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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 10:57

…pour petit -déjeuner au gîte du volcan.

Sous un ciel chargé,ce samedi 21 août, le convoi des 11  randonneurs s’ébranle vers les hauteurs. Descente dans la Plaine des Sables sous un brouillard humide. Les nids de poule dans la route sont devenus « des nids d’autruche » dixit Ti Yab. gîte3

 5km à faire des zig-zags entre les trous d’eau pour enfin arriver au gîte du Volcan d’où devait commencer notre randonnée de 5 heures. Et là, le vent qui s’y met. Un vent d’Est qui amène continuellement des nuages. Aucune éclaircie à l’horizon.

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Nous entrons dans le Gîte pour annuler nos réservations, et nous réchauffer un peu : nous en profitons pour boire, qui un chocolat chaud, qui un thé, et manger les petits gâteaux de Betty. Dans la grande salle est attablée une poignée de jeunes randonneurs, la baie vitrée qui doit donner sur un ample paysage est complètement bouchée.

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  Là, Hélène, notre secrétaire,  nous raconte comment s’est passée voilà quelques jours la reconnaissance du terrain pour évaluer la faisabilité de la rando, et reconnaît que le temps aujourd’hui ne s’y  prête vraiment pas. Faut être téméraire pour s’aventurer sur des sentiers détrempés . Aucun de nous n’a envie de tomber malade non plus.

  Ti Yab, notre président,  nous raconte une anecdote : un jour qu’il avait emprunté un sentier interdit et qu’on lui avait demandé ses papiers : il disait les avoir oubliés et quand on lui a demandé son nom il a répondu «  Sérien Jean », les contrôleurs n’avaient pas compris son trait d’humour  (Sérien Jean – Jean Sérien, comprenez « J’en sais rien ! »)

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Nous aurions pu jouer aux cartes en attendant une embellie, mais la perspective de devoir attendre trop longtemps a été écartée et nous sommes repartis vers le Tampon où le soleil nous a accueillis.Une heure plus tard, la webcam du site "www.fournaise.info" affichait toujours un mur de brouillard... Tant pis ! Ce sera pour une autre fois !

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 20:05

 Après être remontés par le sentier des Ouvriers à pied,tev31 nous sommes redescendus toujours à pied par la route forestière. La promenade était très intéressante.

 

La route descendait entre les plantations de cryptomérias. Les talus méritaient qu'on s'arrête pour les photographier.

 

 La végétation nous a semblé bien plus variée que dans la forêt. Bien sûr les pestes végétales étaient aussi là, mais d'autres espèces réussissaient à y survivre.

 

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Le long de la chaussée poussaient toutes sortes d’herbes, des fougères, parfois la roche était couverte de mousses colorées.

 

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Les vues depuis cette forêt sur le littoral étaient splendides.On a une vue étendue sur l'Océan Indien et la barrière de corail.

 

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Parfois une trouée permet de regarder les bois et les pâturages qui dominent la côte. On y voit paître des vaches rousses.  Parfois les arbres plongent vers une ravine.

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                                              Les pâturages

 

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                                  la forêt qui colonise la ravine

 

Parfois une fougère arborescente vert foncé se découpe dans le feuillage vert tendre des mimosas. Si on sait observer, on découvre des fleurs endémiques comme le "faux bois de rose", (forgesia racemosa)un arbuste ramifié de 3 à 5 mètres de haut.

 

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                                              Le faux bois de rose

 

A plusieurs endroits de petites cascades qui doivent être les bienvenues pour les randonneurs. Elt là-dessus, partout des chants d'oiseaux. Comme le feuillage est dense, il est difficile de les photographier. Le seul qui se plie à la pose est le "tec-tec", ce tarier qui prend plaisir à accompagner les promeneurs.

 

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               cascade                                                tec-tec

 

 

 

 

 

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 15:59

Dans les Hauts de l’Etang Salé, il est un hameau classé « village créole » et qui répond au nom de TEVELAVE ( mot malgache « tavy lava » signifiant « grande forêt »). C’est le point de départ de belles balades. La route qui grimpe vers le Maïdo est jalonnée de sentiers. Nous avons décidé de nous frotter au premier, à savoir « Le Sentier des Ouvriers ».

