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1 novembre 2020 7 01 /11 /novembre /2020 11:09

Ce dimanche-là vous prévoyez de randonner dans le Sud avec des randonneurs du Tampon , de la Mer Cassée vers le Tremblet. Ici dominent rafales de vent et averses. Il faut s’abriter sous un kiosque, et si vous avez oublié votre poncho imperméable pas question de partir sous ces trombes d’eau.

Alors que quelques kilomètres plus loin, à Basse Vallée,  le soleil brille et que des randonneurs de Ste Rose s’apprêtent à monter vers le Puy Ramond.

Sur Langevin, grand soleil  !

Un autre jour, une pluie torrentielle s’abat sur Petite Ile et au même moment au Tampon, décrié pour ses nuages, il fait un temps radieux toute la journée…

L’intéressant sur cette île, c’est qu’en peu de temps,en se déplaçant, on peut changer de ciel et de météo et par conséquent d'humeur !

 

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28 octobre 2020 3 28 /10 /octobre /2020 17:20

Théoriquement cette route, destinée à des engins de chantier, est interdite aux promeneurs et aux vélos en semaine et autorisée le week-end, mais là, on peut démentir : nous sommes le dernier mercredi des congés scolaires, et on dirait que toutes les familles sportives du Sud et tous les vacanciers amateurs de balades se sont donné rendez-vous ici : on y randonne, on pédale, on se baigne, on pique-nique ! Un petit paradis…

Le chemin qui est en réalité une piste bien tassée longe la rivière protégée par des murs de galet. La piste traverse à plusieurs reprises le cours d’eau. Quand les engins de chantier passent, il faut faire place. Certains conducteurs sont moins compréhensifs que d’autres.

Avec mon compagnon de rando, nous choisissons un joli coin au pied du rempart, le long de la rivière. Je trempe mes jambes dans l’eau froide, et Maurice se couche littéralement dans le courant.

Nous mangeons notre sandwich, buvons notre dodo et parlons des années lycée. Le spectacle est sur la piste : les petites jambes nous étonnent, les marmailles de 5 à 10 ans suivent courageusement leurs parents. Un homme a un bébé dans son sac à dos et trois petits trottinent à côté de lui. Même des personnes âgées s’aventurent sur ce chemin. Mais elles ne sont pas descendues par le Dassy, elles ont opté pour un départ sur du plat, à partir du Ouaki…

Interdire un tel chemin serait une hérésie, surtout en période estivale. Evidemment c’est une belle opportunité : les chemins cyclables sont très rares sur l’île et les promenades sans dénivelés peu nombreuses…

Nous reprenons l ‘ascension vers le parking du Dassy et y arrivons après 50 minutes de grimpette  très tranquille.

 

 

 

 

 

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28 octobre 2020 3 28 /10 /octobre /2020 17:12

Cela fait plus d’un an que je n’ai pas mis les pieds sur ce sentier.  Il fallait que Maurice, un ami d'enfance, me propose de descendre avec lui et son ami Ranger mercredi dernier pour que je revoie cet endroit que j’aime beaucoup.

Nous garons la voiture sur le parking improvisé de Jimmy (ou Jean Claude) et lui donnons deux euros. Un bon plan car la route est toujours encombrée de voitures qui gênent la circulation.

Le samedi et le dimanche le propriétaire de ce parking propose aussi des samoussas et gâteaux à déguster et des boissons… Aujourd’hui les tables sont vides…

Une fontaine à eau a été installée à l’entrée du sentier lequel est bien tassé, pas étonnant avec tous les sportifs et promeneurs qui passent par là.

 

Nous mettons 40 minutes pour descendre avec des arrêts et des bavardages : ici on rencontre toujours quelqu’un qui vous connaît et souffle dans la montée.  Nous croisons ainsi Huguette qui s’entraîne pour une virée à Mafate. Plus loin, une dame qui remonte a perdu sa serviette pour s’éponger. Nous la trouvons sur un rocher et la confions à une randonneuse rapide qui la rejoindra…


Le sol est toujours inégal mais la descente à l’ombre de la végétation très dense est agréable. Un endroit délicat a été aménagé et par temps de plus son franchissement est déconseillé.

