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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 16:39

Dimanche, nous sommes remontés à la Plaine des Cafres pour cueillir des tiges d’agapanthes et nous nous sommes dit que nous pourrions pousser jusqu’à Grand Etang.

Nous traversons Bourg Murat, puis la Plaine des Palmistes et après le pont Payet à gauche direction Grand Etang. La route qui y mène est très étroite, il vaut mieux rouler au pas, surtout le week-end parce que c’est aussi une destination  de pique-nique.

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De rares cases  ont été construites en bord de route.  Même là, ils ont trouvé moyen de mettre des ralentisseurs. De hauts arbres au tronc rouge nous interpellent : en fait, ce sont des mousses qui se sont fixées sur l’écorce.

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Le long de la chaussée poussent aussi , à l’état sauvage, des pervenches de Madagascar qu’on appelle aussi ici “roses amères”. Nous remarquons aussi des cannes à sucre rouges, de celles qu’on ne voit plus guère. La route se termine à un parking. Des familles occupent tous les kiosques. Nous sommes au coeur de la forêt primaire.

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Nous  installons le pare-soleil sur le pare-brise, et partons en direction de l’étang en suivant le fléchage. En ferons-nous le tour ? Nous croisons des promeneurs qui nous préviennent :” On passe souvent dans la boue, et l’étang a débordé sur le chemin, là il faudra déchausser.”

Pour commencer, pendant dix minutes, nous montons sur les galets inégaux jusqu’à la croisée des chemins.

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A droite, au niveau d’un kiosque, un panneau indiquant le point de vue. Nous décidons d’y grimper, encore dix minutes  pour monter sur un chemin de scories rouges, creusé d’ornières : la pluie a bien raviné …

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Des goyaviers et des arbres de la forêt primaire, des fougères… et même des papillons qui se laissent photographier.

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Le point de vue n’est pas très ample, on voit malgré tout un bout de l’étang et au fond quelques cascades. Trois énormes fils électriques pendouillent au-dessus de l’étang,- quel gâchis, on aurait pu les faire passer  ailleurs-.

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Au lieu d'emprunter le petit chemin qui descend dans la végétation vers l’étang, nous préférons retourner jusqu’à la croisée et descendre là.  Bientôt nous voyons un petit ilot au milieu de l’eau.

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L’étang est cerné de montagnes boisées. Le paysage est magique.

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                      Situé à 525 m, il est l'unique lac d'origine volcanique de la Réunion

 

Nous voilà sur le sentier qui contourne l’étendue, et choisissons de continuer à droite, pour être à l’ombre. Au fur et à mesure, les cascades deviennent plus distinctes et plus nombreuses, de trois, leur nombre passe à six.

Les chants d’oiseaux nous accompagnent : de temps à autre nous apercevons un tec –tec, un cardinal et entendons le merle péi. Parfois un crapaud saute dans les herbes.

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Quelques passages sont délicats, on manque de s’enfoncer dans la boue,

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mais nous continuons… jusqu’à ce passage dissuasif : 30 mètres à parcourir, avec de l’eau jusqu’aux genoux.

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Comme nous avions oublié nos chaussures “subaquatiques” et n’avions pas envie de nous déchausser, nous avons préféré rebrousser chemin. Mais deux randonneurs et trois jeunes ont relevé le défi.

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Finalement, nous croiserons trois joggeurs qui nous certifient que c’était bien le seul passage difficile, on aurait pu faire le tour de cette retenue sans problème. Il se met à "fariner", il faut mettre les appareils photo à l’abri. Finie la balade ! Ce n’est que partie remise. Nous reviendrons pour ce challenge, mais avec un équipement de circonstance. Nous aurons quand même marché 1h30 dans un cadre merveilleux !

 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 00:06
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Après une demi-heure de descente depuis l’Entre-Deux, nous ( la quarantaine de marcheurs) étions au Pont des Lianes. Le groupe s’est installé 300 mètres en amont.

