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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 06:41

… à la recherche de la grotte de lave

Nous laissons la voiture près du parking aménagé à 4 km du village des Makes, un peu en dessous de l’inscription « Bienvenue ». Deux panneaux  qui indiquent «  Sentier  du Bois de la Plaine des Nèfles » et «  le Tapage 1h30 », nous  descendons par le sentier  fléché. Quelle profusion de fleurs. Ici l’ONF a bien œuvré : portes,  garde-fous, petits ponts, en fibres végétales ( osier, goyavier, bambou, palmes…)

A la jonction des sentiers « Fenêtre des Makes par Bras Patate » « Vallée de la Plaine » nous choisissons la deuxième option, nous  continuons tout droit au lieu de grimper vers les Makes.

grotte makes

 Petit sentier qui descend puis qui remonte dans une forêt. Derrière nous la montagne et l’antenne de la Fenêtre des Makes,, autour de nous des arbres, des oiseaux.  Nous sommes au sommet de la colline et laissons à notre gauche le sentier qui part vers « le Tapage »

grotte makes 2

 

grotte makes 3 grotte makes 4b

 et continuons tout droit vers les  quelques habitations tapies au milieu de champs de géranium. Un vieux panneau conseille d’allumer les lampes le soir, une recommandation bien sage, car on peut très vite glisser dans cette descente sablonneuse. A gauche,  une case en tôle et son alambic. Un petit  havre de paix, gardé par trois chiens. Un homme nous explique que pour atteindre le « tunnel de lave », il faut poursuivre tout droit et ne pas rater la grotte, sur notre droite.

 grotte makes 6

grotte makes 7

                    l'endroit où il aurait fallu bifurquer à droite (repérez le tronc par terre !)

Nous suivons ses conseils, descendons dans une forêt dense, et tentons vainement de repérer le tunnel de lave... mais voilà que le sentier quitte déjà le bois, traverse un champ de cannes, où un tangue est en train de fourrager, je m'arrête aussi pour immortaliser un papillon. François me fait remarquer qu'ici pousse du chèvrefeuille, c'est bien la première fois que nous en voyons sur l'île. grotte makes 8

                                                              hetonesia fraterna borbonica (?)

Et nous atteignons un endroit merveilleux planté de néfliers, d'azalées, d' hortensias... Il y pousse des mousses, des pensées sauvages, des capucines, des agapanthes… nous sommes bel et bien dans "La Plaine des Bois de Nèfles", trop loin du petit point noir indiqué sur notre carte.

  grotte makes 9

A tout hasard, nous demandons à un coureur qui descend vers les Makes s’il connaît l’endroit de cette grotte, mais il n’en a jamais eu connaissance.

 Nous rebroussons chemin, retraversons le champ de cannes, redescendons dans la forêt et là ,au détour d’un petit virage, à notre gauche un sentier très étroit, complètement envahi par les longoses dévale au milieu de gros blocs glissants vers  un …. tunnel de lave bien caché.

grotte makes 9b grotte makes 9c

Nous regrettons de ne pas avoir apporté nos lampes -torches pour nous y aventurer.

grotte makes 9d

grotte makes 9e

Nous revenons par le même sentier vers le parking. Je pense qu’il peut être intéressant de laisser une voiture aux Makes et l’autre à ce parking pour effectuer cette rando (en montant ou en descendant)

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 20:59

70 personnes de  Grands Bois et des environs ont participé ce dimanche à la sortie organisée par cette dynamique association. Les organisateurs avaient affrété deux bus : pendant que Nicole pointait les présents,  Sarah distribuait des cachets anti-nausée aux malades potentiels.

A la sortie de Saint Louis, tous se sont mis à chanter des airs lontan comme «La route en corniche,  Tit fleur fanée, roulez avirons, la rosé tombé... » Chapeau au grand bus qui a dû manœuvrer sur le pont enjambant une ravine ! Et vers 10 heures nous sommes arrivés à destination. Le petit bus, faisait ensuite la navette,  emmenait ceux qui le souhaitaient à la Fenêtre. Pour bon nombre de participants, c’était la première fois qu’ils montaient jusqu’à la fenêtre des Makes. Il fallait se hâterP1030546b car une heure plus tard les nuages avaient complètement investi le Cirque de Cilaos.

 Le projet de visiter l’Observatoire des Makes était tombé à l’eau : on avait laissé entendre aux organisateurs qu’on ne visitait pas le dimanche. Cela nous a surpris ! une pancarte à l’entrée de cet Observatoire stipule bien que « les groupes peuvent visiter les dimanches et jours fériés, à condition de réserver… » conclusion : soit le panneau est obsolète, soit le personnel des Makes n’avait pas envie de travailler ce jour-là …

Alors pour tuer le temps certains sont restés près du bus à bavarder, d’autres sont allés rendre visite à un parent habitant par là, d’autres encore ont emprunté la « route forestière des goyaves » pour une petite promenade d’1 heure 30. Nous étions de ces derniers.

