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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 13:48

 Ce dimanche, avec  les Jolis Pas, nous étions 46 marcheurs  à partir du Barachois à St Denis pour couvrir une vingtaine de kilomètres.

Après un solide petit-déjeuner partagé devant la Préfecture,  sur la Place La Bourdonnais, - nous avons traversé la RN et  longé la Côte Est « per pedibus » pendant près de 7 heures ! Je vais vous  présenter cette promenade dominicale en trois étapes : de St Denis au Cimetière des Lépreux – du Cimetière à Sainte Marie – de Sainte Marie à Sainte Suzanne.

Saint Denis :
du Barachois au Cimetière des Lépreux

Ne passez pas, il y a quelque chose à voir… Déjà au départ de la marche, nous voilà devant les canons qui retracent une autre période triste de l’Histoire : la prise de l’île par les Anglais en 1810.

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A l’Est du Barachois se dressait la Batterie. La toute première avait été équipée avec les canons du vaisseau … la « Paix », coulé au large de la Grande Chaloupe. Au début du siècle, la batterie était hors d’usage et la butte servait aux marmailles, de repaire pour de longues parties de « loup caché ». Les canons aperçus seraient-ils ceux du bâtiment « La Paix » ou ceux de "la Royale" ?


Plus loin, un mémorial du Barachois arborant la "Croix de Lorraine" attire nos regards : encore des rappels aux combats ayant coûté la vie aux insulaires.  C’est un hommage aux Réunionnais morts au champ d’honneur pour la France Libre.

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Voilà ce qu’on peut lire sur les deux plaques :

« Ici débarquèrent  au matin du 23 novembre 1942 les FNFL du Léopard qui sous le commandement du capitaine de Frégate  Richard Evenou rallièrent l’île Bourbon pour la France Libre. »

« Aux Réunionnais croisés à la Croix de Lorraine tombés pour l’honneur, la libération, la Victoire de la France Libre  19 juin 1940- 8 mai 1945 ».


Nous voilà maintenant près des snacks du Barachois, encore peu fréquentés à cette heure matinale. Mais vers midi ça grouille de monde ici, on y propose des carris, des rougails, des salades… et c’est une foule de Dionysiens et de touristes qui s’y retrouvent.

P1140254zipLe chemin pédestre est agréable, il longe l’océan qui mouille les galets gris. Nous croisons des joggeurs et de nombreux cyclistes. 
Devant nous les anciens bâtiments de la Gare et les rails coupés dans leur élan...  Cela nous laisse sans voie, pardon, "sans voix"
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Cet abandon du réseau ferré me laisse toujours perplexe ! Quelle idée d’avoir laissé quelques irresponsables décider du sort de toute une population : aujourd’hui le déplacement serait bien plus aisé sur l’île et certainement moins coûteux si on avait conservé ce moyen de transport !

Continuons… Notre groupe s’arrête pour voir un pêcheur ferrer sa ligne et sortir une belle prise. C’est un tonnerre d’applaudissements qui surprend agréablement  le brave homme !

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Plus loin, voilà la Gare Routière d’où partent les Cars Jaunes et le quartier de la Pagode et du Temple. Le sentier est jalonné de panneaux  descriptifs, tout neufs, remarquablement faits : les distances, durées et lieux y figurent.
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Un parcours jalonné de panneaux explicatifs.

Bientôt la troupe arrive dans le secteur des cimetières : d’abord un cimetière militaire, puis le Cimetière de l’Est.
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                                  Halte au cimetière militaire

Aux trois entrées faisant face à l’océan on a installé des panneaux d’information, pas sur le parcours restant à effectuer… mais sur  les précautions à prendre pour éviter les maladies : mises en garde contre la dengue, le chikungunya et le paludisme… nécessité de remplacer l’eau des vases par du sable humide pour éviter la prolifération des moustiques.

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Nous voilà repartis … et si Gérard n’avait pas attiré mon attention sur les arbres gigantesques, centenaires, sous lesquels nous passions, je n’aurais jamais su qu’il s’agissait là de « banians », arbres  emblématiques sous lesquels on a coutume de trouver des temples indiens. Autrefois il en existait un sous ces arbres…

P1140284zipLes banians

Ces arbres remarquables ont des racines aériennes qui tombent vers le sol et se renforcent à son contact.

