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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 19:35

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Passer une nuit au gîte revient à 35 euros par personne (petit déjeuner et repas du soir compris)  Le gendre et la fille de notre hôtesse sont venus lui prêter main-forte : une vingtaine de randonneurs à nourrir, ce n’est pas une mince affaire !

 

 Un accueil très professionnel : on attend tous les marcheurs pour leur proposer un café ou une tisane. Nous nous installons dans les dortoirs qui contiennent 6 lits solides superposés. De beaux draps de couleur, des coussins et des couettes colorées. Deux WC et deux salles d’eau, de l’eau chaude.

 

 

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                                        un dortoir

 

La propriétaire a fait installer des panneaux solaires pour produire l’électricité. « A cette époque les draps sèchent moins vite qu’en été » me confie-t-elle.

 

 Devant le gîte se trouve une belle tonnelle de vigne sous laquelle nous avons pris l’apéritif. De jolies plantes poussent auteur des bâtiments en tôle : des sabots de Vénus, des poinsettias rose et rouge...

 

gb50                                     le sabot de Vénus
Vers 19 heures on nous invite à nous rendre dans la grande salle à manger, et nous nous attablons. On nous sert du rhum arrangé à la bibasse (le fruit avec le « grain ») C’est là que j’ai appris qu’il n’existait pas de noyaux, ni de pépins,  à la Réunion, seulement des « grains » !

 

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                                             La randonnée, ça creuse !

 

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 En entrée nous avons droit à un succulent gratin de chouchous, et comme plat principal un carry – volaille, préparé au feu de bois accompagné d’un rougail – avocat..

 

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                                                carry-volaille et rougail avocat, riz et grain.

 

Le dessert est un bon gâteau- maison parfumé à l’anisette, également cuit au feu de bois ! Un repas excellent, servi avec gentillesse. L’équipe de Jolis Pas met de l’ambiance : on entonne des airs populaires et Ti Kafrine chante des textes de Piaf, qui laissent les hôtes pantois !

Nous nous couchons vers 9h30 et le réveil est matinal. Il est 7 heures quand tous prennent le petit déjeuner : confiture -  maison, biscottes (forcément, il n’y a plus de boulanger au pays ! ) Ti Yab qui a bien mesuré le niveau de l'eau de la rivière, se montre rassurant. Le groupe est prêt à descendre par le Bras de la Plaine, pour rejoindre le Bras de Pontho. François et moi, remonterons vers Bois-Court. Marcher sur des galets glissants ne me tente pas...

 

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 19:05

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Après le déjeuner, nous repartons sur la rive gauche de ce Bras de Sainte Suzanne. Nous avons toute l’après-midi devant nous et en profitons pour admirer les vergers : les habitants des lieux ont planté là des tomates- cerises, des pamplemoussiers, des kakis, des néfliers, des goyaviers (qui donnent des goyaves-pommes) …

 

 

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Betty qui autrefois passait ses vacances à Grand Bassin chez son arrière – grand-mère, connaît les habitants de ce hameau. Elle se souvient encore avec mélancolie  des heureux moments passés ici, à une époque où il y avait encore une école, des enfants. Depuis la fermeture de l’école, en 1995 peu de gens sont restés au pays. Ils vivent à Bois-Court, mais descendent le week-end ou pendant les congés scolaires : ils vivent de leur maison transformée en gîtes pour la plupart.

 

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Nous faisons une première halte au gîte des Orchidées et la propriétaire nous laisse gentiment découvrir les lieux : c’est une copine de Betty et la sœur de notre hôtesse. Nous sommes agréablement surpris par l’état des abords de la maison, aménagés avec bon goût. Pas de mauvaises herbes, un lieu où il doit faire bon séjourner.

 

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Nous poursuivons notre chemin, qui est bordé de grandes plantes à inflorescences blanches, qu’on appelle ici « fleurs communion » parce qu’elles fleurissent à l’époque des communions ; elles sentent bon et ressemblent à des marguerites. Puis nous passons devant une petite église en tôle, certainement assez grande pour contenir la population d’ici-bas.

