche dans les poivriers sauvages. Réaménager un littoral pour des baigneurs ne peut pas se faire en dépit du bon sens.

 

J’ai souri quand on a émis l’idée que dans l’aménagement du littoral, il ne fallait pas oublier les poubelles. Faut –il donc attendre un projet d’aménagement de plage pour installer des poubelles ? A l’ère de la communication, on ne peut que déplorer cette fâcheuse négligence...

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 11:13

 

Ce n’est pas la première fois que nous visitons à Saint Leu ce prodigieux site dédié aux Tortues. Cette fois-ci, notre plaisir était décuplé parce que nous avons eu la chance de participer à une visite guidée de  Kélonia sous la conduite d’Alain, un animateur passionné par le sujet.

Intarissable, il nous a parlé des sept espèces de tortues marines qui peuplent l’Océan Indien. Dans le premier bassin, il nous a fait observer quatre espèces de tortues marines. 

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Nous avons eu le loisir de regarder plonger, émerger, nager la tortue « imbriquée » aux écailles superposées comme des tuiles, la tortue verte ( la seule qui soit herbivore), la tortue caouanne et la tortue olivâtre.

Nous avons appris qu’ici on soignait, on nourrissait et même on « brossait » les tortues.

P1040071 la tortue "imbriquée"

 

Une fois "retapées", les tortues sont redonnées à l’océan, et chacune est parrainée par un enfant des écoles avec qui travaille le centre. L’aspect pédagogique est fondamental à Kélonia, là on sensibilise dès leur plus jeune âge les enfants au respect du milieu marin : tous savent après un passage à Kélonia que les sachets plastiques qui flottent sur l’eau peuvent asphyxier les tortues, ils participent aussi à la replantation des grèves, où les tortues pourraient revenir pondre et se nourrir.
Nous avons évoqué avec Alain le balisage des tortues et étions loin d’imaginer qu’une seule balise valait 10000 euros. Puis il faut payer un abonnement pour la maintenance et le suivi. Récemment seules 3 tortues ont été équipées de balises.

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La sympathique tortue qui se laissait caresser par les enfants et qu’on nourrissait de feuilles n’occupe plus le deuxième bassin. Blanche, âgée de 23 ans est morte  en janvier des suites d’une insuffisance rénale.

Les tortues selon l’espèce pondent de 80 à 120 œufs et seul 1/100e des petites tortues peut survivre (soit 1 tortue par ponte !) Dès leur naissance, elles sont menacées par les oiseaux, les crabes, et ... l’homme.

Il paraît qu’il ne faut pas aider les bébés à rejoindre la mer (en les portant), elles doivent trouver le chemin toutes seules. Mais on peut éloigner les prédateurs  comme les crabes et les oiseaux, avec force gestes.

Dans la salle consacrée aux caractéristiques des tortues, nous avons vu une tortue empaillée : la caouanne. A sa mort, elle avait été confiée  aux soins d’un taxidermiste de saint Denis.

P1040074 la tortue caouanne


Nous sommes toujours impressionnés par la maquette de la "tortue – luth".

P1040078.JPG la tortue luth

De la plateforme qui domine le musée, nous avons pu observer le manège d’employés qui nettoyaient un bassin, d’autres qui effectuaient la pesée hebdomadaire des tortues.

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