Pour mieux comprendre la symbolique du banian, un lien vers une conférence intitulée "symbolisme des fleurs et des plantes dans l'hindouisme" http://www.indeenfrance.com/reunion.php/2009/04/15/le-symbolisme-des-fleurs-et-des-plantes

Nous quittons le sentier pour suivre Hélène et nous diriger vers un sous-bois qui abrite un cimetière de dimension modeste où reposent des Réunionnais de cultes différents  frappés par la lèpre. Une tombe à droite est ornée du daclon, là repose un tamoul. Sur une autre tombe, un verre de rhum, des cigarettes... preuve qu'on ne les a pas tous oubliés !

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                                ( à suivre...)

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 14:00
Une journée chez Jacqueline et Korbo.

Dimanche, nous avons été invités par Jacqueline à passer la journée à Ilet Haute, où elle et Korbo viennent d'acheter une case. L'amie de Vérène et Eddy y vit de temps en temps. Donc hier, nous sommes partis vers Cilaos en voiture. Nous l'avons garée au lieu-dit "le Pavillon" à proximité d'un gîte,puis sommes retournés à pied vers le pont métallique près duquel est affiché le panneau ONF de départ du sentier, sentier fortement déconseillé par temps de pluie !
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Nous sommes descendus vers "le Petit Bras de Cilaos" avons dû faire des acrobaties sur des rochers inégaux et lisses,
ilet haute 8
Puis nous avons entamé la grimpette assez raide pour atteindre la vue panoramique sur Ilet Haute après 45 minutes de marche. Pendant la montée, sur un chemin étroit, à travers une végétation luxuriante, nous nous sommes retournés à plusieurs reprises pour admirer les vues sur Pavillon, le mât des Makes. 

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Bientôt nous pouvions voir devant nous le rocher caractéristique de Peter Both se découpant sur les crêtes bleutées des Salazes...et les lacets de la RN 5 grimpant vers Cilaos.
La balade est parfois difficile : on glisse sur les aiguilles de filaos - un tapis traître,-le sentier passant le long de la falaise n'est  jamais sécurisé et une glissade peut avoir des conséquences fâcheuses. Dire que Korbo et son ami ont emprunté ce chemin,un cabri sur l'épaule. Ce  cabri broute aujourd'hui à Ilet Haute. Un dénivelé important de quelque 320 mètres qu'il convient d'attaquer avant les grosses chaleurs.
Que spectacle grandiose à la fin du sentier   !

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Nous nous arrêtons près du "ti bon dieu" ( calvaire dédié à Ste Thérèse) pour contempler ce paysage, pendant que Vérène, venue à notre rencontre nous explique où est située la case. Nous descendons à travers les champs de maïs, les galaberts.

 ilet haute 5Puis nous remontons un peu vers la montagne du Dimitile, à travers champs, et jardins et rencontrons Eddy qui est en train de ramasser des branchages pour le feu. Il est embêté par les moustiques. Je lui donne ma bombe anti-moustiques. Nous voilà   arrivés à la case en tôle, une des dernières cases habitées de l'endroit !
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Les conditions de vie y sont rudimentaires : aucun mur en bois, seulement une charpente sommaire et solide sur laquelle sont fixées des tôles, deux pièces ont même une paroi de terre en guise de mur. Deux lits à l'ancienne - dont les pieds en bois sont fixés dans le sol - occupent deux autres chambrettes :on les appelle ici " les lits courent pas" ;l'eau captée provient d'une source : elle coule dans un bac en pierre où on peut faire la vaisselle (eau non chaude), elle alimente aussi la chasse d'eau et la douche. A côté de la maison, une cuisine qu'on appellerait chez nous "cuisine d'été" ! La fameuse cuisine extérieure, créole, où on cuit tous les repas au feu de bois !
ilet haute 7Souvent, quand les cases brûlent,c'est que le feu est venu de cette pièce, pièce qui sert aussi de fumoir - les Réunionnais conservaient leur viande en la fumant, ce qu'on appelle "le boucané". Ce qui a étonné François c'est qu'aucune aération n'était prévue, pas de cheminée ! Attention les yeux ! Il aurait mieux valu faire les grillades sur une grille à l'extérieur... Et pour la grille, une vieille grille de ventilateur - c'est ça le recyclage- A côté de ce barbecue, une poule qui avait la patte attachée, picorait du maïs : allait-elle passer à la casserole un de ces jours ?
Derrière la cuisine en tôle, un espace grillagé réservé aux poules, au coq... Paraît même qu'il y avait des poussins... mais un rat a apprécié...Devant la maison, Korbo a planté du maïs, des salades, des oignons, des radis, des haricots, des ambrevates, du basilic, des ananas, un géranium, du songe. Il avait entouré un carré de potager de plants de vétiver... et posé des tuyaux pour pouvoir irriguer ses cultures.
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Sur le gros manguier jouaient des tecs-tecs, et dans le jardins voletaient de petits paillons jaune vif et un gros papillon noir tacheté de bleu.
Faut aimer la nature et être en bonne condition physique pour s'installer à Ilet Haute : on n'y arrive que par le sentier de l'ONF, c'est le prix à payer pour goûter la solitude et avoir chaque matin au réveil un paysage époustouflant devant les yeux.
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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 16:23

