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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 18:55

 

... Une randonnée dans le Nord de l’île.
1ère partie...

Ce matin, vers 6h, nous sommes partis en bus avec l’Association « Les Jolis Pas ». Une  vingtaine de randonneurs avaient rendez-vous devant le lycée Roland Garros au Tampon. Nous avons récupéré un couple à Saint Pierre puis emprunté la route des Tamarins, pour la quitter à La Possession. Une route en lacets nous a conduits à 450 m d’altitude vers la Montagne, nous avons traversé la Petite Chaloupe, Bois Rouge et sommes descendus de notre car à Saint Bernard, au niveau d’une croix blanche. Là, tout le groupe a pris un solide petit déjeuner, préparé par l'équipe d'Elisabeth Golfier, puis nous avons amorcé la descente à pied  pour rejoindre Le Chemin des Anglais. Une balade de 13 kilomètres de plus de 5 heures, avec des dénivelés et un groupe de marcheurs  très sympathiques.

 
Le Chemin des Anglais

Ce chemin a été créé en 1730, pour relier la Possession à Saint Denis, il a été pavé en 1775 à l’initiative du gouverneur Crémont. Sur le parcours Crémont, on passe effectivement sur de grosses roches noires et des galets de dimension inégale selon les secteurs. La promenade est agréable. Nous quittons Saint Bernard par une route goudronnée, à notre droite remarquons un canon. En fait le nom « Chemin des Anglais «  rappelle une grande bataille de l’île, le débarquement des Anglais  à la Grande Chaloupe en 1810 et leur marche vers Saint Denis où ils ont attaqué la Redoute et pris possession de l’île.



Bientôt nous délaissons le macadam pour un sentier escarpé et bien ombragé. Nous nous arrêtons devant un buisson envahi par des « roses de bois » roses brunes qui ont l’air sèches. Hélène coupe un morceau de cette liane, pour emporter les fleurs (très décoratives sur une table à Noël).


 Puis nous remontons un peu  et apercevons à notre droite la Ravine Jacques, puis c’est la descente sur de gros pavés noirs vers l’Océan.


Nous tombons sur une vue splendide de la côte rocheuse du littoral. La vue depuis la falaise est superbe, on voit jusqu’au Port ;  et aujourd’hui, aucune voiture ne circule sur la 4 voies, en raison de travaux de consolidation de la falaise, que les pluies fragilisent… Un silence parfois interrompu par le ballet des hélicoptères qui travaillent à cette "purge".



La descente se poursuit sur un chemin pavé en très bon état au milieu des tamarins . Là,  Alix, pendant tout le parcours, nous fait découvrir des richesses insoupçonnées de la nature réunionnaise...

Episode suivant demain !

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 15:09

 Nous avons relevé le défi ce dimanche  30 août, et sommes partis à l’assaut du Piton de la Fournaise, pour observer de plus près le cratère Borie.

Il faisait frais à 9h45 : 10 °, un vent frais soufflait de l’Est, nous avions bien fait d’apporter nos polaires.


Vers la Chapelle Rosemont
Nous  avons descendu allègrement le dénivelé de 150 mètres depuis le Pas de Bellecombe (2350 m) pour atteindre le Formica Léo situé à 2200 m d'altitude, dans l’espoir de ne pousser que vers la Chapelle Rosemont : une grosse bulle de lave figée dans la lave , au pied du volcan (à 2250 m d’altitude. Au bout d’une heure de marche sur les laves cordées, nous sommes arrivés à destination.Au fond, le Piton de la Fournaise

La promenade était agréable, mais elle doit être éprouvante par les grosses chaleurs, du fait de l’absence de végétation. Quelques plantes poussent çà et là, mais d’ombre, aucune trace ! La bouteille d’eau n’est pas un luxe.

 
                                                                                La Chapelle de Rosemont

Déjà à la porte de l’enclos un avis de l’ONF mettait en garde sur les éboulements récents ayant eu lieu au cratère et déconseillait la montée au volcan, proposant deux autres circuits, celui du Kapor et du Puy.
Arrivés à la chapelle, nous avons trouvé un rappel de l’ONF signalant que le sentier vers le Cratère Borie était fermé. Or de nombreux groupes outrepassaient l’interdiction. Nous avons décidé de casser une graine à la barrière.

