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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 18:23

P1130675 copieRandonnée avec les JOLIS PAS le samedi 11 novembre 2011

Durée : 3h30 à 4 heures

Observation : partir tôt, éviter en temps de pluie

 

Arriver à pied  à Ilet à Cordes par le Grand Bras de Cilaos est une belle expérience. Pour moi qui n’ai jamais eu l’occasion de me rendre dans cet ilet du bout du monde, - alors que par la route c’est jouable), j’ai apprécié de monter au hameau comme les gens le faisaient autrefois. 

Marcher avec les Jolis Pas, quel bonheur ! Ce samedi, nous sommes 14 joyeux drilles à faire cette rando. Le car dans lequel nous sommes montés au Tampon nous dépose une heure plus tard un peu plus haut qu’au Pavillon (arrêt des Cars Jaunes « Burel ») 

 

La marche est assez sportive. On monte d’abord en pente douce, on contourne le lieu-dit « parc à tortues », puis devant nous s’ouvre un paysage verdoyant qui se découpe sur le ciel matinal est superbe. Les montagnes arrêtent le regard.

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On progresse toujours à l’ombre de la falaise, le chemin est étroit, et à un endroit, l’ONF a installé des cordes pour sécuriser le promeneur.


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Après une demi-heure de balade agréable,  nous descendons vers dans le lit du Bras de Cilaos. Le temps d’admirer un bassin bleu où l’eau se jette en cascade, et nous  continuons à descendre sur le sable volcanique, et les roches basaltiques aux multiples formes.

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Là, nous nous déchaussons pour traverser à gué le Bras de Cilaos. Nous avons de l’eau à mi-mollet , je pensais qu’elle serait plus fraîche, mais non, on y serait bien restés.  Très vite, nos pieds sèchent au soleil et nous avons reprenons nos bâtons de marche.

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Nous sommes à l’endroit appelé « Parc à Dennemont » Plus loin, un autre passage à gué, cette fois-ci on saute de « galet en galet » pour rejoindre la rive droite du cours d’eau, que nous longerons un petit moment en suivant les marques blanches peintes sur les rochers. Quelle chaleur ! On aspire à un peu d’ombre.

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Nous sommes au lieu-dit « les Trois Bras » ( Bras Rouge, de Benjoin, de Saint Paul) et nous empruntons le petit raidillon sur la gauche qui conduit au  plateau de l’îlet Bois de Nèfles. Bientôt le parcours passe au milieu d’une végétation basse (petits acacias, aloes…), puis les arbustes grandissent. Des filaos des hauts, des néfliers, des grévillées bordent le sentier qui devient de plus en plus escarpé.

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Ti Yab conseille aux randonneurs de se ménager pour pouvoir aborder la dernière montée ( bien plus dure) avec sérénité. Le sol est jonché d’épines sèches de filaos qui semblent chauffer sous nos pieds. Les bouteilles d’eau se vident. Les fruits secs sont les bienvenus pour redonner un ti peu d’énergie.

 

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Une petite pause et c’est reparti.

L’escalade devient difficile, le soleil est torride, et parfois une petite brise essaye de nous atteindre, sans gros résultat. Et ça grimpe, ça grimpe... Dis tonton, c'est encore loin l'îlet à Cordes, tiens en parlant de cordes, on se ferait bien remorquer...

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Mais quelle belle récompense quand on se retourne :  derrière nous le spectacle vaut la chandelle,  on domine les Trois Bras, les remparts, et au loin on distingue même l’océan. 

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Nous voilà sur une crête. De là, on voit nettement la RN5 qui longe la falaise, le Grand Morne, la Plate-Forme,  Bras Sec au fond, plus haut Cilaos. 

 

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Mais nous ne sommes pas au bout de nos efforts, encore des escaliers à gravir et on aperçoit enfin les premières maisons d’Ilet à Cordes que nous n’atteindrons qu’une demi-heure plus tard. 

Nous décidons de pique-niquer à l’ombre. Un arrêt récréatif où circulent les figues sèches de Dédé, le rhum arrangé de not’ président, et où on trouve le temps de bavarder gaiement.