Nous avons quitté la 4 voies après Saint Louis, à la sortie Etang Salé les Hauts et avonstev fossés continué en direction des Avirons, pour bifurquer au deuxième embranchement à droite vers la route de Tévelave. Route en lacets, fossés profonds côté passager, rien de rassurant, mais les paysages sont distrayants : cultures maraîchères, champs de canne…Nous voilà arrivés.

Nous nous arrêtons près de l’église, vers laquelle se dirigent les paroissiens endimanchés : femmes, hommes et enfants portent des habits de circonstance : chemise et corsage blanc !

 

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Une superette est encore ouverte, un bar également. La superbe pharmacie quant à elle est fermée ! Partout des cases modestes avec de coquets jardins créoles, à droite une mairie annexe, plus loin un hôtel restaurant « Les Fougères », une table d’hôte… L’endroit semble plutôt animé ! Une zone de détente a été aménagée à la sortie du village : des kiosques et des chemins bordés de fleurs variées…

 

 

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Vue sur le village de Tévelave et l'Océan depuis le sentier

 

 

LE SENTIER DES OUVRIERS

 

Nous continuons à monter en voiture, passons devant deux kiosques où s’installent déjà les familles.tev2a Et nous nous arrêtons devant le suivant. Nous chaussons nos godasses de marche.

 

On peut rejoindre le « Sentier des Ouvriers » à partir de la route forestière. Ce chemin qui accuse un bon dénivelé, traverse la route forestière à plusieurs reprises : il est bien signalé et bien entretenu. C’est par ce chemin que passaient les forestiers quand ils rejoignaient le camp de Tévelave.

Nous couvrirons un dénivelé de 250 m en montée.

 

Nous mettrons une demi-heure pour parcourir ce sentier. D’abord le chemin est bordé de tev5cryptomérias, le sol est tapissé de racines. Par temps de pluie, le sentier ne doit pas être aisé !

Puis le chemin toujours en sous bois est bordé de ces fleurs fabuleuses orange qui sont en réalité une « peste végétale » : il s’agit des longoses. On a beau les couper, on n’arrive pas à les éradiquer. Là, pousse aussi la vigne marronne.

Parfois un bois de chandelle solitaire se découpe dans cette végétation envahissante.

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(Le bois de chandelle marquait les limites de champs de canne)  Bientôt le chemin est moins nu, les arbres sont plus variés. Le galabert fait toujours partie du décor. De temps à autre, on voit des bégonias sauvages. Et toujours la longose qui colonise tout…

 

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bégonias                                                                                  la longose : une peste végétale

 

Nous voilà près d’un kiosque blanc ! Une famille est en train d’y installer le barbecue rapporté en 4X4.

 

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                                         barbecue du dimanche sous les kiosques

 

Le sentier grimpe toujours, et un panneau à notre gauche nous invite à découvrir « l’observatoire des papangues ». Nous nous hasardons dans cette étroite sente, mais l’endroit est humide, des crapauds s’y complaisent, et nous décidons de rebrousser chemin pour poursuivre sur le Sentier des Ouvriers. Il fait bon, on entend les oiseaux dans les ramages, Un tec-tec nous suit.  Les voix des familles qui pique-niquent nous parviennent çà et là. On hume déjà le fumet des carris. Là, des hommes jouent à la pétanque (malgré la pente du terrain). On s’attablerait bien avec ces sympathiques familles. Il est 11 heures, nous  avons bien marché et décidons de redescendre cette fois-ci par la route !

 

tev3a  (à suivre)

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 19:35

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Passer une nuit au gîte revient à 35 euros par personne (petit déjeuner et repas du soir compris)  Le gendre et la fille de notre hôtesse sont venus lui prêter main-forte : une vingtaine de randonneurs à nourrir, ce n’est pas une mince affaire !

 

 Un accueil très professionnel : on attend tous les marcheurs pour leur proposer un café ou une tisane. Nous nous installons dans les dortoirs qui contiennent 6 lits solides superposés. De beaux draps de couleur, des coussins et des couettes colorées. Deux WC et deux salles d’eau, de l’eau chaude.

 

 

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                                        un dortoir

 

La propriétaire a fait installer des panneaux solaires pour produire l’électricité. « A cette époque les draps sèchent moins vite qu’en été » me confie-t-elle.

 

 Devant le gîte se trouve une belle tonnelle de vigne sous laquelle nous avons pris l’apéritif. De jolies plantes poussent auteur des bâtiments en tôle : des sabots de Vénus, des poinsettias rose et rouge...

