Descendre à Grand Bassin depuis le belvédère de Bois-Court est une belle aventure, plutôt sportive : le dénivelé est important et la quiétude méritée en arrivant dans le hameau se mérite. Le plaisir serait moindre si on pouvait y descendre en télécabine. Et le charme serait rompu.
Par conséquent seuls les visiteurs sportifs et amateurs de nature peuvent s’y rendre, ce qui réduit l’afflux de touristes… et à mon humble avis, c’est tant mieux !
Passer une nuit dans un gîte, profiter du bassin de la cascade, un beau programme ! Mais on peut prolonger la marche pour descendre par la rivière et découvrir d’autres lieux insoupçonnés.
Si le sentier botanique est toujours fréquenté et bien entretenu, il n’en est rien des panneaux explicatifs de la flore. Ces derniers ont pris un coup de vieux, victimes des intempéries ! Quelle tristesse !
L’île classée par l’Unesco aurait à y gagner à refaire ces textes qui jalonnent le parcours dans la forêt primaire. Ce sentier marmaille, dont l’accès et la distance conviennent aux petits mériterait un coup de jeune !
Et pourquoi pas par la même occasion refaire les panneaux panoramiques en amont de cette forêt d’où on a une vue spectaculaire sur la Rivière des Remparts, panneaux pour repérer Mahavel, le Nez de bœuf, Grand Coude …
Entre la Plaine des Palmistes et Saint Benoît il existe une grande retenue d’eau naturelle, dont on peut faire le tour à pied. On peut aussi prolonger cette balade pour rejoindre les cascades du Bras D’Annette. Le tour seul d’environ 8 km est facile et le dénivelé positif n’est que de 80 m.
L’étang sec ces derniers mois, a eu un peu d’eau récemment mais il est loin d’être rempli. Avant d’en faire le tour on peut se rendre à un point de vue et rejoindre le circuit mais nos marcheurs ont dû rebrousser le chemin parce que cette portion envahie par les mauvaises herbes était dangereuse à dévaler.
Pour le circuit qui dure deux heures, on marche sur une bande étroite souvent flanquée d’herbes hautes. On peut regretter que rien n’ait été nettoyé, Il faut se battre avec la végétation à plusieurs endroits… Je ne conseillerais à personne de faire cette rando maintenant.
Avec les Jolis Pas nous avons osé cette sortie, conscients que le temps ne joue pas toujours en faveur des randonneurs dans cette partie de l’île, mais avons eu de la chance avec le temps : la pluie est arrivée vers 14h quand nous étions de retour aux kiosques et avions fini de pique-niquer.
Sur le chemin des cascades, on longe des rivières dans lesquelles on peut faire trempette, ce que j’ai beaucoup aimé ! L’eau était fraîche et par cette chaleur, se déchausser et se rafraîchir fait vraiment plaisir.
Observation : l’accès de Grand Etang par la route forestière nécessite de la prudence, on peut difficilement se croiser, la chaussée étant très étroite.
Avec le club de randonnée « les Jolis Pas », nous étions une vingtaine de marcheurs à prendre le bus direction la Plaine des Palmistes. Temps radieux, on pouvait voir nettement le sommet du Piton des Neiges et tout aussi contempler toute la Plaine.
Le sentier de la Cascade Biberon bordé de « tibouchines » en fleurs était un peu humide par endroits, mais toujours bien ombragé. La durée annoncée aller-retour était d’une heure mais nous avons couvert la distance en 35 minutes.
Le sentier est humide et parfois traversé par des amoncellements de roches.
L’accès au bassin de la cascade est interdit, suite au décès de deux touristes victimes d’éboulis en 2014. Un pan de la falaise était tombée sur une famille franco - québécoise.
A quelques dizaines de mètres de ce bassin, des escaliers assez raides ont été aménagés, pour permettre l’accès à un petit belvédère où peuvent tenir quelques personnes.
La montée du Tévelave par le « Sentier Ouvriers » ne s’improvise pas. Il faut être entraîné pour s’attaquer au dénivelé. Mais il est toujours possible de quitter la piste pour rejoindre la route forestière et écourter la rando. D’ailleurs l’endroit attire beaucoup de familles …
Pour agrémenter cette grimpette sportive, un jeu est proposé aux marcheurs. Par exemple : collecter des lettres disséminées sur la pente pour recomposer un nom ! La réponse et les explications figurent sur des panneaux bleus qui jalonnent le parcours…
D’autre panneaux invitent à écouter, sentir et observer la Nature, et découvrir des traditions
Malgré la pluie menaçante, je décide ce jour-là de quitter la ligne des 600 pour accéder à l’antenne relais située en amont évidemment. J’emprunte la petite route qui longe l’épicerie et marche une bonne demi-heure sur la route goudronnée bien abîmée par les intempéries. Ici les cases sont encore de dimension modeste, quelques abris en tôle font office d’abris pour des animaux, des outils de jardin… l’endroit est rural. Mais des voitures il y en a comme toujours beaucoup devant les maisons, ici la camionnette est plus fréquente, sûrement pour le transport des produits maraîchers.
