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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 15:54

                            gâteau de conflore 2

 

Hier, chez Alain, j’ai eu le droit de faire un gâteau à base de farine de conflore. Cette plante pousse dans notre jardin, mais pour l'instant, elle est décorative et Robin et moi en collectionnons les graines pour les mettre dans un kayamb.

                             conflore

A la question où  je pourrais me fournir en farine de ce type dans les magasins, il m’a gentiment ri au nez ! Eh non ! On ne trouve ça que chez ceux qui passent encore du temps dans leur cuisine avec la râpe manuelle. En fait, il faut éplucher le tubercule de cette plante, puis la râper dans l’eau. Je n’ai pas eu de démonstration, mais cela ne saurait tarder…

La farine était déjà toute prête, conservée dans un récipient hermétique.

  les ingrédients :

 350 g de farine de conflore

250 g de sucre

3 œufs

50 g de beurre

Une pincée de sel.

De la levure chimique.

 

Préparation :

Préparer une fontaine de farine, y ajouter la pincée de sel et la levure chimique.

Battre les œufs, ajouter le sucre, battre le tout pour obtenir un mélange mousseux. Verser ce mélange sur la farine et bien mélanger jusqu’à la disparition des grumeaux, ajouter le beurre ramolli.

Beurrer un moule, y verser la pâte et enfourner.

 

Le gâteau est léger, croustillant. Alain trouve que sa saveur rappelle celle des bonbons rouroute (arrow-route). Effectivement !

 Un bon tuyau : pour les gens allergiques au gluten, et qui n’ont pas la chance de goûter à tous les gâteaux, celui-ci est garanti sans gluten…

 

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 18:31

Il y a quinze jours, j’ai rencontré Mme Roussel, qui chez la légumière de Trois Mares achetait des zattes. Je me suis empressée de lui demander comment choisir le fruit mûr et comment le manger.

                         zatte 1

Elle m’a expliqué qu’il fallait que les « écailles » s’écartent bien. La pulpe serait alors savoureuse et sucrée. J’ai suivi son conseil et j’ai opté pour deux zattes que nous avons pu déguster deux jours plus tard.

zatte 2 zatte 3

Nous en avons racheté quand Angèle et Myriame étaient en visite chez nous. Elles ont apprécié. L’atte ou zatte est parfumé et très riche en glucide et en calcium.

                       zattes découpe

 Ce fruit, encore appelé "pomme cannelle", pousse sur l’attier (annona squamosa). A la Réunion, on le trouve du Port à Saint Pierre, du littoral à 400 mètres d’altitude. C’est le fruit de Saint Leu, la région des « zattes en tas », sans jeu de mot ! Là, on vend les zattes par 3,4 ou 5 (en tas de 3, 4 ou 5). Hier, encore en revenant de l'Ermitage, nous avons vu un stand de "zattes en tas" à l'entrée de la ville.

L’espèce se multiplie par graine, mais il faut laisser une distance de 4 à 6 mètres entre deux attiers. Le kilo se vend aux environs de 4 euros…

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 15:29

Quand on est mamie et qu’on veut pour Pâques avec son ti-fils, peindre des oeufs,  il faut au préalable les percer pour les vider. Ils seront déposés dans un nid ou orneront un arbuste, ou un bouquet de branches : l’arbre de Pâques ( mais à la Réunion, cette dernière coutume n’existe pas)

 oeufs de Pâques percés

Que faire ensuite de cette  masse informe de jaunes et de blancs  qui reste ? Pourquoi pas un clafoutis (ou un far) aux mangues ?

Il suffit de battre les oeufs avec 100g de sucre, d’ajouter 200  g de farine, du lait, une pincée de sel et 50 g d’huile ou de beurre.

clafoutis de mangues 2

On beurre un moule,,on y verse la pâte  liquide, enfin, on ajoute les fruits et on enfourne.  Faire cuire une demi-heure à four chaud. Bon appétit !

clafoutis aux mangues 3

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 15:26

 Cette année est une année à mangues ! Pour qu’elles ne se gâtent pas, il faut soit les manger crues, et c’est un délice, soit  les couper en petits dés et les rajouter à du fromage blanc pour en faire un succulent dessert, confectionner des tartes, des gâteaux, des sorbets….