 3 heures aller-retour

Avec les Jolis Pas, nous avons fait cette randonnée d’environ trois heures qui mène du petit parking dominant la Plaine des Sables au Morne Langevin "à un point de vue sur Grand Galet, Grand Coude et même sur St Joseph"  en longeant le rempart de cette caldeira  vers le Sud Ouest.

galette morne langevin k
Panneau explicatif de l'ONF


De loin,  on apercevait encore un gros nuage  surplombant le piton de la Fournaise et un fin filet de fumée qui rejoignait cette masse en la soulignant d’une couleur jaune. Aucune trace de coulée, la lave s'échappait « à l’intérieur » du cratère… Seuls les veinards  qui avaient chèrement payé leur survol en hélicoptère pouvaient profiter de ce spectacle. Le ballet incessant de ces hélicoptères, ballet très bruyant, mais ô combien lucratif,  rompait la quiétude habituelle des lieux.
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petit déjeuner au Pas des Sables sous le nuage surplombant le piton

Nous étions nombreux aujourd’hui à chercher une place de stationnement parce que  l’annonce de l’éruption du Dolomieu a attiré pas mal de curieux vers le volcan, qui plus est nous sommes dimanche, et c’est les vacances pour les petits Réunionnais. Tous les kiosques avaient été pris d’assaut, partout des tentes étaient montées, des bâches étaient tendues au-dessus de piquets plantés dans le sol. On préparait le pique-nique dominical. Le Tampon était encore sous le brouillard alors que les Hauts étaient superbement dégagés. Toute l’île s’était donné rendez-vous sur la Route du Volcan !

 

Au Pas des Sables (2350m) avant la descente en lacets.

Avant de nous mettre en route, nous avons déjeuné  de brioches et de croissants  et bu des jus, du thé ou du café, près du panneau de l’ONF. Les organisateurs avaient tout prévu comme d’habitude.

Rangement, puis  ...

galette morne langevin b  galette morne langevin bb
concentration avant le départ pour Yolan, réglage du bâton de marche.

Puis vers 9h15, les 30 randonneurs des « Jolis Pas » ont traversé la route pour emprunter  le sentier balisé (de  traits jaunes au départ puis plus loin de marques blanches…)

                      galette morne langevin c 
                           Manon, la benjamine  (3 ans) en tête avec son papa, qui l'a portée plus tard sur ses épaules

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                                       A nos pieds, la Plaine des Sables, devant nous le Chisny et la Fournaise

Jolie vue sur le Piton Chisny, sur les lapillis rouges de la caldeira, au fond la Fournaise. On ne se lasse pas d’admirer le paysage. Le chemin serpente entre des branles verts, des branles blancs, des tamarins ; çà et là des bouquets de marguerite folle. Parfois ce sont des scories qui crissent sous nos pas, parfois il faut escalader des roches.

galette morne langevin de galette morne langevin e

                      galette morne langevin ff
                                         Elisen explique la géologie des lieux

