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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 19:19

 

Coucher de soleil

Chaque année, la SEOR (Société Ornithologique de la Réunion) organise des nuits sans lumière pour favoriser l’envol du pétrel de Barau, un oiseau endémique, gravement menacé.

Il faut savoir que ces oiseaux marins également surnommés « taille-vent » naissent dans les Hauts, planchedans les contreforts du Grand Bénard  et du Piton des Neiges dans des terriers creusés où la  femelle ne pond qu’un seul œuf, en  novembre.

Les jeunes prennent leur envol et se dirigent vers l’océan en utilisant les couloirs privilégiés de la Rivière des Galets et de la Rivière Saint Etienne. Or,  leur méconnaissance du danger les envoie au sol très vite : attirés par la lumière, ils heurtent des lampadaires.

C’est aussi la raison pour laquelle la SEOR invite la population à ramasser les oiseaux blessés et à les rapporter à la Société Ornithologique avant qu’ils ne soient victimes de prédateurs comme les chats… Les oiseaux soignés sont ensuite relâchés pour qu’ils puissent rejoindre la mer et y trouver leur subsistance.

La nuit du 8 au 9 avril, la ville de Saint Pierre participe à cette action et réduit au maximum les sources lumineuses. Pourquoi le choix de cette date ? Tout simplement parce que c’est à cette époque que les jeunes s’envolent du nid ( d’avril à la mi-mai), et c’est une façon intéressante de participer à la « Semaine du Développement Durable. »

Pour en savoir plus sur la protection des oiseaux de l’île et sur la SEOR, pour par exemple connaître les gestes  à faire- ou à ne pas faire-  lorsqu’on trouve un oiseau blessé, un site à consulter absolument :

http://www.seor.fr/index.php

Ci-dessous des actions de la SEOR: baguage d’un pétrel,  mesure du bec (photos prises en mai 2009 près de la Pointe du Diable)

 

baguage  baguage

 

mesure du bec

                                                 mesures

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 17:49

Hier, nous étions quatre (Michael, Laurent, François et moi), à embarquer à Saint Gilles pour cinq Omar sortie du portheures de navigation au large. Alors qu’il pleuvait à plusieurs reprises sur la Route des Tamarins, et sur les Hauts, il faisait très chaud au  port de Saint Gilles et la mer était calme. De nombreux pêcheurs à la ligne s’étaient donné rendez-vous sur les quais ce jour-là !

Nous avons chargé le matériel, fait le plein du réservoir, acheté de l’huile,  et nous nous apprêtions à partir, quand un pêcheur revenant du large nous a proposé d’emporter un poisson qu’il venait de pêcher, comme appât.

 

Omar station du port Omar port de St Gilles

De deux heures à quatre heures trente, pas de vague. François a pu mettre en pratique les cours de navigation, Michaël lui a cédé la barre une bonne partie du voyage.

Omar sortie du port 2 Omar sortie du port 3

Laurent a saisi la gaffe pour attraper une bouée qui dérivait.

Omar repêchage d'une bouée

  Nous tâchions de repérer les oiseaux, là où ils volaient c’était le signe d’une présence de poissons. Là encore, Michaël,  le président de l’Omar en connaissait un rayon : «   Regarde là, un puffin du Pacifique ! là, un puffin de Baillon, un pétrel de Barau, un noddi brun..."

Omar specialiste de la mer Omar oiseaux 2

Nous avons remonté la côte en direction du port, puis avons sillonné les flots près de la baie de Saint Paul. Puis la mer est devenue houleuse ! J’ai eu le tort de rester assise à l’avant… au lieu de me lever et d’être active ! Et résultat... un mal de mer garanti ! Pas marrant quand on n’a pas le pied marin ! Après avoir passé un moment assise sur le sol du pont, la tête baignée par des embruns hyper salés, je me suis résignée à m’asseoir à l’arrière du rafiot où les secousses étaient moins fortes !

Le coucher du soleil était superbe ! Un moulinet s’est mis à tourner et nous avons pêché une bonite (un thon). Nous sommes rentrés au port de Saint Gilles à 19h30 alors que la nuit était déjà tombée.

 Comme dirait le pêcheur que nous avons croisé à la sortie du port ! Au lieu de "Bonne pêche!" il vaut mieux souhaiter au partant " Bonne Mer".

Bonne mère ! l'avait pas tort, le bougre !