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Pendant que les marmailles barbotaient dans les bassins sous l’œil vigilant de leurs parents, une douzaine de marcheurs du Club des Jolis Pas a décidé d’entreprendre l’exploration des gorges de cette rivière. Depuis ce pont,  il faut remonter le cours de la rivière, encore marcher une heure dans les galets souvent inégaux, ou dans les eaux tumultueuses de la rivière, et se frayer parfois un passage dans la végétation pour atteindre ce site.

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Comme nos chaussures étaient étanches, et que l’aventure était décrite comme peu compliquée avec quelques passages obligés dans le cours d’eau, nous avons pris le parti de rejoindre le groupe.


Une véritable expédition : là, pas de fléchage, pas de balise blanche, il faut se fier à son intuition. Un semblant de chemin de sable gris disparaît sous les roches, ou se perd dans la rivière et là il faut oser la traversée. Heureusement qu’il n’a pas plu ces derniers jours.
Mais plus on monte, plus le courant est fort.

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Nous franchirons la rivière à plusieurs reprises. L’eau est chaude. Cette progression dans l’eau nous déplaît moins que le parcours sur les gros galets. Le caractère sauvage des lieux, son aspect inexploré, sont un ravissement pendant tout le trajet.

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Nous sommes enfin récompensés de nos efforts. Au bout d’une heure, nous sommes devant des formations rocheuses spectaculaires : orgues basaltiques, arches, cavernes.

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Attention, parfois l'eau du barrage est lâchée. Se renseigner avant d'entreprendre cette expédition. Prévoir chaussures étanches, et de quoi se désaltérer ou se restaurer.

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 21:42

Ce dimanche, une quarantaine de personnes ont participé à la sortie "marmailles" des Jolis Pas. Au programme : la descente vers le Bras de la Plaine depuis l'Entre Deux. Et bien sûr "la dégustation de la galette des Rois."

Très alertes,  les jeunes et les moins jeunes ont dévalé le sentier pendant une demi-heure environ avant d'atteindre le Pont des Lianes. Puis, toute la troupe a rejoint  le lit de la rivière pour la remonter par la rive gauche.

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La petite fille de Betty et Jannick s'est arrêtée pour achever la construction d' un cairn avec son grand-père.

Il a fallu se déchausser pour rejoindre la rive opposée.

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Et là, tous se sont installés à proximité de bassins artificiels retenus par de gros galets.  Les petits et les grands se sont divertis toute la journée dans la bonne humeur, sous un soleil très généreux.

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L'occasion pour Yvan d'expliquer à ses petites-filles qu'il faut se mouiller les bras et la nuque avant d'entrer dans l'eau.

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Les enfants ont pris plaisir à patauger, à construire des barrages,  et à chercher des tétards

Vers 14 heures, tous ont eu une part de la délicieuse galette à la frangipane, découpée équitablement par Hélène. Les rois et reine d'un jour ont coiffé leur couronne.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 07:43

 2H40 pour bons marcheurs (pause comprise) 

Descriptif : un dénivelé positif de 200 m, puis une descente dans la Ravine de l’Argamasse, et pour terminer une belle grimpette.

Avec un groupe d’une douzaine de personnes motivées, membres de l'UPTS,  sous la houlette de Marie-France, Sylvie et Marie Christine, nous avons découvert hier matin une nouvelle boucle de rando à l’Entre-Deux. 

Après avoir traversé le village de l’Entre-Deux, nous avons pris la direction de la Ravine des Citrons, sommes passés devant le kiosque Jean Lauret, et avons continué après le panneau du lieu-dit « Argamasse » pour nous  retrouver tous au parking de Bellevue. Argamasse, un mot à expliciter : c’était l’endroit où on faisait sécher le café.

Nous avons repéré immédiatement à notre droite le départ de la randonnée : des escaliers très escarpés.

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Il est déjà 9 heures quand nous nous badigeonnons de crème soleil et réglons nos bâtons de marche. Le soleil tape. Petite photo de groupe avant la montée...

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La promenade est assez sportive. Le sentier est sec, très sec. Bordé de fougères, de chocas, le sentier grimpe (dénivelé de 200 mètres). Ce chemin monte au Dimitile. La végétation au bord des remparts est luxuriante. Tiens un (ou « une » ?) papangue qui survole la ravine ! Nous sommes sidérés par la quantité de lianes de passiflores qui poussent dans cette zone.