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Encore une quinzaine de minutes de marche et nous découvrons des lentilles sèches rassemblées sur une bâche : nous sommes bien à Ilet à Cordes ( à suivre)

 

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8 h35 départ de la marche (arrêt de bus Sentier Burel)

8h 40 paroi cordes

8 h 51 lit de la rivière Parc Dennemont -  des bassins

9 h traversée du premier passage à gué

9 h16 2e passage à gué 

9h 34 remontée dans le lit de la rivière

10h 04  Trois Bras - petit sentier, chemin escarpé

10h 30 pause 

10h’45 montée raide 1er point de vue sur le Bras

11h11 dernier point de vue sur le Bras

11h17 crête et superbes panoramas (Grand Morne- Plate-Forme- Mare sèche)

12 h 01 en vue d’Ilet à Cordes - Pique nique

12h 20 arrivée dans les jardins d’Ilet à Cordes

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 18:26

Cette promenade m’inspire quelques réflexions.

D’abord, même si la route est escarpée et longue pour accéder au parking, c’est toujours du bonheur quand on découvre le point de vue sur le cirque de Mafate. On prétend que la vue n’est dégagée qu’au petit matin, cette fois-ci, il était déjà 11 heures et la le panorama était superbe, malgré quelques nuages qui couronnaient épisodiquement les cimes.

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Ensuite, force est de constater que les comportements de certains randonneurs sont révoltants : un Réunionnais résidant actuellement à Lyon, nous dit avoir honte de ses concitoyens qui enlaidissent les sites en laissant traîner des canettes, des mouchoirs, des saletés ;  je lui rétorque que bon nombre de touristes manquent aussi d’éducation à ce niveau.

 

Enfin, nous avons assisté à une scène qui nous a retournés : à une vingtaine de mètres du point de vue – pour ceux qui connaissent les lieux, ils peuvent confirmer ces dires, la falaise tombe à pic sur la Rivière des Galets- le pire a été évité : devant nous un jeune homme avec un bébé dans son sac à dos, à côté de lui deux enfants plus grands dont une fillette qui pleurait, et … dans le ravin, dans la falaise, une jeune maman, qui avait noué un foulard ( un simple foulard !) autour de sa taille et qui demandait à son mari de la remonter sur le sentier.

Rougeaude et fière, cette mère de trois enfants agite l’objet qu’elle est allée chercher au risque de dévaler dans la Rivière des Galets : une tétine que le bébé avait perdue. Nous n’avons pu nous empêcher de la traiter d’ « inconsciente » alors que les qualificatifs de « folle, tarée » lui auraient mieux convenu.

 

J’espère qu’elle s’est rendue compte de la profondeur du rempart en arrivant au point de vue. Et si en chutant, elle avait emporté son mari ?

 

«  Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée » disait Descartes. C’est à se le demander. Certains en ont bien moins que d’autres.

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 21:20

16 octobre 2010

 

Nous arrivons au cœur de la Réserve. Un panneau à l'entrée mentionne le nom de l'endroit "green mansions, forest lodge, Eco tourisme programm KFDC"  Il faut gravir les marches et à l’accueil, nous devons décliner notre identité et nous inscrire dans un registre.

 

Rando Réserve 1 Rando Réserve 0 

  On nous propose deux randonnées de durées différentes, au choix (soit 1 heure, soit 3 heures) Nous optons pour la deuxième. On nous sert du café sous la kiosque, puis un guide du WLS nous rejoint pour nous remettre des vêtements de pluie et de bizarres bottes (ou sous-bottes) en toile. Il nous fait chausser ces drôles de bas !

 

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 Nous en comprendrons très vite l’intérêt. Notre accompagnateur tient à la main un sachet blanc, peut-être pour nourrir les animaux ? ( des moutons ?) Répartis dans deux barques nous traversons le lac et sommes sur l’autre rive, où nous devrions pouvoir observer les éléphants. Nous empruntons un chemin étroit qui grimpe au milieu d’une forêt dense. Et là, comme il vient de pleuvoir, les sangsues sont de sortie ! Et tant pis pour nous, voilà pourquoi nous avons chaussé ces drôles de guêtres. Pourtant les petites bêtes s’accrochent aussi au pantalon et même s’avisent de grimper sous nos maillots. C’est là que notre guide au sachet blanc entre en action : il saupoudre nos chaussures de sel « pour tuer les sangsues et dissuader leurs congénères d’emprunter le même chemin. »

 

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Tout occupés à chasser ces bestioles, nous devons faire assez de bruit pour faire fuir les habitants des lieux. D’ailleurs, ce n’est pas l’heure où les éléphants vont s’abreuver. Nous sentirons leur odeur, verrons des bouses fraîches, ENORMES… et des fourrés abîmés par le passage des pachydermes.