Mais bientôt,  nous nous sommes ravisés et avons entamé la montée, encouragés par des couples de randonneurs qui expliquaient que les marques blanches étaient effacées sur le début du parcours, mais qu’elles avaient été laissées sur la fin., et qu’en une heure le dénivelé pouvait  être franchi, le spectacle en valant la chandelle car le ciel était bien dégagé. Ceux qui redescendaient nous mettaient l’eau à la bouche. La montée est assez sportive, les formes dessinées par la lave pétrifiées excitent notre imagination, l’appareil numérique ne se repose pas, nous non plus d’ailleurs.


   
Vue en plongée, au fond, derrière nous l'enclos et la chapelle     Contre - plongée : vers les sommets

La vue sur l’enclos  Fouquet et ses petits cratères était un régal. Et un silence… à vous couper le souffle !

 Sur la fin, nous passons dans des scories jaunâtres, longeons une station de surveillance du volcan. Le ciel est toujours dégagé or les nuages peuvent monter très vite…

Nous avons mis  une heure trente pour atteindre le bord du cratère où un autre panneau mettait en garde contre les risques d’éboulement - 80 chutes de pierres avaient eu lieu depuis mai 2009 - . Nous nous sommes donc tenus à une distance raisonnable de cet impressionnant cratère, pour en photographier les parois et les fumerolles. 2632 mètres !

                   Impressionnant ... restons à bonne distance cependant !

Il est treize heures quand nous entamons la descente par le même chemin. Deux heures pour rejoindre le point de départ. Cheville et genou douloureux pour François.
Passage obligé le long du Formica Léo et montée des 500 marches de l'escalier de l'enclos. Nous sommes de retour au parking  de Bellecombe vers 15  heures, et il nous faut encore rouler une heure avant d’être au Tampon.

Le soir – même, nous sommes surpris de ne pas avoir de courbatures après tous ces dénivelés, surpris aussi d’avoir de sacrés coups de soleil –alors que le soleil était plutôt timide-  François est rouge comme une pivoine et même son cuir chevelu picote !

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 15:03

 

                                         Vue du Piton depuis Bois-Court


Ce piton domine la commune du Tampon, il culmine à 1372 m. On le voit de loin car il est équipé d’une antenne – relais.

Ce matin, nous avons pris la route de la Plaine des Cafres, avons bifurqué à Bois-Court pour redescendre vers le piton, comme le suggérait l’ONF dans le site suivant :

http://www.reunion-nature.com/Guide-des-randonnees-faciles.html



Nous avons laissé la voiture au panneau « Sentier Marmailles » pensant déboucher sur un chemin de terre, comme le précisait le site internet, et nous avons eu la surprise de faire toute notre promenade sur une route forestière étroite mais goudronnée.
 
Dans notre dos le Dimitile, à notre droite des mimosas, à gauche des champs de géraniums

                                                                               Plantations de géraniums

 La balade était effectivement très agréable, c’était une montée bordée de mimosas odorants, avec  à main droite vue sur  le littoral, au fond St Pierre et St Louis. Derrière nous les montagnes avec le Dimitile et le  Bras de la Plaine, à gauche des champs très fertiles plantés de géraniums. Le géranium distillé a très longtemps fait la richesse de cette région.


Au loin à droite St Louis, à gauche St Pierre

Plus  haut, vue sur les plantations maraîchères et les exploitations agricoles de la Plaine des Cafres. A notre droite un sentier de terre plonge on ne sait où, mais nous continuerons sur la route au milieu des marguerites folles, du galabert et des tapis de fleurs banches  pour atteindre le kiosque au pied de l’antenne.

De là, sur la droite, un sentier dévale dans une forêt de cryptomérias vers un belvédère d’où on a une vue sur la côte Sud, mais ce panorama nous impressionne moins que ceeux que nous avons vus dans la montée,  et nous continuons ce sentier sur la droite. Quelques eucalyptus sur  notre gauche et une vue plongeante vers des fermes isolées. Cet étroit sentier ombragé  remonte vers notre route forestière. Il "farine" - on dirait chez nous "ça bruine"… mais bientôt le soleil revient et dans la descente nous apercevons d’énormes sauterelles (qui mesurent environ 10 cm), croisons un monsieur coiffé d’un chapeau et endimanché qui fait le tour de son champ de géraniums, remarquons sur notre gauche des biquettes. Sommes toujours aussi subjugués par le panorama.