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Parfois on a une vue sur la côte : à nos pieds Pierrefonds. Il fait de plus en plus chaud. Il nous faut nous désaltérer régulièrement.

      Après une heure de marche, nous voilà à la jonction de deux chemins, nous laissons sur notre gauche le sentier du Dimitile pour prendre la direction de l’Entre Deux,

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et six minutes plus tard nous sommes sur le sentier du Doyen.

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En redescendant par ce sentier, on a une vue plongeante sur St Pierre. Et toujours des lianes de passiflores remplies de fruits verts.

On aperçoit  de temps à autre les petites clochettes roses du bois de rempart.  Parfois on tombe en arrêt devant un énorme arbre dont on aimerait savoir le nom…

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Tiens, là un tec-tec qui a le bec rempli d’on ne sait quoi, peut-être des brindilles pour faire un nid.

En descendant, nous avons une vue sur les remparts du Bras de la Plaine et le littoral. Des ambavilles, des néfliers mais aussi et toujours les longoses et la vigne marronne  font partie du décor.

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Nous marchons sur un sentier étroit en corniche le long de la falaise, un sentier qui doit être dangereux en cas de pluie.

Bientôt une halte sur des rochers dans la Ravine de l’argamasse, où l’eau stagne dans de petits bassins. Pas de torrents, c’est la sécheresse… depuis des mois on attend  une pluie providentielle. Nous mangeons des fruits secs, buvons de l’eau de moins en moins fraîche.

Une heure plus tard,  à l’endroit où sont les panneaux indiquant « Cape, mal au ventre,  Cilaos par Hell Bourg » nous bifurquons à droite. En face de nous les habitations du Bras de Pontho.

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Maintenant, il nous faut remonter : sur la carte IGN, la distance paraît risible, mais nous mettrons bien quarante minutes pour revenir à notre point de départ : ça grimpe sec… mais la troupe est alerte, tous les marcheurs sont habitués aux sentiers réunionnais. Une seule, une jeune Belge découvre l’île. En face de nous les remparts du Bras de la Plaine.

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Encore quelques arrêts pour cueillir quelques fruits de la passion mûrs,ou photographier les fleurs de jambrosades, de goyaviers.

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Nous voilà de retour, la boucle est bouclée. Nous sommes en nage, mais ravis d’avoir fait ce circuit.

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Nous redescendons en voiture vers le kiosque Jean Lauret où nous pique-niquons. Colette sort sa nappe. En mangeant, tous parlent de projets de voyage (ça sent les vacances) Eh oui, demain soir, c’est les vacances ! (sauf pour les retraités…)

Un couple de jeunes est en train de couper d’énormes bambous. Ils comptent fabriquer une varangue. De nombreux touristes s’arrêtent ici pour admirer le point de vue sur le Bras de la Plaine.

      C’était une belle matinée !

 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 07:33

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Durée : 2 heures (à faire par temps sec, tôt le matin, avec chapeau et bouteille d’eau)

 

Annie et Christian souhaitaient faire une « tit rando de 2 heures ». Comme le ciel est dégagé, je leur propose de découvrir comme moi la balade de « Coteau Sec ». Pierre l’avait déjà faite en famille et loué les superbes points de vue. Et récemment, un habitant de l’Entre Deux m’en avait reparlé à la terrasse d’un snack.

 En possession du topo des balades familiales de l’Office du Tourisme, j’ai suivi à la lettre les conseils prodigués : j’ai donc garé la voiture à 360 m d’altitude au « parking visiteurs » du stade, à l’ombre du seul arbre qui s’y trouvait. 

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Il est 8 heures quand nous chaussons nos godasses de randonnée. Nous repérons le « Chemin Roland Garros ». Une flèche en bois  à demi-cachée par le panneau « terrain de tennis » indique la montée vers Coteau Sec. Après une petite portion de route goudronnée qui débouche sur le court du tennis-club, nous empruntons  le chemin de terre.Il est escarpé, mais ombragé.