 

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 Nous avons vraiment l’impression d’être dans un film d’aventure, sur les traces d'Indiana Jones. Mais nous avançons sans sourciller, persuadés qu’au détour d’un sentier, on les verra. Il nous faut franchir une rivière, et veiller à ne pas faire tomber nos appareils photo. Nous sommes déjà mouillés à cause de la pluie. Cependant le moral des troupes est au beau fixe. Finalement nous ne les verrons pas...

 

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Nous voilà sur un chemin forestier, et en profitons pour délester nos amis de leurs sangsues. Ti Yab « en a plein le dos » façon de parler… Une seule a osé le défier. Nous passons près d’un petit barrage, d’une masure sur laquelle sont placardées des affiches électorales, et nous sommes toujours épatés par le nombre de « candidates ». Notre guide quant à lui s’étonne que nous ayons couvert la distance en 2 heures au lieu de 3 !

 

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Forcément ! tous sont des randonneurs aguerris et motivés du Club de rando réunionnais « Les Jolis Pas » ! Nous revenons à l’accueil où nous quittons nos bottes en toile.

 

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Puis nous avons droit à un bon carry que nous prendrons dans une salle abritée. L’après-midi, huit d’entre nous sont prêts à faire un tour en barque sur le lac malgré les nuages qui menacent de crever. Dans des barques toujours non motorisées, mues à la force de deux bras, on nous conduit vers une cascade.

 

rando réserve 9f rando réserve 9g

 Et sur le chemin du retour, c’est une cascade d’un autre genre qui s’abat sur nous… Nous sommes trempés comme des soupes. Malgré tout, nous repartons, le cœur content !

 

Photos : Sylviane H, Francis R, François D, Jacqueline D

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 18:00

Durée : 5h (1h30 de Roche Plate au sentier - 2h30 montée vers le plateau - 1 heure jusqu’au gîte.)

Après le petit déjeuner, nous préparons nos sacs, laçons nos chaussures et c’est vers 9 heures que nous nous mettons en route pour une journée sportive ! La journée s’annonce bien : pas un nuage à l’horizon.

Nous laissons le gîte derrière nous et descendons en direction de St Joseph. Nous traversons une forêt de filaos.

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 Le sentier s’élargit, mais c’est de la piste. Une piste qu’empruntent seulement des 4X4 ! Ce n’est qu’après une bonne demi-heure de marche que nous atteignons les éboulis qui rappellent l’effrondrement de Mahavel.

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                                    Dans l'éboulis du Mahavel qui a détruit le village en 1965

Nous descendons dans la dépression en marchant sur des galets, sous un soleil de plomb. Plus d’ombre ! la vallée est large mais seul un tracé est emprunté par les promeneurs et les engins motorisés. Parfois les 4X4 progressent moins vite que nous, la piste est inégale, certains endroits sont très escarpés et il faut qu’ils réduisent aussi leur vitesse pour ne pas projeter des pierres sur les randonneurs.

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un 4X4 qui nous croise pour rejoindre Roche Plate

Encore une demi-heure de marche et nous voilà au pied du sentier qu’il va falloir emprunter pour « escalader » la falaise. Le sentier est d’ailleurs impossible à localiser pour quiconque n’a pas fait de reconnaissance. Ti Yab et Jean-Paul le connaissent. Avant d’entreprendre cette montée, nous nous reposons et mangeons un brin. Voilà que nos guides se mettent à entasser des cailloux ! Ca y est, ça se précise : ils sont en train de construire un signal, un cairn pour mieux pouvoir repérer cette jonction de sentiers. Et le jeu en amuse plus d’un, voilà que chacun y va de sa pierre !