Dans les trouées nous regardons les contreforts de l’Entre-Deux où des maisons apparaissent à la limité du rempart… Cela nous étonnera toujours qu’on puisse construire dans des zones menacées d‘éboulement.

Au fond de cette vallée, une nouveauté pour moi : un bungalow et une petite case destinée à l’hébergement ont pris possession des lieux. L’endroit a été nettoyé et clôturé.

Nous descendons par le petit chemin qui mène au pied d’une cascade qui n’est qu’un petit rideau d’eau et tombons sur le chemin menant au barrage.

Oui, ici passe désormais un chemin qui part du Ouaki et remonte jusqu’au barrage ! (à suivre)

 

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 11:07

1ère étape

Du parking au Bassin Vital : 35 minutes

 

Sous la houlette de Sylvie et de Marie-Ange, une vingtaine de marcheurs de l'UPTS ont effectué un parcours physique aux vues superbes sur les hauteurs de St Paul. 


Préférant la solution du co-voiturage, économique et plaisante, les participants se sont tous retrouvés sur le parking au départ de la randonnée menant au Bassin Vital.


Pour y accéder depuis St Pierre,  quitter la route des Tamarins à la 1ère sortie de St Paul, passer sous la 4 voies à gauche direction « Grande Fontaine » et reprendre à gauche « Tour des Roches » La petite route goudronnée longe sur la gauche une zone humide riche en plantes aquatiques : étendues de papyrus, de songes… elle passe devant un moulin à eau avant d’atteindre un petit parking ombragé par des bambous. De là, on aperçoit l’inscription « Bassin Vital » peinte en blanc sur un tronc d'arbre (ou un rocher ?) et devant nous se déploie le rempart qu’il va falloir gravir. 

 

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Le bassin Vital se situe au milieu de ce parcours. Bien équipée ( chacun a prévu des chaussures de marche, un couvre-chef, un bâton de marche, 1,5 litre d’eau, de la crème solaire) la troupe se met en route. Dans la ravine Bassin, nous suivons le fléchage jaune et blanc.

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D’abord le chemin est confortable, continue en pente douce puis grimpe en lacets au milieu de la végétation, parfois une trouée permet de voir le littoral ou le rempart.


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Au bout d’un quart d’heure d’effort, on peut se retourner pour voir la Baie de St Paul, le Cap La Houssaye, on distingue même un temple indien au milieu de la végétation.

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La montée devient plus âpre au milieu d’une végétation clairsemée, arbres aux troncs frêles, quelques espèces plus âgées. 

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Par terre des attes (ou pommes cannelle) non parvenues à maturité qui ont l’air de pommes de pin violettes,


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une randonneuse récolte des graines pour en faire des bijoux.


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On voit nettement le Cap La Houssaye et la tranchée couverte de la route des Tamarins.

 

Nous sommes à la bifurcation qui descend vers le Bassin Vital.  Certains de nous y descendent, en enjambant de gros rochers, d’autres attendent pour poursuivre l’ascension vers le Hangar. Cette étendue d’eau est d’un beau vert : sa surface est couverte de lentisques d’eau.

P1120731

Comme il n’a pas plus ces derniers temps, nous n’avons pas la chance de voir des cascades, mais le calme de l’endroit invite à la rêverie.

 

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Des pigeons nichent dans les anfractuosités des roches, on entend un cri que certains attribuent à une poule d’eau, d’autres à une grenouille… Nous n’aurons pas le temps de vérifier, les sportifs nous attendent pour la suite de l’expédition. Nous aurons le loisir de revoir cette cuvette d’eau  un quart d’heure plus tard, depuis le point de vue. Mais pour le promeneur peu habitué aux forts dénivelés, il peut redescendre vers le parking en empruntant le chemin à droite, toujours balisé. (à suivre)

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 07:57

Partis de la Pointe du Tremblet, cela fait deux heures que nous marchons.  

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Là aussi se complaisent les dieffenbachias, qui font de jolies taches vert blanc dans le décor.