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Nous progressons sans hâte et nous arrêtons à trois endroits où rien n’arrête le regard : vue plongeante sur l’Entre Deux, sur les arêtes des sentiers qui montent au Dimitile.

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A deux emplacements, un banc invite au repos et à la méditation. Les chocas ont colonisé toute la pente, mais la fougère et les faux poivriers (baies roses), bois d’olive, bois de joli coeur s’y plaisent aussi. Les vues sont effectivement superbes : on domine le village de L’Entre Deux et ses cultures maraîchères, au loin, on distingue le Tampon, le Piton Hyacinthe et même le Piton Mont-vert. Filaos et bambous bordent le sentier. Et ça grimpe toujours. On distingue déjà le premier réservoir, situé à 485 m d’altitude : nous avons couvert ce dénivelé de 125 mètres et nous n’avons marché qu’une petite demi-heure.

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Comme mon papier propose deux solutions (soit redescendre à l’Entre deux par le chemin goudronné à notre gauche, soit de monter au deuxième réservoir pour avoir une vue sur le Bras de Cilaos et le Bras de la Plaine) nous optons pour la seconde. 600 mètres séparent les deux citernes. Plus nous montons, plus les panoramas deviennent impressionnants autour de nous, que ce soit à droite, devant ou  derrière nous.

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Parfois une trouée à gauche, où avec surprise nous découvrons une vue sur la route qui longe les remparts du Bras de Cilaos et l’îlet Furcy.

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Le soleil chauffe sur cette route qui monte sec. Mais nous avons notre couvre-chef et une réserve d’eau. Au pied du deuxième réservoir, un panneau indique « Coteau Sec Boucle », nous prenons cette direction. Et Annie nous propose de contourner la masse bétonnée pour photographier le panorama Sud. Nous aurions raté quelque chose si nous ne l’avions fait. Effectivement de là, on a une vue plongeante sur le Bras de la Plaine, jusqu’au littoral, et sur les pentes tamponnaises.

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Nous revenons sur le chemin de la Boucle en repassant derrière le réservoir et continuons sur ce chemin de terre très confortable (parce que sec) et large qui traverse des vergers et des jardins qui souffrent actuellement de la sécheresse.

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Le sentier remonte, longe des bambous gigantesques et nous voilà devant un autre panorama : le Dimitile aux crêtes couronnées par les nuages.  Nous sommes à 549 mètres d’altitude. Au  final nous aurons gravi un dénivelé d’environ de 230 mètres.

Dans la descente, le sentier devient plus étroit et plus inégal. Par temps de pluie, on doit bien glisser. Nous continuons à descendre vers l’Entre-Deux entre les pieds de mangues-carottes Là nous croisons un couple qui fait la boucle dans le sens inverse.

Au bout d’une heure trente de rando, nous voilà sur une route goudronnée à l’arrêt de cars jaunes « Terminus Corre ». Un habitant nous explique que pour rejoindre le stade, il faut encore descendre puis prendre la première à droite et continuer. Finalement nous marchons sur cette dernière portion (seulement de la route) pendant une demi-heure.

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Nous aurons le loisir d’observer les plantations d’arachides, de petits pois (dont les gousses sèches pendent encore aux tuteurs, de courges. Nous nous arrêtons pour photographier un papayer, des jacquiers, deux énormes manguiers, mais surtout les coquettes petites cases fleuries.

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A 10 heures, nous arrivons au parking, quittons nos chaussures. Nous sommes trempés : le soleil ne nous a pas abandonnés tout le long du parcours, parfois une petite brise réussissait à nous atteindre. 30°, nous sommes en nage.

Nous prenons la voiture pour nous rendre au centre du village.

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Au bar situé en face de la mairie, nous nous désaltérons : une dodo pour Christian, du jus de fruits frais pour Annie et moi.