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                                                      construction d'un cairn

Nous sommes à l’altitude 464 avant d’entamer l’ascension sur le « Rein du Dimitile » et sur le plateau nous atteindrons les 1142 mètres. Mais il nous faudra encore franchir un dénivelé supplémentaire de 300 mètres pour arriver au gîte de Jean Jules à Grand Coude. Nous étions à cent lieues d’imaginer ce qui nous attendait…

D’abord, les premiers deux cents mètres ça grimpe sec, dans une sente étroite envahie par la P1080661végétation. Ti Yab doit ouvrir la voie avec son sabre à canne. Bientôt le chemin devient moins sauvage. Yvan nous conseille de goûter les fruits de la vigne marronne, de grosses framboises orange ! Confiants, nous suivons ses conseils et ne sommes pas déçus : ça a effectivement  le goût de la framboise ! Il paraît qu’on peut aussi manger les baies des galaberts quand elles sont très mûres…

Cette montée est épuisante : parfois il faut se hisser à la force des poignets, parfois il faut chercher des prises, ça ressemble plus à de l’escalade qu’à de la randonnée ! Heureusement qu’il ne pleut pas…

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la baie de la vigne marronne                                     à la file indienne dans la montée

Et deux oiseaux la vierge sont là pour nous motiver, peu farouches ils sont parfois à cinquante centimètres de nous et prennent la pose. On a aussi le loisir d’observer l' orchidée angraecum qui s'agrippe comme nous aux troncs ( et dégage un parfum suave) , on est accomapgné par les papillons…

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                          L'oiseau la vierge, un charmant compagnon de rando !

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   des baies bleues ( non encore identifiées)            l'orchidée agraecum

A quelques reprises, on peut voir à travers les frondaisons la Rivière des Remparts et les îlets qui la bordent. Vertigineux !

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                             Vue plongeante sur la Rivière des Remparts depuis le Rein du Dimitile.

Et voilà qu’il faut encore s’agripper à des échelles (pas très rassurantes, il faut l’avouer) . C'est pas le moment de prendre des photos  ! Comme si on n’était pas assez gâtés, voilà qu’il se met à pleuvoir à verse, il s’agit d’enfiler nos ponchos. Encore 20 minutes de grimpette sous la pluie, nous progressons prudemment sur les dernières marches moussues et hautes et nous voilà arrivés. La tête du groupe a une bonne demi-heure d’avance sur les derniers… mais sous cette averse pas moyen de casser la croûte, peut-être peut-on s’abriter à l’église. Le sentier longe des champs où le foin a fini de sécher pour aujourd’hui. Nous sommes sur la route goudronnée, passons devant l’église parce qu’elle est occupée par des paroissiens, en ce dimanche de Pâques.

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                               L'automne à la Réunion.... qui l'eût cru ?

Encore une bonne heure de marche dans un paysage rural pas très différent de ceux qu’on peut rencontrer en métropole. Des érables dont les feuilles rougissent déjà et la pluie font du décor un paysage automnal de rentrée des classes. Des vaches, des Prim’Holstein,  nous regardent passer… Les hirondelles sont alignées sur les fils comme des notes de musique surleur portée ! Etrange, c'est vraiment l'automne !

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Et ça n’en finit pas de grimper, la lassitude s’installe.  Parfois on s'arrête pour souffler et regarder le village de Grand Coude qui est à nos pieds.

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Il est  15h30 quand nous arrivons au gîte «  le Malmany » situé à 1446 m d’altitude.

 

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Mon avis : une randonnée comme il en existe beaucoup à la Réunion, mais celle-ci est particulièrement technique, je ne la conseillerais pas à des enfants, ni à des gens souffrant des articulations... Une  bonne forme s'impose ! D'ailleurs ce n'est pas un tracé balisé... il faut savoir lire les cartes !

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 20:14

 Nous sommes 12 randonneurs des Jolis Pas au rendez-vous devant la Mairie du Tampon ce samedi 23 avril 2011. Nous  montons dans deux taxis (celui de Frédéric et celui de Stéphanie) qui nous déposent au Nez de Bœuf au bord du rempart à 2070 m d’altitude une heure plus tard.

