Les Réunionnais l’appellent le « ti jaune ». On trouve ce poisson tropical de 30 cm sur les étals des poissonniers. Il s’agit du vivaneau à raies bleues ou de la perche à raies bleues.
« Lutjanus kasmira » est son nom latin.
On peut l’accommoder de nombreuses façons : frit, cuit, bouilli et même en ceviche (cru)
Ce nouveau sport de glisse fait de plus en plus d’adeptes. Ce matin, près de la Place de La Liberté, je croise une demi-douzaine de sportifs qui, à Terre Sainte, assemblent leur foil (support fixé sur un surf) et leur voile (wing) qu’ils emportent dans le lagon.
Le vent manque et il faudra sûrement que les plus téméraires s’aventurent plus loin pour profiter de leur engin. L’un d’entre eux, débutant, me confie qu’il ne se sent pas encore le courage d’aller en pleine mer… Il attendra que le vent se lève sur la côte ! Il n’existerait pas d’école de wing foil à la Réunion : les amateurs se forment avec les initiés.
Près de la poissonnerie, où je vais ce matin acheter du thon pour faire un tartare, un pêcheur de Terre Sainte a étalé un grand filet de pêche. Spectacle peu commun ! Le quartier de Terre Sainte n’est plus ce qu’il était et les pêcheurs s’y font rares.
Ali Véliat, l’homme qui recoud son filet me dit que nombre d’habitants des lieux ont vendu leur maison pour aller s’établir dans les hauts, à Bérive, au Tampon... Lui aussi regr
ette le temps où on y croisait les gens du péi.
Le quartier, en quelques années, est devenu un lieu de villégiature et a perdu de son âme.
Je m’étonne de la technique de réparation d’Ali : il utilise des brins de vacoa pour restaurer sa toile. « C’est solide, ça tient aussi… » prétend-il. Technique ancestrale de fortune…
Je suis tellement surprise de le voir ici que je me demande si ce n’est pas la ville de St Pierre qui l’a installé ici pour faire couleur locale… comme une pièce de musée qu’on peut encore relier au passé…
Je me balade ce matin au front de mer à St Pierre. Et j’emprunte le chemin qui borde la plage. Je remarque des fleurs en acier, et me dis qu’il s’agit peut-être de sculptures futuristes.
Un ouvrier m’explique que ces ferrailles marquent l’emplacement de futurs bancs de pierre – ou plutôt de « béton ». Dans la travée perpendiculaire il en existe déjà…
S'asseoir sur de la pierre...un bon plan ? L'assise attirera le soleil et sera chaude...voire brûlante !
La critique est aisée mais il est vrai que le bois est périssable et se détériore vite sous ces climats... Il suffit de voir l'état délabré des planches sur les chemins d'accès à la mer... Et la ferraille rouille...
Finalement il suffira de penser à poser un drap de bain sous son séant !
Il est un endroit dans le Sud Sauvage où il fait bon s’arrêter pour regarder les vagues se jeter contre les blocs de basalte noir : c’est le lieu dit « La Mer Cassée ».
Le long de cette côte très découpée, souvent bien éventée poussent le vacoa et le filao.
Noir, bleu, vert ! le sud de l’île mériterait qu’on lui dessine un drapeau avec ces trois couleurs : le noir de la roche, le bleu de la mer et du ciel, le vert des feuillages…
On peut rester des heures assis là à admirer l’océan. Un coin sauvage, une Nature encore préservée... tout près de la route ...
Encore un dessin cocasse de Jace, croqué sur un mur de l’ancienne poste de Grand Bois. Mur certainement voué à une destruction prochaine, comme tout le complexe de logements sociaux situés à proximité.
Quel est donc le message qui se cache derrière cette illustration d’un gouzou masqué muni d’une épuisette trop petite pour contenir un énorme poisson aux mille facettes ?
Est-ce à dire qu’ici aussi les petites gens ont du mal à saisir ou à cerner les personnages influents ? Expression peut-être de la Naïveté du petit pêcheur ? Concurrence déloyale pêche au gros- pêcheur gaulette ? À chacun son interprétation…
Encore appelé « Phare de Bel Air », ce sémaphore situé sur la côte Est de la Réunion devait empêcher les navires de s’échouer sur les écueils « La Marianne » et « Le Cousin ». Sa construction projetée dès 1840 a eu lieu de 1845 à 1846.