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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 07:57

 Les lentilles ont déjà été récoltées et engrangées. Elles se vendent à 12 euros le kilo chez les particuliers de ce hameau. Sur ces parcelles, on cultive actuellement des haricots ou d’autres légumes. Entre les rochers, les plants se développent. On y voit aussi les petits pois, des tomates. Les parterres de salades, et d’artichauts font une mosaïque pittoresque sur les pentes. La population est très laborieuse, ça fait plaisir à voir.

départ balade J promenade digestive J 

 Lors de notre promenade digestive vers le Bras de St Paul, nous avons tout le loisir d’admirer les plantations. Entre les cases poussent aussi le maïs, l’ail, les pistaches (cacahuètes), les brèdes morelle.

mosaïque J

ail J

bouquets d'ail et haricots verts

 pistaches J 

pistaches (cacahuètes)

case rose J

un petit potager 

Ici les promoteurs immobiliers n’ont pas encore eu voix au chapitre. Heureusement ! Il reste même quelques cases sous tôle (à conserver absolument !)

 cases tôle J

                       "Les Jolis Pas" dans les rues d'Ilet à Cordes

Quelle variété d’arbres et arbres fruitiers : manguiers, nèfliers, vavangue, mandariniers, mûriers, - nous ne pouvons résister à l’envie de déguster les grosses mûres sucrées-. Les derniers avocats de ce mois peu accessibles sont restés sur leur pied.

avocats J mûrier J

Et quel calme, on a plaisir à écouter chanter les oiseaux. Parfois quelques motos brisent le silence.  Des bus passent à heure régulière, plusieurs arrêts de bus ont été installés, trois au total. A 6h 3O du matin, le car est déjà au village pour charger les randonneurs et les habitants qui veulent se rendre à Cilaos.

panneau J

Quatre gîtes figurent sur le plan, ainsi que 6 endroits pour se restaurer ou acheter des produits péi (produits locaux.) Nous entrons dans une cour privée où l’on vend du vin de Cilaos (blanc et rouge) des haricots rouges et des lentilles.

 produits péi J haricots J-copie-1

Pas de pollution lumineuse la nuit. Hervé, en a profité pour nous proposer d’observer Jupiter et ses satellites et la  lune avec son télescope.

observation ciel nuit

Le matin, nous avons observé le ciel avec un filtre, et le spécialiste des astres et de la météo nous a fait remarquer les éruptions solaires (des points noirs) sur l’étoile. Des nuages couronnent l’arête des remparts, un phénomène qu’il nous a largement décrit la veille.

 observation ciel jour Observation ciel jour 2

Ce petit bout du monde se mérite à pied. Autrefois, on utilisait des cordes pour rejoindre Cilaos depuis l’îlet. Aujourd’hui, on s’en passe, et on met 25 minutes « avec son loto » pour rejoindre le gros bourg.

Pas si difficile d’accès, même pour les gens non motorisés: il suffit de prendre le bus à St Louis pour Cilaos (1,50 euros le trajet) puis monter dans le bus qui relie Cilaos à l’îlet. Passer une nuit dans l’un des gîtes et faire une randonnée est à la portée de chacun.

 

 

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 07:44

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Installation au Gîte J.M  et Solange   Grondin

 

Après 4 heures de  randonnée,  nous atteignons le village de Cilaos depuis le Sentier Burel. Nous longeons des champs de lentilles. C’est la fin de la saison, toutes les lentilles ont été récoltées, il reste encore une parcelle où sont entreposées des lentilles sèches destinées aux semailles. Puis ce sont les petits pois, plus loin les tomates "en plein champ".

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Sommes agréablement surpris par les énormes plantations que nous traversons : les haricots sont plantés à flanc de coteau, entre les pierres ( pas de terrasse !) Il faut être un cabri pour évoluer dans ces pentes. Des morceaux de sacs blancs servent d’épouvantail, ils flottent au vent comme ces messages de prières qu’on voit sur les pentes des monastères tibétains… Nous amorçons une descente le long d’une haie de galaberts orange.

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Nous nous retournons sur la vallée d’où nous sommes montés. Quel panorama magnifique ! Nous longeons encore des parcelles de maïs. L’arrosage automatique fonctionne bien, nous essayons d’en attraper quelques gouttes pour nous rafraîchir.

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A la fin du sentier, le premier arrêt de bus rose. Devant les premières maisons de beaux parterres de salades, derrière les cases s’étagent des parcs-poules (poulaillers). Près de chaque habitation des tonnelles de vignes. Quelle régularité dans l’agencement des plantations : tout est pittoresque à Ilet à Cordes.. Devant nous  à main droite l’épicerie est encore fermée.