P1030540 P1030542

Nous avons longé le stade et un arboretum, avons laissé à notre gauche le centre Fos-PTT,à notre droite l’entrée de l’Observatoire et avons pris la route forestière. Le long de ce sentier  les traditionnelles pestes végétales ( longoses, vigne marronne, bringelliers marron…) mais aussi les fleurs jaunes, des fuchsia, fleurs zano…

 

P1030551 P1030559

 Passons devant la parcelle 431,  une zone de reboisement où on replante le tamarin et les bois de couleur des hauts. Les cryptomérias qui restent sont gigantesques. Deçà delà ,des fougères arborescentes...

P1030564

De là, on a une vue plongeante sur le village des Makes, encore dégagée.  Bientôt on trouve des végétaux de zones humides, comme les joncs. Nous poursuivons notre ascension jusqu’aux ruches.

 P1030567 P1030573

Nous redescendons au pas de charge et couvrons la distance en 25 minutes, le paysage devient brumeux, les nuages remontent vers les cimes.

Nous nous retrouvons tous à la table d’hôtes Leperlier

P1030576(à suivre)

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 13:15

 Aller-retour pour un marcheur moyen « entraîné » :1h (aller) + 1h30 (retour) à faire par temps sec. 300 m de dénivelé positif, 300 m de dénivelé négatif , départ parking près de l'église de Cilaos

 

Partis peu après 7 heures, nous avons rejoint La Rivière-Saint-Louis par le Ouaki et sommes arrivés à Cilaos, vers 8h30.  Les paysages sont toujours aussi époustouflants. On peut faire la route plusieurs fois et c’est chaque fois une redécouverte. Pour les personnes qui doivent emprunter ces lacets tous les jours pour leur déplacement professionnel, ce ne doit pas être aussi exaltant, d’autant plus que la route est dangereuse en raison des chutes de pierres.

 

Le temps est splendide, le Peter Both est bien dégagé, peu de circulation à cette heure de la journée. Nous nous garons sur le parking de l’église, chaussons nos godasses de rando et empruntons le sentier qui débute derrière le muret  (marque rouge et blanche du GR2)

cascade bras rouge ()

                                      Le départ du "Sentier des Porteurs"

 C’est le "sentier des porteurs" qui descend vers les anciens thermes. Les plus pressés peuvent couper par les escaliers, les plus prudents suivent les courbes du chemin.

 

Cascade Bras Rouge (2) Cascade Bras Rouge (3)

Descente agréable au milieu d’une végétation variée, deux bancs de pierre (dont l’un est  envahi par la végétation), des filets d’eau à maints endroits, même dans une grotte aménagée à main droite dans la roche.

Cascade Bras Rouge (4) Cascade Bras Rouge (5)

Nous  traversons une passerelle, puis remontons 200 m sur la route. Petite grimpette jusqu'au fléchage. Et là, nous plongeons dans le sous bois, à main gauche.

Cascade Bras Rouge (6) Cascade Bras Rouge (7)

Le sentier est bien balisé. Nous sommes incommodés par le soleil, pas une once d'ombre sur cette descente : tous les cryptomérias ont été abattus et gisent encore à terre. Se promener à cette heure de la journée sans couvre-chef relève de l'inconscience... Et prévoir au moins un litre d'eau dans son sac à dos relève du bon sens.

L’odeur des résineux nous rappelle les Landes et nos forêts vosgiennes. Nous continuons  en direction de la cascade dont le bruit se rapproche au fil de notre progression. Nous traversons des bois de couleur, passons sous un petit tunnel artificiel créé par une chute de roches, passons dans la ravine Ferrière. Le sentier est étroit, le terrain parfois pierreux, parfois sablonneux ou encore couvert d’épines de filaos.

 Par temps de pluie, ce ne doit pas être une promenade de santé, cela doit glisser pas mal. Alors, on s’étonne que dans la plupart des guides, on classe ce sentier dans les « randonnées faciles ». Il est à noter qu’on prévient le randonneur que la subite montée des eaux peut le mettre en péril. L’an dernier, à plusieurs reprises, les secours ont dû intervenir dans cette zone, en raison de la négligence des promeneurs.

Cascade Bras Rouge (8) Cascade Bras Rouge (13)

La balade est égayée par le chant des tec-tec, du merle péi, du bulbul condé, de l’oiseau blanc… Cette année – ci, il n’a pas beaucoup plu et les ruisseaux que nous croisons sont peu alimentés. Nous avançons en direction du Pain de Sucre. Au loin, on voit la « tête de Pluto » du Taïbit, col à franchir si on veut rejoindre Marla dans le cirque de Mafate. Avec netteté, on distingue les trois pics des Salazes. Il faut compter 4h de plus depuis la cascade si on veut prolonger la randonnée en direction du Taïbit.

Le sentier plonge vers la cascade. Des enfants et des ados nagent dans les bassins au-dessus de la cascade. Par cette chaleur, la température de l'eau doit être supportable.  

Pour photographier la chute, à notre gauche, ce n’est pas une mince affaire, il faut oser grimper sur les gros rochers lisses (qui peuvent être très glissants)  et se contorsionner pour voir tomber l’eau.