 

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De hauts murets de grosses pierres sèches bordent les chemins où ne circule aucun vélo, ni aucune voiture. Seul l’hélicoptère descend dans ce bassin, et se pose dans un grand pré situé au bord de la rivière,  pour apporter le ravitaillement, les matériaux et emmener les blessés et les malades.

Des panneaux indiquent les directions des gîtes, et de la Cascade.

 

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Gîte du Paille au queue où nous avons dormi

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 19:10

Randonnée avec les Jolis Pas (suite)

 

gb10Et nous voilà en train d’amorcer la descente : un dénivelé impressionnant de 1000 mètres. Nous croisons deux paires de raideurs qui s’inquiètent de nous voir sur ce sentier. Je leur pose la même question : « Et vous ? Pourquoi y êtes-vous ? » Ils nous expliquent que le parcours en montée s’avère bien moins périlleux qu’en descente. Il y aurait des passages dangereux sur la roche glissante, il faudrait se tenir aux racines des arbres… Eux-mêmes ont dû crapahuter en ayant recours aux branches set aux racines. Nous décidons par conséquent de nous regrouper et d’y aller gb12doucement. Jean – Marie et François veillent au grain. Ils attachent la corde à un tronc solide et pendant que l’un reste en amont, l’autre assure en contrebas. Tous les randonneurs franchissent les éboulis glissants, rassurés, mais sans précipitation. Encore quelques échelles très confortables et la promenade est plus aisée.

 

 

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Heureusement que tous avaient pensé à s’équiper de bâtons de marche : pouvoir s’appuyer sur ces accessoires en descente n’est pas un luxe, cela évite les chocs sur les articulations. N’empêche que tous étaient ravis d’arriver. Il est déjà midi et nous ne sommes toujours pas à notre aire de pique-nique. Nous nous arrêtons pour grappiller des goyaviers.

 

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Sylviane me conseille de choisir les plus noirs : « Les plus sombres sont les plus mûrs ! » Effectivement, les goyaviers noirs sont bien moins acides que les rouges. Il paraît qu’il existe aussi des goyaviers à chair blanche.

Odile et Chantal racontent que leur maman et leur grand-mère faisaient du vinaigre de goyavier autrefois mais qu’elles n’ont pas pensé leur demander comment on le préparait. Or, toutes savent confectionner des gelées et confitures de ces fruits.

 

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Le chemin s’élargit, la lumière est plus intense. Nous commençons à être fatigués et à ressentir la faim. Les premiers nous attendent à une croisée de sentiers et nous décidons d’aller pique-niquer au bord de la rivière.

 

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Nous traversons un lieu planté de bananiers, et d’autres pieds. Un système d’irrigation a été aménagé là. Le chemin est bordé de framboisiers sauvages. Après la passerelle, nous choisissons un endroit ombragé sur les rochers pour casser la croûte. L’endroit est paradisiaque, une eau claire et bouillonnante coule entre les gros blocs de pierre. Un « oiseau-la Vierge » saute de branche en branche. Ferdi photographie la végétation qui pousse dans la pierre : mousses et goyaviers réussissent l’exploit de s’enraciner dans ces roches.

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 14:27

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Nous avons randonné avec nos amis des Jolis Pas ce week-end.

 

Le bus nous a déposés samedi matin au parking de la Plaine des Cafres. Et nous avons chaussé nos godasses de marche pour un "petit" parcours de 7,7 km qui devait nous amener dans le Bras de Sainte Suzanne en environ 3 heures. Mais il nous faudra bien 4h45 pour couvrir cette distance.

 

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La journée est ensoleillée, les flaques des dernières pluies tombées deux jours plus tôt n'ont pas encore eu le temps de sécher.

Il faudra user de prudence ! Mais une équipe était déjà partie en reconnaissance dans la semaine et nous a assuré de la faisabilité de la rando.

Pour cette journée, Jean-Marie ouvre la marche, José la ferme (la marche !)

