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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 20:58

                                   roumazaf 3

Nous avons été invités le vendredi 8 janvier par Chantal Talbot, alias Ti Cafrine, qui nous a préparé un plat malgache délicieux : le roumazaf. Elle m’a expliqué que « rou » signifiait « bouillon » et que « mazaf » avait le sens de « clair »

                                  roumazaf 2

En réalité,  c’est une potée pas si claire que ça car très garnie. Notre hôtesse y avait mis trois sortes d’herbes (appelées ici « brèdes ») :  du chou de chine, puis du cresson et enfin des brèdes mafanes. Elle préfère associer ces trois légumes car les brèdes mafanes seules « anesthésient la langue » ! Dans ce plat mijote aussi de la viande de bœuf. Nous avons bien apprécié ce plat traditionnel malagazy. Il  n’est pas gras et très digeste. Il était accompagné de riz blanc cuit à part. Les onze convives ont fait honneur à la cuisine.

Ti Yab avait également confectionné un rougail tomates pour relever le plat.

                                      roumazaf 1

Pour le détail de la recette un site que j'ai trouvé intéressant :

http://blog.idoo.com/endrohanterdro/post/42168-recette%20gasy:%20romazava

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 17:20

Pour les fêtes de fin d’année, voilà un dessert très apprécié par les petits et les grands à la Réunion. C’est pas sorcier à préparer et c’est croustillant quand c’est frais ! « Bonbon » a le sens de « pâtisserie » ici ! Ces pâtisseries m’ont rappelé les petits gâteaux marocains achetés à Marrakech !
                               noel silnis

Ingrédients : (pour 8 personnes) : 250 g de farine ou de crème de riz, 100g de farine de blé,10 g de levure chimique, une pincée de sel, 200 g de sucre, 200 g de miel, 1 gousse de vanille et des zestes d’orange.
Sirop : mélanger sucre, miel, zestes d’orange, gousse de vanille fendue et envion 60 cl d’eau dans une casserole à fond épais. Laisser frémir , réduire de moitié et laisser refroidir.
Pâte des bonbons : dans un saladier mettre les farines tamisées, la levure, le sel. Ajouter de l’eau froide en fouettant légèrement afin d’obtenir une pâte fluide, ni trop épaisse, ni trop liquide. Laisser reposer 1 heure au moins.
Cuisson :
Dans une poêle faire chauffer de l’huile - au moins 3cm- Verser directement la pâte par un entonnoir dans la friture en formant une spirale fermée. Laisser dorer, retourner et poser sur du papier absorbant. Dès que les bonbons sont égouttés, les tremper encore chauds dans le sirop au miel, laisser égoutter sur une grille. ( Pensez à récupérer le sirop qui s'égoutte, il peut toujours servir, et il est trop bon pour être jeté : ah ! ce goût d'orange et de vanille ! )

                          bonbon miel
             Pas très réguliers mes bonbons, mais pour mon premier essai, je ne suis pas mécontente !

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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 13:51
Nous n'avons pas failli à la tradition locale et pour le Jour de l'An ,en me laissant guider par une Réunionnaise qui avait donné sa recette sur un forum, j'ai préparé un pâté créole , ce fameux pâté qui est un incontournable, mais qu'on trempait aussi dans la liqueur d'anis - ce que nous n'avons pas fait - . Et Voilà le résultat !


                    pâté créole
  Voilà la recette !      

les ingrédients :

800 g de porc, 5 petits oignons, 4 gousses d'ail, 1 cuillère à café de curcuma, 600 g de farine, 5 oeufs, 100 g de graisse de porc, 20 g de levure de boulanger, 1 cuilllère à soupe de sucre roux, sel, poivre, huile.




Pour la pâte :
tamiser la farine, mélanger dans un saladier farine, oeufs et sucere. Ajouter la graisse en remuant puis le sel, puis la levure et pétrir jusqu'à ce que la pâte ne colle plus. Faire une boule , fariner le dessus légèrement et laisser reposer 3 heures..

Pour la garniture : couper la viande de porc en petits morceaux, émincer les oignons, piler ensemble curcuma, ail, sel et poivre. Faire dorer la viande dans de l'huile, ajouter les oignons, laisser roussir deux minutes, ajouter le mélange pilé avec un verre d'eau. Laisser cuire 15 min, laisser réduire la sauce.
Garnir le fond d'un moule à manqué avec la pâte, mettre la garniture, recouvrir de pâte, souder avec de l'eau ou du blanc d'oeuf.  Faire cuire à four chaud 200° pendant 45 minutes. On peut manger ce pâté chaud ou froid !

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 20:43
P1110414 jaboticabaCe soir, Jolaine est passée à la maison, et nous a offert une coupelle remplie de gros grains noirs, plus gros que des grains de raisin. C'est son voisin, un homme âge de 92 ans, qui possède un pied de "jaboticaba" dans son jardin. Il paraît que c'est un arbre ornemental magnifique dont les fleurs blanches poussent à même le tronc. On en fait aussi de magnifiques bonsaïs. Les gelées de jaboticaba seraient succulentes. J'ai goûté le fruit : sa pulpe est délicieuse et a le goût du sureau. Certains mangent la peau - qui est un pu dure et épaisse- d'autres non, en raison de son âpreté. Une décoction de l'écorce permet de soigner l'asthme et la dysenterie.