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Le temps est superbe, jamais encore nous n’avons vu le Piton des Neiges et la vallée aussi dégagés : la rando s’annonce sous les meilleurs auspices. 1,5km de descente jusqu’à la première halte. Une descente assez raide en lacets au milieu des branles verts, des branles blancs, des fuchsias, devant des paysages amples, de toute beauté : nous gardons les yeux le plus souvent rivés au sol de peur de glisser sur un caillou ou sur une racine. Les bâtons de marche sont d’un soutien précieux dans cette descente.

 

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Parfois notre regard se porte vers le sud sur le cratère du Commerson découvert cette fois-ci en contre-plongée.

 

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                                                                        au fond, le cratère du Commerson

 Parfois nous tournons notre regard vers l’Est dans cette immense trouée verdoyante qu’est la rivière des Remparts.

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                                        vue sur la Rivière des Rempart depuis le sentier

La végétation est très variée : tamarins, canne marron,  abbé souris, néfliers, petit bois de rempart, bringelliers...

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                             fuchsias                                                          canne marron

 Nous nous attendons tous au Mapou, à 1600 m d’altitude. Nous venons de parcourir un dénivelé de 470 mètres en une heure. Un "oiseau la vierge" sautille dans les arbres où s’accrochent des plantes épiphytes : fougères ficelles, orchidées… Un petit quart d’heure de pause à l’ombre pour se désaltérer, prendre des fruits secs et c’est reparti !

 P1080473  fougère ficelle

                               au Mapou                                                                         fougère ficelle

Devant nous, la vallée dans laquelle il va falloir marcher pour rejoindre Roche Plate.

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Nous nous asseyons quelques instants dans le sentier à 990 m d’altitude à une centaine de mètres de la cascade Davedinde   

  P1080498   cascade

Il fait très chaud, le sentier court à travers les branles, nous marchons sur l’ancienne coulée volcanique du Commerson, quelquefois nous nous arrêtons pour observer les fleurs du mahot, photographier un papillon ou une bibe…

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                                         mahot                                                    bibe

 Nous avançons d’un bon pas, toujours sous le soleil, sur un sentier herbeux très agréable parfois bordé de goyaviers, avant de poser nos pas sur un chemin de lave inégal longeant parfois des crevasses, des arches formées par la lave et l'érosion.

 

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                                                                       lave qui affleure sur le sentier

 Ivan nous fait remarquer que les cours d’eau ont métamorphosé l’endroit, ce que confirmera notre hôte, les courants érodent constamment la roche et se frayent des passages où bon leur semble, une fois à droite, une autre fois à gauche… Une plaque et des bouquets de fleurs évoquant un tragique accident rappelle les effets dévastateurs du torrent lors des pluies diluviennes.

 

 

Bientôt nous bifurquons pour atteindre le bassin du Bras Carron. Pendant une heure, nous restons là. Les plus téméraires plongent dans l’eau fraîche et se font masser le dos par le courant. P1080540

                                                    baignade dans le bassin du Bras Carron

Des enfants s’amusent à créer des bateaux de fortune avec des rameaux qu’ils jettent dans la chute. Certains d’entre nous se reposent, d’autres lisent ou mangent. Nous continuons à suivre le balisage blanc de la source Bras Carron, et ne pouvons faire l’impasse de la traversée de la rivière.

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Promenade agréable et ombragée, puis nous longeons d’anciens parcs ou jardins comme l’attestent des murets de pierre. Il nous faudra encore marcher une demi-heure à partir du bassin avant d’arriver au village de Roche Plate où se situe notre gîte !

 

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  Nous passons devant  un panneau touristique expliquant le dynamisme retrouvé du village et la catastrophe qui avait nécessité l’évacuation et le déplacement des habitants sur St Joseph : la coulée de boue de 1965 qui avait englouti le village après l’effondrement de Mahavel. Certains d’entre nous s’arrêtent devant la Maison de Tourisme Sud Sauvage pour voir les produits locaux et dépliants touristiques proposés. Il est 16 heures,  le moment est venu de trouver le gîte Mahavel où nous avions réservé pour la nuitée. Nous avons un dénivelé de 1336 m dans les jambes...