 

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 Les pâturages de la Plaine et au loin Le Piton des Neiges

 

 Le paysage est fabuleux, on se croirait dans le Jura : l'herbe est d'un vert tendre, des vaches rousses paissent au loin, nous cheminons au pied du Piton des Neiges, vers le Nord, par un petit sentier de terre. Quelques arbres ont des couleurs automnales.

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 Parfois, il nous faut grimper un escalier pour traverser les propriétés. Il fait bon, le soleil commence déjà à chauffer.

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Franchissement des clôtures : André "en l'air"

 

 Les ajoncs fleurissent,les arums aussi, alors que ce n'est pas encore la saison ! Bientôt nous arrivons à une croisée de chemins, et nous prenons la direction de "Piton Bleu", le sentier s'engouffre dans un sous-bois. Nous marchons à l'ombre entre les branles, les fougères arborescentes. Le sentier est très boueux par endroits et il faut se méfier des pierres glissantes. Parfois il faut monter une pente douce, parfois on descend.

 

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   Branles, fanjans...                               Matthias, Thomas et Joëlle pataugeant dans la gadoue

Nous flânons au milieu de cette végétation dense composée de bois endémiques, de pieds couverts de barbe de St Antoine, quand nous arrivons à proximité du "rempart" (de la falaise) qu'il va falloir descendre. De cet endroit nous avons des points de vue grandioses sur le Dimitile,gb8b

 

Il nous  faut encore descendre des échelles avant d'arriver au rempart et de voir le lit de la Rivière dans lequel nous devons descendre. Un dénivelé impressionnant et éprouvant nous guette, mais l'équipe est prudente et on s'attend.

gb8cLe plus difficile reste à faire !

 

 

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 17:07

Ce deuxième jour à Mayotte, nous le mettons à profit pour faire le tour du cratère situé au Nord de Petite Terre.

Nous nous levons tôt pour ne pas subir les grosses chaleurs. Nous voilà en route pour une randonnée d’une heure. Nous hélons un taxi qui emprunte la route des Badamiers et nous dépose au parking situé au départ de la rando.

 

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                    vue aérienne (dépliant touristique)

 

Le Dziani Dzaha (lac Dzaha) est géré par le Conservatoire du Littoral. Les eaux sulfureuses du cratère ne sont pas propices à la baignade, mais la promenade sur le chemin qui en fait le tour vaut le coup. Compte –tenu de l’exposition, nous avons bien fait de le parcourir au lever du soleil. En journée, les promeneurs doivent souffrir. Prévoir chapeau de soleil,deux itres d'eau et de la crème solaire et...le produit anti-moustique

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Nous remontons un chemin de terre bien raviné et croisons une femme chargée de bidons et une gamine guidant une brouette.

Toutes deux nous expliquent qu'elles habitent dans une ferme non loin d'ici et qu'elles descendent cette côte abrupte pour aller chercher de l’eau.

 

Après une escalade sportive, nous nous arrêtons au faré (kiosque).Devant nous, le Lac aux eaux miroitantes, nous devinons l'océan derrière la végétation. Nous décidons de 24bcontourner le cratère par la gauche.

Nous dominons l’île, nous voyons au loin  la jetée qui mène à la barge de Dzaoudzi, et au-de là de la passe la ville de Mamoudzou, la cité la plus importante de Grande Terre.

  Le chemin est bien tracé, parfois il faut se frayer un passage dans les herbes hautes, quelquefois on est tout au bord de la falaise mais la végétation est rassurante. Nous croisons deux jeunes gens armés de sabres qui vont certainement s’occuper de l’entretien du sentier.

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le départ du sentier

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vue sur Grande Terre

 

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Entre océan et lac

 

 Nous nous arrêtons de nombreuses fois pour apprécier les vues plongeantes sur cette étendue d'abord argentée puis émeraude.