La montée est raide, mais agréable. De la végétation luxuriante colonise les murs, les talus. Les fougères arborescentes se développent avec bonheur depuis que leur espèce est protégée.
A la faveur des conditions pluvieuses, grandissent aussi les feuilles de songe.
Le chouchou est roi… Le bambou que l’on tresse au village y pousse aussi.
Je fais une rapide incursion dans la petite « impasse du relais » laquelle est bordée de fruitiers, -surtout des agrumes- et permet une vue dégagée sur le littoral.
Je reviens sur mes pas et rejoins la petite route pour remonter plus haut et suivre le chemin de terre à droite qui aboutit à l’antenne relais.
Quelques grands arbres remarquables ont encore leur place le long du chemin.
Et c’est le règne du silence, et des oiseaux… cardinal, martins, zoizos blancs, zoizos verts, tec-tecs…Plus on avance vers l’antenne, plus les chants des oiseaux se multiplient.
Un verger de tangors, des champs cultivés à droite et sur la gauche toujours des cultures au pied des massifs montagneux…
D’ailleurs le sentier qui aboutit ici porte bien le nom « sentier des agriculteurs ».
Une table d’orientation a le mérite d’exister ici mais les cannes empêchent de voir le paysage qui y est décrit.
Un panneau donne le descriptif de l’antenne située plus haut !
Vue depuis l'antenne :
Retour à Manapany-les-Hauts sous une petite « farine » accompagnée par le bruit de l’eau qui dévale de la montagne au milieu de galets…
J’aurai marché une petite heure dans la nature ! Que du bonheur !
Nous laissons les voitures au stade et remontons vers le stade de tennis. La montée dans le sentier rocheux est agréable grâce à l’ombre prodiguée par la forêt.
Arrêt aux endroits aménagés pour les amateurs de dessin (banc, conseil, observation des végétaux). Parfois une trouée permet de plonger son regard sur le village de l’Entre-Deux, le Bras de la Plaine et le Tampon…
La promenade depuis la citerne devient moins agréable sur la route bétonnée qui concentre et réfléchit la chaleur.
Arrêt à un belvédère où un nouveau banc a été installé. Vue sur l’Entre Deux..
On cherche l’ombre, on s’arrête pour chercher des jamblons murs.
Marcher sur la crête peut être dangereux si on s’éloigne de la route : à gauche, c’est le bras de Cilaos et avoir la vue sur l’îlet Furcy nécessite de s’avancer un peu vers la falaise vertigineuse.
Sous un soleil de plomb nous continuons jusqu’à la citerne suivante, empruntons le sentier en terre.
Les randonneuses qui nous ont précédées, sont entrées dans une propriété privée dans la descente et les gens qui vivaient là leur ont expliqué vouloir installer ici une « tisanerie », idée intéressante qui peut plaire aux randonneurs assoiffés après la longue montée sous le soleil…
Nous remontons un peu et apercevons les sentiers du Dimitile…
Puis la descente est amorcée. Galets, racines, nombreux lacets toujours à l’ombre jusqu’au village où nous nous asseyons sous un manguier.
L’une d’entre nous prend la route à droite pour revenir au stade et nous autres continuons pendant un quart d’heure dans le village pour rejoindre le sentier Roselie, deuxième étape de notre randonnée. C’est l’occasion de constater que l’on construit beaucoup et qu’il existe malgré tout encore de nombreuses cases créoles encore préservées, mais les prédateurs sont aux abois et dès qu’une vieille case gêne, au lieu de la réhabiliter on préfère détruire…
Espérons que la municipalité veillera au grain et sauvera ce patrimoine !
Ce dimanche avec Solange, Danièle, Claire et Christiane, nous avons décidé de monter le Côteau Sec, redescendre en ville et rejoindre le sentier Rosélie, faire l’ascension et redescendre à l’Entre Deux.
Voilà le résumé de la deuxième partie de notre expédition. La grimpette du sentier ROSELIE. D’abord, il fallait trouver le début du sentier et son balisage. Pas évident !
Nous accostons un homme du village : ce dernier laisse tomber ses outils et sort de sa cour pour nous indiquer le chemin.