 

gb50                                     le sabot de Vénus
Vers 19 heures on nous invite à nous rendre dans la grande salle à manger, et nous nous attablons. On nous sert du rhum arrangé à la bibasse (le fruit avec le « grain ») C’est là que j’ai appris qu’il n’existait pas de noyaux, ni de pépins,  à la Réunion, seulement des « grains » !

 

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                                             La randonnée, ça creuse !

 

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 En entrée nous avons droit à un succulent gratin de chouchous, et comme plat principal un carry – volaille, préparé au feu de bois accompagné d’un rougail – avocat..

 

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                                                carry-volaille et rougail avocat, riz et grain.

 

Le dessert est un bon gâteau- maison parfumé à l’anisette, également cuit au feu de bois ! Un repas excellent, servi avec gentillesse. L’équipe de Jolis Pas met de l’ambiance : on entonne des airs populaires et Ti Kafrine chante des textes de Piaf, qui laissent les hôtes pantois !

Nous nous couchons vers 9h30 et le réveil est matinal. Il est 7 heures quand tous prennent le petit déjeuner : confiture -  maison, biscottes (forcément, il n’y a plus de boulanger au pays ! ) Ti Yab qui a bien mesuré le niveau de l'eau de la rivière, se montre rassurant. Le groupe est prêt à descendre par le Bras de la Plaine, pour rejoindre le Bras de Pontho. François et moi, remonterons vers Bois-Court. Marcher sur des galets glissants ne me tente pas...

 

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 19:05

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Après le déjeuner, nous repartons sur la rive gauche de ce Bras de Sainte Suzanne. Nous avons toute l’après-midi devant nous et en profitons pour admirer les vergers : les habitants des lieux ont planté là des tomates- cerises, des pamplemoussiers, des kakis, des néfliers, des goyaviers (qui donnent des goyaves-pommes) …

 

 

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Betty qui autrefois passait ses vacances à Grand Bassin chez son arrière – grand-mère, connaît les habitants de ce hameau. Elle se souvient encore avec mélancolie  des heureux moments passés ici, à une époque où il y avait encore une école, des enfants. Depuis la fermeture de l’école, en 1995 peu de gens sont restés au pays. Ils vivent à Bois-Court, mais descendent le week-end ou pendant les congés scolaires : ils vivent de leur maison transformée en gîtes pour la plupart.

 

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Nous faisons une première halte au gîte des Orchidées et la propriétaire nous laisse gentiment découvrir les lieux : c’est une copine de Betty et la sœur de notre hôtesse. Nous sommes agréablement surpris par l’état des abords de la maison, aménagés avec bon goût. Pas de mauvaises herbes, un lieu où il doit faire bon séjourner.

 

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Nous poursuivons notre chemin, qui est bordé de grandes plantes à inflorescences blanches, qu’on appelle ici « fleurs communion » parce qu’elles fleurissent à l’époque des communions ; elles sentent bon et ressemblent à des marguerites. Puis nous passons devant une petite église en tôle, certainement assez grande pour contenir la population d’ici-bas.

 

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De hauts murets de grosses pierres sèches bordent les chemins où ne circule aucun vélo, ni aucune voiture. Seul l’hélicoptère descend dans ce bassin, et se pose dans un grand pré situé au bord de la rivière,  pour apporter le ravitaillement, les matériaux et emmener les blessés et les malades.

Des panneaux indiquent les directions des gîtes, et de la Cascade.

 

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Gîte du Paille au queue où nous avons dormi

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 19:10

Randonnée avec les Jolis Pas (suite)

 

gb10Et nous voilà en train d’amorcer la descente : un dénivelé impressionnant de 1000 mètres. Nous croisons deux paires de raideurs qui s’inquiètent de nous voir sur ce sentier. Je leur pose la même question : « Et vous ? Pourquoi y êtes-vous ? » Ils nous expliquent que le parcours en montée s’avère bien moins périlleux qu’en descente. Il y aurait des passages dangereux sur la roche glissante, il faudrait se tenir aux racines des arbres… Eux-mêmes ont dû crapahuter en ayant recours aux branches set aux racines. Nous décidons par conséquent de nous regrouper et d’y aller gb12doucement. Jean – Marie et François veillent au grain. Ils attachent la corde à un tronc solide et pendant que l’un reste en amont, l’autre assure en contrebas. Tous les randonneurs franchissent les éboulis glissants, rassurés, mais sans précipitation. Encore quelques échelles très confortables et la promenade est plus aisée.