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Parfois ce sont des herbes hautes qui mouillent le bas de nos pantalons. Bientôt, sur les coulées de laves apparaissent des surfaces de manioc bord de mer (scaevola taccada), qui sont en fleur ou en fruits...

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Le vert sombre des  feuilles de songe ( colocasia esculenta) se découpe sur l’herbe plus claire. Ces songes-là ne sont pas comestibles.

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 Plus rarement on aperçoit un latanier.

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Puis c’est le règne du filao (casuarina equisitifolia), « casuarina » parce qu’il rappelle le « casoar » oiseau australien aux plumes filiformes. Il croît dans les endroits les plus surprenants, dans les anfractuosités de basalte, et même sur mes coulées le plus récentes.

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La traînasse aussi fait partie de ce monde végétal. Je repère à ma droite un bouquet de plantes grasses que je photographie et Lauricourt  de m’expliquer à notre arrivée qu’il s’agit là de la saliette (psiadia retusa) de la famille des asteraceae. 

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A la Pointe de la Table, un  panneau indique qu’1,3 km nous sépare du Puits  Arabe. Le sentier est balisé, des panneaux explicatifs le jalonnent.

Les quarante dernières minutes, le chemin est bien plus confortable, Nous marchons sur la coulée de mars 1986 : des laves de 1000°C se sont déversées dans l’océan, la coulée est devenue une rivière de pierre, elle a agrandi l’île  de 25 ha. La Pointe de la Table s’est avancée de 200 m dans l’océan.

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On marche sur de la lave cordée, filaos et pandanus ombragent le parcours. Sur les roches noires des pêcheurs ont installé leurs cannes. Malgré la violence des vagues qui se fracassent contre la côte, on aime s’asseoir au bord de l’eau en espérant avoir une prise. Le chemin longe des orgues basaltiques  à plusieurs reprises.

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Il fait bon se promener en ce mois de juillet, le soleil est moins chaud. En été à ces heures de la journée, les rayons qui frappent la roche noire rendent la balade pénible. 

Des marches ont été taillées dans le basalte. Nous ne sommes pas loin de notre point de chute.

Les premiers arrivés attendent le reste du groupe sous un kiosque. Puis tous prennent la direction de Mare Longue pour rejoindre le restaurant où l'Association a coutume de se retrouver après les excursions dans le Grand Sud.

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 14:10

Avant-hier, samedi 28 juillet, j’ai participé à la sortie botanique organisée par l’Association Palmeraie-Union. En dépit des vacances, Thierry Hubert, président, et organisateur de cette journée a réussi à rassembler une quinzaine de personnes dont deux enfants de 6 et 10 ans, tous bons marcheurs.

Récit de cette sortie

Nous nous retrouvons au Puits Arabe vers 9 heures, y laissons plusieurs voitures et nous rassemblons dans 3 véhicules pour rejoindre le Tremblet ( après la Ravine Citron).

palmiste cochon 1

Lauricourt, un des animateurs de la sortie, fait entrer le groupe dans un sous-bois près du parking, où s’élèvent, au milieu de pandanus et de sapotiers,  deux palmiers endémiques de la Réunion : des palmistes –cochons. Deux stipes (troncs) grêles  de couleur grise s’élancent vers la lumière, ils doivent être âgés d’une cinquantaine d’années.  Chaque année, ces palmiers gagnent 50 cm.

                 palmistes cochons

Pourquoi « palmiste-cochon » ? Souvent, à la Réunion, on donne cet attribut aux plantes que l’homme ne pouvait consommer et qui n’était bonne qu’à nourrir les cochons. Qui n’a jamais entendu parler de patate-cochon (cette liane qui pousse sur les plages comme la patate à Durant) ? on a aussi des goyaviers-cochons …Le choix de ce nom vernaculaire selon Karl Telegone aurait une autre origine liée à la forme de sa graine qui présente une petite queue évoquant l’appendice caudal du porc, la pulpe du fruit aurait été consommée autrefois par les enfants. Le palmiste-cochon est aussi appelé « palmiste poison », en rapport avec les vertus vomitives  du chou de palmiste. Son nom latin est « hyophorbe indica ».

