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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 21:17


Le lit de la rivière dominé au fond par le Dimitile

Petite mise en jambes hier avec Benoît, Annette, Viviane et Jean Claude. Un groupe a laissé la voiture à l'Entre Deux, l'autre au Bras de Pontho, et nous nous sommes rejoints à la cascade au fond de la Ravine. Bain de pied pour les femmes ! Un mince filet d'eau tombait des rochers de l'Entre - Deux et le courant dans le lit n'était pas très fort.



Comme toujours nous avons croisé des sportifs qui couraient dans la montée et dans la descente, parfois on rencontrait des personnes soucieuses de perre du poids, comme ce jeune homme qui se promenait avec un anorak par 29° de chaleur. Il nous a fallu une heure pour relier les deux destinations. Sur le trajet nous avons aussi discuté avec des techniciens de l'ONF qui dégageait un rocher obstruant le sentier. L'ONF fait un travail remarquable pour sécuriser tous les circuits de randonnées : pose de rampes, d'escaliers en rondins ou en ferraille, élagage des végétaux trop envahissants..


                        ONF en action

Nous avons aussi discuté avec une dame qui nous a raconté sa mésaventure : en janvier, elle avait entrepris la remontée du cours d'eau vers l'arche naturelle, moment où le trop-plein du barrage s'est déversé dans la vallée. Elle avait pris deux de ses chiens dans ses bras, pendant que son fils rattrapait le troisième dans le courant. Elle-même a été blessée à la jambe et en garde une vilaine cicatrice ; il avait fallu l'intervention d'un hélicoptère pour la tirer de ce mauvais pas. Mais cela ne l'empêche pas de dire que la balade vers l'arche valait le coup ! - De nombreux panneaux mettent les randonneurs en garde et déconseillent ce parcours, pourtant vanté dans les guides touristiques.

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 22:10

 Du Nez de Bœuf à la Plaine des Cafres.

Après avoir pique-niqué au Nez de Boeuf sous les Tamarins, nous avons repris la route  ou plutôt le sentier pour descendre à travers les pâturages.
                      
Là, sur notre gauche, nous avons découvert les premières falaises blanches, qu’on appelle ici « les Trous Blancs » Nous sommes montés sur une butte, appelée « fauteuil », endroit duquel on apercevait un paysage remarquable, et une végétation plus diversifiée.
                                       
Au loin dans la plaine,  nous avons essayé de repérer « le tamarin dodo » que nous devions rejoindre dans la vallée. Puis dans une ambiance toujours sympathique, nous avons continué notre route pendant une heure trente, mais cette fois – ci sur un sol plus mou, parfois couvert d’herbe tendre. A deux reprises nous nous sommes arrêtés pour regarder  les formations géologiques rocheuses blanches, qui se couvrent progressivement de verdure, menaçant leur appellation. Bientôt on parlera de « Trous Verts » 
                                    

Au Tamarin Dodo, certains d'entre nous ont fait une tentative de mesurer en  hommes la circonférence du tronc, pendant que d’autres faisaient des pitreries dans les branches. 

                                  
Puis nous sommes entrés dans la forêt de cryptomérias, -ces conifères replantés par l’homme après le déboisement irraisonné des années  où on utilisait tout le bois pour en faire du charbon de bois- pour arriver à l’endroit où nous attendait notre car.
Au total 6 heures de marche pour les "moyens marcheurs" des Jolis Pas partis du Pas des Sables.
Treize kilomètres pour un denivelé positif de 600 mètres. Une belle journée ! 

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 21:07

Après une halte agréable sous les arbres, nous repartons sur le GR en direction des Trous Blancs. Le brouillard commence à monter. Il reste encore une heure jusqu'au point de ralliement pour le repas.

Petite erreur de parcours, nous voilà à nous frayer un passage au milieu des brandes – comme Astérix en Corse- avant de reprendre un morceau de la Route du Volcan et de revenir sur le sentier.



           - Je ne vois plus les marques du GR ! 
                      - C'est étrange, moi non plus !

                                                                             
                                                Un petit tronçon de route - Au fond le Cratère Commerson


Il nous faut maintenant longer le rempart, mais la vue est bouchée par la brume. Nous traversons des champs où poussent des graminées, de la marguerite folle et quelques lataniers.
            