Quand nous arrivons au point de vue du Morne Langevin(2403 m), les nuages ont déjà bien envahi la vallée. La profondeur est malgré tout impressionnante.  Les premiers arrivés avaient une vue plus dégagée : ils ont pu vor le village de Grand Galet au fond de la vallée, ainsi que Grand Coude, et même  St Joseph… Normalement on aurait "tous" dû pouvoir  porter nos regards jusqu’à la mer et les habitations disséminées dans la ravine, si on était arrivé 10 minutes plus tôt.

                     galette morne langevin ee
                                    Vue plongeante depuis le Morne Langevin

Le groupe est revenu sur ses pas. De temps à autre, il « farinait »,  les couleurs étaient lavées, bien plus nettes qu’à l’aller. Deux plantes typiques des lieux :

           galette morne langevin i galette morne langevin l
                  pennisetum caffrum                            psiadia callocephala

                                 galette morne langevin h
Dans les tamarins des tecs-tecs "tec-tequaient" et sautaient de branche en branche.  De retour au parking, nous avons pique-niqué puis « tiré les  rois ». Emilie, 5 ans, la plus jeune marcheuse des Jolis Pas, celle qui avait couvert toute la distance sans ronchonner, a eu le droit de désigner les bénéficiaires de chaque part. Le cidre a été débouché. 


galette morne langevin g 
galette morne langevin f
Claire coupe la galette, Emilie distribue les parts , et les autres les mangent

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 17:19


Nous avons laissé la voiture au parking du Jumbo de Saint Pierre et sommes partis pour deux heures trente de balade (aller-retour) le long de l’Océan jusqu’à l’aéroport de Pierrefonds. Le sentier est superbement aménagé, on y a planté des raisiniers, des palmiers,  les parterres de fleurs sont soignés, des barrières en bois empêchent le marcheur de s’approcher de la falaise qui ne cesse de s’effriter. Trois panneaux neufs mettant en garde contre ce danger ont été installés le long du parcours.

 P1120145 chemin sp P1120148 chemin sp

On constate malheureusement que pendant leurs soirées bien arrosées , certains n’ont aucun scrupule à laisser traîner leurs détritus (cannettes vides, boîtes de carton, sachets…) sur ces chemins que les employés des  municipalités mettent du cœur à entretenir. Pitoyable ! même les kiosques sont parfois dans un état déplorable après le passage des fêtards.

                              P1120152 chemin sp    
                              P1120157 chemin sp

Après la petite chapelle, le ti bon dieu et la grotte rouge de St Expédit , (où se trouve un point d'eau !) on arrive à la Pointe du Diable, où l’ombre se fait plus rare. C’est  un lieu très apprécié par les pêcheurs, on peut aussi y côtoyer à la nuit tombée des demoiselles (rien à voir avec des poissons…) On longe ainsi les roches noires par de petits sentiers où passent  des promeneurs mais aussi des cyclistes, puis on approche d’une plateforme où traîne encore du fer rouillé, ce sont les vestiges de l’ancienne « balance » de Pierrefonds.  On découvre ensuite les restes d’un petit pont de chemin de fer.

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Nous grimpons les marches d’un escalier qui nous mène sur un plateau herbacé où trois ouvriers installent une conduite d’eau pour arroser les nouvelles plantations. Puis nous descendons pour emprunter un chemin qui remonte le long de la côte, un vent frais nous rafraîchit. Ici la végétation fait encore défaut. Bientôt nous rejoignons un chemin qui passe à proximité d’un autre pont SNCF, puis nous nous suivons un chemin bordé de gros galets.

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Des margelles en galets remplies de terre attendent des plantations ; ça et là, dans le sable,  il existe déjà des plants qui ne demandent qu’à grandir. Ce sera joli d’ici deux, trois ans ! Bientôt à notre droite, nous  retrouvons le dessin original de Jace qui représente un e évasion.