 

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Des lianes colorées s’agrippent aux arbres, des oiseaux chantent, c’est aussi le royaume des libellules rouges et des papillons. Nous nous arrêtons pour photographier les couleurs changeantes du lac, des oiseaux endémiques et des fleurs non encore identifiées

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la moucherolle

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Nous rencontrons un gendarme en train de faire son footing matinal. Nous lui  demandons la nature des plantations que nous apercevons de temps à autre : c’est bien du manioc !        Mais nos haltes s’écourtent à cause de la présence de moustiques. Nous marchons sur une crête étroite qui sépare l’océan du lac, parfois on distingue des tortues qui nagent en surface ; ça et là des plantes aux tiges droites et aux feuilles lancéolées, sûrement une plantation…

 

Nous arrivons bientôt au point de départ, un pâtre coiffé du bonnet musulman passe sur 30le chemin avec ses vaches et nous salue. Il fait déjà bien chaud !

Nous revenons au gîte, toujours à pied  et croisons des enfants en route pourl'école :il est huit heures du matin.

Nous préparons nos valises sans prendre de petit déjeuner et hélons un taxi qui nous emmène à la barge.

 

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 10:45

2e partie

De la bergerie au point de vue de Cap Bouteille
 

cap bouteille 12    Nous partons de la bergerie effondrée dont il ne reste que deux  murs (pas de toit !) puis remontons dans une zone de rochers assez délicate parce que les pierres sont glissantes. Montée assez raide. Puis on continue à avancer dans cette zone fantasmagorique où les lichens blancs tombent des  branches comme des voiles. A notre gauche un gros bloc fendu dans lequel pousse un arbre. 

 

 

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          le rocher fendu                                      un fleur "zano"

Michèle détache  une belle fleur rouge d’une liane qu’i s’est fixée à l’arbuste. Elle m’explique qu’on appelle cette fleur « Fleur z’anneau » à la Réunion, vraisemblablement  parce qu’elle rappelle des boucles d’oreilles, peut-être pour une autre raison qui nous échappe encore.

C’est au niveau de ce rocher que nos groupes se scindent : les plus courageux bifurquent vers la gauche pour se diriger vers les Trois Salazes et entamer une montée supplémentaire.

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                ça monte                                               ça descend

Nous sommes une vingtaine à  poursuivre sur le sentier de Cap Bouteille vers la droite. Une petite montée, puis une descente vers la source. L’endroit est très accueillant, il y coule une eau claire dont profite le cresson.

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A la Source de Cap Bouteille : on peut y remplir les gourdes.

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                 La traversée de la ravine

Nous remontons quelques mètres dans cette ravine entre les gros blocs de pierres pour rejoindre le versant opposé. Puis le groupe chemine dans la forêt pour atteindre enfin le Point de Vue.

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Pique-nique au point de vue (façon de parler)

Mais ce n’est qu’un panorama voilé : les nuages cachent les Ronds du Bras Rouge, les contreforts du Piton des Neiges et le Cirque de Cilaos. C’est là que nous nous installons pour pique-niquer, piquer dans les plats de chacun pour goûter et échanger des recettes personnelles, pendant que Ferdinand revoit les macros (pas les maquereaux) qu’il vient de faire.

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Comme le regard ne porte pas loin, on se regarde  l’un l’autre. Après  cette pause, où il convenait de se couvrir – il faisait frisquet- nous redescendons par le même itinéraire et nous nous retrouvons chez le tisanier à l’îlet des Salazes. Les jeunes partent en avant, les vétérans leur emboîtent le pas… cap bouteille a

                                            Bravo les jeunes !

 

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 15:16

 

(1ère partie)

Cap Bouteille : de la RN 5 à la bergerie en ruines

Ce sentier de randonnée passe au pied des Salazes et mène au plateau de Cap Bouteille et vers un point de vue sur les Ronds du Bras Rouge et  le Cirque de Cilaos. 800 mètres de dénivelé, que nous avons parcourus en 6 heures (3h30 à l’aller – 2h30 pour le retour)

Nous avons échangé le grand car Joseph à Cilaos contre deux mini-bus pour descendre sur la route d’Ilet à Cordes. Le tracé des virages et l’étroitesse de la chaussée de cette RN5 n’auraient jamais permis à un grand véhicule de passer, même les mini-bus ont dû manœuvrer à trois reprises pour pouvoir tourner. Au passage, nous croisons des sportifs en train de s’équiper pour le canyonning. A  4 km de Cilaos, au niveau des kiosques et du panneau de l’ONF indiquant les sentiers de rando,  nous laissons nos chauffeurs, pour entreprendre la grimpette.