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(à suivre)

 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 16:46

 Après être descendus du Piton Hauy qui culmine à 2345 mètres, nous  suivons Hélène et Ti Yab jusqu’au Nez Cassé de la Rivière de l’Est. De la rampe, la vue est imprenable sur le Rempart opposé,  sur le Fond de la Rivière de l’Est et sur le Plateau de Basaltes qui le domine.

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Nous cheminons ensuite à travers quelques éboulis avant de rattraper le sentier Josémont. Au pied de la falaise,(photo de Claire) nous  pique-niquons. C’est un endroit ombragé, où poussent des tamarins, des fleurs jaunes et où sautillent des tecs-tecs habitués à ramasser les miettes des randonneurs. Une place agréable !

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à droite le plateau des basaltes, au second plan la Plaine des Sables et ses pitons,

au fond à droite le Piton de la Fournaise

Après une heure de farniente, nous voilà prêts pour une grimpette d’une heure environ dans la rampe. Passons de l’altitude 2267 à 2412 par un chemin étroit aux virages variés, toujours à flanc de montagne. Et il ne fait pas trop chaud ! 145 mètres de dénivelé que j’avais tort de redouter ! En attendant le reste de la troupe, nous faisons une halte et là, Claire nous parle du contenu de son stage de guide fédéral : c’est l’occasion d’évoquer quelques notions de secourisme et d’attitudes à adopter en cas d’étouffement, de brûlure…

Au complet, nous continuons notre progression et tous rejoignent l’Oratoire Ste Thérèse qui domine la Plaine des Sables. Depuis notre dernier passage, des nouveautés : une petite chapelle en inox s’est ajoutée aux autres chapelles présentes. Les panneaux de l’ONF ont été remplacés par des panneaux neufs.

P1080187 oratoire ste Thérèse

 

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Après ce petit arrêt, nous descendons vers le Piton Textor  sur le sentier Josémont. Nous en profitons pour expliquer aux randonneurs l’origine du nom de ce sentier : Josémont Lauret était un garde – forestier qui en allant chercher du secours est mort tragiquement. Nous emmenons tous les marcheurs des Jolis Pas dans la Caverne des Lataniers, une grotte, dissimulée derrière les branles verts : c’est là que se réfugient les marcheurs quand ils sont surpris par la nuit et que la température chute, ou encore en cas de forte pluie. C’est bien le seul abri qui soit  sur le trajet (Volcan- Bourg-Murat). Comme le temps nous sourit, nous n’avons pas besoin de nous y engouffrer à 23 ! Nous nous arrêtons à la stèle qui a été érigée en  l’ honneur  de Josémont, le long du chemin ; une plaque rappelle l’événement. Avec Jean-Paul nous évoquons le problème des boussoles au volcan : il nous confirme que la boussole se dérègle dans certaines zones de la fournaise à cause du champ magnétique.

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Nous longeons la route forestière jusqu’au Bois Ozoux en admirant sur notre gauche les contreforts de la Rivière des  Remparts dans laquelle remontent des nuages. Nous traversons la route et continuons la descente. Là, Hélène nous parle d’une épreuve de son stage pratique de guide B.F : il lui fallait à cet endroit retrouver la source qui figurait sur la carte IGN.

Nous descendons toujours et devons à deux reprises traverser la route.  C’est la première fois depuis « l’incendie criminel » que certains d’entre nous font le parcours, et tous sont écoeurés par la vision des branles calcinés, mais çà et là on voit déjà repousser de petites herbes. Nous reparlons de l’incendie accidentel des pentes du  Maïdo où une randonneuse, par souci écologique avait mis le feu à son papier WC et manque de bol pour cette dame, tout s’était enflammé sur des hectares, elle avait immédiatement alerté les secours. Résultat : un paysage dévasté, une amende d’environ  60000 euros, pour un comportement écologique … peu adapté à nos tropiques.

Bientôt nous apercevons le parking du Piton Textor où nous attend notre bus. Il est 15 heures et nous sommes au rendez-vous comme convenu ! Encore une heure de route et nous voilà au Tampon. Une belle journée. Merci à nos B.F !