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Nous continuons toujours en nous laissant griser par l’air marin et en subissant les rayons brûlants du soleil de 10 heures. François alimente l’un des cairns situés sur le parcours. Un homme sort de l’eau avec ses palmes en tenant dans sa main une flopée de zourites (pieuvres)

Nous avions prévu de retourner sur nos pas après 1h15 de balade, il nous reste encore une vingtaine de minutes  de promenade sur ce parcours aménagé récemment, avant de rebrousser chemin, en longeant cette fois-ci l’aéroport de Pierrefonds, et la base militaire.

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Nous nous retrouvons à notre retour sur un chemin bien damé , qui est l’ancienne voie ferrée.
Cette fois-ci, nous traversons le grand pont, rejoignons la pointe du Diable et longeons la falaise. Au bord de ce sentier, nous avons fait la rencontre de bulbuls, de cardinaux, d’oiseaux tisserins, de lézards à crête qui « lézardaient » au soleil. Et j’ai même pu photographier un papillon !

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 Finalement si on arrive à l'aéroport, et qu'on ne trouve pas de taxi, rejoindre St Pierre à pied par la côte est jouable, faut compter 1h15 pour un bon marcheur ! En VTT c'est aussi possible et bien plus rapide !

Rectificatif : il paraît qu'il n'existe plus d'accès au chemin du littoral depuis l'aéroport...(info du 3.1.2010)

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 17:12

Nous (Germain, François, Caro et moi ) sommes partis ce matin, mercredi  23 décembre, dès potron-minet (vers 5h30) du Tampon pour remonter en voiture vers La Rivière des Galets, puis nous nous sommes garés sur un parking au début de la rando qui devait nous mener à la Roche Verre Bouteille. Vue dégagée, le soleil est déjà chaud.

                         P1110966 dos d'ane

Cette fois-ci, nous avons décidé de commencer par le Belvédère de Mafate pour remonter sur la crête. Il venait de pleuvoir, le chemin était glissant, nous avons donc été très prudents. Partis vers 7h15 du parking, nous y sommes revenus pour 9 heures : au total 1h 45 de balade et 265 m de dénivelé. Nous avons donc longé la falaise sur un petit sentier étroit donnant sur le vide, mais la végétation nous donne l'impression d'être à l'abri de la chute.

P1110983 dos d'ane  P1110984 dos d'ane
Quel calme et quelle vue grandiose sur le cirque de Mafate : on voit devant nous le Piton Cabri, les Salazes, le  Cimendef, le Grand Morne et les petits îlets se distinguent parfaitementà l'oeil nu ! Nous devons remonter par 4 échelles très confortables ( d'ailleurs, il vaut mieux faire le chemin dans ce sens, plutôt que dans l'autre ! il vaut mieux remonter l'échelle plutôt que de la descendre à reculons)

                          P1110990 dos d'ane 

Nous arrivons bientôt au Rocher Vert Bouteille
                  P1110994 dos d'âne

 et nous hissons vers le chemin qui parcourt la crête au milieu de bandes, de tamarins des hauts. Des oiseaux, des papillons bleu et noir,mais pas de tangue cette fois-ci ! 
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                                      le sentier de la crête

A notre droite vue sur l'Océan et le Port, à notre gauche toujours une vue plongeante sur Mafate !
 

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Vue sur la Rivière des Galets et sur le Port                              Vue sur le cirque de Mafate

Personnes sujettes au vertige s'abstenir !

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 20:49

 …. Vers l’Oratoire Ste Thérèse.

             2350 à 2411 m d’altitude

 

Deux heures  (l’aller-retour) de balade facile au-dessus d’un panorama de rêve. A condition qu’il fasse beau !

Le mardi matin du 15 décembre, Germain, Caro et moi décidons  de faire une marche sympathique, à la faveur d’un temps radieux. Il faut partir tôt car les nuages montent souvent très vite et peuvent gâcher la vue.

                                P1110625 rando oratoire
                                                             le sentier surplombe la Plaine des Sables


 Nous laissons la voiture au Pas des Sables et empruntons le sentier ( balise jaune) qui grimpe à travers les branles verts et blancs. Nos chaussures crissent sur les lapillis rouges, gris et jaunes.  On domine très vite  la caldeira impressionnante de la Plaine des Sables, et on voit se profiler au loin le Piton Chisny puis le Piton de la Fournaise. Ce jour-là nous distinguons bien la coulée argentée dans le soleil matinal. -La veille le volcan était en éruption.-

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Vue depuis le sentier de l'Oratoire :sur le flanc gauche du piton de la Fournaise, on distingue la coulée de la veille.