Cascade Bras Rouge (9)

Nos amis aussi se déchaussent pour faire trempette : ça fait du bien aux pieds, et ça rafraîchit  bigrement ! Il fait déjà très chaud. Les vasques d'eau chaude, situées en amont de la rivière et  vantées dans les guides touristiques n'existent hélas plus, elles ont été ensevelies sous des éboulis.

Cascade Bras Rouge (11)   Cascade Bras Rouge (10)

Cascade Bras Rouge (12)

Les hommes remontent sous la chaleur vers les sommets, pendant un quart d’heure, sur le versant opposé de la rivière, mais bientôt ils rebroussent chemin. Ils n'ont pas l'intention de parcourir ce dénivelé ni d'entrer dans le cirque de Mafate. D'ailleurs, il leur faudrait encore compter ces 4 heures sportives...

La remontée vers Cilaos est ardue, les rayons du soleil sont brûlants, les passages dans

Cascade Bras Rouge (14)

les sous-bois ombragés sont très appréciés, mais nous ne faisons que de courtes haltes, ne serait-ce que pour écouter le chant des oiseaux et repérer un oiseau-la vierge, un tec-tec, ou pour observer un bébé-tangue en train de fouiner dans les feuilles mortes. C'est l'occasion aussi de photographier les arbustes, leurs baies et leurs fleurs pour tenter de les identifier une fois de retour dans nos cases.

Cascade Bras RougeNous sommes surpris par le nombre impressionnant de marcheurs de tous âges sur ce sentier, mais il est vrai que nous sommes dimanche, que le temps est superbe et que c’est la saison touristique ! Des framboises sauvages, des lys et des agapanthes bordent le chemin.

Nous croisons, en train de se rafraîchir près de la grotte où coule de l'eau fraîche,  un Réunionnais en nage qui vient de faire le circuit " Cilaos- Marlat - Cascade de Bras Rouge- Cilaos " ( par le col du Taïbit) en 6 heures !!! en courant, évidemment ... Quelle santé !

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 11:09

Le retour (2e partie)

 

Puis c’est  le retour au bercail, toujours à pied. En chemin des francisceas, ces arbustes aux fleurs mauves et blanches (mauves quand elles naissent, blanches quand elles vieillissent) Je fais humer leur parfum à Carmen et Sylvie.

Une liane de philodendrons grimpe là ;  son fruit, porte le nom de « fruit délicieux » sur l’île. On l’appellerait aussi ici le « délice de mamzelle » allez savoir pourquoi...

Nous nous interrogeons aussi sur la nature d’une plante ressemblant à de la menthe. Un homme nous explique qu’il s’agit du « petit baume », une plante qu’on met dans le bain pour se relaxer.

 

                     Entre Deux (9)    Entre Deux (10)

                               les fruits du philodendron                       le petit baume

 

A notre gauche, bientôt l’arrêt Car Jaunes de la ligne 37 qui vient de St Pierre. Et juste à côté le petit parking avant la descente vers le Lit de la Rivière.

  entre deux 11

 Sur le chemin du retour, nous faisons deux rencontres que je souhaitais depuis fort longtemps.

D’abord, notre route a croisé celle d’un petit animal. Une boule de poils avait la tête enfouie sous des feuilles mortes, je me suis dit : « c’est un tangue » et Carmen de murmurer  « Mais ça ressemble à un rat ! »

 

Entre Deux

 

Je prends mon temps et attends qu’il pointe mieux sa petite tête pour le photographier. Il ressemble à un hérisson, mais ses poils ne sont pas piquants, et son museau est très fin et allongé. J’espère qu’il aura une longue vie, car ici sur l’île on fait la chasse à ces animaux qui ne sont absolument pas nuisibles – bien au contraire, car  ils sont insectivores- , et les chiens les pistent très vite. C’est le sport national ! Mais c’est très réglementé.

Après avoir traversé le Pont des Lianes, nous revoilà dans les zones « habitées » et je rencontre à l’entrée de sa propriété le maître des lieux, Jean Yves Fontaine, qui dit avoir grandi ici. Il élève des coqs, de poules, plante ses légumes et descend ce dont il a besoin à dos d’homme, pas d’hélicoptère comme à Mafate … Quelle santé !

 

Entre Deux (2)

Il fait très chaud dans la montée. Et là, à la fin de la rando,  une pluie providentielle tombe. Personne ne cherche à éviter les gouttes, qui nous font le plus grand bien.

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 10:37

 L'aller ( 1ère partie)

 Nous avons entrepris cette randonnée avec nos amis récemment débarqués. D’abord,  pour « une petite mise en jambes », puis pour leur faire découvrir L’Entre-Deux, ce village créole que nous aimons énormément.

Un bon dénivelé, un terrain inégal, et  une végétation luxuriante, où les rayons du soleil n’ont pas encore réussi  à passer à cette heure matinale. Avec prudence, le groupe avance ; tous ont les yeux rivés au sol de peur de se faire une entorse. L’arrivée dans le fond de la vallée les laisse pantois : les murets de pierre,  les plantations anciennes (jaquiers, bananiers, litchis) et les plantations récentes (café, pois,ambrevates…) donnent à l’endroit un air d’oasis, de havre de paix. Dans cet îlet, doivent vivre deux propriétaires. Nous descendons dans le lit de la Rivière ( qui se nomme Le Bras de la Plaine) et nous asseyons  près de la cascade qui n’est pas très alimentée à cette époque de l’année, un mince filet descend de la falaise. 