 

cap bouteille 2 zipAprès avoir posé pour la photo – souvenir, la cinquantaine de marcheurs démarre à 1253m d’altitude et ne cesse de grimper. Pour les novices, comme Michèle, la montée est rude. Ceux qui ont commencé trop fort sont contraints de modérer leur allure. Finalement chacun monte à son rythme. Il fait déjà chaud et quelques nuages commencent à couvrir le Piton des Neiges.

Pendant l’ascension,  on peut admirer au loin les champs de lentilles d’Ilet à Cordes, les cap bouteille 2acascades, le Bras des Etangs (un torrent), les maisons de Cilaos. Le GR passe dans l’îlet des Salazes (1566 m d’altitude)

Nous avons décidé de laisser cet îlet sur notre droite et de nous y arrêter au retour. De grands arbres, une végétation verdoyante.Une balade agréable.

Parfois on ne peut résister à l‘envie de photographier une fleur jamais vue auparavant.

 

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cap bouteille 5aBientôt on traverse une forêt d’eucalyptus qui sent bon la résine et qui bientôt fait  place à une forêt de bois de couleur : des troncs remarquables, à identifier…

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Tous les marcheurs s’attendent à la jonction du GR qui continue vers Marla et le sentier qui conduit aux Salazes.

 

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Petite halte pendant laquelle Jolaine explique à nos trois jeunes très randonneurs comment étancher la soif avec une liane appelée « oseille » : suffit de mâchouiller la feuille qui a un goût acide. Elle leur explique aussi qu'il ne faut pas manger les fraises, mais qu'on peut trouver des framboises mûres et délicieuses dans ces sous-bois.

L’ascension se poursuit pour tous et on débouche sur un plateau. On traverse un sous-bois humide où la barbe de saint Antoine ( des lichens) a donné au décor un aspect irréel, fantomatique, dans lequel les cinéastes pourraient tourner des scènes fantastiques.

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Ti Yab, le président des Jolis Pas, chargé de deux sacs à dos – pour aider une randonneuse épuisée, il s'était lesté d'un deuxième sac – chemine avec peine puis s’arrête près d'une bergerie en ruines pour nous faire remarquer un abreuvoir abandonné. (à suivre)

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 20:48

Une cinquantaine de marcheurs sont montés ce dimanche en bus vers Cilaos, puis sont descendus vers Ilet à Cordes ( avec deux navettes)  pour entamer une randonnée d'environ 6 heures AR vers les trois Salazes. Soleil et bonne humeur étaient au rendez-vous.

(à suivre)

 

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 Photo avant la randonnée au parking des randonneurs d'Ilet à Cordes

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 13:52

Rando des Jolis Pas (suite)

De Sainte Marie  à Sainte Suzanne : 3 heures

P1140359 zipDe Bois Madame, jolie zone de loisirs de Ste Marie, nous sommes repartis vers le Sud en longeant d’abord quelques jardinets et avons débouché sur l’allée en tartan aménagée le long de la côte, vraisemblablement sur l’ancienne voie ferrée. A main droite une aire où viennent d’être plantés des lataniers, plus loin des cases. Mais ce qui tranche ce sont ces affreux immeubles blancs , des barres qui s’élèvent au sud de  la localité. P1140364 zip

Nous voyons bientôt sur notre droite une chapelle à la façade jaune qui aurait été reconstruite avec les matériaux d’un navire échoué. Le vent venant de la mer rendait la marche plus agréable : depuis notre départ nous devions supporter cette chaleur moite du mois de février, une chaleur lourde qui faisait transpirer. Dans les hauts de Ste Marie,  on entendait gronder l’orage et on voyait se former de gros nuages, mais sur la côte nous n’avons pas essuyé le moindre grain.

