Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 20:48

Une cinquantaine de marcheurs sont montés ce dimanche en bus vers Cilaos, puis sont descendus vers Ilet à Cordes ( avec deux navettes)  pour entamer une randonnée d'environ 6 heures AR vers les trois Salazes. Soleil et bonne humeur étaient au rendez-vous.

(à suivre)

 

ilet salazes groupe

 Photo avant la randonnée au parking des randonneurs d'Ilet à Cordes

Partager cet article
Repost0
10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 13:52

Rando des Jolis Pas (suite)

De Sainte Marie  à Sainte Suzanne : 3 heures

P1140359 zipDe Bois Madame, jolie zone de loisirs de Ste Marie, nous sommes repartis vers le Sud en longeant d’abord quelques jardinets et avons débouché sur l’allée en tartan aménagée le long de la côte, vraisemblablement sur l’ancienne voie ferrée. A main droite une aire où viennent d’être plantés des lataniers, plus loin des cases. Mais ce qui tranche ce sont ces affreux immeubles blancs , des barres qui s’élèvent au sud de  la localité. P1140364 zip

Nous voyons bientôt sur notre droite une chapelle à la façade jaune qui aurait été reconstruite avec les matériaux d’un navire échoué. Le vent venant de la mer rendait la marche plus agréable : depuis notre départ nous devions supporter cette chaleur moite du mois de février, une chaleur lourde qui faisait transpirer. Dans les hauts de Ste Marie,  on entendait gronder l’orage et on voyait se former de gros nuages, mais sur la côte nous n’avons pas essuyé le moindre grain.

Ce chemin devait être l’ancien tracé du chemin de fer. Cette piste stabilisée grâce au ballast, conservée grâce à l’intelligence des élus de cette région, fait le bonheur de cyclistes de tous P1140370 zipâges qui viennent le dimanche en famille se muscler les mollets et profiter des paysages, loin des dangers de la route. Le problème c’est qu’on ne les voit pas dans les tunnels quand ils ne sont pas éclairés. D’ailleurs nous non plus n’avons prévu de lampes frontales !

Dans ce chemin creux, il fait bon randonner : de
grands arbres nous protègent du soleil et parfois il en est un dans la bande qui connaît leurs fruits. Ici par exemple, deux marcheurs se sont mis à secouer un pied pour faire P1140376 ziptomber des caramboles  et les distribuer. Ces fruits pittoresques, d’un jaune vif ont un goût acide, très particulier, mais leur jus  désaltère. Nous passons à plusieurs reprises sous d’anciens ponts en pierre envahis par des fougères et des lianes.

Nous voilà maintenant sur un chemin de terre qui passe entre des champs de cannes. Gérard nous explique que tous ces terrains  appartiennent à deux propriétaires issus de deux grandes familles de l’île.                                                                      Un(e) carambole pour Elissen, une pour...
P1140379 zip P1140381 zip
              sous les ponts...                                                                dans les champs

Le chemin goudronné traverse des champs de cannes délimités de temps à autres par des bouquets de crotons, ces grandes feuilles bordeaux qui poussent en pots sous les latitudes tempérées et qui prennent ici la taille des arbustes. Laissons sur notre gauche un sentier dont l’entrée est matérialisée par des représentations  tamoules. Encore un petit bout de chemin et nous voilà arrivés au pied du phare.

P1140386 zip P1140388 zip
Un pont plus loin....                                            au guétali de St Suzanne

                          P1140389 zip
                            Ti Kafrine et Gérard en grande conversation au pied du phare

Là notre groupe se scinde en deux : les uns descendent sur la grève pour remonter les marches en direction du phare, les autres partent vers la mairie.

P1140392 zip P1140393 zip

Nous voilà dans le jardin du phare de Bel Air, le seul phare de l'île ! Mais tout est fermé, aucun accès ! Dire qu’il s’agit là depuis septembre 2009 d’un « monument historique classé » et qu’on ne trouve pas les moyens de l’ouvrir au public le dimanche ! C’est fort ! Ce n’est pas la première fois que P1140396 zipnous restons sidérés : le dimanche, l’office du tourisme de St Denis est fermé, le chef-lieu est ville
morte, le musée de Stella Matutina fermé fin décembre alors que les touristes affluent, puis le musée de l’Etang Salé ne propose pas de documentation, ni de produits le week-end. Si c’est là la vocation touristique de l’île, il y a des choses à revoir ! Quelle idée d’injecter des millions d'euros dans « Une Maison des Civilisations » quand on n’est pas capable de faire la promotion de son île, qui regorge de richesses simples et "accessibles" ?

Le Phare de Ste Suzanne

Partager cet article
Repost0
9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 15:26

Du cimetière des Lépreux à Sainte Marie.

Nous avons laissé Saint Denis et ses faubourgs, et quitté le Cimetière des Lépreux.
Nous avons ensuite traversé un radier où passaient encore un peu d’eau et des cyclistes « non éclabousseurs », très respectueux des promeneurs.




P1140299 zipDans les hautes herbes sur notre droite, Alix  nous a fait remarquer la présence d’un caméléon femelle  à la robe orange clair. Il a écarté les feuilles pour qu’on puisse mieux observer la progression lente du reptile dans la végétation. Alix a expliqué que la femelle devenait noire et tachetée quand elle pondait, qu’elle se nourrissait d’insectes mais aussi de fruits : elle apprécie les grains rouges  d’une fleur en grappe dontje n'ai pas retenu le nom. 


 "La belle endormie"

P1140303 zip
Bientôt le chemin a disparu et nous a fallu franchir à gué la Rivière des Pluies, un passage qui nécessite de bonnes chaussures étanches, aux semelles bien collées, vu le caractère périlleux et humide des lieux – tout ceci pour dire que nous avons eu quelques petits soucis de semelles décollées et de glissades dans l’eau.                     
                                                                                               Chantal, prête pour l'Ecole du Cirque !