Il serait assez commun dans la nature. Si on plante les graines du palmiste-cochon, on peut obtenir des graines de couleurs différentes  (rouges, blanches…) et des fruits de différentes grosseurs. Certains peuvent avoir la taille de combavas.

Nous partons ensuite  sur le sentier du littoral en direction de St Philippe, et une pluie torrentielle s’abat sur le groupe. Malgré la boue, les passages glissants et les petits dénivelés, la joyeuse troupe ne se décourage pas, récompensée par la beauté de la végétation et les vues sur la côte sauvage.

          paysages

On marche au milieu des fougères dont la fameuse « patte de lézard »  dont le nom latin est phymatosorus scolopendria.

On peut aussi observer le « gâte ménage » plus discret   et la ctenitis cirrhosa dont la fronde peut dépasser 1m de long dont le limbe peut posséder jusqu’à 25 paires de pennes.

fougère phymatosorus scolopendria

 Le tabac-bœuf (clidemia hirta)  est omniprésent. Cette mélastomatacée, dont les feuilles luisantes aux nervures bien marquées sont très jolies, aurait été introduite en 1994, une peste végétale !

 Nous progressons  sur des rochers moussus, sur les tapis mous de feuilles humides des vacoas. Vingt minutes après notre départ nous entrons dans une zone colonisée par la nephrolepis abrupta, cette fougère à courtes et larges pennes, qu’on trouve dans les anfractuosités des coulées, même les plus récentes.

fougère nephrolepsis abrupta 1 fougère nephrolepsis abrupta 2

                                nephrolepis abrupta

 Parfois on escalade de gros galets moussus, certains d’entre nous ramassent des goyaviers très mûrs tombés à terre, d’autres hésitent craignant la leptospirose.

                          sentier

goyaviers à terre goyaviers fruitsLes Les troncs rouges tachetés des pieds de goyaviers (psidium cattléianum) jalonnent une grande partie du parcours.

pieds de goyaviers

Les vacoas (pandanus) aux racines aériennes ont des allures parfois insolites.

pandanus

                  sous les vacoas 1 sous les vacoas 2

De temps à autre, on rencontre un bois de natte. A plusieurs reprises, il faut traverser de petites ravines bien alimentées par les pluies récentes.

                   petite ravine 

(à suivre)

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 15:03

 

Coteau-Sec-Micheline.jpg

Lors de ma promenade ce samedi 14 juillet sur le chemin de Coteau Sec, avec mon amie Micheiine,  nous avons pu contempler d’en –haut, le village de l’Entre-Deux, d’où nous étions parties,  le Tampon, le littoral de St Pierre à St Louis, le Bras de Cilaos et l’Ilet Furcy, les sommets (Taïbit, Dimitile, Piton des Neiges...)

 coteau-sec-Entre-Deux.JPG

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J’ai été agréablement surprise par le nombre plus important de vues dégagées qu’on avait eu soin de ménager çà et là depuis ma dernière rando sur ce parcours.

 Petite déception cependant parce qu’au début du parcours, au niveau des courts de tennis, le panneau indiquant la montant vers la crête a disparu, et on a tendance à emprunter un sentier qui descend au lieu de continuer sur celui qui grimpe entre les arbres.  Le bon sentier surplombe deux nouvelles constructions dont un kiosque.

 Pour en revenir aux panoramas, le regard porte très loin. On distingue bien le piton Hyacinthe,  la Tour des Azalées du Tampon, et en regardant vers Montvert, on s’étonne d’une étendue grise assez importante qui se découpe au milieu de champs de canne, surface qu’on croit bétonnée.

 coteau-sec-panneau-solaires-2.JPG

Sont-ce des serres ? Est-ce un parking ? Un zoom sur la photo nous dira de quoi il retourne...

panneaux-solaires.JPG

... un parc de panneaux solaires

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 13:49

Etape n°3 De Piton Ste Rose (coulée de 1977) à l’Anse des Cascades

Durée : 1h45

Nous repartons de la coulée de 1977 de Piton Ste Rose pour une promenade de santé d’environ 1h45. Les plus rapides d’entre nous couvriront la distance en 1h 30.