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                                                                         Les randonneurs du dimanche ... 10 avril

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 12:01

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                                   Réunion du comité le 28 janvier

 

Pour être au courant des dernières nouvelles de notre club de rando, cliquez donc sur le lien   "Randonnée avec les Jolis Pas" que j'ai créé sur mon blog à votre intention. ( à droite en fin de page)

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 17:44

Du Puits Arabe à la marine de St Philippe : 5,2 km - 2 heures de marche

Une petite pause et nous voilà repartis sur le sentier du littoral pour rejoindre St Philippe. Nous transpirons à grosses gouttes, sous un soleil généreux.

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                                      Départ du Puits Arabe vers St Philippe

Quand on s’arrête les moustiques sont là, les marcheurs se baissent pour chasser les intrus, une rando jp 20101212b (6)danse s’ensuit, on comprend très vite qu’il vaut mieux ne pas s’arrêter.  Parfois, il faut faire preuve d’agilité pour descendre sur de gros blocs. Une belle échelle a été placée sur un passage périlleux. Nous marchons d’un bon pas. Un endroit demande des efforts, il faut se hisser à la force des bras pour atteindre un surplomb rocheux. La randonnée se poursuit, les vacoas ne nous quittent pas.

 

 

rando jp 20101212b (7)  Arrivés près de St Philippe, nous sommes dans « une forêt de pandanus ». Petite halte pour regarder  des familles se baigner dans les bassins naturels, pour se désaltérer et profiter de l’ombre.

rando jp 20101212b (9) rando jp 20101212b (8)

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Encore une centaine de pas et sommes au point de rendez-vous, où nous attend notre bus. Quelques randonneurs font encore un petit détour par la marine de St Philippe.

 

Finalement pour entreprendre cette randonnée, il faut prévoir le vêtement de pluie, -on ne sait jamais- de bonnes chaussures, un chapeau de soleil, beaucoup d'eau surtout, (2 litres par personne en été) ne pas oublier l'anti-moustique

la Marine de Saint Philippe,  c'est  11,2 km,  et 5h à 5h30, voire 6h de marche.

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 14:46

De la Pointe du Tremblet au Puits Arabe : 6 kilomètres - 3 heures de marche

rando jp 20101212b (7)Il faut compter environ 3 heures jusqu’au Puits Arabe et deux heures supplémentaires pour arriver à Saint Philippe. Très faisable sur une journée. Le sentier suit la côte du Sud au Nord. Ce n’est pas un chemin plat, parfois il faut grimper, en s’accrochant à des troncs, parfois il faut descendre sur des blocs inégaux, aucune monotonie ! Le sentier s’enfonce dans  un bois  bien ombragé.

 

Des lianes de vanille enlacent les arbres. A cette époque de l’année, on peut voir la vanille en fleurs.

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Les pandanus (vacoa) et les goyaviers au tronc rougeâtre sont les espèces les plus fréquentes sur ce début de parcours.

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           pandanus aux racines aériennes                                  pandanus taillé

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          goyaviers                                       la Nature renaît

 Ici tout prend racine,- chaleur et humidité obligent… Jean Paul n’en finit pas de s’étonner de la faculté des troncs coupés de rejeter aussitôt. Parfois on aperçoit des vacoas dont on a coupé les feuilles vertes, c’est le résultat du travail des contrats aidés du Conseil Général :  des hommes entretiennent les sentiers, les dégagent et coupent les feuilles qui peuvent blesser le promeneur.  Parfois on croise une achatine, ces escargots énormes qui dévastent nos jardins… L’humidité fait aussi pousser toutes sortes de champignons colorés sur les souches d’arbres.

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                                            achatines et champignons

 C’est aussi le règne des oiseaux. Parfois il arrive qu’on trouve un nid par terre.

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       quel oiseau a perdu son nid ?                       Eh ho, attendez-moi ...

Voilà qu’on marche sur de la roche nue, et on traverse une rivière qui débouche sur une cascade de lave : une rivière de feu qui a coulé du 23 au 29 mars 1986 est devenue une rivière de pierre, des laves de 1000° se sont transformées en gargouilles.