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En face se trouve le gite d’étape où nous avons décidé de nous reposer. Le bâtiment est en chantier,  quelques randonneurs dormiront là, 12 d’entre nous dormiront dans une maison plus bas. M. Grondin, propriétaire de la boutique ouvre ses portes et nous nous asseyons là pour boire un café. Ti Yab lorgne sur le baby-foot…

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Les chambres de la maisonnette au toit bleu contiennent chacune un lit double et deux lits superposés (idéal pour une famille). Le seul ennui est qu’il n’y a qu’une salle de bain pour 16 personnes dans ce gîte-là. Et on regrette de ne pas avoir à notre disposition des fils pour faire sécher le linge. Mais l’endroit est propret. 

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Nous mangerons dans la salle mal insonorisée attenant à nos chambres avec une dizaine d’autres vacanciers. Du provisoire aussi. Comme le bâtiment principal est en travaux, il est vraisemblable que l’aménagement répondra davantage aux attentes des gens de passage.

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Mais le "nec plus ultra" est sans conteste la piscine chauffée située à côté du bâtiment principal. Une eau à 34° Ouaw ! pas de maillot de bain ? Qu’à cela ne tienne, certaines d’entre nous y baigneront en petite tenue.

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Et quelle table d’hôte : pas moins de 14 rhums arrangés ! en entrée une tourte aux brèdes,  et comme plats de résistance un carri poulet (du vrai poulet, élevé  à la ferme) du ti jaque boucané. Et au dessert un gâteau succulent. C’est la fête, les Jolis Pas mettent l’ambiance en chantant et en invitant les touristes à participer…

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 18:23

P1130675 copieRandonnée avec les JOLIS PAS le samedi 11 novembre 2011

Durée : 3h30 à 4 heures

Observation : partir tôt, éviter en temps de pluie

 

Arriver à pied  à Ilet à Cordes par le Grand Bras de Cilaos est une belle expérience. Pour moi qui n’ai jamais eu l’occasion de me rendre dans cet ilet du bout du monde, - alors que par la route c’est jouable), j’ai apprécié de monter au hameau comme les gens le faisaient autrefois. 

Marcher avec les Jolis Pas, quel bonheur ! Ce samedi, nous sommes 14 joyeux drilles à faire cette rando. Le car dans lequel nous sommes montés au Tampon nous dépose une heure plus tard un peu plus haut qu’au Pavillon (arrêt des Cars Jaunes « Burel ») 

 

La marche est assez sportive. On monte d’abord en pente douce, on contourne le lieu-dit « parc à tortues », puis devant nous s’ouvre un paysage verdoyant qui se découpe sur le ciel matinal est superbe. Les montagnes arrêtent le regard.

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On progresse toujours à l’ombre de la falaise, le chemin est étroit, et à un endroit, l’ONF a installé des cordes pour sécuriser le promeneur.


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Après une demi-heure de balade agréable,  nous descendons vers dans le lit du Bras de Cilaos. Le temps d’admirer un bassin bleu où l’eau se jette en cascade, et nous  continuons à descendre sur le sable volcanique, et les roches basaltiques aux multiples formes.

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Là, nous nous déchaussons pour traverser à gué le Bras de Cilaos. Nous avons de l’eau à mi-mollet , je pensais qu’elle serait plus fraîche, mais non, on y serait bien restés.  Très vite, nos pieds sèchent au soleil et nous avons reprenons nos bâtons de marche.

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Nous sommes à l’endroit appelé « Parc à Dennemont » Plus loin, un autre passage à gué, cette fois-ci on saute de « galet en galet » pour rejoindre la rive droite du cours d’eau, que nous longerons un petit moment en suivant les marques blanches peintes sur les rochers. Quelle chaleur ! On aspire à un peu d’ombre.