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C’est une belle balade à faire en famille. L’idéal est de partir avec deux véhicules : laisser une voiture à l’Anse des Cascades et partir ensemble de Piton Ste Rose. Ou encore faire deux groupes, chacun partant d’un point pour rejoindre l’autre et au point de rencontre  (milieu du parcours) échanger les clés de voitures.

 Nous n’avions pas ce problème parce que le bus affrété par “les Jolis Pas” nous attendait à notre destination.

 Le sentier du littoral Est est facile, mais nécessite tout de même une bonne condition physique. Parfois le chemin est plat, traverse des zones boisées, mais il arrive aussi qu’il faille passer sur de gros galets, ou se hisser sur des rochers. Cette promenade vaut le coup, ne serait-ce que pour les paysages superbes qu’on traverse, la vue qu’on a sur l’océan.

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Parfois on s’attarde sur la falaise pour filmer le vol d’un paille en queue.

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Parfois, on découvre une fleur…un fruit… on ramasse des feuilles de vacoa… Pas le temps de s’ennuyer.

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Bientôt on croit apercevoir un kiosque. Eh non, ce n’est pas un abri, encre moins un belvédère, mais un sanctuaire édifié là par une famille qui a perdu un de ses proches.

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Aux 2/3 du parcours, on marche sur des roches noires inégales, dures et tranchantes, il s’agit de ne pas tomber dessus. Bientôt, on est en vue d’une crique qu’on surplombe et on croit être arrivé, mais dans le creux, on a devant soi une belle montée (rondins de bois en guise de marches). On se dit “voilà il ne reste plus qu’à redescendre”, mais une autre montée se présente…

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Il faut avouer que sur la fin, on fatigue. A Piton Ste Rose, nous avions déjà 4h30 dans les baskets… Et ce dernier tronçon … nous fait transpirer.

 On reconnaît enfin la marine avec ses grands palmistes aux pieds d’éléphants. L’endroit est pris d’assaut le dimanche par les familles : on sent le délicieux fumet des carris, les enfants jouent avec les parents… 

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J’ai l’impression qu’on me dévisage. Je comprendrai très vite pourquoi : il paraît que je suis rouge comme une pivoine. Forcément, avec cette chaleur.  J’ai bien bu 1 litre et demi d’eau, j’aurais pu en avaler 3. Une bonne dodo me ferait le plus grand bien.

 Sur le muret de la marine, sont assis  les premiers arrivés qui se réhydratent avec les boissons qu’ils sont allés acheter au bar.

De là, on voit  les cascades, bien alimentées en cette saison. Un petit groupe décide de se rafraîchir avec l’eau de ces cataractes. Des jeunes se douchent, ignorant le panneau mettant en garde contre les chutes de pierres.

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Une fois que tout le monde est là, il  nous faut rejoindre le car qui nous attend sur son parking. Vers 16h, nous partons.

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En revenant au Tampon par la route du littoral, nous croisons  des familles qui cueillent des goyaviers au bord du chemin. Nous traversons les coulées et manquons à plusieurs reprises de prendre un motard dans le pare-brise. Certains motards, complètement déjantés, coupent allègrement les virages en revenant de la Messe de l’Entre-Deux. Et à hauteur de la Rivière Langevin, nous devons patienter. C’est l’heure du retour des pique-niqueurs du dimanche. Il est 17h45 quand le bus nous dépose au Tampon. Une belle journée, et sous le soleil...

Nous l'avons échappé belle : depuis deux jours sommes en "vigilance fortes pluies" et ça tombe bien... 

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 14:40

Etape 2 :

De la Ravine Glissante à Piton Ste Rose (environ 3 heures)

 Nous voilà sur la RN2, sur laquelle nous marchons, en direction du sud, pendant quelques minutes.  Nous passons au-dessus de la “Petite Ravine Glissante” , laissons à notre gauche devant une épicerie, une discothèque.