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 08:16

Impossible de relater ici les 3 heures d'un diaporama très instructif présenté par M. Abélard à notre groupe ( membres de l'Omar et étudiants de l'IUT) dans les locaux de la de l'ancienne DDE au Port. Après avoir évoqué le confinement et l'utilisation des barrages (cf article du  20 mars 2011), voilà d'autres aspects de la lutte anti-pollution marine abordés.

2 Polmar lutte antipollution

Récupération,  décantation, nettoyage final, transfert et destruction des produits.

2 Polmar hangar de stockage au Port 2La visite des installations, notamment du hangar de stockage nous ont permis de découvrir les équipements de la lutte anti-pollution : barrages, pompes, systèmes d'ancrage, bouées, boudins absorbants, dévidoirs, remorques, conteneurs...

 

 

 

Le matériel, conditionné dans des conteneurs ou rangé dans des remorques est acheminé en mer par des remorqueurs, des Zodiacs.

2 Polmar zone de stockage 2 Polmar hangar de stockage au Port

 On récupère les hydrocarbures (qui flottent en surface) sans l’eau de mer. Deux méthodes sont utilisées : le ceinturage statique, et la récupération dynamique. Cette dernière consiste à mettre des filets dans les nappes ou à tirer le barrage pour récupérer le produit et le pomper sur le bateau. En fonction de la viscosité de la nappe polluante, on utilise divers matériels : un système de pompage composé de flotteurs et d’une barre de seuil, d’ écrémeuses.

2 Polmar aspirateurs d'hydrocarbures

2 polmar pompage 974 2 Polmar valves récupération

Sur les milliers de tonnes de pétrole qui peuvent s’échapper lors d’un naufrage de pétroliers, on n’en récupère que le dixième !

On utilise des motopompes pour aspirer le produit, le centre dispose de moteurs hydrauliques

Il existe aussi des récupérateurs qui flottent sur l’eau et récupèrent directement sur la nappe.

Des bacs de décantation font également partie de l'inventaire.

2 Polmar décantation

En ce qui concerne le nettoyage, une bonne organisation et de la rigueur s’imposent : on met en place des équipes de nettoyage de 10 personnes maximum, 1/2 à 2 mètres cubes de déchets sont récupérés par jour et par personne. 100 à 200 m de rivage sont nettoyés par jour et par équipe.

 

2 Polmar récupération suite

Pour absorber le pétrole sur les plages, on emploie des matériaux textiles .Ainsi, nous avons vu 2 Polmar boudins absorbantsdans le hangar de stockage des « boudins absorbants » (34 boudins Schoeller ) qui une fois utilisés sont incinérés.

 

Quelle est la destination des déchets ?

Voilà quelques chiffres parlants relevés lors du traitement des déchets lors de la pollution  occasionnée par le «  Prestige »

« Les galettes (ou boulettes) avec le sable sont incinérés, le coût de la tonne HT (hors transport) varie entre 250 et 400 euros. Les produits souillés (bois, varech, plastiques, filets…) sont envoyés dans l’IUOM la plus proche, le coût du traitement hors transport est de 60 euros la tonne. Quant aux oiseaux et à leurs cadavres ils sont soit envoyés dans un centre de soins ou dans l’Usine d’Incinération d’Ordures Ménagères la  plus proche ;  là aussi le coût avoisine les 40 ou 60 euros. »

 Pour toutes les sorties organisées par l'OMAR ( Observatoire Marin de la Réunion) voir le lien !

 

 

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 11:43

 Grâce à Michael Rard, président de l’Observatoire Marin (OMAR) et  intervenant à l’IUT  génie biologique de Saint Pierre, nous avons pu nous familiariser  vendredi avec les plans de lutte anti-pollution maritime.

 

Polmar 1diaporama

Nous avions rendez-vous au Port avec M. Abelard.  Au cours d’un diaporama très détaillé de trois heures, nous avons découvert toutes les facettes du plan de lutte mis en route en cas de pollution aux hydrocarbures. Puis nous avons visité le hangar de stockage du matériel utilisé en cas de menace.

 

  Tous les aspects de ce plan de lutte ont été passés en revue : le confinement, la récupération, la décantation, le nettoyage final, le transfert et la destruction des produits. Cet article sera consacré à un seul aspect : le confinement.

 

Polmar 2 lutte schéma

 

Comment confine-t-on une nappe d’hydrocarbures ?