                        le sentier longe le rempart noyé dans le brouillard

Parfois le paysage est fantastique, des arbres gris calcinés se tordent. Et toujours ce brouillard à notre gauche. Les marquages (pêche et blanc) sur les troncs d’arbres et les pierres nous rassurent, si les nuages avaient été plus importants, ils nous auraient évité de tomber de la falaise.

         

Après une bonne heure de marche nous sommes arrivés au lieu prévu pour le pique-nique. Nous avons déjà plus de 4 heures de rando derrière nous. Et ce n'est pas fini ...

 
Les six Lorrains : François - Jean Claude- Benoît
                               Jacqueline - Viviane - Annette




                

             

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 17:16

 De l’Oratoire Ste Thérèse au Nez de Boeuf

De l’Oratoire, nous avons emprunté le GR2 pour descendre sur le Chemin "Josémont
Lauret. "Avant que la route du volcan ne soit construite dans les années 1970, les habitants de l’île qui montaient de la Plaine des Cafres au Piton de la Fournaise empruntaient ce chemin sur les scories, au milieu des brandes. On montait le bois à dos d’homme. En hiver, la température est très fraîche en altitude. Eh oui, il peut faire froid à la Réunion...


Et le seul abri possible se trouvait au pied de l’oratoire : c’était une grotte basse où on pouvait s’asseoir et se coucher. Il s’agit de la « Grotte des Lataniers. » Aucun marquage particulier n’en indique l’emplacement, c’est grâce à l’œil exercé de Zaza que nous l’avons trouvée et que nous nous y sommes installés pour nous rendre compte de l'exiguïté de l’endroit.

 

Sur ce sentier a été érigé une stèle en mémoire du garde-forestier Josémont Lauret, ce guide qui avait amené des touristes au Piton la Fournaise et qui était mort de froid et de fatigue nuit du 6 octobre 1857 en allant chercher des secours.  

 

Nous sommes bientôt rejoints par la deuxième équipe des Jolis Pas qui était partie du Pas de Bellecombe. Nous sommes au complet : 38 randonneurs bien encadrés.

Bientôt le sentier dévale de façon abrupte : on avance sur des pierres inégales, des marches casse-jambes. L’effort est récompensé par un point de vue splendide sur les remparts encore dégagés qui filent vers le Nez de Bœuf à l'Ouest (petite pointe  au dessus du premier marcheur au milieu de la photo). C’est dans cette direction que nous devons aller.


Nous nous arrêterons pour nous reposer vers 11 h dans un pré ombragé, très pittoreque. Là, les pique-niqueurs du dimanche venus en famille mangent leur carry pendant que nous, nous grignotons nos fruits secs et nous désaltérons. Nos bouteilles d’eau se vident. Il fait bien chaud.

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 20:26

 Du Pas des Sables à l’Oratoire Ste Thérèse.

En randonnée avec les Jolis Pas.

Le bus nous a déposés au Pas des Sables. De là, nous avons pris la direction de l’Oratoire Ste Thérèse, en longeant la falaise qui borde la Plaine des Sables.  

                          
                                                                                               Le long de la Plaine des Sables

Le paysage était fabuleux, le ciel bleu et la troupe alerte.  A notre droite nous pouvions voir la plaine lunaire avec la piste qui mène au Piton de la Fournaise ainsi que le sentier de Josémont sur lequel marchait un autre groupe des Jolis Pas qui devait nous rejoindre.

 

Le chemin sur lequel nous marchions était très confortable et passait entre des brandes verts et des brandes blancs, parfois on apercevait une touffe de bois des remparts,  des fleurs jaunes, ou un tamarin des hauts.  Nous étions à une atitude de 2448 mètres.

A notre gauche un paysage tout aussi mirifique  avec au loin le Piton des Neiges, la Roche Ecrite… Une vue dégagée, des couleurs à vous couper le souffle !
                           