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A notre droite s’élèvent les ruines d’une ancienne usine sucrière, vraisemblablement celle de la Ravine Glissante, une usine qui a été vendue par la famille De Villiers à un engagé nommé Mourouvin. Mais, comme toutes les usines de l’île ( à l’exception de deux), l’usine est  arrêtée, et sa restauration est au programme de la Cham.

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 Au bout d’un quart d’heure, nous bifurquons à gauche le long d’un stade et tentons de rejoindre le sentier qui doit border le littoral. La descente est escarpée, on se fraye un passage au milieu de hautes herbes et de fleurs.

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Nous devrons parfois  écarter de hautes cannes.

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Au bout d’une demi-heure de marche, nous nous arrêtons pour attendre tout le groupe. Il faut se couvrir ou se bomber d’anti-moustique.

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Jean Paul nous fait remarquer qu’on trouve ici des pousses d’ananas-diable, un ananas rouge. Nadège prétend qu’on ne peut manger le fruit, JP au contraire dit aimer sa saveur, même si ça pique.  Quelques mètres plus loin, Nadège repère un “endormi” dans une haie.

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 Les vues sur la mer sont superbes. Des vagues se fracassent contre la roche noire sous un ciel bleu. La patate à Durand, cette liane verte aux fleurs mauves, et le manioc bord de mer abondent.

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La plupart du temps le sentier est facile, parfois, il nous faut escalader la roche. L’ombre des vacoas et des filaos nous est agréable.

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Cette fois – ci tout le groupe s’est arrêté, non pas à cause d’un propriétaire indélicat, mais pour observer un énorme caméléon turquoise qui enjambe les herbes du sentier. Je le photographie, “sans flash” évidemment, sinon, la pauvre bête risque de devenir aveugle et de ne plus pouvoir se nourrir : ce serait la mort assurée.

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Jean Paul le prend dans sa main, pour le remettre dans les branches.  L’animal n’a pas l’air content et ouvre sa gueule. Impressionnant ! Bien que le caméléon soit un prédateur des “mouches à miel” (abeille), on le protège.

Pause -déjeuner sous les vacoas  devant l’écran magique de la houle qui bouillonne…

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Après ce repos bien mérité, nous repartons. Et là une fois de plus, un superbe caméléon de ses yeux globuleux nous regarde passer.

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Nous continuons notre balade, quand une partie du groupe marque une fois de plus une halte : que regardent donc nos amis ?

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C’est le spectacle d’un souffleur qui les scotche ici. Ce phénomène du “souffleur” est toujours spectaculaire : l’eau s’engouffre sous la roche et sous la pression d’une déferlante, cette masse jaillit tel un geyser de l’anfractuosité.

Notre sentier bientôt débouche sur une plage de galets, rien ne signale qu’il faut descendre sur cette grève, battue par les flots, mais nous avons en mémoire ce passage acrobatique ( randonnée du 23.11.2009)

Jacky et moi partons en reconnaissance, et nous trouvons un peu plus haut les marques blanches qui délimitent le sentier. La troupe suit… le passage des galets est périlleux : ils sont inégaux, ça glisse et les hautes vagues qui s’échouent là ne sont pas rassurantes.

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Une fois sur les scories de la coulée de 1977,  nous sommes plus tranquilles, mais l’air est chaud, la roche noire attire les rayons, et la végétation ici est rare, même si la nature reprend progressivement ses droits. On se demande comment les filaos peuvent prendre racine, comme ça dans le basalte.

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Nous aurons mis plus de 3 heures depuis la Ravine Glissante jusqu’à Piton Ste Rose. 

  Personne ne se sent le courage de faire un crochet par Notre Dame des Laves, parce qu’il nous reste encore 1h45 jusqu’à  l‘Anse des Cascades (à suivre)

 

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 15:55

1ère étape : De Ste Rose à la Ravine Glissante (1h15)

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Dimanche, nous étions une vingtaine de marcheurs du Club de rando “Les Jolis Pas” à rallier la marine de Sainte Rose à celle de L’Anse des Cascades.