Confiner, c’est éviter le déplacement d’une nappe vers une zone plus sensible ou plus difficile d’accès. Dans le cadre du confinement des hydrocarbures, nous avons appris qu’il existait une panoplie de  barrages très divers utilisés selon la spécificité des nappes rencontrées : il existe des barrages de flottants manufacturés, des barrages échouables, des barrages anti-feu, des barrages absorbants et des barrages de fortune.

Les barrages.

Par exemple pour les zones côtières exposées, on utilise un barrage lourd, un rideau gonflable. Pour les zones côtières abritées et les ports on fera usage d’un barrage moyen ou d’un rideau, pour un chantier côtier et une zone abritée on utilise le barrage léger, la barrière ou le rideau.

  Le centre Polmar de la Réunion dispose de 300 m de barrage lourd Sillinger TRS  de type rideau : il comprend un flotteur gonflable et une jupe terminée par une chaîne de lest qui reprend les efforts de tension. Ce barrage qui pèse 14kg par mètre se trouve sur un enrouleur hissé sur une remorque.

 

Polmar enrouleur de barrage

 

Le centre dispose également de 300 m de barrage lourd Aerazur bap 333 de type barrière. Il comprend un flotteur composé d’une plaque de mousse de polyéthylène et une jupe terminée par une chaîne de lest. Dans un conteneur on peut stocker 150 m de ce type de barrages qui mesure 1 ,40m et pèse 13 kg par mètre.

 

Polmar barrage bap 333 Polmar barrage bap 333 bis

 

En ce qui concerne le barrage moyen, le centre possède 750 m de rideau d’1,02 m de hauteur pesant 6,7 kg au mètre : c’est l’Areazur Bapg 850.

 

Polmar Barrage bapg

 

Et on trouve là aussi  75 m de barrage Baraccuda 420.

Pour les barrages dits légers, pour n’en citer que quelques-uns, on dispose ici de barrages Baraccuda 150 (750 m)

 

Ces barrages sont utilisés pour isoler les nappes,  les déplacer et éviter leur avancée.

 

L'amarrage des barrages

 

Polmar amarrage du barrage

 

Pour les fixer, on emploie d’énormes blocs de béton. Ces blocs de 2 et 5 tonnes sont appelés ici « les corps morts ».

 

Polmar corps morts Polmar coffres barrage

                    les corps morts                                                              les coffres

 

Ces corps morts sont reliés à  des "coffres" par  des chaînes. Et  ces mêmes coffres sont reliés au barrage par un système d’amarrage. Nous avons pu voir deux types de coffres :

 

Polmar bouées Polmar bouées 2

                                                                      coffres et bouées

 

Et des bouées  reliées à ces blocs permettent de les repérer. Très important est aussi le système de remorquage de ces barrages flottants.

 

Nous avons aussi évoqué d’autres systèmes d’amarrage, comme l’amarrage à quai, l’amarrage de fortune avec des pierres et des piquets…

Pour transporter ce matériel, le centre dispose aussi d’enrouleurs, de remorques… et de matériel électrique pour permettre la manutention, le levage de ces énormes équipements.

 

Polmar griffe de levage de corps morts 

Il existe aussi bien d’autres systèmes de barrages, dits de fortune … (à suivre)

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 15:28

 

 

La commune de Saint Philippe est née en 1830. Et 67 années plus tard, le 14 janvier 1897, à 2 heures 30 du matin, très précisément, un navire était en détresse sur ses côtes. Il s’agit du vapeur Warren Hastings dont 1260 passagers sur 1262 furent sauvés, comme le rappelle la plaque commémorative de la petite marine. (Ce naufrage vous sera narré dans un prochain article.)

 

 

marine St Philippe plaque

 Avant-hier, quand j’ai découvert cette marine, la mer était houleuse. Le vent faisait pencher les filoas et les vacoas, et je n’ai pas osé m’aventurer sur la petite jetée, dissuadée par le déchaînement des vagues contre les roches noires et un décret communal d’octobre 2002 figurant sur un panneau mettant en garde contre le caractère imprévisible de la houle et qui conseille de ne « pas s’approcher du bord de mer ».

  

marine St Philippe côte sauvage

 

marine de St Philippe débarcadère

Dans cette marine, une bâtisse – qui a l’air récente- carrée, proprette, est cernée sur deux murs de barques de pêcheurs. Sur le mur de façade, a été joliment peint en noir et blanc, le vapeur qui avait fait naufrage voilà plus d’un siècle. Un vieux Réunionnais élégant (chapeau, pantalon,chemise) se promenait là, deux jeunes à vélo arrivaient, certainement pour voir l’état de la mer avant de jeter l’hameçon.

 marine St Philippe maison des pêcheurs                                                         La Maison des Pêcheurs

 

La route conduisant à cette marine est en sens unique, à cause de l’étroitesse de la voie. Nous avons continué une centaine de mètres entre les vacoas, en longeant l’océan.