Jolaine avait apporté avec elle, le livre édité par le Cirad "Le Verger Tropical", pour nous montrer des illustrations de l'arbre en fleurs et de l'arbre couvert de fruits. Elle aussi est une passionnée de botanique : nous l'avons connue lors d'une randonnée avec les Jolis Pas.
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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 18:34

La plupart des Réunionnais consomment  des oignons verts : on achète des bouquets de ces oignons qui ressemblent à des poireaux très fins.
Et on coupe ces tiges très finement, comme de la ciboulette,  dans les rougails, les carris, les samoussas, dans pratiquement tous les plats. Il existe bien sûr d'autres oignons comme en métropole, mais les locaux préfèrent ce condiment-là, ils n'ont pas tort : l'oignon vert a bon goût.

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 18:42

Non, ce n’est pas une danse, ni une déformation de la colonne vertébrale…
C’est... encore un légume, un légume typique de la Réunion. C’est une espèce de courge verte  incurvée fripée, avec des excroissances. Cette cucurbitacée est une plante grimpante  qu’on palisse. Elle grimpe et rampe comme le chouchou. On l’appelle aussi « la courge amère », c’est peut-être la raison pour laquelle je ne l’ai jamais cuisinée. Paraît qu’en médecine traditionnelle, ses graines comme celles de la papaye sont utilisées comme vermifuge, les feuilles en infusion combattent la diarrhée. Les feuilles et les racines auraient aussi un pouvoir aphrodisiaque.

                           

Ici on mange ce légume en carry quand elle est cuite, en rougail  ou en salade pimentée quand elle est crue.

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 09:56

 

 

On peut écrire ce mot de trente-six manières « ambrevattes, zembrevates, embrevate, ambrovades, ambrovate… ».  C’est un légume que j’ai découvert à notre arrivée à la Réunion à la Rivière Saint Louis, dans le jardin de Nadine, l’épouse de François Meyer. Comme je trouvais l’arbuste très décoratif avec ses fleurs jaunes (ressemblant aux fleurs de lotier, mais en plus grand), j’en ai prélevé une gousse. Nadine m’a expliqué que c’était des pois très prisés à la Réunion. On les utilisait pour accompagner les carris. C’est ici ce qu’on appelle « le grain », car le riz blanc est toujours mouillé par du grain, c'est-à-dire  des pois en sauce (comme les lentilles, les fèves, les petits pois…). Ils sont se manger comme légumes secs ou frais.

               
 
Comme je viens de délimiter mon potager, je sèmerai enfin mes graines d’ambrevades en bordure car ces arbustes peuvent servir à protéger les cultures. Autrefois, on les utilisait en bordure de champ pour protéger les caféiers.

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 00:14

 

On l’appelle aussi «  Lam’sim » ou gâteau de farine de maïs.

  

Achetez 500G de semoule de maïs, 500 g de beurre, 300g de sucre, 8 œufs, 2 yaourts nature, un verre de liqueur d’anisette, un sachet de levure vanille. Mélangez et vous obtenez  la pâte d’un gâteau typique de la Réunion, le gâteau au ti-son (ti – son = maïs). Après une heure de cuisson au four, voilà le résultat. Cette pâtisserie est riche, il faut en couper de petites parts pour ne pas être rassasié trop vite. On peut aussi accompagner ce biscuit d’une crème pâtissière à la vanille.

 

Le maïs était la céréale la plus consommée à la Réunion avant l'introduction du riz. D'ailleurs on ne mangeait du riz qu'une fois par semaine au début du siècle, tant il était cher. Le maïs fournisssait également la matière pour fabriquer des brosses ti-son (brosses pour frotter le linge). Ici on ne prononce pas le "S" de maïs, on mange du "maï"

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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 16:18

 

 

Cette agave est utilisée comme plante ornementale et délimite parfois  les jardins réunionnais : le franchissement de cette limite est dissuasive car les feuilles en fer de lance sont dures et piquantes. C’est une peste végétale aussi, elle colonise les friches.

Au village de l’Entre - Deux, ses feuilles sont utilisées pour leur intérêt artisanal : les fibres sont tressées pour réaliser des pantoufles, des sacs, des chapeaux, des objets décoratifs...

 

 

Cette plante aussi appelée Chanvre de Maurice ou aloès vert, servait autrefois à fabriquer des cordages. Elle a été   introduite sur l’île au 19e siècle.

 

 Dans un restaurant de cette commune, on sert les chocas comme accompagnements de carris.On utilise alors le cœur de la fleur ou « chou » qu’on coupe en lanières. Cela ressemble un peu aux navets salés.

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 08:45

Non, on ne se moque pas des Alsaciens, ça n’a rien à voir avec le métier de « sabotier » : le sapotier c’est un arbre pouvant atteindre 10 mètres de haut! Son fruit, la sapote noire, ressemble à une grosse pomme verte. Les autochtones l’appellent ici « caca- bœuf ». D’autres, tout aussi imaginatifs, l’appellent « cacapoule » expression créole qui vient du fait de la ressemblance des excréments de la poule à celle du fruit quand il tombe à terre.

Nous avons découvert cet arbre dans un jardin de Saint Philippe où les conditions sont idéales : température élevée, humidité.

Un Réunionnais regrette  que les enfants de l’île ne connaissent plus ce fruit. Il m’ explique qu’il faut manger la sapote quand elle est encore jaune et ne pas attendre qu’elle soit orange sinon elle est farineuse. D’autres diront qu’il faut attendre que la pulpe se ramollisse et vire au brun foncé.

 Lorsque la sapote n’est pas mûre son jus est caustique et irrite, mais blette, on peut la manger telle quelle. La pulpe mélangée à du jus de citron ou d’orange devient une crème qui peut accompagner un laitage ou un autre dessert.

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