Ceux qui font ce chemin en voiture n’ont certainement pas les mêmes impressions que  ceux qui font cette promenade à pied : au total 1h30 de marche, sans forcer, avec des arrêts pour observer les lieux avec les jumelles et photographier les merveilles de cette nature encore préservée.

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 17:14

 Pour profiter du soleil avant la rentrée, nous avons décidé de faire une « petite balade » vers le Trou de Fer.  Trois heures annoncées, dans un guide de randonnées faciles, pour un dénivelé positif de 300 mètres, mais nous avons bien marché pendant 4 heures … Il faut avouer que les temps de randonnées sont toujours sous-évaluées dans les guides touristiques de l’île : nous en avons fait l’expérience à maintes reprises.

Après avoir laissé la voiture à 400 m du gîte de Bélouve, dans la forêt primaire, nous avons emprunté des sentiers forestiers. Nous étions à la limite du cirque de Salazie, le point de vue sur Hell-Bourg était noyé dans le brouillard. Des randonneurs voulaient nous dissuader d’entreprendre la marche, prétextant qu’on n’y verrait pas grand-chose parce qu’il bruinait et que la veille il avait plu, ce qui rendait les sentiers impraticables. Malgré la brume et la fine pluie, nous avons entamé la promenade au milieu des fougères arborescentes, des tamarins, des goyaviers, dans un paysage féérique.


 
Au lieu d’opter pour la piste, très confortable et droite, nous avons bifurqué vers le sentier – mauvais choix ! - C’était assez physique car le sentier inégal était effectivement boueux, on s’enfonçait parfois de 10 cm dans la fange et nous avons dérapé plus d’une fois sur les troncs et rondins glissants. La boucle du sentier du Trou de Fer était longue  (deux heures de slalom entre pierres et racines) et jalonnée de jurons franciscains. Nous avons rencontré deux cailles, essayé de photographier les tec-tecs, tersiphones et merles de la Réunion, espèces endémiques protégées.
   
Au bout du parcours, un petit belvédère avec une vue plongeante sur la Cascade de 600 mètres du Trou de Fer, vue très dégagée ! Il était 11h45 !




 Sur le chemin du retour, par la piste cette fois, nous avons eu bien chaud, dans deux 

clairières nous avons vu s’envoler des papangues, oiseaux de proie de l’île.

Le sentier
 étroit menant au gîte de Bélouve était encore humide et dangereux. Au gîte, où nous comptions casser une graine, nous devions changer de plan car les propriétaires ne servaient que les repas réservés. Il nous a donc fallu reprendre la voiture et revenir vers la Plaine des Cafres, où nous avons mangé vers 13h30 carry à l’espadon et shop-sue arrosés de dodo dans un snack, en redescendant vers le Tampon.


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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 17:51

Sommes partis ce matin à deux voitures. Les jeunes (Guillaume, Marion, Chloé et Dimitri) sont partis du Bras de Pontho, et nous (François, Paul et moi) avons pris le départ de l’Entre – Deux. Comme d’habitude, nous avons croisé des athlètes de tous âges qui se préparaient pour la « Diagonale des Fous ». Nous avons même vu trois VTTtistes déjantés qui ont osé la descente et la remontée : l’un est tombé avec son vélo, l’autre a crevé et le troisième a failli dévaler la falaise en faisant un écart. Les promeneurs habitués au parcours étaient surpris par l’attitude irréfléchie de ces gaillards.

                                             La remontée de la Rivière vers l'Arche

Et après le passage du Pont de la Liane,  nous nous sommes tous retrouvés dans le lit de la rivière au niveau de la Cascade.  Ensuite, les plus hardis de notre petit groupe, Paul  et Guillaume en tête, ont traversé la rivière à gué à plusieurs endroits pour remonter vers l’Arche Naturelle. Les galets étaient inégaux, et glissants, l’eau était froide. Avec des chaussures appropriées, la marche aurait été plus aisée.

  
Dimitri cherche le passage le plus facile                                          Marion et Chloé, au niveau des orgues basaltiques

Au compteur pour Marion et moi 3,9 km, 6852 pas et 250 calories perdues, davantage pour les autres qui ont passé 40 minutes de plus dans le lit de la rivière, à crapahuter sur les cailloux. Une belle balade au final !