 

Là, je savais que le sol était jonché de feuilles sèches de vacoa, mais l’ONF était passé par là et avait nettoyé – les feuilles sèches avaient été jetées dans des excavations de roches. J’en ai ramassé quelques-unes, les moins atteintes (non moisies) pour pouvoir les tresser chez moi. Puis nous sommes remontés sous le soleil et le vent vers le village.

De là, nous avons rejoint les hauteurs du Tampon, où la pluie avait sévi toute l’après-midi !

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 08:56

 En revenant du parcours de santé de l’Etang Salé, nous sommes descendus en voiture vers le bord de mer, à un endroit où débouche la Ravine Ruisseau, où quelques pêcheurs s’adonnent à la pêche traditionnelle. Plage Pointe des Avirons (9)

 Un petit parking, de jeunes palmiers, des agaves, et plus loin devant, Plage Pointe des Avirons (6)une plage de sable noir parsemée de quelques rochers.

 Parfois du corail se découpe sur le fond noir. La liane de la patate durand et une jolie liane ressemblant à l’herbe le rail (des petites pensées violettes) couvrent la plage par endroits.

 

 

Plage Pointe des Avirons Plage Pointe des Avirons (2)

 A gauche, au loin,  on distingue la baie de l’Etang Salé les Bains, rendez-vous prisé par les jeunes surfeurs de l'île.

 

Plage Pointe des Avirons (4) 

 Plage Pointe des Avirons (3)L’endroit doit être très fréquenté par les fêtards du samedi soir. On y trouve par exemple des « piles plates », pas des piles de transistor, non !

Les « piles plates » sont ces bouteilles plates contenant le rhum local. Des flacons de poche bien pratiques qu'il est plus commode de jeter sur la plage, une fois vidées que de les emporter... Certains ont du mal à comprendre que leur île pourrait rester belle ! Combien de bouteilles en plastique aussi laissées à l'abandon sur les sentiers de randonnées...

 Nous croisons là un pêcheur sympathique qui a, dans son masque, unPlage Pointe des Avirons (10) petit zourite (pieuvre) qu’il avait emporté pour appâter. Mais il rentrait déçu, il n’avait rien attrapé. La mer était peut-être trop agitée.

 

Ici, comme sur une grande partie du littoral Ouest la pêche est règlementée, et c’est une bonne chose.

 

Il nous confie que l’endroit (surtout le parking) est visité régulièrement par des voleurs. Un bon conseil, ne jamais laisser des objets (appareils photos, sacs…) en évidence dans un véhicule garé là ! Beaucoup de touristes viennent là, pour bronzer, chose aisée avec le soleil qui tape sur le sable noir !

Plage Pointe des Avirons (5)D’ailleurs la baignade est interdite en raison des forts courants. Tout le monde sur l’île sait que les eaux de l’Etang Salé sont souvent dangereuses en raison des courants, les noyades y sont monnaie courante.

Plage Pointe des Avirons (8)Plage Pointe des Avirons (7)

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 17:06

Encore une appellation saugrenue, me direz-vous. Déjà qu’ici on appelle certains villages le 19e, le 14e… voilà que les bassins ont aussi des matricules ! En fait, un seul bassin a un nom suivi d’un nombre à la Réunion.

Mercredi dernier,quand j’étais à Grand Bois à mon stage de tressage de vacoa, j’ai demandé aux braves dames qui venaient là faire profiter les novices de leur savoir-faire, si elles étaient originaires de la Cafrine. L’une m’a dit, « Je viens de La Ravine des Cafres », l’autre «  Moi, je suis née  à Grands Bois » et une autre « Moi, j’habite à  Bassin 18 ». Ce n’était pas la première fois que j’entendais ce nom.