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Nous sommes au lieu-dit « les Trois Bras » ( Bras Rouge, de Benjoin, de Saint Paul) et nous empruntons le petit raidillon sur la gauche qui conduit au  plateau de l’îlet Bois de Nèfles. Bientôt le parcours passe au milieu d’une végétation basse (petits acacias, aloes…), puis les arbustes grandissent. Des filaos des hauts, des néfliers, des grévillées bordent le sentier qui devient de plus en plus escarpé.

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Ti Yab conseille aux randonneurs de se ménager pour pouvoir aborder la dernière montée ( bien plus dure) avec sérénité. Le sol est jonché d’épines sèches de filaos qui semblent chauffer sous nos pieds. Les bouteilles d’eau se vident. Les fruits secs sont les bienvenus pour redonner un ti peu d’énergie.

 

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Une petite pause et c’est reparti.

L’escalade devient difficile, le soleil est torride, et parfois une petite brise essaye de nous atteindre, sans gros résultat. Et ça grimpe, ça grimpe... Dis tonton, c'est encore loin l'îlet à Cordes, tiens en parlant de cordes, on se ferait bien remorquer...

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Mais quelle belle récompense quand on se retourne :  derrière nous le spectacle vaut la chandelle,  on domine les Trois Bras, les remparts, et au loin on distingue même l’océan. 

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Nous voilà sur une crête. De là, on voit nettement la RN5 qui longe la falaise, le Grand Morne, la Plate-Forme,  Bras Sec au fond, plus haut Cilaos. 

 

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Mais nous ne sommes pas au bout de nos efforts, encore des escaliers à gravir et on aperçoit enfin les premières maisons d’Ilet à Cordes que nous n’atteindrons qu’une demi-heure plus tard. 

Nous décidons de pique-niquer à l’ombre. Un arrêt récréatif où circulent les figues sèches de Dédé, le rhum arrangé de not’ président, et où on trouve le temps de bavarder gaiement.

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Encore une quinzaine de minutes de marche et nous découvrons des lentilles sèches rassemblées sur une bâche : nous sommes bien à Ilet à Cordes ( à suivre)

 

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8 h35 départ de la marche (arrêt de bus Sentier Burel)

8h 40 paroi cordes

8 h 51 lit de la rivière Parc Dennemont -  des bassins

9 h traversée du premier passage à gué

9 h16 2e passage à gué 

9h 34 remontée dans le lit de la rivière

10h 04  Trois Bras - petit sentier, chemin escarpé

10h 30 pause 

10h’45 montée raide 1er point de vue sur le Bras

11h11 dernier point de vue sur le Bras

11h17 crête et superbes panoramas (Grand Morne- Plate-Forme- Mare sèche)

12 h 01 en vue d’Ilet à Cordes - Pique nique

12h 20 arrivée dans les jardins d’Ilet à Cordes

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 18:26

Cette promenade m’inspire quelques réflexions.

D’abord, même si la route est escarpée et longue pour accéder au parking, c’est toujours du bonheur quand on découvre le point de vue sur le cirque de Mafate. On prétend que la vue n’est dégagée qu’au petit matin, cette fois-ci, il était déjà 11 heures et la le panorama était superbe, malgré quelques nuages qui couronnaient épisodiquement les cimes.

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Ensuite, force est de constater que les comportements de certains randonneurs sont révoltants : un Réunionnais résidant actuellement à Lyon, nous dit avoir honte de ses concitoyens qui enlaidissent les sites en laissant traîner des canettes, des mouchoirs, des saletés ;  je lui rétorque que bon nombre de touristes manquent aussi d’éducation à ce niveau.

 

Enfin, nous avons assisté à une scène qui nous a retournés : à une vingtaine de mètres du point de vue – pour ceux qui connaissent les lieux, ils peuvent confirmer ces dires, la falaise tombe à pic sur la Rivière des Galets- le pire a été évité : devant nous un jeune homme avec un bébé dans son sac à dos, à côté de lui deux enfants plus grands dont une fillette qui pleurait, et … dans le ravin, dans la falaise, une jeune maman, qui avait noué un foulard ( un simple foulard !) autour de sa taille et qui demandait à son mari de la remonter sur le sentier.