                                                    au fond, le Piton des Neiges
                                       
Arrivés à l'oratoire Ste Thérèse, nous avons fait une courte halte avant d'entreprendre la descente vers la Caverne des Lataniers (à suivre)

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 15:07

Après avoir fait un arrêt à la gare de la Grande Chaloupe, notre groupe de hardis randonneurs s'est dirigé vers les ruines du  Lazaret n° 1, ancien hôpital créé en 1860 conformément à une convention franco-britannique comme lieu de quarantaine pour isoler les engagés mais venus d'Inde mais  aussi les passagers libres. Actuellement cet endroit est en chantier. On aurait pu visiter mais le personnel était absent (route du littoral fermée ce dimanche-là)

De là nous avons entamé l'ascension de la Ravine de la Chaloupe ( un dénivelé de 300 mètres peu ombragé) vers le plateau, une montée très raide, sous un soleil de plomb. Les réserves d'eau ont pris un coup !

 
Au sommet, nous nous sommes reposés et avons pique- niqué ensemble dans la bonne humeur, en échangeant des recettes créoles, des souvenirs de randos...

Nous nous trouvions désormais sur un plateau basaltique "la planèze " désertique, un parcours pas si désertique pour qui sait regarder la flore et la faune : Alix, l'un des Jolis Pas, nous a fait découvrir les vavangues, les sensitives, les pocs-pocs... Des lianes de fleurs magnifiques (mi -gueules de loup-mi-orchidées) s'enroulant autour des agaves nous ont intrigués.
                       
                           Betty et Hélène en admiration devant des fleurs originales

Et la vue sur l'océan est toujours superbe !
Mais cette randonnée est à éviter en été ! Déjà début septembre, le soleil tape... et les dénivelés  importants exigent une bonne condition physique.

Nous avons traversé la ravine de la Petite Chaloupe, puis la Ravine à Malheur (dans laquelle se seraient jetés les esclaves marrons qui ne voulaient pas se rendre) Après cette dernière montée, nous étions au bord du plateau et pouvions déjà voir au loin la ville du Port et ses installations portuaires.


André et François dans la descente vers La Possession

Nous avons rejoint le bus qui nous attendait à la Possession.
Après avoir étanché notre soif, nous sommes revenus au Tampon ! Une belle journée, une organisation sans faille, une randonnée mémorable !

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 14:24

Arrivée à la Grande Chaloupe

Nous voilà bientôt au niveau de l’océan, le chemin descend entre des habitations créoles aux clôtures couvertes de barbe de St Antoine. On entend des rythmes de maloya et des cris d’enfants, dans ces modestes cases en tôle cachées au milieu d’une végétation luxuriante d’ arbres à pain, arbres à pistaches, bois noir, papayers, tamarins. 


Nous poursuivons sur une voie de chemin de fer désaffectée, sur les rares rails qui ont résisté à l’assaut du temps et à l’esprit destructeur de l’homme. Pour avoir été concurrencé par l’automobile, et aussi en raison de choix politiques, le réseau ferroviaire à la Réunion a disparu en 1976 avec l’ouverture de la route en corniche, -qui a d'ailleurs pris la place des rails-…Et la conséquence a été l’engorgement de l’île : embouteillages non-stop ! Une erreur qu’on essaye de réparer actuellement en projetant la construction d’un tram-train.


C’est un dimanche matin pas comme les autres pour les habitants de la Grande Chaloupe, parce que la route (4 voies) du littoral est fermée jusqu’à onze heures en raison de travaux. Pas de bruits de circulation… un bonheur, pour nous aussi,  randonneurs ravis qui laissons exploser notre joie …

Les Jolis Pas sur la route du Littoral !

Devant le bâtiment de la gare de la Grande Chaloupe stationne encore un autorail qui a dû être remis en état depuis peu par « Ti Train lontan » ( traduction : petit train d’autrefois), une association privée.
La Gare de la Grande Chaloupe

Un autorail restauré par Ti Train Lontan

On peut aussi y voir une carcasse de vieux bus, ainsi qu’un « car- courant d’air »
 
le car - courant d'air conduit par Ti' Cafrine


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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 18:55

 

... Une randonnée dans le Nord de l’île.
1ère partie...

