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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 09:56

 

 

On peut écrire ce mot de trente-six manières « ambrevattes, zembrevates, embrevate, ambrovades, ambrovate… ».  C’est un légume que j’ai découvert à notre arrivée à la Réunion à la Rivière Saint Louis, dans le jardin de Nadine, l’épouse de François Meyer. Comme je trouvais l’arbuste très décoratif avec ses fleurs jaunes (ressemblant aux fleurs de lotier, mais en plus grand), j’en ai prélevé une gousse. Nadine m’a expliqué que c’était des pois très prisés à la Réunion. On les utilisait pour accompagner les carris. C’est ici ce qu’on appelle « le grain », car le riz blanc est toujours mouillé par du grain, c'est-à-dire  des pois en sauce (comme les lentilles, les fèves, les petits pois…). Ils sont se manger comme légumes secs ou frais.

               
 
Comme je viens de délimiter mon potager, je sèmerai enfin mes graines d’ambrevades en bordure car ces arbustes peuvent servir à protéger les cultures. Autrefois, on les utilisait en bordure de champ pour protéger les caféiers.

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 00:14

 

On l’appelle aussi «  Lam’sim » ou gâteau de farine de maïs.

  

Achetez 500G de semoule de maïs, 500 g de beurre, 300g de sucre, 8 œufs, 2 yaourts nature, un verre de liqueur d’anisette, un sachet de levure vanille. Mélangez et vous obtenez  la pâte d’un gâteau typique de la Réunion, le gâteau au ti-son (ti – son = maïs). Après une heure de cuisson au four, voilà le résultat. Cette pâtisserie est riche, il faut en couper de petites parts pour ne pas être rassasié trop vite. On peut aussi accompagner ce biscuit d’une crème pâtissière à la vanille.

 

Le maïs était la céréale la plus consommée à la Réunion avant l'introduction du riz. D'ailleurs on ne mangeait du riz qu'une fois par semaine au début du siècle, tant il était cher. Le maïs fournisssait également la matière pour fabriquer des brosses ti-son (brosses pour frotter le linge). Ici on ne prononce pas le "S" de maïs, on mange du "maï"

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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 16:18

 

 

Cette agave est utilisée comme plante ornementale et délimite parfois  les jardins réunionnais : le franchissement de cette limite est dissuasive car les feuilles en fer de lance sont dures et piquantes. C’est une peste végétale aussi, elle colonise les friches.

Au village de l’Entre - Deux, ses feuilles sont utilisées pour leur intérêt artisanal : les fibres sont tressées pour réaliser des pantoufles, des sacs, des chapeaux, des objets décoratifs...

 

 

Cette plante aussi appelée Chanvre de Maurice ou aloès vert, servait autrefois à fabriquer des cordages. Elle a été   introduite sur l’île au 19e siècle.

 

 Dans un restaurant de cette commune, on sert les chocas comme accompagnements de carris.On utilise alors le cœur de la fleur ou « chou » qu’on coupe en lanières. Cela ressemble un peu aux navets salés.

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 08:45

Non, on ne se moque pas des Alsaciens, ça n’a rien à voir avec le métier de « sabotier » : le sapotier c’est un arbre pouvant atteindre 10 mètres de haut! Son fruit, la sapote noire, ressemble à une grosse pomme verte. Les autochtones l’appellent ici « caca- bœuf ». D’autres, tout aussi imaginatifs, l’appellent « cacapoule » expression créole qui vient du fait de la ressemblance des excréments de la poule à celle du fruit quand il tombe à terre.

Nous avons découvert cet arbre dans un jardin de Saint Philippe où les conditions sont idéales : température élevée, humidité.

Un Réunionnais regrette  que les enfants de l’île ne connaissent plus ce fruit. Il m’ explique qu’il faut manger la sapote quand elle est encore jaune et ne pas attendre qu’elle soit orange sinon elle est farineuse. D’autres diront qu’il faut attendre que la pulpe se ramollisse et vire au brun foncé.

 Lorsque la sapote n’est pas mûre son jus est caustique et irrite, mais blette, on peut la manger telle quelle. La pulpe mélangée à du jus de citron ou d’orange devient une crème qui peut accompagner un laitage ou un autre dessert.

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 08:28



        Le soir de son arrivée, nous avons fait découvrir le Port de St Pierre à Wolf, notre hôte allemand. Là, nous avons aussi rencontré quelques familles de correspondants qui avaient eu la même idée que nous.
           Puis au snack de la plage, nous avons acheté les spécialités culinaires du coin, qu’il suffisait de réchauffer un peu au four .



De gauche à droite : samoussas au poulet, boulettes de morue, beignets de crabes,  bonbons*-piment, et samoussas au fromage.