Entre Deux (3)

Puis, nous remontons vers le Pont des Lianes, et c’est l’ascension de l’autre versant en direction du village de l’Entre-Deux. Partis à 8 heures du Bras de Pontho, nous arrivons vers 9h30, aujourd’hui nous ne souhaitons pas relever de défi, de peur de casser le moral à nos marcheurs, pourtant François crève d’envie de garder son rythme habituel.

Nous descendons vers le village, c’est la première fois que nous faisons ce trajet à pied. Et il cela vaut le coup : que de découvertes en cette dizaine de minutes, à notre gauche un champ planté de sauges, maïs, tomates… plus loin un énorme verger bien entretenu rempli de jacquiers, manguiers, des maisons aux murets parés de lianes de passiflores, de lianes de feu.

De très vieilles cases existent encore dans ce village, mais le prix des terrains reste prohibitif. Un habitant nous raconte que sa propriété, achetée 170000 euros voilà dix ans, a triplé de valeur.

 

Entre Deux (4)                                                                une vieille case

Dans un autre jardin, une treille de barbadine. Nous passons devant la case d’Edgar, ce photographe qui réalise des clichés exceptionnels et dont au aurait pu visiter l’atelier – hélas, il nous explique qu’il est en train de déménager cet atelier, la visite ne pourra donc se faire.-

 Plus haut, une jolie case devant laquelle pousse un arbre aux fruits délicieux ( des cerises du Brésil).

Entre Deux (7)

cerise du Brésil

En face, une superbe villa créole blanche que nous photographions à travers  la grille rouillée.

Entre Deux (6)

 Nous passons devant l’église, dominée par le Dimitile dont le sommet commence à se couvrir de nuages.

Entre Deux (5)

 A droite de l’édifice, des travaux de construction : nous regardons quelques instants la pose d’un toit de tôle et restons scotchés par la technique de pliage et de serrage des plaques.

Entre Deux (8)

 Nous allons ensuite boire une dodo dans le bar situé en face de l’hôtel de ville.

Puis, François emmène nos amis voir d’autres maisons créoles en passant près de la crèche, et du stade. Pendant ce temps je rends visite à Félicia et Julien Payet, un couple fort sympathique. Ils  nous avaient fait découvrir leurs caféiers lors d’un passage précédent avec  la tante de Marion.

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 14:17

Après notre déjeuner, pour éviter de nous refroidir, nous reprenons la marche.

P1020569bLe sol est jonché de petits calices blancs que la pluie a fait tomber : il s’agit des fleurs de l’osto-café. Egalement endémique de la Réunion, cet arbrisseau, de la famille des rubiacées, (gaertnera vaginata, en latin)  qui peut atteindre 7 mètres a une écorce sillonnée, des feuilles luisantes. Leur nervure centrale peut être orangée.

Les fleurs blanches, charnues et odorantes, ont un tube basal et cinq lobes étalés. Les fruits – deux grains- naissent au fond d’une cupule, ils sont  bleu-noir, aplatis comme le café.

Nous pressons le pas, comme des fantômes. Ne sommes – nous pas la veille du 1er novembre ? Tenue tout indiquée pour Halloween. Des mains de fougères descendues du ciel semblent vouloir nous emprisonner.

P1020553b P1020565b

 

 Bientôt une petite touche de couleur : des baies qui pourraient bien êP1020566b ardisier crenata 222tre notre dessert. Paraît qu’elles se mangent, mais la méfiance est de rigueur pour les non-connaisseurs, et le temps est compté ! Cet arbuste  est le  Bois de Noël ou Ardisier crenata. Parfois utilisé pour la confection de superbes bouquets, cet arbrisseau aux fruits d’un rouge vif, et aux rameaux d’un vert éclatant,  se plaît dans les sous-bois. Il jalonne tout notre parcours dans la forêt. (Ti Yab a prouvé aux marcheurs qu'elles étaient comestibles, il doit encore être de ce monde à cette heure !)

P1020586b

Une trouée, un paysage voilé. Dommage ! Nous appelons de nos vœux un ciel bleu que nous P1020590bne verrons pas. Faut se faire une raison. A  la faveur d’une petite éclaircie, nous faisons une courte pause, le temps d’admirer, comme François et Tit Cafrine …

 

                                                                                                                                                                 ….une toile de bibe. L’araignée a tissé un fil gigantesque qui file au – dessus de nos têtes. Quelle chance, tout le monde est là, c’est le moment de faire la photo de groupe !

P1020599b

                  Les randonneurs des Jolis Pas "mouillés" au complet  (dont 1 hors-champ...)

Et nous voilà repartis pour la descente, en pente douce cette fois-ci, mais le sol resteP1020600b glissant. Aude dérape sur des roches humides. Heureusement que l’équipe est prévoyante : on propose de l’arnica, du gel à la blessée, mais le président, plus rapide, bombe l’infortunée d’un jet froid. C’est donc  d’un pas moins alerte et plus mesuré que l’équipe reprend la route.