Ce matin, vers 6h, nous sommes partis en bus avec l’Association « Les Jolis Pas ». Une  vingtaine de randonneurs avaient rendez-vous devant le lycée Roland Garros au Tampon. Nous avons récupéré un couple à Saint Pierre puis emprunté la route des Tamarins, pour la quitter à La Possession. Une route en lacets nous a conduits à 450 m d’altitude vers la Montagne, nous avons traversé la Petite Chaloupe, Bois Rouge et sommes descendus de notre car à Saint Bernard, au niveau d’une croix blanche. Là, tout le groupe a pris un solide petit déjeuner, préparé par l'équipe d'Elisabeth Golfier, puis nous avons amorcé la descente à pied  pour rejoindre Le Chemin des Anglais. Une balade de 13 kilomètres de plus de 5 heures, avec des dénivelés et un groupe de marcheurs  très sympathiques.

 
Le Chemin des Anglais

Ce chemin a été créé en 1730, pour relier la Possession à Saint Denis, il a été pavé en 1775 à l’initiative du gouverneur Crémont. Sur le parcours Crémont, on passe effectivement sur de grosses roches noires et des galets de dimension inégale selon les secteurs. La promenade est agréable. Nous quittons Saint Bernard par une route goudronnée, à notre droite remarquons un canon. En fait le nom « Chemin des Anglais «  rappelle une grande bataille de l’île, le débarquement des Anglais  à la Grande Chaloupe en 1810 et leur marche vers Saint Denis où ils ont attaqué la Redoute et pris possession de l’île.



Bientôt nous délaissons le macadam pour un sentier escarpé et bien ombragé. Nous nous arrêtons devant un buisson envahi par des « roses de bois » roses brunes qui ont l’air sèches. Hélène coupe un morceau de cette liane, pour emporter les fleurs (très décoratives sur une table à Noël).


 Puis nous remontons un peu  et apercevons à notre droite la Ravine Jacques, puis c’est la descente sur de gros pavés noirs vers l’Océan.


Nous tombons sur une vue splendide de la côte rocheuse du littoral. La vue depuis la falaise est superbe, on voit jusqu’au Port ;  et aujourd’hui, aucune voiture ne circule sur la 4 voies, en raison de travaux de consolidation de la falaise, que les pluies fragilisent… Un silence parfois interrompu par le ballet des hélicoptères qui travaillent à cette "purge".



La descente se poursuit sur un chemin pavé en très bon état au milieu des tamarins . Là,  Alix, pendant tout le parcours, nous fait découvrir des richesses insoupçonnées de la nature réunionnaise...

Episode suivant demain !

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 15:09

 Nous avons relevé le défi ce dimanche  30 août, et sommes partis à l’assaut du Piton de la Fournaise, pour observer de plus près le cratère Borie.

Il faisait frais à 9h45 : 10 °, un vent frais soufflait de l’Est, nous avions bien fait d’apporter nos polaires.


Vers la Chapelle Rosemont
Nous  avons descendu allègrement le dénivelé de 150 mètres depuis le Pas de Bellecombe (2350 m) pour atteindre le Formica Léo situé à 2200 m d'altitude, dans l’espoir de ne pousser que vers la Chapelle Rosemont : une grosse bulle de lave figée dans la lave , au pied du volcan (à 2250 m d’altitude. Au bout d’une heure de marche sur les laves cordées, nous sommes arrivés à destination.Au fond, le Piton de la Fournaise

La promenade était agréable, mais elle doit être éprouvante par les grosses chaleurs, du fait de l’absence de végétation. Quelques plantes poussent çà et là, mais d’ombre, aucune trace ! La bouteille d’eau n’est pas un luxe.

 
                                                                                La Chapelle de Rosemont

Déjà à la porte de l’enclos un avis de l’ONF mettait en garde sur les éboulements récents ayant eu lieu au cratère et déconseillait la montée au volcan, proposant deux autres circuits, celui du Kapor et du Puy.
Arrivés à la chapelle, nous avons trouvé un rappel de l’ONF signalant que le sentier vers le Cratère Borie était fermé. Or de nombreux groupes outrepassaient l’interdiction. Nous avons décidé de casser une graine à la barrière.

Mais bientôt,  nous nous sommes ravisés et avons entamé la montée, encouragés par des couples de randonneurs qui expliquaient que les marques blanches étaient effacées sur le début du parcours, mais qu’elles avaient été laissées sur la fin., et qu’en une heure le dénivelé pouvait  être franchi, le spectacle en valant la chandelle car le ciel était bien dégagé. Ceux qui redescendaient nous mettaient l’eau à la bouche. La montée est assez sportive, les formes dessinées par la lave pétrifiées excitent notre imagination, l’appareil numérique ne se repose pas, nous non plus d’ailleurs.