 

Bassin 18b                                                                    Le Bassin 18
 

Piquée par la curiosité, j’ai demandé à cette dernière l’origine de ce lieu-dit. En fait cette appellation résulterait d’une erreur de transcription :  « Le Bassin des Huîtres » est devenu le Bassin 18 (dix-huit). Le créole ne prononce pas les « r », il dira : « bassin des huit’ » Et voilà, le tour est joué, l’énigme est résolue. Elles me racontent qu’autrefois toutes avaient coutume de fréquenter ce bassin bleu pour chercher des moules et des huîtres, de petites huîtres, pas comme celle qu’on vend en métropole. Elles ajoutent qu’il faut absolument  voir l’endroit rien que pour la couleur de l’eau, une eau turquoise, et m’indiquent comment y accéder : il faut emprunter l’ancienne route qui menait à Grands Bois, depuis l’hôpital, on se dirige vers Grands Bois, mais on bifurque au panneau indiquant « Ravine des Cafres ».

Bassin 18aAu retour d'une promenade, François et moi, nous nous y arrêterons quelques jours plus tard. Avant le pont étroit qui enjambe la ravine, sur la gauche un petit parking. Nous descendons de voiture pour admirer ce lieu sauvage.

 

 

 

bassin 18eUn petit sentier, à droite avant le pont, passe dans une zone herbacée qui couvre la roche noire volcanique résultant de l’éruption du Piton Mont vert (éruption vieille de 20.000 années)

 

 

 

 

 

  

bassin 18 fOn domine le gouffre, qui s’ouvre sur l’Océan. Dans les rochers nichent une foule d’oiseaux. Du bassin situé sous le pont part un ruisseau qui se jette dans la mer au milieu des éboulis de roche friable.

Deux pêcheurs téméraires, au bas de la falaise, surveillent leur flotteur.

  

  

  

  

 

bassin 18cNous apprendrons quelques jours plus tard, par Geneviève, une de nos connaissances, que des légendes circulent au sujet de ce bassin, et qu’on interdisait aux enfants de s’aventurer là. Il est vrai que l’accès n’est aucunement sécurisé, je n’irais pas m’y promener avec des enfants, mais quel bel endroit pour se reposer et méditer ! De là, on voit  vers le sud le rocher de Petite Ile, au nord Saint Pierre, à main gauche la ravine des Cafres et le Piton.

 

 

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 17:58

 Je me permets de publier ce courrier de Michael Rard, président de l’Observatoire Marin, avec lequel nous avons fait une sortie mémorable en mer (départ à Saint Gilles) – voir article récent du blog daté du 18 août.

 Avis aux intéressés !

 

« Encore du beau spectacle ces dernières sorties, avec de nouvelles identifications de baleines, et même un nouveau baleineau !

 

Voici la mise à jour des prochaines sorties bateau :

 

baleine 2* Dimanche 05 septembre 2010 12h-18h => 2 places

 * Samedi 11 septembre 2010 06h-12h => 6 places (si bateau dispo)

* Samedi 11 septembre 2010 12h-18h => 1 place

* Dimanche 12 septembre 2010 06h-12h => 6 places (si bateau dispo)

* Dimanche 12 septembre 2010 12h-18h => 1 place

 

* Samedi 18 septembre 2010 06h-12h => 5-6 places (si bateau dispo)

* Samedi 18 septembre 2010 12h-18h => 5-6 places (si bateau dispo)

* Dimanche 19 septembre 2010 06h-12h => 5-6 places (si bateau dispo)

* Dimanche 19 septembre 2010 12h-18h => 5 places

 

Tarif : 30 € / pers (+ adhésion pour les non-membres)baleine

PS : nous rappelons que pour toute inscription à une sortie au delà d'une semaine depuis la date d'annonce, l'ensemble des places réservées doivent être réglées en avance pour confirmation de la sortie (directement ou par courrier, à l'ordre de l'OMAR). L'encaissement ne sera effectif qu'à partir de la sortie, bien évidemment.

 

Bien amicalement,

Michaël.

 
Michaël Rard,
Président de l'Observatoire Marin de La Réunion

Observatoire Marin de La Réunion
Appartement 08, Résidence Les Papangues, 18 ter route de Saint Pierre
            97434 La Saline-les-Bains, île de La Réunion
Tel : 02-62-29-89-81 / GSM : 06-92-24-92-28

Site : http://www.omar.fr / email : rard@omar.fr ou michael.rard@wanadoo.fr"

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 08:46

 D'abord, pourquoi l' appelle-t-on « baleine à bosse » ? Pour deux raisons, l’une est la forme bossue de sa nageoire dorsale, la seconde est le fait qu’elle arque son corps quand elle effectue un plongeon.