Ce chemin devait être l’ancien tracé du chemin de fer. Cette piste stabilisée grâce au ballast, conservée grâce à l’intelligence des élus de cette région, fait le bonheur de cyclistes de tous P1140370 zipâges qui viennent le dimanche en famille se muscler les mollets et profiter des paysages, loin des dangers de la route. Le problème c’est qu’on ne les voit pas dans les tunnels quand ils ne sont pas éclairés. D’ailleurs nous non plus n’avons prévu de lampes frontales !

Dans ce chemin creux, il fait bon randonner : de
grands arbres nous protègent du soleil et parfois il en est un dans la bande qui connaît leurs fruits. Ici par exemple, deux marcheurs se sont mis à secouer un pied pour faire P1140376 ziptomber des caramboles  et les distribuer. Ces fruits pittoresques, d’un jaune vif ont un goût acide, très particulier, mais leur jus  désaltère. Nous passons à plusieurs reprises sous d’anciens ponts en pierre envahis par des fougères et des lianes.

Nous voilà maintenant sur un chemin de terre qui passe entre des champs de cannes. Gérard nous explique que tous ces terrains  appartiennent à deux propriétaires issus de deux grandes familles de l’île.                                                                      Un(e) carambole pour Elissen, une pour...
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              sous les ponts...                                                                dans les champs

Le chemin goudronné traverse des champs de cannes délimités de temps à autres par des bouquets de crotons, ces grandes feuilles bordeaux qui poussent en pots sous les latitudes tempérées et qui prennent ici la taille des arbustes. Laissons sur notre gauche un sentier dont l’entrée est matérialisée par des représentations  tamoules. Encore un petit bout de chemin et nous voilà arrivés au pied du phare.

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Un pont plus loin....                                            au guétali de St Suzanne

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                            Ti Kafrine et Gérard en grande conversation au pied du phare

Là notre groupe se scinde en deux : les uns descendent sur la grève pour remonter les marches en direction du phare, les autres partent vers la mairie.

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Nous voilà dans le jardin du phare de Bel Air, le seul phare de l'île ! Mais tout est fermé, aucun accès ! Dire qu’il s’agit là depuis septembre 2009 d’un « monument historique classé » et qu’on ne trouve pas les moyens de l’ouvrir au public le dimanche ! C’est fort ! Ce n’est pas la première fois que P1140396 zipnous restons sidérés : le dimanche, l’office du tourisme de St Denis est fermé, le chef-lieu est ville
morte, le musée de Stella Matutina fermé fin décembre alors que les touristes affluent, puis le musée de l’Etang Salé ne propose pas de documentation, ni de produits le week-end. Si c’est là la vocation touristique de l’île, il y a des choses à revoir ! Quelle idée d’injecter des millions d'euros dans « Une Maison des Civilisations » quand on n’est pas capable de faire la promotion de son île, qui regorge de richesses simples et "accessibles" ?

Le Phare de Ste Suzanne

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 15:26

Du cimetière des Lépreux à Sainte Marie.

Nous avons laissé Saint Denis et ses faubourgs, et quitté le Cimetière des Lépreux.
Nous avons ensuite traversé un radier où passaient encore un peu d’eau et des cyclistes « non éclabousseurs », très respectueux des promeneurs.




P1140299 zipDans les hautes herbes sur notre droite, Alix  nous a fait remarquer la présence d’un caméléon femelle  à la robe orange clair. Il a écarté les feuilles pour qu’on puisse mieux observer la progression lente du reptile dans la végétation. Alix a expliqué que la femelle devenait noire et tachetée quand elle pondait, qu’elle se nourrissait d’insectes mais aussi de fruits : elle apprécie les grains rouges  d’une fleur en grappe dontje n'ai pas retenu le nom. 


