En rentrant de baignade, nous sommes descendus vers le port de plaisance à la criée, une « petite criée » à vrai dire ! C’est un stand de poissons, de dimension modeste avec un modeste parking trois places pour la clientèle. Ici, on propose des poissons fraîchement pêchés.
Aujourd’hui, il s’agissait de "petits jaunes" (petits vivaneaux), de capitaines, de beaux "rouges", de thon- banane, thon germon, carangue, cabot de fond, espadon.Mme Gonthier, née Dalleau, (dont l’époux, pêcheur de son état était parti en mer ce jour-là) s’occupait de la vente ; elle nous a montré « un requin de sable » qu’on vendait sous le nom de « saumonette ». Ce requin très fin est complètement édenté.
Sn nom latin est le « carcharhinus obscurus ». Il vit dans les trois grands océans jusqu'à
400 mètres de profondeur, il peut atteindre 4, 20 mètres et vivre 40 ans. Celui que nous avons vu avait à peine 1 mètre.
Il existe 465 espèces de requins appartenant à une trentaine de familles. Le « requin de sable » en fait partie.
On le vend sous le nom de « saumonette ». Commercialement, il est plus intéressant de le proposer sous cette appellation (qui désigne aussi d’autres poissons comme les roussettes, aiguillats et émissols.) Comme ce nom de « saumonette » fait référence au saumon, poisson noble, le requin de sable se vend bien mieux ! C’est d’ailleurs, parmi les requins, le requin de sable et le requin- taupe qui s’achètent le plus en France.





Mamy préfère nager dans la zone de baignade surveillée.
Vers 9 heures, nous sommes arrivés à la Plage de l’Ermitage. Peu de monde à cette heure ! Nous nous sommes garés sous les filaos et nous sommes
Madagascar et des martins. Bientôt, des vendeurs à la sauvette venaient proposer deux tentes (cabas) pour 5 euros et des nattes, d’autres avec des glacières proposaient des samoussas… En moins de deux heures, la plage était noire de monde et un marchand suspendait ses hamacs colorés entre deux arbres tandis qu’un autre suspendait des habits sur un fil. Les familles arrivaient avec leurs cocottes remplies de cari, leurs tables et chaises, les ballons, pour passer

la digue, et n'ai pas osé m'en assurer pendant la visite guidée, mais au retour j'ai vérifié : Epi signifie effectivement "Equipement de Protection Individuelle" A cette barre de béton à gauche, qui se prolonge par une barrière de rochers, on a donné le nom de "Moïse Bègue", enfant du pays. Pourquoi ?
Plusieurs banians énormes aux racines aériennes ombragent cette plage, où traînent hélas quelques pneus…Les banians, un nom à expliquer : ce sont les « banians » ou « colporteurs » qui se retrouvaient sous leur feuillage pour y faire leur commerce, qui ont donné leur nom à ces arbres prestigieux. L’arbre n’est pas endémique de la Réunion, il serait originaire d’Inde. La religion hindoue a d’ailleurs fait de lui un symbole, celui de la Vitalité.
Une animation incroyable…
donné rendez-vous ici. Des bouts de chou de 3 ans jouaient là, tout près de l’eau sombre, clapotante, sous l'oeil vigilant du grand frère ou de la grande soeur. A 19 heures encore le poissonnier servait sa dernière cliente. Toutes les tables du bar "la Rondavelle" étaient occupées.