 

 

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Heureusement que tous avaient pensé à s’équiper de bâtons de marche : pouvoir s’appuyer sur ces accessoires en descente n’est pas un luxe, cela évite les chocs sur les articulations. N’empêche que tous étaient ravis d’arriver. Il est déjà midi et nous ne sommes toujours pas à notre aire de pique-nique. Nous nous arrêtons pour grappiller des goyaviers.

 

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Sylviane me conseille de choisir les plus noirs : « Les plus sombres sont les plus mûrs ! » Effectivement, les goyaviers noirs sont bien moins acides que les rouges. Il paraît qu’il existe aussi des goyaviers à chair blanche.

Odile et Chantal racontent que leur maman et leur grand-mère faisaient du vinaigre de goyavier autrefois mais qu’elles n’ont pas pensé leur demander comment on le préparait. Or, toutes savent confectionner des gelées et confitures de ces fruits.

 

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Le chemin s’élargit, la lumière est plus intense. Nous commençons à être fatigués et à ressentir la faim. Les premiers nous attendent à une croisée de sentiers et nous décidons d’aller pique-niquer au bord de la rivière.

 

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Nous traversons un lieu planté de bananiers, et d’autres pieds. Un système d’irrigation a été aménagé là. Le chemin est bordé de framboisiers sauvages. Après la passerelle, nous choisissons un endroit ombragé sur les rochers pour casser la croûte. L’endroit est paradisiaque, une eau claire et bouillonnante coule entre les gros blocs de pierre. Un « oiseau-la Vierge » saute de branche en branche. Ferdi photographie la végétation qui pousse dans la pierre : mousses et goyaviers réussissent l’exploit de s’enraciner dans ces roches.

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 14:27

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Nous avons randonné avec nos amis des Jolis Pas ce week-end.

 

Le bus nous a déposés samedi matin au parking de la Plaine des Cafres. Et nous avons chaussé nos godasses de marche pour un "petit" parcours de 7,7 km qui devait nous amener dans le Bras de Sainte Suzanne en environ 3 heures. Mais il nous faudra bien 4h45 pour couvrir cette distance.

 

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La journée est ensoleillée, les flaques des dernières pluies tombées deux jours plus tôt n'ont pas encore eu le temps de sécher.

Il faudra user de prudence ! Mais une équipe était déjà partie en reconnaissance dans la semaine et nous a assuré de la faisabilité de la rando.

Pour cette journée, Jean-Marie ouvre la marche, José la ferme (la marche !)

 

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 Les pâturages de la Plaine et au loin Le Piton des Neiges

 

 Le paysage est fabuleux, on se croirait dans le Jura : l'herbe est d'un vert tendre, des vaches rousses paissent au loin, nous cheminons au pied du Piton des Neiges, vers le Nord, par un petit sentier de terre. Quelques arbres ont des couleurs automnales.

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 Parfois, il nous faut grimper un escalier pour traverser les propriétés. Il fait bon, le soleil commence déjà à chauffer.

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Franchissement des clôtures : André "en l'air"

 

 Les ajoncs fleurissent,les arums aussi, alors que ce n'est pas encore la saison ! Bientôt nous arrivons à une croisée de chemins, et nous prenons la direction de "Piton Bleu", le sentier s'engouffre dans un sous-bois. Nous marchons à l'ombre entre les branles, les fougères arborescentes. Le sentier est très boueux par endroits et il faut se méfier des pierres glissantes. Parfois il faut monter une pente douce, parfois on descend.

 

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   Branles, fanjans...                               Matthias, Thomas et Joëlle pataugeant dans la gadoue

Nous flânons au milieu de cette végétation dense composée de bois endémiques, de pieds couverts de barbe de St Antoine, quand nous arrivons à proximité du "rempart" (de la falaise) qu'il va falloir descendre. De cet endroit nous avons des points de vue grandioses sur le Dimitile,gb8b

 

Il nous  faut encore descendre des échelles avant d'arriver au rempart et de voir le lit de la Rivière dans lequel nous devons descendre. Un dénivelé impressionnant et éprouvant nous guette, mais l'équipe est prudente et on s'attend.

gb8cLe plus difficile reste à faire !

 

 

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 17:07

Ce deuxième jour à Mayotte, nous le mettons à profit pour faire le tour du cratère situé au Nord de Petite Terre.