Devant nous  apparaissent les strates des falaises. A nos pieds, à droite, on distingue un filet plus clair le Chemin Josémont, du nom d’un garde forestier mort en allant chercher des secours, chemin qui part du volcan et  remonte sur le rempart où nous nous promenons pour redescendre vers la Plaine des Cafres.

Sur notre gauche,  le Cratère Commerson, le Piton des Neiges, le Cimandef… quelques tamarins des hauts, des graminées rouges appelées pennisetum caffrum, du bois de rempart en fleurs…
                       P1110589 rando oratoire

               à gauche les massifs anciens,dont le Piton des Neiges, à droite la Plaine des Sables.

Bientôt nous touchons  au but et apercevons en contrebas un filet d’eau, c’est la Rivière de l’Est, qui coule vers Ste Rose ;  la végétation aussi a repris ses droits sur les anciennes coulées. Le GR2, qui descend de la Fournaise rejoint notre sentier près de l’oratoire  pour plonger vers la vallée.

                    P1110608 rando oratoire
                                                           L'oratoire Ste Thérèse à la jonction des deux sentiers.
Observation :
Ne pas se fier à la durée affichée sur le panneau de l’ONF (On met bien plus de 35 minutes pour rejoindre l’oratoire, nous avons mis 1h10 minutes en nous arrêtant pour admirer le paysage, mais le retour a été plus rapide, environ 45 minutes) Le chemin passe souvent près des falaises, raison pour laquelle il faut rester dans le balisage (pierres blanches visibles en cas de brume)

 

 

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 06:48

 2e étape de la Rando des  "Jolis Pas" 
De Ste Rose à la coulée de lave de 1977.

 

Nous descendons vers la marine de Ste Rose par des escaliers, longeons des habitations modestes et très fleuries,  et arrivons à un petit port abrité où sont amarrés quelques barques de pêcheurs, de rares bateaux de plaisance, deux zodiaques… Une haute digue protège le bassin. Il est dominé par une usine hydro-électrique. Des familles se sont installées là pour le pique-nique du dimanche,  on y voit un podium, des kiosques, un bar…Quelques gouttes de pluie . Le temps de sortir le Kway et c'est fini !

 

Nous nous dirigeons vers le Sentier des Pêcheurs qui longe le « Quai de Travers » , puis la côte rocheuse. La promenade est agréable sous les vacoas et les badamiers.

                     

             

 
Parfois on marche à quelques centimètres la falaise, parfois on rase un champ de cannes et on repasse dans un sous-bois. Il fait bien chaud et il fait bon marcher à l’ombre. De temps à autre on aperçoit un pêcheur.
       
 On s’arrête à chaque découverte. D’abord pour photographier une graine énorme qui ressemble à un bonnet de pape.

 Puis pour immortaliser un « endormi » que François a bien voulu réveiller en le prenant en main. Tous poussent des cris de surprise en voyant le reptile changer de couleur : de brun sombre il devient rouge, rose et ouvre grande sa gueule aux lèvres jaunes.

        
Nous avons déjà marché 30 minutes quand nous décidons de nous arrêter au Bassin de la Sirène, aire de pique-nique aménagée au bord d’un à-pic. Nous nous installons sous les vacoas, ou contre un rocher et mangeons notre repas froid.

          

Après une halte de 45 minutes, nous voilà repartis direction « La Ravine Glissante ».Nous descendons sur les galets de cette ravine abrupte et devons suivre un étroit sentier qui aboutit normalement à une échelle en bois. Mais l’échelle n’existe plus et il faut grimper le pan de roche d’une hauteur de 3 mètres en nous tenant aux racines d’un arbre et à ses branches. Puis il faut essayer de repérer le mince sentier qui longe le stade, personne ne l’entretient plus. Peut-être que le passage des randonneurs gêne les riverains… Nous longeons les clôtures des habitations et poursuivons notre progression. Nous approchons de l’ancienne coulée de lave qui a recouvert Piton Saint Leu  en 1977. Le terrain devient plus dur mais il est balisé par des marques blanches. Nous croisons  des promeneurs remontant vers le Nord. Il nous faut descendre une paroi instable pour atteindre l’océan. Les vagues font un bruit terrible en se fracassant contre les coulées de lave. La végétation a repris ses droits : des fougères et des graminées ont colonisé le sol, ça et là poussent des filaos .