Avant 1846 la Côte Est avait connu 9 naufrages : le Petit Sloop de pirates (1667) Une grande chaloupe (1707) L’Hyppolite (1805) Le David et le Mercure Galant (1807) Le Belonie (1820), Le Cécile (1821), La Chaloupe de M Montrose (1825), La Nouvelle Marie Thérèse et le Romilly (1829) puis l’Augustine et le Jacques Cartier (en 1944).
Les appareils (lentille, lanterne, accessoires) sont commandés à l’horloger Henry- Lepaute lequel travaille avec Augustin Fresnel pour la conception des mécanismes assurant la rotation des lanternes de phares. La lumière du phare avait une portée de 18 milles (soit 33 km)
Le phare situé à 45,82 mètres au –dessus du niveau de la mer, a une hauteur de 20,25 mètres. La lumière émise se situe donc à 66 m au dessus du niveau de l’océan.
Aujourd’hui, il émet toujours de la lumière mais n’a plus vocation de guider les navires qui disposent d’instruments de guidage plus sophistiqués. Le phare est en cours de restauration, et seule la salle sous la tour, où une artiste expose peut parfois se visiter…
C’est à la faveur d’une sortie organisée le samedi 17 octobre avec « les Amis de l’Université » que j’ai revu ce monument du patrimoine réunionnais, et Enis Rockel, conférencier érudit et passionné, était présent pour donner une foule d’explications et raconter des anecdotes sur sa construction, ses gardiens, son fonctionnement, ses transformations… De quoi alimenter d’ autres articles sur ce blog…
La baignade-hors bassin aménagé- est interdite en raison du risque requin, ce que certains (locaux, ou touristes) semblent ignorer.
L’emplacement central des panneaux est judicieux mais beaucoup de touristes se dirigent souvent vers la crique à droite sans passer par cette allée… Pourquoi ne pas installer de mises en garde plus nombreuses, notamment aux extrémités de l’anse ?
C’est l’hiver austral. Et ces deux dernières années, l'hiver est particulièrement doux : les températures hivernales de l'île sont souvent plus élevées que les températures estivales en métropole. Et cependant le soleil « poique » toujours. Oui, vrai, le soleil « brûle » bien le dimanche 5 août grand matin, et l’eau du lagon est déjà à 24° C.
Si les Réunionnais hésitent à se baigner dans cette eau « fraîche », il n’en est pas de même pour nous autres, qui apprécions cette baignoire tous les jours de l’année, sauf par grand vent.
Il est agréable de nager avec masque et tuba au milieu des poissons et des coraux, puis de se sécher au soleil avant de retourner dans les hauts où la température est plus fraîche.
C’est un plaisir toujours renouvelé de photographier les poissons du lagon. Je reviens avec une provision d’images :
Le canthigaster à selle (canthigster valentini) ,
le poisson trompette,
le poisson perroquet,
le canthigaster solandri,
la demoiselle à trois bandes noires (dascyllus aruanus),
le chirurgien bagnard (acanthurus triostegus),
les poissons" papillons cochers" (chaetodon auriga) et le baliste picasso (rhinecanthus aculeatus),
En quittant le voilier de Roby, la semaine dernière, alors que le muezzin de la mosquée Attayab ul Massadjjid appelait à la prière la nuit commençait à tomber sur la ville, j’ai assisté à une scène peu commune.
Sur le sol, se tortillait un gros serpent, ç’avait l’air d’une grosse anguille sombre. Un pêcheur de m’expliquer : « C’est une murène… »
J’étais sur le point de la photographier, quand un homme a saisi un bâton pour mettre fin à ses jours, il a dû s’y reprendre à plusieurs fois… Le combat inégal a duré une minute qui m’a paru une éternité.
J’ignorais qu’on pêchait ces poissons-là pour les consommer. Je préfère voir la murène dans l’océan au milieu des coraux.
On peut aussi comprendre qu’on la pêche vu sa taille et son poids : il paraît qu’on peut la découper en tronçons, le faire mariner douze heures dans le citron , l’huile et la faire griller. Il faut bien que les pêcheurs gagnent leur vie…