Nous nous levons tôt pour ne pas subir les grosses chaleurs. Nous voilà en route pour une randonnée d’une heure. Nous hélons un taxi qui emprunte la route des Badamiers et nous dépose au parking situé au départ de la rando.

 

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                    vue aérienne (dépliant touristique)

 

Le Dziani Dzaha (lac Dzaha) est géré par le Conservatoire du Littoral. Les eaux sulfureuses du cratère ne sont pas propices à la baignade, mais la promenade sur le chemin qui en fait le tour vaut le coup. Compte –tenu de l’exposition, nous avons bien fait de le parcourir au lever du soleil. En journée, les promeneurs doivent souffrir. Prévoir chapeau de soleil,deux itres d'eau et de la crème solaire et...le produit anti-moustique

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Nous remontons un chemin de terre bien raviné et croisons une femme chargée de bidons et une gamine guidant une brouette.

Toutes deux nous expliquent qu'elles habitent dans une ferme non loin d'ici et qu'elles descendent cette côte abrupte pour aller chercher de l’eau.

 

Après une escalade sportive, nous nous arrêtons au faré (kiosque).Devant nous, le Lac aux eaux miroitantes, nous devinons l'océan derrière la végétation. Nous décidons de 24bcontourner le cratère par la gauche.

Nous dominons l’île, nous voyons au loin  la jetée qui mène à la barge de Dzaoudzi, et au-de là de la passe la ville de Mamoudzou, la cité la plus importante de Grande Terre.

  Le chemin est bien tracé, parfois il faut se frayer un passage dans les herbes hautes, quelquefois on est tout au bord de la falaise mais la végétation est rassurante. Nous croisons deux jeunes gens armés de sabres qui vont certainement s’occuper de l’entretien du sentier.

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le départ du sentier

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vue sur Grande Terre

 

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Entre océan et lac

 

 Nous nous arrêtons de nombreuses fois pour apprécier les vues plongeantes sur cette étendue d'abord argentée puis émeraude.

 

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Des lianes colorées s’agrippent aux arbres, des oiseaux chantent, c’est aussi le royaume des libellules rouges et des papillons. Nous nous arrêtons pour photographier les couleurs changeantes du lac, des oiseaux endémiques et des fleurs non encore identifiées

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la moucherolle

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Nous rencontrons un gendarme en train de faire son footing matinal. Nous lui  demandons la nature des plantations que nous apercevons de temps à autre : c’est bien du manioc !        Mais nos haltes s’écourtent à cause de la présence de moustiques. Nous marchons sur une crête étroite qui sépare l’océan du lac, parfois on distingue des tortues qui nagent en surface ; ça et là des plantes aux tiges droites et aux feuilles lancéolées, sûrement une plantation…

 

Nous arrivons bientôt au point de départ, un pâtre coiffé du bonnet musulman passe sur 30le chemin avec ses vaches et nous salue. Il fait déjà bien chaud !

Nous revenons au gîte, toujours à pied  et croisons des enfants en route pourl'école :il est huit heures du matin.

Nous préparons nos valises sans prendre de petit déjeuner et hélons un taxi qui nous emmène à la barge.

 

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 10:45

2e partie

De la bergerie au point de vue de Cap Bouteille
 

cap bouteille 12    Nous partons de la bergerie effondrée dont il ne reste que deux  murs (pas de toit !) puis remontons dans une zone de rochers assez délicate parce que les pierres sont glissantes. Montée assez raide. Puis on continue à avancer dans cette zone fantasmagorique où les lichens blancs tombent des  branches comme des voiles. A notre gauche un gros bloc fendu dans lequel pousse un arbre. 

 

 

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          le rocher fendu                                      un fleur "zano"

Michèle détache  une belle fleur rouge d’une liane qu’i s’est fixée à l’arbuste. Elle m’explique qu’on appelle cette fleur « Fleur z’anneau » à la Réunion, vraisemblablement  parce qu’elle rappelle des boucles d’oreilles, peut-être pour une autre raison qui nous échappe encore.

C’est au niveau de ce rocher que nos groupes se scindent : les plus courageux bifurquent vers la gauche pour se diriger vers les Trois Salazes et entamer une montée supplémentaire.

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                ça monte                                               ça descend

Nous sommes une vingtaine à  poursuivre sur le sentier de Cap Bouteille vers la droite. Une petite montée, puis une descente vers la source. L’endroit est très accueillant, il y coule une eau claire dont profite le cresson.