Rougeaude et fière, cette mère de trois enfants agite l’objet qu’elle est allée chercher au risque de dévaler dans la Rivière des Galets : une tétine que le bébé avait perdue. Nous n’avons pu nous empêcher de la traiter d’ « inconsciente » alors que les qualificatifs de « folle, tarée » lui auraient mieux convenu.

 

J’espère qu’elle s’est rendue compte de la profondeur du rempart en arrivant au point de vue. Et si en chutant, elle avait emporté son mari ?

 

«  Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée » disait Descartes. C’est à se le demander. Certains en ont bien moins que d’autres.

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 21:20

16 octobre 2010

 

Nous arrivons au cœur de la Réserve. Un panneau à l'entrée mentionne le nom de l'endroit "green mansions, forest lodge, Eco tourisme programm KFDC"  Il faut gravir les marches et à l’accueil, nous devons décliner notre identité et nous inscrire dans un registre.

 

Rando Réserve 1 Rando Réserve 0 

  On nous propose deux randonnées de durées différentes, au choix (soit 1 heure, soit 3 heures) Nous optons pour la deuxième. On nous sert du café sous la kiosque, puis un guide du WLS nous rejoint pour nous remettre des vêtements de pluie et de bizarres bottes (ou sous-bottes) en toile. Il nous fait chausser ces drôles de bas !

 

rando réserve 4 rando réserve 5 

 Nous en comprendrons très vite l’intérêt. Notre accompagnateur tient à la main un sachet blanc, peut-être pour nourrir les animaux ? ( des moutons ?) Répartis dans deux barques nous traversons le lac et sommes sur l’autre rive, où nous devrions pouvoir observer les éléphants. Nous empruntons un chemin étroit qui grimpe au milieu d’une forêt dense. Et là, comme il vient de pleuvoir, les sangsues sont de sortie ! Et tant pis pour nous, voilà pourquoi nous avons chaussé ces drôles de guêtres. Pourtant les petites bêtes s’accrochent aussi au pantalon et même s’avisent de grimper sous nos maillots. C’est là que notre guide au sachet blanc entre en action : il saupoudre nos chaussures de sel « pour tuer les sangsues et dissuader leurs congénères d’emprunter le même chemin. »

 

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Tout occupés à chasser ces bestioles, nous devons faire assez de bruit pour faire fuir les habitants des lieux. D’ailleurs, ce n’est pas l’heure où les éléphants vont s’abreuver. Nous sentirons leur odeur, verrons des bouses fraîches, ENORMES… et des fourrés abîmés par le passage des pachydermes.

 

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 Nous avons vraiment l’impression d’être dans un film d’aventure, sur les traces d'Indiana Jones. Mais nous avançons sans sourciller, persuadés qu’au détour d’un sentier, on les verra. Il nous faut franchir une rivière, et veiller à ne pas faire tomber nos appareils photo. Nous sommes déjà mouillés à cause de la pluie. Cependant le moral des troupes est au beau fixe. Finalement nous ne les verrons pas...

 

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Nous voilà sur un chemin forestier, et en profitons pour délester nos amis de leurs sangsues. Ti Yab « en a plein le dos » façon de parler… Une seule a osé le défier. Nous passons près d’un petit barrage, d’une masure sur laquelle sont placardées des affiches électorales, et nous sommes toujours épatés par le nombre de « candidates ». Notre guide quant à lui s’étonne que nous ayons couvert la distance en 2 heures au lieu de 3 !

 

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Forcément ! tous sont des randonneurs aguerris et motivés du Club de rando réunionnais « Les Jolis Pas » ! Nous revenons à l’accueil où nous quittons nos bottes en toile.

 

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Puis nous avons droit à un bon carry que nous prendrons dans une salle abritée. L’après-midi, huit d’entre nous sont prêts à faire un tour en barque sur le lac malgré les nuages qui menacent de crever. Dans des barques toujours non motorisées, mues à la force de deux bras, on nous conduit vers une cascade.

 

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 Et sur le chemin du retour, c’est une cascade d’un autre genre qui s’abat sur nous… Nous sommes trempés comme des soupes. Malgré tout, nous repartons, le cœur content !

 

Photos : Sylviane H, Francis R, François D, Jacqueline D

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