 Là, un chemin bordé de petites roches  remonte vers Piton Ste Rose. Nos chaussures crissent sur les gravillons. Les randonneurs font une dernière pause. Tous sont là !

                                                                                                                        Photo André C.
Trois heures de marche depuis le repas ! Plus de 4 heures le matin ! Plus de 7 heures de randonnée au total …

 

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 14:03

1ère étape : De Sainte Anne à Sainte Rose.

Avec Les Jolis Pas, nous sommes partis en bus à 6 heures pour  Ste Anne. Ciel bleu et vue panoramique dégagée sur la Plaine des Palmistes. Tous ont pris le petit déjeuner préparé par l’association, au lieu dit « Bassin bleu », qui correspond à la Source du Petit Saint Pierre. Là, Ti Yab, le président nous a expliqué l’itinéraire et la bande de 36 randonneurs s’est mise en marche.   

  

Nous avons longé le bassin où se baignait déjà quelqu’un, et un chemin agréable bordé au départ de palmiers royaux nous a conduits le long de jolies petites cases, puis le chemin s’est dégradé pour longer une parcelle plantée d’ananas et de maïs. Devant nous la mer, et là plus  de chemin, mais des galets. Nous grimpons un petit dénivelé et nous atteignons un chemin goudronné.


A notre droite les montagnes, des litchis aux fruits déjà rouges, le Nez Cassé.  Bientôt, nous  devons nous  regrouper pour traverser une propriété privée – un grand domaine arboré aux grandes allées où ont lieu des mariages... - 





Nous revoilà à quelques dizaines de mètres de l‘océan et il faut continuer sur des galets, traverser la Ravine des Orangers, -qui est à sec-  en essayant de nous repérer aux cairns (monticules de pierres) balisant le chemin. Nous progressons dans le sable noir qui vole et avançons sur des galets inégaux. Une randonneuse – qui faisait sa première marche avec les Jolis Pas - chute et il faut la soigner.



Puis nous nous enfonçons dans un étroit sentier, un tunnel de verdure où la mouche bleue s’en donne à cœur joie sur la vigne marronne, où des papillons orange volètent. Un des randonneurs s'est arrêté près d'une liane de vanille pour expliquer la pollinisation de la fleur.
 

Nous repartons, traversons à gué la Rivière de l’Est, large de 750 mètres, Nous voyons  maintenant au loin la Pointe de Bonne Espérance et progressons toujours sur des galets ! Dans ce désert de pierres, Jolaine me fait remarquer la présence d’une noix de coco qui germe, plus loin la végétation reprend ses droits et on voit des couvre-sols colorés.

Encore des galets puis la montée assez raide vers Ste Rose au milieu d’une propriété arborée pleine de litchis, lataniers, héliconias, bananiers… Après un bout de chemin sur la RN, nous descendons  vers la Marine de Ste Rose, où commençait le Sentier des Pêcheurs.





Quelque quatre heures d'une marche fastidieuse en raison des numéros d’équilibristes qu’il fallait faire pour retomber sur ses pieds. Le spectacle en valait  la chandelle : côte sauvage, vagues bleues écumantes se jetant contre la roche volcanique ou les galets, champs et montagne verdoyante au loin, quelques petits sentiers ombragés bien agréables et des dénivelés peu éprouvants, cadre paradisiaque dans la montée vers Ste Rose… Dans la  deuxième partie du parcours, on ferait l’économie des galets ( à suivre
)

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 16:32

 

Belle balade dominicale ce 1er novembre dans la Ravine Saint Gilles. Nous sommes partis à la découverte de deux bassins : celui des Aigrettes et celui des Cormorans.