On peut aussi les conserver pour en profiter quelques mois plus tard. Forte de mon expérience pour conditionner cerises, poires et mirabelles, j’ai appliqué le procédé à la mangue  José.

 mangues en bocaux

J’ai coupé le fruit en lamelles, que j'ai entassées dans des bocaux bien stérilisés. Puis après avoir préparé un sirop ( eau bouillante et sucre) je l’ai versé sur les fruits pour les couvrir, ai immédiatement fermé avec un couvercle. On peut aussi ajouter du citron. Puis j’ai empli une casserole d’eau, y ai plongé les bocaux (sans les immerger complètement). Puis pendant 3/4 d’heure, j’ai laissé bouillir l’eau  après avoir couvert la casserole). Les bocaux les plus adaptés sont évidemment ceux qui ont les rondelles en caoutchouc, mais comme j’avais  épuisé mon stock, j’ai utilisé des bocaux à confiture, ça marche aussi…

Voilà le tour est joué , les bocaux refroidis sont entreposés dans la réserve . Pourquoi avoir coupé le fruit en lamelles ? Tout simplement parce que je pourrai ainsi les disposer sur une pâte sablée. Mais j’aurais tout aussi bien pu les découper en dés.

 

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 08:24

Nos amis de St Pierre nous ont invités samedi dernier à partager un cabri massalé.

 Après l’apéro, Jean Paul nous fait découvrir une pièce qu’il appelle “Mémoires”, une pièce. Là, il expose des textes sur son aïeul, les ancêtres, des témoignages, des poèmes, des photos anciennes de monuments de Grands Bois… des objets lontan  : machines à coudre, un pathéphone (gramophone) qui fonctionne encore, des instruments de musique. … Bientôt toute sa case sera reconvertie en muse s’il continue à ce rythme. Déjà deux pièces sont entièrement consacrées à ses collections. Le couple fait régulièrement toutes les brocantes à la recherche de l’objet lontan qui complètera l’inventaire.

Nos hôtes avaient préparé le cabri avec les épices règlementaires ( la viande est bien pimentée). Comme accompagnement du riz blanc, mouillé par des pois du cap et de la purée de citrouille.

P1150819

 Pas d’assiette ! Ce soir, on mange local, comme au bon vieux temps, comme au temps lontan ( Mais cette pratique a encore cours à diverses occasions, comme au pique-nique du dimanche, aux fêtes familiales, dans les manifestations culturelles )

On pose les aliments sur une “feuille –figue”, entendez “ feuille de bananier” Très écologique ! Et quelle économie d’eau ,il est vrai que samedi à St Pierre on souffrait encore de la sécheresse, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

C’est Martine qui nous explique, à nous Béotiens, comment y faire : on prend dans le creux de sa main le riz, qu’on trempe dans la viande et le grain, on fait une boule et on porte la main à sa bouche. Pas plus compliqué que ça.

 P1150820 P1150821

Nicole a préparé un dessert qui “adoucit” le gosier. Un dessert … pour éteindre le feu, précise-t-elle. Il s’agit du “paillasson” un mélange de tapioca,lait,  de coco râpé, de raisins secs, sucre, gingembre, cardamome.


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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 20:11

Au lieu de laisser se gâter toutes les mangues tombées à terre après les dernières averses, je me suis décidée à les conditionner pour ne pas les perdre.

Comme j'avais du sucre, du citron et de la vanille à la maison, j'ai pensé que je pourrais m'essayer à la confiture locale.

Après avoir pelé les mangues, les avoir découpées en menus morceaux, je les ai réduites en purée épaissse avec un mixer. Pour le kilo de mangues, j'ai pris 700 g de sucre que j'ai ajouté à cette masse. Puis pendant une bonne demi-heure, j'ai laissé cuire dans une casserole  à feu doux le mélange mangues-sucre auquel j'avais ajouté un demi -citron pressé et une demi gousse de vanille. Il faut remuer constamment pour éviter que ça n'attache, et l'ennui avec cette confiture est qu'elle fait des bouillons et des petits jets qui éclaboussent toute la gazinière. Il faut donc couvrir en surveillant la cuisson.

             P1070407

La confiture chaude est ensuite versée dans des verres stérilisés qu'on ferme immédiatement avec un couvercle. Et voilà le résultat : ce matin au petit déjeuner, sur notre varangue, éclairée par les rayons du soleil, nous avons mangé des tartines à la confiture de mangues.

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 12:15

"Le bonbon coco" est  une recette péi (entendez une "recette du pays") . Chaque famille a une méthode bien particulière pour préparer cette friandise à base de noix de coco. Voilà celle que nous a livrée Julia, une charmante gramoune de 90 ans, habitant à la Plaine des Palmistes.

 Ingrédients :800 g de noix de coco1 litre de lait, 2 kg de sucre

 Préparation :

Dans un premier temps, on épluche la noix

P1150677 P1150679

Puis il faut râper la noix de coco à la main, si on veut le faire à l’ancienne. (On peut aussi les mixer mais il  faut veiller à ne pas faire de bouillie)

P1150695 P1150702

Ensuite, on verse les copeaux obtenus dans une marmite, on ajoute 1 litre de lait

P1150713

et deux kilos de sucre.

P1150717

Il faut faire cuire ce mélange deux heures sur un gaz à feu doux, en surveillant constamment. La masse peut se soulever et déborder… Remuer  régulièrement en détachant le sucre du bord.