P1020607b

Bientôt les arbres sont plus nombreux. Nous sommes dans « la forêt dégradée » comme l’annonce un panneau de l’ONF. On y explique que l’agriculture a défriché et que les sols pauvres ont vite été abandonnés et c’est là que les goyaviers et les jambrosades se sont développés. Considérés comme des pestes végétales, ils présentent cependant l’intérêt de protéger le sol et préserver les ressources en eau. Le forestier y replante des arbres à croissance rapide, qui dans une cinquantaine d’années seront remplacés par des espèces locales comme le bois de natte, le  corce blanc, le bois de fer…)

 P1020617b jambrosade P1020619b jambrosade

                                                     fruit et fleur du jambrosade

Progressivement nous quittons les sous-bois et le chemin très raviné nous oblige à faire des pas de danseuses, il faut éviter les ornières et les dérapages. Nous arrivons ensuite sur une route bétonnée qui serpente entre des champs de cannes. De temps à autre des arbres isolés : un manguier, un jaque, des bois de chandelles (ces derniers limitaient les parcelles) .

Au loin, des bâtiments de ferme. Le long de la route à droite des champs d'ananas... De jolies fleurs qui sont celles du solanum torvum (de la famille du bringelier marron)

 P1020633b P1020625b solanum torvum

Jean – Jacques disparaît dans un fossé, puis réapparaît avec une canne à sucre qu’il épluche et coupe. Il propose à deux nouveaux inscrits, en visite à la Réunion, de goûter ce bonbon. Il attire aussi leur attention sur un cardinal tout rouge qui volette au-dessus du champ.

P1020649b P1020653b

  Hélène qui ferme la marche et ramasse les dernières flèches bleues laissées par le premier groupe, entonne un chant pour motiver le reste de la troupe.

P1020654b

Avant 15 heures, nous sommes au point de rendez-vous, mais le bus n'est pas encore là ! Nous pouvons, depuis notre muret, refaire l'itinéraire en regardant les sommets que nous venons de quitter, mais les hauteurs sont encore très couvertes. Crottés, nous rêvons d'un bon bain chaud.

P1020668b                                  Au fond, le dénivelé de 700 mètres et les 17 km de sentiers

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 10:29

 Tiens, il pleut au Paradis ! 1ère partie

Ce dimanche 31 octobre, nous sommes 28 marcheurs des Jolis Pas, à fouler un sentier de l’Est sur 17 km. Nous quittons le Tampon où le soleil est déjà levé. Le ciel est bien dégagé. On distingue nettement le Piton des Neiges. Mais  des nuages menacent de crever sur Saint Benoît.

P1020470b

                                                                        Le temps se couvre

A Bras Panon, plus précisément à la Caroline près de Bras Pétard, au départ d’un chemin d’exploitation de  « La Caroline » nous quittons le bus pour partager le petit déjeuner .

P1020482b P1020481b

 Nous voilà partis à 8h10 vers les hauteurs. Nous sommes d’abord dans une vaste plaine, sur une voie bétonnée qui traverse les champs de canne à sucre, et débouchons sur un étroit sentier qui s’enfonce dans la végétation. Dans la montée, à notre droite des roses de porcelaine. Près d’un sanctuaire tamoul, des bananiers, dont un régime jaune n’a pas encore été cueilli, ce qui étonne bigrement nos randonneurs locaux.

P1020487b P1020488b

 

Les premières  fougères que nous longeons ressemblent à de petits "sapins de Noël". OnP1020496b fougère mariée 254 appelle cette fougère "fougère mariée" ou "gâte-ménage" C'est une lycopodellia cernua.

 Nous sommes sur un sentier plus large bordé de fougères à larges feuilles. Et voilà que la pluie se met à tomber, nous protégeons nos sacs à dos, enfilons Kway et ponchos. Impression désagréable, ça colle sur la peau.Ti Yab a opté pour une canne qu’il a transformée en parapluie… La grimpette est dure et le terrain commence à devenir glissant.

 

 P1020497b

On ne pense pas à s’arrêter pour admirer la végétation. Pourtant, c’est joli. Pas le temps d'identifier les baies roses qui jaillissent d'un tronc, ni les clochettes blanches à nos pieds.

P1020499b P1020502b

Nous entrons bientôt dans une zone magique où des pandanus émergent de la brume, au milieu de la bruine...P1020507b

Et nos randonneurs ne s'en laissent pas conter, ils avancent entre les merveilleux bouquets d'ambavilles aux petites fleurs blanches.

P1020509b P1020512b

                                            Il pleut, il pleut...

P1020514b

                                                        les ambavilles

  

P1020520bRemarquent-ils seulement LE BOIS DE RAISIN aux fines grappes ?

Cette plante de la famille des rubiacées est endémique de la Réunion, son nom latin est "bertiera rufa". Les fruits sont des baies globuleuses bleu pourpre à nombreuses petites graines très souvent en partie mangées par les oiseaux. L'infrutescence prend alors  l'allure d'une grappe de raisin.