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                                                              une rivière de lave

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                            là-bas sur votre gauche, la Pointe de la Table !

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En 1986 les coulées de lave ont agrandi l’île de 25 hectares. Ainsi la Pointe de la Table s’est avancée de 200 m vers l’océan et la côte s’est modifiée sur 1,5 km. La mer a transformé le basalte en sable noir. Des panneaux explicatifs ont été installés sur un parcours désormais balisé (parfois  par un point d’exclamation rouge)

  Des épines sèches de filaos tapissent le sol. Nous suivons ce chemin bien entretenu (roches délimitant le chemin, escaliers creusés dans la roche) et arrivons bientôt au Puits Arabe. 

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                                           chemins aménagés                                                  vacoas

rando jp 20101212b (3) Là aussi, des panneaux relatant la coulée de 1776 et la formation des orgues basaltiques.  Des familles réunionnaises, venues pêcher et s’amuser ici,  préparent le carry du dimanche sur les barbecues situés à proximité des kiosques.

Nous nous installons par terre à l’ombre des vacoas pour pique-niquer. Il fait bien chaud ! Les randonneurs me demandent une petite démonstration de tressage de feuille de vacoa, je m’exécute et quatre d’entre eux se familiarisent avec cet art : Jean – Paul, Martine, Sylviane et Tit Cafrine.

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                                               initiation au tressage de vacoa au Puits Arabe

 

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 19:51

 Aujourd’hui, nous étions 35 Jolis Pas à « bat' carré » dans le Sud de l’île. Au programme pour la journée : Le sentier des Pêcheurs depuis leTremblet jusqu'à la marine de Saint Philippe, soit 11,2 km  - Durée 5h30

Le bus parti du Tampon nous a déposés de bon matin près du de la Ravine du Brûlé des Citrons Galets, à proximité d’un kiosque. Il pleut, comme souvent dans cette partie de l’île, un temps pour les achatines, ces énormes escargots qui dévastent nos jardins.

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Après le petit déjeuner nous avons dévalé  la route goudronnée vers le départ du sentier. Une végétation luxuriante, des bordures violettes de pervenches de Madagascar, des fougères... Ti Yab et Jolaine prennent leur bâton de marche pour attraper des jambrosades dans les branches  et nous les faire goûter.  

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Arrêt sur la Plage de « l’éléphant de mer »

rando jp 20101212 (2)Et là, avant d’entreprendre la balade sur le Sentier des Pêcheurs, nous sommes descendus vers le point de vue du Vieux Port, curieux de découvrir la plage où chaque année, Alan le solitaire, un jeune éléphant de mer se repose, mais il n’est pas encore là, c’est en juillet qu’il reviendra.

Des marches bordées de manioc sauvage, de vacoas et de filaos, conduisent à cette plage de sable gris battue par les flots, mais il faut auparavant passer sur les blocs volcaniques, datant de la coulée de 1986.

 

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                           au fond la plage d'Alan et la Pointe du Tremblet

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Un panneau rappelle l’interdiction de baignade, met en garde contre la houle et présente avec force détails cet éléphant de mer.

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Voilà ce que dit ce texte :  Bonjour, je m’appelle Alan le solitaire, je suis un jeune éléphant de mer et je viens parfois profiter du calme et de la tranquillité de cet endroit. Je ne suis pas en difficulté mais rêve simplement de pouvoir me reposer avant de regagne l’océan. Si vous me voyez ou si vous pensez que j’ai besoin d’aide, ne m’approchez pas, mais prévenez « Globice  »réseau de surveillance,  au 069265147. Si je me sens menacé, je risque de m’enfuir et de me montrer agressif. J’aimerais éviter de vous blesser… Ce panneau très pédagogique donne aussi des renseignements sur les caractéristiques de l’animal (taille, poids, longévité), sa vie sur terre (mue et reproduction), sa vie en mer (plongée et alimentation) sa répartition géographique, sa classification…

rando sp manioc rando sp crabe

                manioc sauvage                                                                            crabe sur la coulée de lave

En remontant,  nous nous attardons quelques instants pour observer  des crabes.

(à suivre)

 

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