Nous devons remonter la rue Laurent Lauret. Au N°14 un panneau indique « ROSELIE ZEBRE 50 m à droite. Donc, cinquante mètres plus loin, nous trouvons l’embranchement : une pancarte vieillotte illisible est toujours installée là, nous prenons le chemin de gauche et ce sont 100 m de dénivelé qui nous attendent.
Nous laissons derrière nous les plantations maraîchères, passons devant une serre et bientôt commence une montée escarpée dans la forêt ! Il fait très chaud et nos bouteilles d’eau se vident très vite. Balade plutôt sportive et les bâtons sont bien utiles. Heureusement que le terrain est sec. Je pense que détrempé il doit être très dangereux. Nous croisons quelques coureurs qui s’entraînent…
Parfois à travers une trouée nous admirons le paysage de la vallée et des contreforts rocheux du Dimitile.
Au bout de 20 à 25 minutes d’effort, nous voilà à l’embranchement Zèbre-Rosélie et nous décidons de redescendre vers le village par le Sentier Le Bord.
Nous nous asseyons à l’ombre pour pique-niquer avant d’amorcer la descente, là aussi le terrain est très accidenté, très caillouteux, bordé de fougères et de buissons. Nous arrivons au village, passons par la route et longeons de nombreuses villas créoles encore épargnées par la « folie destructrice » des promoteurs de l’île. La commune est relativement privilégiée : les immeubles à étages ne sont pas encore légion.
À l’occasion de sorties, les Réunionnais ne peuvent s’empêcher de « casser »(traduisez « cueillir ») des fruits en chemin. Ils n’entrent pas dans les propriétés privées, mais font comme ils l’ont toujours fait depuis qu’ils étaient petits : ils aiment cueillir les « fruits lontan » : on ne leur dira rien s’ils prennent les caramboles au bord du chemin menant à Ste Suzanne, ou des mangues vertes sur une aire de pique-nique dans l’Est, ou encore des pommes latanier, des goyaviers ou des noix de coco au bord des routes…
Ici, sur une aire aménagée, près de Ste Rose les passagers de notre bus ont repéré des jambrosades et se sont amusés à les attraper avec des perches improvisées.
Il n’empêche que parfois, les promeneurs croient avoir le droit de se servir et leur attitude porte préjudice aux randonneurs qui les suivent.
Ainsi à l’Entre Deux, nous avons récemment eu la désagréable surprise de voir un sentier très couru fermé.
En effet, le sentier Cheval qui permettait de rejoindre le Coteau Sec est désormais interdit.
Le propriétaire des lieux a fermé l’accès parce qu’on lui aurait volé des agrumes…c’est ce que nous avons appris en posant la question aux habitants des lieux.
C’est très regrettable car le tour de l’Entre Deux, si apprécié par les marcheurs et les coureurs, ne peut plus se faire par ce sentier, il faut désormais emprunter un bon morceau de route à Bras Long.
Nous avons laissé la voiture à l’Office de Tourisme et sommes parties, Véro, Françoise et moien direction du sentier du Zèbre.
ll était à peine 7H45 et Le soleil « poiquait » déjà. Il m’a fallu improviser un couvre-chef. Avant d’aborder la grimpette, on marche un peu sur la route et il est vrai que le macadam accumule et renvoie de la chaleur… Bientôt nous sommes à l’ombre sur le sentier du Zèbre. La montée est rude pour qui a encore peu d’entraînement comme moi cette année, mais nous faisons souvent des pauses pour admirer le paysage, boire de l’eau ou bavarder… On passe à flanc de montagne et les vues sur l’Entre Deux sont spectaculaires. Force est de constater que les constructions ont proliféré ces dernières années.
Le dénivelé jusqu’à la bifurcation « Atelier descente » affiche 580 m d’altitude. A cet endroit, nous choisissons de replonger vers le village.
Les bâtons sont bien utiles dans cette descente ! Des feuilles de bambous tapissent le sol. Il est vrai que dans ce secteur, il y a de quoi faire des piliers de « salles vertes ».
Nous arrivons dans la zone maraîchère au pied des montagnes ! Le spectacle est grandiose, comme toujours !
Nous bavardons avec des cultivateurs qui se plaignent de la sécheresse. Bringeliers, haricots, zembrevates, ici la terre semble riche !
Ils nous expliquent aussi qu’ils traitent leurs récoltes, faute de quoi ils produiraient moins… A savoir s’ils font usage de traitements écologiques, ce qui serait étonnant. La pratique respectueuse de l’environnement n’est pas encore inscrite dans les usages à la Réunion.