 

 

Nos marcheurs sont bien plus occupés à éviter les passages glissants et les flaques d'eau. Aujourd'hui "les Jolis Pas" ont bien marqué le sentier de leurs empreintes... 

P1020524b                                                       "Les Jolis Pas"

 Parfois on traverse des ruisselets sur des roches glissantes, on trempe ses godasses dans les flaques d’eau. Sylviane a l’impression d’avoir des tonnes de boue sous les semelles. Après 2 heures 30  de montée les premiers de la troupe marquent un arrêt pour attendre ceux qui ferment la marche. Soulagement ! 600 m de dénivelé, sous une pluie battante, faut aimer marcher ! Mais on sait bien que dans l’Est, c’est prévisible, d’où l’intérêt de bien s’équiper, de prévoir 3 t-shirts de rechange. Nous atteignons une zone découverte aménagée par une association.

P1020537bSur un panneau on lit : « Introduite à la Réunion en 1729 par le Chevalier Du Guay , sur ordre de la Compagnie des Indes, on a ici cultivé le thé au siècle dernier jusqu’en 1920. Le dernier propriétaire de cette plantation était M. Dureau de Volcomte. L’exploitation non rentable fut alors abandonnée… En 2005, l’AAPPMARE, en collaboration avec le département a décidé de redonner vie à ce jardin de Thé en effectuant la replantation de jeunes plants, la taille et l’entretien du jardin de thé afin de promouvoir le patrimoine culturel et le savoir-faire réunionnais » (texte recopié sans les fautes d’accent ) 

 

P1020535b P1020538b camellia sinensis 258

  Notre président s'essaye à jouer les cueilleuses de thé pendant que Jean- Jacques et moi découvrons que les théiers portent de petits fruits ressemblant à des pommes.   Nous poursuivons notre chemin sur le sentier de l'Eden, toujours sous la pluie, et nous nous arrêtons successivement à deux kiosques: le premier ne peut suffire à nous abriter tous, mais nous en profitons pour manger un peu et nous changer. Le deuxième emplacement est plus vaste. l'endroit planté de camélias doit être superbe par temps dégagé, mais aujourd'hui, nous ne pouvons apprécier la beauté de l'endroit, ni le point de vue sur le littoral Est.

P1020548b

 

P1020546b Les seules photos intéressantes à faire, sont celles de nos randonneuses trempées, en train de casser la graine, assises sur un barbecue...

A SUIVRE...

 

 

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 15:24

...à la recherche du parcours de santé

Nous avons laissé la voiture à l’entrée du Golf de l’Etang Salé pour « aller bat  carré » jusqu’à un parking découvert en bordure de route.

balade étang salé2 balade étang salé3

 

balade étang salé 4b balade étang salé 4

La promenade sur cette sente de sable noir tassé, le long du terrain de golf,  était agréable mais trop courte, et débouchait sur un vaste espace découvert.

Nous sommes donc retournés  sur nos pas pour récupérer la voiture. Il faisait déjà chaud. Puis, nous avons pris la direction du Croc Parc et avons laissé notre véhicule là pour nous aventurer dans les sentiers ombragés des lieux. Il y avait au-delà de l’entrée du parc, un panneau avec la mention de deux circuits : un circuit jaune (circuit équestre) et un circuit vert (circuit pédestre).

balade étang salé

 Nous avons bien vu des ronds verts sur les troncs, mais bientôt, plus de signe, alors place à l’improvisation.

Cadre pastoral, chants d’oiseaux à tout-va ! non loin du parking, un arbre était  colonisé par des nids de belliers, une tourterelle-péi cherchait des graines, des martins volaient de branche en branche, des cardinaux poussaient leur trille strident, des oiseaux blancs s’accrochaient à l’envers aux branches.

balade étang salé 6b balade étang salé 9

 le bellier ou tisserin                                        le cardinal ou foudi de madagascar

Déjà vers 7h30 des joggers et des promeneurs investissent les lieux. Nous avons suivi quelque temps un tronçon de la piste verte, avant de prendre des chemins de traverse. La végétation est essentiellement composée d’eucalyptus, de filaos, de bois noir, de tamarins. Des lianes de la famille des passiflores tapissent le sous-bois à plusieurs endroits.

balade étang salé 5 balade étang salé 6

                       une liane passiflore : grenadille ? grenadelle ? grenadine ? 

Et ça et là des petites fleurs violettes, des solanacées, des galaberts.

balade étang salé 5b balade étang salé 7

l'asystasia gangetica  ou "herbe le rail"

balade étang salé 8 balade étang salé9

le lantana camara ou galabert                            une ipomée

De nombreuses parcelles  de plantation : L’Europe et l’Etat ont fait appel à l’ONF  pour réintroduire des espèces endémiques, comme le latanier rouge ; on voit de temps à autre affleurer les tuyaux noirs de l’arrosage souterrain. Sur 1,8 ha sont replantées des espèces endémiques , indigènes  et exotiques à croissance rapide, l’objectif étant de  « reboiser les emprises de ligne moyenne tension démantelées en 2006 ».  balade étang salé7b

                                                   plantations de l'ONF

Nous avançons soit sur des scories rouges soit sur du sable noir. Parfois un lézard fait bruire les feuilles sèches, un grand papillon blanc se pose sur les galaberts… Certains chemins sont bien ravinés par les dernières pluies. Nous avons déjà marché plus d'une heure. Nous revoilà au parking du Croc Parc et c'est là que nous découvrons enfin la signalétique pour le début du parcours de santé : nous y reviendrons...