6h30 de marche pour des jambes aguerries et des petits mollets très courageux. Les deux petites filles d’Yvan et trois ados faisaient partie de l’expédition ! Un beau challenge pour ces 5 jeunes qui ont relevé le défi.

 Partis en bus du Tampon vers 6h20, nous avons pris la route des Plaine et avons été déposés à la marine de Ste Rose. Là, sous les énormes “sang dragons” faisant face au bar, nous avons pris en commun le petit déjeuner, préparé par Sylviane H.

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Tranquillement, la petite troupe se met en route, Jacky fermant la marche.

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Le chemin est large, la végétation luxuriante. Il fait chaud, une chaleur humide, une chaleur bien… tropicale.  A notre droite, des épis rouges surmontés de panaches blancs. Des longoses ?

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Par terre quelques fruits jaunes ressemblant à des pommes. Jacky explique : ce sont des “pommes jacot”. Nous essayons de les ouvrir mais la peau est dure. Nous n’y goûterons pas. D’ailleurs sont- elles comestibles ? ( ce sujet fera l’objet d’un autre article)

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Comme il a dû pleuvoir ces derniers jours, le sol est jonché de grains jaunes de pimpins, de minuscules grains rouges de la “liane cascavelle”.  Si nous voulons arriver avant la tombée de la nuit, nous devrions peut-être rejoindre le groupe de tête.. Nous photographions encore les énormes bambous, les lianes poc -poc, des vacoas aux formes insolites…

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Une petite demi-heure après notre départ, notre groupe s’immobilise.

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Là, oh surprise ! quelques randonneurs  sont en pourparlers avec une dame peu commode qui a installé des rubans rouges et blancs et des panneaux, à deux mètres de sa clôture ( derrière laquelle aboient ses chiens) Elle a installé cette ligne entre la falaise et son terrain, prétextant que sa propriété finissait à ces bandeaux :  il ne resterait donc qu’un mètre entre l’a- pic de la falaise et les rubans : les enfants sont peu rassurés, il nous faut prendre leur main et marcher à la queu-leu-leu.

                P1070471 et surtout "se taire"

Certains s’excuseront auprès de cette “gente dame”, pas gente du tout, même agressive. Quant à moi, je lui rappelle que la “loi du littoral” existe, ce qu’elle ne semble pas comprendre.

Incroyable : ce sentier de pêcheurs qui longe la côte sauvage  aurait donc été oublié des pouvoirs publics… et pourrait donc  être entravé par des propriétaires sûrs de leur bon droit  ? Les lois pour la Réunion sont-elles donc différentes de celles de la métropole ?

Les “randonneurs “seraient donc des êtres nuisibles, parce qu’ils ennuient les chiens de la dame en passant trop près de sa propriété ? N’oublions pas que les randonneurs aiment l’île, et aiment la faire connaître. Avouons que ce genre de situation donne aux touristes une image vraiment très négative de  l’île  La commune de Ste  Rose osera-t-elle se pencher sur la question ?

Puis nous continuons notre balade. A notre gauche, des fruits typiques du “bonnet de prêtre” jonchent le sol, certains sont déjà enracinés et un petit arbre y pousse.

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Nous  longeons l’océan à l’ombre des filaos, puis des vacoas. Bientôt, nous  traversons une petite passerelle rouillée qui mériterait d’être retapée.

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Des philodendrons s’agrippent aux arbres.Nous voilà  dans une clairière, au bord de l’océan. C’est l’ aire de pique-nique de “Cayenne”. Sous un kiosque, une fillette et son papa jouent aux dames avec des pions originaux : la fillette joue avec des graines de badamier, son père avec des graines de pimpin.

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Sur ce site, un panneau explicatif sur une plante rampante du littoral : la lavangère (delosperma napiforme).

Nous y faisons une petite halte pour nous reposer et profiter de l’air marin,

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puis nous  longeons la Ravine Glissante, dont le passage est interdit, en raison de la possible montée brutale des eaux  liée à la proximité du barrage hydraulique.

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Nous aurons mis 1 heure 15 depuis la marine de Ste Rose. ( à suivre)

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