P1150715

P1150766

Au bout de deux heures, prélever un peu de cette masse avec une cuillère pour voir si elle commence à adhérer. Si oui, on peut à l’aide d’une cuillère faire de petits tas sur une tôle ( de préférence sur du papier sulfurisé pour que le bonbon n’attache pas)

P1150769 P1150779

Voilà, c’est prêt ! Laisser refroidir et croquer le "bonbon coco" 

 

Mes observations :

La quantité de sucre me semble plutôt élevée pour la quantité de noix de coco utilisée. Dans la plupart des recettes publiées sur le net, on emploie autant de sucre que de noix de coco, et la quantité de lait y est également moindre, ce qui réduit le temps de cuisson.

  N’empêche que les bonbons de Julia étaient excellents. Merci à elle et à Brigitte, sa fille, qui nous a fait rencontrer cette dame qui gagne à être connue.

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 12:56

Samedi, aux Calbanons de la Cafrine, avant l’arrivée des touristes  participant à la Matinée « Cuisine Créole », nous avons participé à la décoration des tables, préparé le jus de tamarin, coupé  les oignons, épluché l’ail. Mais ce que nous avons fait la première fois, c’est éplucher le manioc. 

Grâce aux conseils avisés de Karine, habitante de Grands –Bois- les -Hauts, nous savons maintenant comment peler cette légumineuse. Le tubercule ressemble à un radis très long à la peau grise.  Pour débarrasser le légume de sa peau, c’est tout un art :  il faut l’entailler, glisser le couteau dessous à la verticale et faire comme si on enlevait l’écorce d’un arbre. Le manioc doit être blanc immaculé à la fin de l’opération.

 Photo0036

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Souvenirs, souvenirs

 Karine nous raconte qu’autrefois, à Grands Bois, "quand on tuait le cochon, on coupait le manioc, puis on le faisait frire dans la graisse de porc avec du sel". On plante encore le manioc à Grands Bois, mais autrefois la surface qu’occupait ce légume était bien plus importante.

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 11:29

gelée gelée (2)

                  Cueillette chez M.Delatre                   en attendant la transfomation

J’ai préparé ma gelée comme me l’ont conseillé mes amies de « Pêcheurs Golet ». Pour 1 kilo de jus, j’ai ajouté 1 kg de sucre blanc.

D'abord, j'ai fait chauffer les fruits mûrs. Puis, je les ai mis dans un tissu et les ai laissé égoutter toute la nuit, j’ai aussi « percé » c'est-à-dire « pressé » le tissu. (attention, ne pas confondre… certains mots créoles portent à confusion)

gelée (3) gelée (4)

Une méthode à l’ancienne que je n’avais pas pratiquée depuis 30 ans, faut dire que si j’avais eu un extracteur à jus, cela m’aurait simplifié la tâche.

 Le lendemain,  j’ai ajouté le sucre. Après avoir écumé trois fois et fait bouillir trois fois, le jus a été mis en pots, sans additif aucun (pas de citron, pas de pectine, rien de chimique non plus…) du bio 100%. Quelques heures plus tard, c’était gélifié !

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 17:47

tourte brède morelle (6)

 José, ami randonneur du Club des Jolis Pas, avait rapporté un soir lors d’une réunion de comité, une tourte  « brèdes chouchou ». Comme j’ai acheté vendredi matin, au marché du Tampon, une botte de « brèdes morelle », je me suis dit pourquoi pas essayer de préparer une tourte avec ces brèdes –là ? J’ai suivi les conseils de José.


J’ai arraché les feuilles, les ai lavées plusieurs fois (je redoute les pesticides…), puis je les ai fait revenir dans de l’huile avec un demi-oignon émincé. J’ai rajouté de l’ail.

tourte brède morelle tourte brède morelle (2)

Comme toujours, j’ai fait ma pâte (farine, sel œufs, huile, eau) que j’ai posée dans un moule. Le fond a été tapissé de brèdes, de morceaux de jambon.  J’ai ajouté un mélange crème- œufs, salé, poivré. Après avoir parsemé la tourte de gruyère, j’ai enfourné et fait dorer. Je pense qu’on peut faire une tourte aux épinards en métropole suivant le même principe (pas à la Réunion  où  les « épinards » sont des plantes à piquants.)

tourte brède morelle (3) tourte brède morelle (4)

tourte brède morelle (5) Mon appréciation après dégustation : c’est un plat complet qui peut aussi être servi en entrée. Finalement une demi-botte de brèdes aurait suffi pour la tourte. Et je trouve aussi que les "brèdes chouchou" ont meilleur goût que les "brèdes morelle", ces dernières ont une petite amertume qui ne plaît pas forcément à tout le monde.

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