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 10:31

 Itinéraire : Sentier de la Chapelle- Camp Marron- Point de vue – sentier Bayonne
Dénivelé positif environ 1100 m, dénivelé négatif 1670 m

Départ du Portail. Durée : Plus de 8 heures-

17 marcheurs des Jolis Pas, dont François, se sont levés aux aurores ce dimanche 3 octobre, pour ne pas rater le bus qui les emmenait  vers 6 heures à l’Entre-Deux pour une course mémorable en Dimitile 1montagne ! Le soleil était au rendez-vous, les sommets  étaient dégagés toute la journée ( chose rare !) Se lancer à l’assaut du Dimitile n’est pas une mince affaire, il faut être bien entraîné, bien équipé et ne pas surestimer ses forces. D’ailleurs, tous les participants étaient prévenus ! Le dénivelé est très important… Dès 7h30, après un petit déjeuner rapporté par Jean -Jacques,  et partagé au kiosque de la Ravine des Citrons, ils ont pris la direction du  Portail, en bus, puis de là ils ont entamé une marche sportive vers les sommets. Terrain sec !

Dimitile 2Heureusement ! Ce genre de randonnée est à éviter en cas de pluie, car elle devient périlleuse même pour les bons marcheurs. Le sentier escarpé qui rejoint le Camp Marron croise de temps à autre la route forestière où circulent des véhicules Tout Terrain (4X4 et quads) On peut emprunter cette piste inégale avec un engin motorisé.

Dimitile 3 

Dimitile 4X4

Arrêt à la Chapelle. De là, la vue est fantastique sur la Plaine des Cafres et le rempart   longeant le Bras de La Plaine.. On aperçoit à main gauche le belvédère de Bois-Court, et devant, au loin la tour des Azalées du Tampon, plus loin le Piton Mont-Vert.

D’une piste dirigée plein Sud, s’envolent des parapentistes. Aujourd’hui  pas de vent favorable.

Dimitile 4 

Après un arrêt au Camp Marron, qu’on ne visite pas aujourd’hui, une courte pause pour boire un rafraîchissement.

Dimitile 5 Dimitile dod

                                                                     "A ta santé, André !"

C'est l'occasion de faire connaissance avec « les toilettes sèches ».

Nos randonneurs s’extasient devant un vélo en  carbone d’une valeur de 5000 euros qui est monté ici au Camp Marron avec son propriétaire. Faut le faire ! Un tel dénivelé, tout ça à la force du mollet, c’est une prouesse.

Dimitile 6 dimitile vélo

Puis c’est reparti. La petite troupe arrive au Point de Vue (1834 mètres) Grandiose ! Avec netteté, on distingue la route qui serpente dans le cirque de Cilaos, le Bonnet de Prêtre, les villages de Palmiste Rouge, Cilaos, Ilet à Cordes… Au fond se profilent le Grand Bénard, le Taïbit, les Trois Salazes, un paysage de rêve qui  deviendra mon fond d’écran."On croirait que la photo est prise d'avion"

Dimitile 8

                          Vue sur Palmiste Rouge, au fond à gauche le Grand Bénard, au fond Cilaos...

Sur le trajet des bouquets d'arums. Les marcheurs téméraires rejoignent le Bayonne, sentier étroit, bordé de branles verts couverts de barbe de St Antoine.

Dimitile arums  Dimitile branles

                            bouquets d'arums                                        sentier bordé de branles verts

Il faudra compter de 6 heures à 6 h 30 depuis le point de vue pour rejoindre l'Entre-Deux. Cette fois-ci, le rempart longe le Bras de Cilaos. A pic vertigineux ! On ne fait pas que descendre, on remonte,on redescend constamment pour faire ce dénivelé technique qui n'est pas conseillé à ceux qui seraient sujets au vertige. Les bâtons de marche sont en continuel mouvement.Dimitile 9

                                                               Vue en plongée vers l'Entre-Deux et l'Océan

Dimitile pique nique

  Assis en ligne dans cette sente, les 17 marcheurs s'accordent une demi-heure pour pique-niquer et reprendre des forces. Il leur faut être à 17h  à Entre – Deux, où les attend le bus.  Plus le temps de prendre des photos...De l’avis de Bernard, prof d’EPS, et de François, la rando c’était 80% de plaisir et 20% de souffrance liée à l’épuisement en fin de parcours. Pour Ti Yab et d’autres vétérans, c’était une rando classique... Un coup de Chapeau à Yvan, 73 ans, qui est toujours dans la course ! Comme la secrétaire, Hélène, tous les participants pensent qu'effectivement "Le Bayonne mérité sa réputation : c'est l'un des sentiers les plus beaux et les plus techniques de l'île !" et Aude d'ajouter :"Le Dimitile, je le respecte." 