Nous avons eu la chance d’observer une baleine qui faisait  une « roulade » (se retourner dans l’eau) et nous montrer son ventre blanc. A plusieurs reprises aussi, nous avons vu des baleines faire un plongeon et ressortir de l’autre côté de l’embarcation. Parfois, elles font du « sur place », parfois elles filent très loin. Ces sportives peuvent nager à une vitesse supérieure à 25  km/heure

 

balein1 

Leur queue est leur carte d’identité : chaque baleine a des caractéristiques différentes sur sa nageoire caudale (couleurs, taches,forme…) C’est ainsi que Mikael Rard, le guide de l’Observatoire Marin de la Réunion, a pu en identifier  7 différentes le mardi 17 août

 

balein3 balein4

Il paraît que les baleines ne restent qu’une quinzaine de jours près de nos côtes et qu’elles poursuivent ensuite leur migration. Elles passent l’été dans les océans arctique et antarctique, et remontent en hiver vers les zones tropicales, où elles s’accouplent et se reproduisent. Mais on suppose que les baleines de l'hémisphère Nord et celles de l'hémisphère Sud ne se rencontrent pas, l'équateur étant la frontière de leurs déplacements.

 

Elles peuvent atteindre 30 tonnes et le baleineau pèse seulement quelque 1000 kilos (une petite tonne !) Imaginez qu’il lui faut 500 l de lait par jour ! Gargantuesque !

 

Ce qui distingue les baleines à bosse des cachalots, c’est qu’elles n’ont pas de dents : elles filtrent l’eau grâce à des fanons pour manger le krill.

 

Nous nous sommes étonnés de la durée de l’apnée de ces cétacés. Parfois, ils plongent,  ils restent 10 minutes sous l’eau. Ils peuvent rester en apnée jusqu’à 45 minutes !

 

balein2Une multitude de coquillages se fixent sur le corps des baleines : ainsi sur chaque nageoire émergeant des flots, nous avons pu noter la présence de ces éléments "très décoratifs"du plus bel effet.

 

Etat actuel des observations  d’OMAR (Observatoire Marin de la Reunion)

Pour cette année, depuis mai, l’Observatoire Marin de la Réunion a déjà repéré 350 individus appartenant à 30 espèces différentes.

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 18:03

balei3Trop gros pour être un papillon. On pourrait à première vue penser qu’il s’agit là d'une aile de parapente qui s’est abîmée au large. Eh non !

  C’est la queue d’une baleine que nous avons photographiée depuis notre embarcation, à quelques encablures  du port de St Gilles ! 

 balei2

Et là ? On pourrait penser qu’il s’agit d’un rocher émergeant des flots ou de la tête d’un monstre marin. Eh non ! C’est bien la tête d’une baleine.

 

Grâce à l’OMAR (Observatoire Marin de la Réunion), nous avons fait une sortie en mer inédite. Nous avons passé une demi-journée, ce mardi 17 août, avec Mickael Rard, animateur de l’Observatoire, un passionné qui nous a fait rencontrer ces animaux fabuleux.  Nous étions sur l’océan depuis quelques minutes que déjà il nous faisait remarquer la présence du souffle. Plusieurs jets d’eau à l’horizon…

balei0

C’étaient bien elles… Quelques bateaux étaient déjà sur les lieux. Et tous respectaient scrupuleusement la charte d’approche.

balei4

Ainsi, nous avons vu 11 baleines dont 6 individus différents.  Des dauphins évoluaient aussi à proximité. Le ballet était fantastique.

Notre guide dirigeait le bateau, photographiait les évolutions des cétacés, reportait sesbalei5 observations sur un tableau, et expliquait à ses 6 passagers comment il pouvait identifier les espèces, à quoi correspondaient leurs déplacements (joutes, parade amoureuse…). A plusieurs reprises, il n’a pas pu résister à l’envie de plonger pour photographier les baleines, un moment privilégié qu’il nous a fait partager sur le bateau en nous montrant ses prises de vue.

Sur son tableau, il reportait l’heure, le lieu précis (GPS)la profondeur, la météo, l’état de la mer, les temps d’apnée, la vitesse, les particularités, les marques, la direction…

 

  balei6 balei7

Pendant cette navigation de 5 heures, le jeune scientifique nous a livré une foule d'infos sur les baleines, les dauphins et les oiseaux de mer que nous avons croisés. C'est le sujet d'une autre article.

 

Liens intéressants pour mieux connaître l'OMAR (Observatoire Marin de la Réunion)

site : www.omar.fr

contact : rard@omar.fr

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