 "La belle endormie"

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Bientôt le chemin a disparu et nous a fallu franchir à gué la Rivière des Pluies, un passage qui nécessite de bonnes chaussures étanches, aux semelles bien collées, vu le caractère périlleux et humide des lieux – tout ceci pour dire que nous avons eu quelques petits soucis de semelles décollées et de glissades dans l’eau.                     
                                                                                               Chantal, prête pour l'Ecole du Cirque !

                                                                                                 
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- Ah la fraîcheur de la rizière...euh  non, de la rivière !

P1140308 zipNous avons longé le premier cours d'eau sur la rive droite, il aurait peut - être mieux valu rester sur la rive gauche jusqu'au rivage... il faut une vigilance de tous les instants por ne pas déraper sur les gros galets.  Garder les yeux rivés au sol permet aussi de faire de jolies observations comme ces fleurs que Jolaine m'a demandé de photographier.

                                                                                - 1 caillou, moi j'aime bien les cailloux, 2 cailloux....P1140314 zip
P1140322 zipPrès du rivage, çà et là, des abris de pêcheurs ont été montés . Les hommes y aménagent de petits bassins pour piéger les « bichiques », des alevins très chers et très recherchés sur l’île. L’un d’entre eux m’a montré sa vouve ( une nasse pour pêcher, dont il a annoncé un prix exorbitant : une vouve peut valoir de  120 à 150 euros .)

Le pêcheur de bichiques et sa vouve

ll nous a fallu à plusieurs reprises faire preuve de souplesse et d’imagination pour trouver des passages : ce sont plusieurs filets d’eau plus ou moins profonds, plus ou moins larges  qui composent cette rivière.

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   Viser les cailloux "en l'air" comme Eddy        ou traverser dans les cailloux comme Hélène

Après bien des efforts "conjugués" nous avions franchi la rivière et avons atteint le P1140325 zipsentier qui longe l’aéroport Roland Garros (entre la piste d’atterrissage et l’océan)
Nous étions aux premières loges lors d’un atterrissage et au décollage d’un boeing d’Air France.
Jamais encore nous n’avons été aussi près d’un avion pendant ces phases…




P1140335 zipLa distance entre ce début de piste et le port de Ste Marie était très pénible à parcourir : d’abord le sentier de terre n’était pas ombragé, puis sur les plaques en béton  qui ont replacé la terre, le soleil se réverbérait. Avant d’arriver à la marine de Ste Marie, le paysage s’est enlaidi : de gros blocs gris de béton séparant la mer de la terre nous donnaient l’impression de faire une marche forcée vers un camp de prisonniers.

- Chers passagers du Vol AF747.. Ce n'est pas une erreur ! Vous êtes bien à la Réunion à un mètre de l'océan...

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Bientôt l’allée était bordée de deux rangées de ces blocs hideux. Au bout, dans la descente une marine agréable, avec des snacks, mais toujours peu d’ombre : la Marine de Sainte Marie. Tout près d'ici habitent des amis de nos enfants. 
Les réserves d’eau étant épuisées, certains ont fait le plein de boissons fraîches dans un bar du port.




P1140349 zipPuis nous sommes remontés vers Bois Madame pour pique-niquer. Personne ne nous a chassés quand nous sommes entrés sur le circuit alors que se passait là un championnat départemental d’endurance. C'est avec le sourire qu'on nous a regardé passer. Mais nous avons bien senti que nous n’étions pas à notre place sur ce plateau sportif en herbe,  entre ces bandes  rouge et blanc qui délimitaient la piste…



L’endroit, malgré l’animation qui y régnait, était plaisant car ombragé et nous avons trouvé un endroit au calme pour casser une graine.

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Là encore notre « M. J’ai Rares Gadgets » nous a fait connaître le réchaud de poche et la pile plate écossaise  au « remontant dix ans d’âge » et ses mini-gobelets.

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Une dizaine de randonneurs ont interrompu leur balade et nous ont rejoints plus tard en bus à Ste Marie. Quatre heures de marche, c'est déjà bien ... Nous autres randonneurs en avions encore pour trois heures... ( à suivre)

 

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