Fourbus, les Jolis Pas, étaient de retour à l’heure prévue au pied du Bayonne au lieu-dit Grand Fond. Il est rare que le Dimitile soit dégagé comme il l’était ce 3 octobre ! Les photos sont éloquentes.

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 18:07

Une petite heure, à faire par temps sec.

Piton Mont Vert 0

                                  un chemin de terre mène vers un parking au fond, près d'un champ de cannes

Nous avons recherché sur Clicanoo, l’article décrivant cette rando, et sommes partis ce dimanche matin à la rencontre de ce cratère situé à 10 minutes de Saint Pierre. Mais les explications du journal ne nous ont pas été d’une grande utilité (mauvais fléchages, lieux décrits erronés parfois)

Alors voilà, il faut prendre la route de Mont-Vert les Bas, puis à Montvert suivre la direction de Petite Ile, et quand on voit le conteneur à verres vert, ralentir et prendre le chemin à gauche : panneau- flèche bleu du Conseil Général « Piton Mont-Vert » (parfois couvert par la végétation), puis continuer jusqu’à voir sur la droite « l'allée du Piton Mont-Vert », chemin de terre qui s’enfonce au milieu de champs de canne jusqu’à un petit parking  situé au pied de la balade. – Si votre route goudronnée commence à descendre et que vous avez toujours une vue sur le massif du Piton des Neiges, vous devez rebrousser chemin… et ne pas rater « l’allée du Piton ». Du chemin,  on distingue un grand panneau bleu de l’ONF. On se trouve au milieu du piton qui s’ouvre en forme de croissant. Qui dit « piton » dit « résultat d’une éruption volcanique ». Ce piton – là s’est formé voilà 20000 ans. Les coulées ont recouvert la Ravine des Cafres et celle de l’Anse. Sa forme est celle d’un « cône égueulé ».

Pour plus de détails un livre super-intéressant sur la géologie : "Le Piton de la Fournaise De la Contemplation à la Compréhension" ouvrage édité par la Maison du Volcan.

Piton Mont-Vert

Piton Mont Vert 2  Piton Mont Vert 3

Nous ne sommes pas accompagnés du gestionnaire, mais osons la balade. Ce qui surprend à la Réunion et qu’on met des interdits alors que la presse locale fait le descriptif de la rando pour inciter la population à découvrir… Nous mettrons moins d’une heure à faire le circuit sur ce sentier de terre très étroit au milieu d’une végétation dense, avec de nombreuses pauses – photo !

Piton Mont Vert 7  Piton Mont fougères

troncs rouges fins et lisses des goyaviers                                                                       fougères

Derrière le panneau grimpe un petit sentier, souvent envahi par les fougères, une montée raide  au milieu des vacoas, des goyaviers, du bois de nèfle…De temps à autre des roches nues, des bombes volcaniques. Mais ce qui attire plus le regard est la végétation : les racines fantasques des du pandanus (ou vacoa), le pimpin, fruit de cet arbre, les troncs parfois lisses, parfois tachetés, ou rugueux des arbres, la diversité des fougères. Notre promenade est égayée par les chants des oiseaux. Parfois on entend le bruissement d’un lézard, on voit un papillon.

Piton MV pandanus  PMV pimpin )                         

pandanus (ou "vacoa"                                               le pimpin, fruit du pandanus

 Il doit faire bon se promener ici en été pour échapper à la chaleur. Après la montée, au niveau du col, nous prenons à gauche et amorçons la descente, et arrivons devant un panneau qui met en garde : « sentier glissant ». Là, au dire de l’article de presse,  devait se trouver autrefois un kiosque duquel on avait une vue sur St Pierre, mais un rideau d’arbres empêche de voir au loin. Lors de dette rando, à trois reprises, nous avions une petite fenêtre sur l’océan, une fenêtre… plutôt un soupirail… Dommage !

 

Piton Mont Vert 9

                                                          rares vues sur l'océanPiton Mont Vert 5

La descente est escarpée, mais le sol de terre rouge aujourd’hui est sec, nous nous tenons parfois aux fins troncs orange des goyaviers pour descendre les marches. Nous entendons les aboiements des chiens qui remontent des cases de Mont-Vert. Des bois de couleur...

Piton Mont Vert 8 Piton MV bois de rempart

canne marron ?                                                   Bois de rempart

Quand nous arrivons en vue du parking, nous pensons être au bout du chemin, mais il va falloirPiton MV conflore remonter deux ou trois fois avant de replonger.

Et là, ce ne sont pas des champs de bananiers qu’il faut longer ( il reste une petite zone de bananiers rescapés, mais assez à l'écart du circuit) mais des champs de canne.

Nous photographions dans le champ le conflore, (ou safran marron) des fleurs blanches, ( ageratum riparia) bleues (ageratum conyzoides, ou herbe à bouc ), jaunes…

                                                                              conflore ou safran marron      

                                  

Piton MV ageratina riparia-copie-1 Piton MV 2

ageratina riparia                                                                          herbe à bouc

 

Avons été ravis de découvrir Mont-Vert et son piton !

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