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 14:45

Ce matin, nous avons traversé St Joseph puis avons bifurqué après le Baril, en direction de la montagne en passant par un chemin en lacets, étroit, au revêtement inégal plein de nids de poules, pour atteindre la Réserve Naturelle et faire une petite randonnée : boucle rouge-bleu.

Avant de chausser nos godillots, et de nous élancer sur le sentier rouge, avons mis de l’anti-moustique. Vaut mieux prévoir ! Là dans un kiosque une famille était déjà installée avec le pique-nique et une gamine de 9 mois se déplaçait sur la route en youpala, tenue en laisse par un gentil gramoun.

Nous avons  fait une boucle d’une heure environ à travers une forêt aux arbres endémiques, signalés par des pancartes : le corce blanc, le bois de papaye, le tan, le bois de pomme rouge, le bois de cabri rouge, le bois de fer, le natte, le palmiste cochon…

 Les racines se frayent des passages entre les roches volcaniques noires, rendues glissantes par les pluies de la nuit, tapis de fougères éclairées par le soleil dans ce sous-bois sombre , dentelles de mousses vertes. Certains troncs ont des formes biscornues, fantastiques...Chants d’oiseaux. Deux tersiphones se chamaillent. Il fait déjà 27° et il n’est que 9h30 .

En redescendant avec la voiture entre les champs de canne, nous suivons des yeux le déplacement de petites cailles cachées dans les cannes, d’un papangue survolant l’étendue et d’un magnifique papillon qui refuse de (se) poser…

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 21:11

A la faveur d’un temps radieux, sans nuage, nous avons fait une excursion très matinale au volcan. Une heure de route pour arriver ver 7h45 au Pas de Bellecombe, après avoir longé la Rivière des Remparts et traversé la Plaine des Sables. L’enclos du volcan était ouvert… alors pendant que François et mamy prenaient le chemin du volcan qui longe la falaise, j’ai osé l’aller-retour au « Formica Léo », petit cratère situé 534 marches plus bas. Descente aisée, mais très escarpée – environ 15 minutes – retour plus dur : une ascension de 30 minutes.
Le « Formica Léo » est un cône strombolien formé en 1753 et qui culmine à une hauteur de 2218 m.

Au premier plan le Formica Léo, au fond le Piton de la Fournaise

J’étais étonnée d’être aussi rapidement arrivée. Pour atteindre le Formica Léo , j’ai respecté le balisage blanc phosphorescent et j’étais en moins de deux, au  cratère de granulés rouges sur lequel je me suis promenée.

Sur un panneau de l’ONF on pouvait lire que l’accès au sommet de Piton de la Fournaise était interdit par arrêté préfectoral en raison des effondrements en cours  du cratère Dolomieu.

Après avoir fait maintes photos je suis revenue sur mes pas, le soleil commençait à chauffer !

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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 17:14

Nous avons participé le 11 novembre à une randonnée organisée par Mireille, une collègue des Trois Mares. La douzaine de participants s'est retrouvée au parking du Maido où la cheftaine attendait déjà, elle avait emmené une voiture en fin de parcours. Sommes descendus par de grosses dalles de lave, en longeant le rempart (falaise) depuis lequel nous aurions du avoir une superbe vue sur Mafate, mais les trouées étaient rares à cause des nuages qui masquaient les ilets (villages).



N'empêche que la rando était très intéressante. Sommes passés par des paysages de lande bretonne, de forêts de tamarins et de cryptomérias. L'un des marcheurs, Edmond Grangaud, professeur retraité de biologie, a rendu la balade attrayante et instructive par des explications intéressantes sur la végétation.Je prévois de rédiger prochainement un article consacré à cet homme qui est une encyclopédie vivante.





L'ambiance était conviviale : Marie Françoise avait préparé un gâteau au chocolat, sa fille avait pensé à l'apéro, Corinne aux carambars... Les pauses étaient des moments privilégiés : arrêt près d'un point de vue, pause à une intersection de chemins en forêt, détente près d'une hutte à l'îlet Alcide...



Au total plus de cinq heures de marche, un temps agréable, des participants charmants : bon esprit et bonne humeur étaient au rendez-vous.
Le dénivelé était assez important (900 m !)
Genouillères et bâtons de marche n'étaient pas inutiles pour certains.


ci-contre une hutte de l'ilet Alcide.

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