Nous avons laissé la voiture un kilomètre en amont du Théâtre de Plein Air, sur le parking d’un snack et avons comme tous les touristes stationnés dans le secteur ( il y avait bien une douzaine de véhicules), pris la direction de la ravine. Deux panneaux mettent en garde : l'un interdit la descente vers la ravine, l'autre interdit la baignade dans les bassins en raison d'éboulements de roches. Nous avons bravé la première interdiction.

Sommes passés entre deux grillages défoncés et sommes descendus vers  la ravine, guidés par le chuintement de la cascade. Des sentiers dévalent la colline où pousse une végétation assoiffée ; on voit qu’il n’a pas beaucoup plu depuis des mois.



On aperçoit bientôt un oratoire rouge. Décidément St Expédit nous suit partout ! Bientôt on voit couler l’eau limpide d’un canal bétonné. A l'embranchement, nous décidons de prendre à gauche.

Nous remontons donc ce cours d’eau dans un tunnel de végétation plus verdoyante. Promenade agréable, sur le muret large (de quelque 40 centimètres), qui borde le canal

                      

                                

Encore une grille pour arrêter la progression des curieux, mais personne ne s’y arrête. Au fond on distingue déjà la cascade qui tombe dans le Bassin des Aigrettes. A droite, en contrebas on un bassin bleu couvert de lentisques, dans un écrin de verdure. Des tisserins  jaunes s’accrochent à leurs nids pour nourrir leur progéniture.

Il faut rivaliser d’adresse pour  se croiser : le passage est très étroit : soit on s’arme de patience pour laisser passer les partants, soit on prend un bain de pied obligé dans le canal.

                       Des promeneurs se baignent dans le bassin vert où se jettent plusieurs cascades. Le chemin étroit débouche sur quelques rochers éparpillés où on s’installe tant bien que mal pour photographier ou se mettre en maillot de bain.

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 21:21

 
Nous sommes partis de bonne heure pour rejoindre le point de départ de notre randonnée. Après le Port nous avons pris la direction de La Rivière des Galets, sommes remontés vers le village de Dos d’âne, puis au bout de la route forestière nous avons laissé nos deux véhicules au parking. Sur les sommets s’accumulaient déjà des nuages. Mais bientôt ils ont fait place à un superbe ciel bleu.

 

Nous avons grimpé un dénivelé très raide pour aboutir à un chemin étroit bordé de végétation mais aussi de deux ravins impressionnants de  part et d’autre. Nous étions sur une crête, et pouvions admirer sur notre gauche la ville du Port, les localités traversées situées le long de la rivière, et l’océan.

 En Bientôt sur l'arête dominant le Port et le cirque de Mafate

A main droite nous avions le Cirque de Mafate, un panorama inénarrable ! Sur notre parcours le chant des oiseaux, et même un petit tangue égaré.

 

Une des vues du cirque de Mafate

Arrivés au bout de cette crête, nous avions à quelques pas devant nous la Roche de Verre Bouteille et là les choses ont commencé à se corser ; il fallait descendre plusieurs échelles, d’ailleurs très confortables, mais qui n’étaient pas rassurantes pour tous les membres de notre expédition, qui craignaient le vide ! 

 
Les échelles à reculons ...


Puis nous avons longé le rempart sur plusieurs kilomètres, une descente moins raide que la montée, sur un chemin étroit, non mouillé, et non sécurisé côté ravin, mais nous avions l’habitude désormais  et marchions d’un pas plus alerte …et le paysage était un régal ! Combien de photos superbes nous avons faites ! Nous nous sommes arrêtés au point de vue qui donnait sur le lit de la Rivière des Galets, au pied du cirque de Mafate dont nous distinguions des sommets dont le Grand Bénare, les Trois Salazes. Un quart d’heure plus tard nous étions de retour au parking. Une marche de difficulté moyenne, d’une durée annoncée de 2 heures, distance de 13 kilomètres  que nous avons couverte en deux heures quarante cinq, en ménageant des moments de pause propices à la contemplation de ces merveilles de la nature, et à la récupération pour les plus éprouvés. Une balade inoubliable !

Participants :
Benoît, Annette, KLEIN
Viviane, Jean Claude WALTER
Annie, Christian MERCIER
François, Jacqueline DALLEM

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