   
Vue en plongée, au fond, derrière nous l'enclos et la chapelle     Contre - plongée : vers les sommets

La vue sur l’enclos  Fouquet et ses petits cratères était un régal. Et un silence… à vous couper le souffle !

 Sur la fin, nous passons dans des scories jaunâtres, longeons une station de surveillance du volcan. Le ciel est toujours dégagé or les nuages peuvent monter très vite…

Nous avons mis  une heure trente pour atteindre le bord du cratère où un autre panneau mettait en garde contre les risques d’éboulement - 80 chutes de pierres avaient eu lieu depuis mai 2009 - . Nous nous sommes donc tenus à une distance raisonnable de cet impressionnant cratère, pour en photographier les parois et les fumerolles. 2632 mètres !

                   Impressionnant ... restons à bonne distance cependant !

Il est treize heures quand nous entamons la descente par le même chemin. Deux heures pour rejoindre le point de départ. Cheville et genou douloureux pour François.
Passage obligé le long du Formica Léo et montée des 500 marches de l'escalier de l'enclos. Nous sommes de retour au parking  de Bellecombe vers 15  heures, et il nous faut encore rouler une heure avant d’être au Tampon.

Le soir – même, nous sommes surpris de ne pas avoir de courbatures après tous ces dénivelés, surpris aussi d’avoir de sacrés coups de soleil –alors que le soleil était plutôt timide-  François est rouge comme une pivoine et même son cuir chevelu picote !

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 15:03

 

                                         Vue du Piton depuis Bois-Court


Ce piton domine la commune du Tampon, il culmine à 1372 m. On le voit de loin car il est équipé d’une antenne – relais.

Ce matin, nous avons pris la route de la Plaine des Cafres, avons bifurqué à Bois-Court pour redescendre vers le piton, comme le suggérait l’ONF dans le site suivant :

http://www.reunion-nature.com/Guide-des-randonnees-faciles.html



Nous avons laissé la voiture au panneau « Sentier Marmailles » pensant déboucher sur un chemin de terre, comme le précisait le site internet, et nous avons eu la surprise de faire toute notre promenade sur une route forestière étroite mais goudronnée.
 
Dans notre dos le Dimitile, à notre droite des mimosas, à gauche des champs de géraniums

                                                                               Plantations de géraniums

 La balade était effectivement très agréable, c’était une montée bordée de mimosas odorants, avec  à main droite vue sur  le littoral, au fond St Pierre et St Louis. Derrière nous les montagnes avec le Dimitile et le  Bras de la Plaine, à gauche des champs très fertiles plantés de géraniums. Le géranium distillé a très longtemps fait la richesse de cette région.


Au loin à droite St Louis, à gauche St Pierre

Plus  haut, vue sur les plantations maraîchères et les exploitations agricoles de la Plaine des Cafres. A notre droite un sentier de terre plonge on ne sait où, mais nous continuerons sur la route au milieu des marguerites folles, du galabert et des tapis de fleurs banches  pour atteindre le kiosque au pied de l’antenne.

De là, sur la droite, un sentier dévale dans une forêt de cryptomérias vers un belvédère d’où on a une vue sur la côte Sud, mais ce panorama nous impressionne moins que ceeux que nous avons vus dans la montée,  et nous continuons ce sentier sur la droite. Quelques eucalyptus sur  notre gauche et une vue plongeante vers des fermes isolées. Cet étroit sentier ombragé  remonte vers notre route forestière. Il "farine" - on dirait chez nous "ça bruine"… mais bientôt le soleil revient et dans la descente nous apercevons d’énormes sauterelles (qui mesurent environ 10 cm), croisons un monsieur coiffé d’un chapeau et endimanché qui fait le tour de son champ de géraniums, remarquons sur notre gauche des biquettes. Sommes toujours aussi subjugués par le panorama.

Ceux qui font ce chemin en voiture n’ont certainement pas les mêmes impressions que  ceux qui font cette promenade à pied : au total 1h30 de marche, sans forcer, avec des arrêts pour observer les lieux avec les jumelles et photographier les merveilles de cette nature encore préservée.

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