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A la Source de Cap Bouteille : on peut y remplir les gourdes.

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                 La traversée de la ravine

Nous remontons quelques mètres dans cette ravine entre les gros blocs de pierres pour rejoindre le versant opposé. Puis le groupe chemine dans la forêt pour atteindre enfin le Point de Vue.

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Pique-nique au point de vue (façon de parler)

Mais ce n’est qu’un panorama voilé : les nuages cachent les Ronds du Bras Rouge, les contreforts du Piton des Neiges et le Cirque de Cilaos. C’est là que nous nous installons pour pique-niquer, piquer dans les plats de chacun pour goûter et échanger des recettes personnelles, pendant que Ferdinand revoit les macros (pas les maquereaux) qu’il vient de faire.

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Comme le regard ne porte pas loin, on se regarde  l’un l’autre. Après  cette pause, où il convenait de se couvrir – il faisait frisquet- nous redescendons par le même itinéraire et nous nous retrouvons chez le tisanier à l’îlet des Salazes. Les jeunes partent en avant, les vétérans leur emboîtent le pas… cap bouteille a

                                            Bravo les jeunes !

 

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 15:16

 

(1ère partie)

Cap Bouteille : de la RN 5 à la bergerie en ruines

Ce sentier de randonnée passe au pied des Salazes et mène au plateau de Cap Bouteille et vers un point de vue sur les Ronds du Bras Rouge et  le Cirque de Cilaos. 800 mètres de dénivelé, que nous avons parcourus en 6 heures (3h30 à l’aller – 2h30 pour le retour)

Nous avons échangé le grand car Joseph à Cilaos contre deux mini-bus pour descendre sur la route d’Ilet à Cordes. Le tracé des virages et l’étroitesse de la chaussée de cette RN5 n’auraient jamais permis à un grand véhicule de passer, même les mini-bus ont dû manœuvrer à trois reprises pour pouvoir tourner. Au passage, nous croisons des sportifs en train de s’équiper pour le canyonning. A  4 km de Cilaos, au niveau des kiosques et du panneau de l’ONF indiquant les sentiers de rando,  nous laissons nos chauffeurs, pour entreprendre la grimpette.

 

cap bouteille 2 zipAprès avoir posé pour la photo – souvenir, la cinquantaine de marcheurs démarre à 1253m d’altitude et ne cesse de grimper. Pour les novices, comme Michèle, la montée est rude. Ceux qui ont commencé trop fort sont contraints de modérer leur allure. Finalement chacun monte à son rythme. Il fait déjà chaud et quelques nuages commencent à couvrir le Piton des Neiges.

Pendant l’ascension,  on peut admirer au loin les champs de lentilles d’Ilet à Cordes, les cap bouteille 2acascades, le Bras des Etangs (un torrent), les maisons de Cilaos. Le GR passe dans l’îlet des Salazes (1566 m d’altitude)

Nous avons décidé de laisser cet îlet sur notre droite et de nous y arrêter au retour. De grands arbres, une végétation verdoyante.Une balade agréable.

Parfois on ne peut résister à l‘envie de photographier une fleur jamais vue auparavant.

 

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cap bouteille 5aBientôt on traverse une forêt d’eucalyptus qui sent bon la résine et qui bientôt fait  place à une forêt de bois de couleur : des troncs remarquables, à identifier…

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Tous les marcheurs s’attendent à la jonction du GR qui continue vers Marla et le sentier qui conduit aux Salazes.

 

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Petite halte pendant laquelle Jolaine explique à nos trois jeunes très randonneurs comment étancher la soif avec une liane appelée « oseille » : suffit de mâchouiller la feuille qui a un goût acide. Elle leur explique aussi qu'il ne faut pas manger les fraises, mais qu'on peut trouver des framboises mûres et délicieuses dans ces sous-bois.

L’ascension se poursuit pour tous et on débouche sur un plateau. On traverse un sous-bois humide où la barbe de saint Antoine ( des lichens) a donné au décor un aspect irréel, fantomatique, dans lequel les cinéastes pourraient tourner des scènes fantastiques.

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Ti Yab, le président des Jolis Pas, chargé de deux sacs à dos – pour aider une randonneuse épuisée, il s'était lesté d'un deuxième sac – chemine avec peine puis s’arrête près d'une bergerie en ruines pour nous faire remarquer un abreuvoir abandonné. (à suivre)

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