Ici à la Réunion on appelle "bonbon" toute confection à base de pâte, comme les beignets, les gâteaux. "Bon" signifie "friandise" .Le bonbon-piment est donc une pâte à beignet bien pimentée...

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 19:25

On les trouve partout… dans les supermarchés, dans les rayons « surgelés ». Ce sont de grosses crevettes grises, des crevettes d’eau douce !

 Les camarons se reproduisent toute l’année, c’est pourquoi on peut toujours en trouver . Ils ont été introduits à l’Île Maurice, île voisine,  en 1978, où on en pratique désormais l’aquaculture. Ce qui explique sûrement pourquoi à la Réunion on en consomme beaucoup.

On l’appelle aussi la chevrette, elle est exploitée de longue date en Asie du Sud Est. On la pêche dans les estuaires, les rivières, les lacs tropicaux et canaux des rizières, où elle vit à l’état naturel. Voilà les noms qu’elle peut prendre selon les régions : "chevrette" en zone Pacifique, "ouassou" en Gaudeloupe, "langostino" à Puerto Rico, "écrevisse ou z’habitants" en Martinique, "missala" en Afrique de l’Ouest. C’est en Afrique de l’Est, Océan Indien, au Cameroun qu’on l’appelle « Camaron ».

 

Si je vous parle des camarons, c’est que ce soir François nous prépare une poêlée de camarons frits flambés au whisky. A la Réunion on les prépare plus souvent en carri rougail accompagnés de riz

 

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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 17:33



Elles poussent sur les bringeliers. Ce sont tout simplement des « aubergines ». On en voit de toutes les formes et de toutes les tailles. Elles sont fermes et succulentes. On les aime en carry, en ratatouille ou tout simplement en steacks (frits dans l’huile d’olive avec de l’ail et du sel). Un délice !




                 Plantation de bringelles  à Trois Mares.





                                                                           Cultivateur avec un chargement à Basse-Terre
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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 20:11

On consomme beaucoup de tomates à la Réunion. Ce légume, ou plutôt ce fruit, occupe une place de choix dans la cuisine : impensable de faire un rougail sans tomate ! C'est l'ingrédient de base. Ici, la tomate est petite, oblongue et très ferme, on la mange parfois à demi-verte. Ce qui est étonnant, c’est qu’elle n’a pas besoin de tuteurs, elle pousse comme elle peut… Les prix sont très fluctuants selon les moments de production : on peut la trouver à 80 centimes en période faste et quelques semaines plus tard à 3 € le kilo. Un autre atout : sa conservation - elle se garde longtemps-

Culture au Bras de Pontho,et au fond, le sommet du Dimitile

Dimanche, nous nous sommes arrêtés au Bras de Pontho, une charmante commune qui jouxte les Trois Mares. Là nous nous sommes arrêtés devant des champs, où la récolte venait de s’achever, de nombreuses tomates gisent encore à terre…

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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 10:08

Cette formule est très usitée à la Réunion. Où que l’on aille, sur le littoral, en ville, dans les Hauts,  les snacks - bars fleurissent et ont de beaux jours devant eux. On peut y trouver des bouchons, des sandwichs, des américains (pain avec frites et poulet par exemple) des paninis, des samoussas … Pour deux euros, à la sortie de Saint Leu, sur le bord de mer,  on peut avoir un sandwich énorme (thon-maïs, mayonnaise - ou jambon beurre…) et on apprécie de manger sous les filaos, à l’ombre quand il fait plus de 30 °, avec une boisson fraîche (pour 1,10€) C’est pas le coup de bambou comme sur les plages de métropole… Pourvu que ça dure !

Mais cette solution de facilité peut aussi avoir des conséquences sur l’alimentation et générer des comportements peu sains : on ne cuisine plus, on ne mange pas de légumes frais, et on prend des kilos car souvent c’est très gras. Par exemple un sandwich avec des bouchons et des frites couvertes de mayonnaise, ça vous dit ?

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 15:52

Manger du palmiste, c’est manger ce qui se trouve à l’intérieur de ces troncs. On peut préparer le palmiste en salade, comme une salade de céleri, ou bien il peut être cuit et ajouté à une fricassée de légumes accompagnant une viande. C’est un mets assez coûteux et au goût de radis noir…Pas mauvais !

C'est le coeur d'u petit palmier du genre "arec".Ce bois a donné son nom à la Plaine des Palmistes, un village situé au milieu de l’île dans une trouée assez importante et plate, sur la route qui relie Saint Benoît (Est de l’île) à St Pierre (Ouest)  L’abattage de ce bois est règlementé.

(photo prise au marché du Tampon qui a lieu le vendredi, les palmistes sont entourés de barquettes de gingembre et de petits piments verts...)

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