                                                                                                 
P1140306 zip
- Ah la fraîcheur de la rizière...euh  non, de la rivière !

P1140308 zipNous avons longé le premier cours d'eau sur la rive droite, il aurait peut - être mieux valu rester sur la rive gauche jusqu'au rivage... il faut une vigilance de tous les instants por ne pas déraper sur les gros galets.  Garder les yeux rivés au sol permet aussi de faire de jolies observations comme ces fleurs que Jolaine m'a demandé de photographier.

                                                                                - 1 caillou, moi j'aime bien les cailloux, 2 cailloux....P1140314 zip
P1140322 zipPrès du rivage, çà et là, des abris de pêcheurs ont été montés . Les hommes y aménagent de petits bassins pour piéger les « bichiques », des alevins très chers et très recherchés sur l’île. L’un d’entre eux m’a montré sa vouve ( une nasse pour pêcher, dont il a annoncé un prix exorbitant : une vouve peut valoir de  120 à 150 euros .)

Le pêcheur de bichiques et sa vouve

ll nous a fallu à plusieurs reprises faire preuve de souplesse et d’imagination pour trouver des passages : ce sont plusieurs filets d’eau plus ou moins profonds, plus ou moins larges  qui composent cette rivière.

P1140329 zip P1140332 zip
   Viser les cailloux "en l'air" comme Eddy        ou traverser dans les cailloux comme Hélène

Après bien des efforts "conjugués" nous avions franchi la rivière et avons atteint le P1140325 zipsentier qui longe l’aéroport Roland Garros (entre la piste d’atterrissage et l’océan)
Nous étions aux premières loges lors d’un atterrissage et au décollage d’un boeing d’Air France.
Jamais encore nous n’avons été aussi près d’un avion pendant ces phases…




P1140335 zipLa distance entre ce début de piste et le port de Ste Marie était très pénible à parcourir : d’abord le sentier de terre n’était pas ombragé, puis sur les plaques en béton  qui ont replacé la terre, le soleil se réverbérait. Avant d’arriver à la marine de Ste Marie, le paysage s’est enlaidi : de gros blocs gris de béton séparant la mer de la terre nous donnaient l’impression de faire une marche forcée vers un camp de prisonniers.

- Chers passagers du Vol AF747.. Ce n'est pas une erreur ! Vous êtes bien à la Réunion à un mètre de l'océan...

P1140342 zip

Bientôt l’allée était bordée de deux rangées de ces blocs hideux. Au bout, dans la descente une marine agréable, avec des snacks, mais toujours peu d’ombre : la Marine de Sainte Marie. Tout près d'ici habitent des amis de nos enfants. 
Les réserves d’eau étant épuisées, certains ont fait le plein de boissons fraîches dans un bar du port.




P1140349 zipPuis nous sommes remontés vers Bois Madame pour pique-niquer. Personne ne nous a chassés quand nous sommes entrés sur le circuit alors que se passait là un championnat départemental d’endurance. C'est avec le sourire qu'on nous a regardé passer. Mais nous avons bien senti que nous n’étions pas à notre place sur ce plateau sportif en herbe,  entre ces bandes  rouge et blanc qui délimitaient la piste…



L’endroit, malgré l’animation qui y régnait, était plaisant car ombragé et nous avons trouvé un endroit au calme pour casser une graine.

P1140352 zip 
Là encore notre « M. J’ai Rares Gadgets » nous a fait connaître le réchaud de poche et la pile plate écossaise  au « remontant dix ans d’âge » et ses mini-gobelets.

P1140355 zip

Une dizaine de randonneurs ont interrompu leur balade et nous ont rejoints plus tard en bus à Ste Marie. Quatre heures de marche, c'est déjà bien ... Nous autres randonneurs en avions encore pour trois heures... ( à suivre)

 

Partager cet article
Repost0
9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 13:48

 Ce dimanche, avec  les Jolis Pas, nous étions 46 marcheurs  à partir du Barachois à St Denis pour couvrir une vingtaine de kilomètres.

Après un solide petit-déjeuner partagé devant la Préfecture,  sur la Place La Bourdonnais, - nous avons traversé la RN et  longé la Côte Est « per pedibus » pendant près de 7 heures ! Je vais vous  présenter cette promenade dominicale en trois étapes : de St Denis au Cimetière des Lépreux – du Cimetière à Sainte Marie – de Sainte Marie à Sainte Suzanne.

Saint Denis :
du Barachois au Cimetière des Lépreux

Ne passez pas, il y a quelque chose à voir… Déjà au départ de la marche, nous voilà devant les canons qui retracent une autre période triste de l’Histoire : la prise de l’île par les Anglais en 1810.

P1140248zip

A l’Est du Barachois se dressait la Batterie. La toute première avait été équipée avec les canons du vaisseau … la « Paix », coulé au large de la Grande Chaloupe. Au début du siècle, la batterie était hors d’usage et la butte servait aux marmailles, de repaire pour de longues parties de « loup caché ». Les canons aperçus seraient-ils ceux du bâtiment « La Paix » ou ceux de "la Royale" ?


Plus loin, un mémorial du Barachois arborant la "Croix de Lorraine" attire nos regards : encore des rappels aux combats ayant coûté la vie aux insulaires.  C’est un hommage aux Réunionnais morts au champ d’honneur pour la France Libre.

P1140250zip
Voilà ce qu’on peut lire sur les deux plaques :

« Ici débarquèrent  au matin du 23 novembre 1942 les FNFL du Léopard qui sous le commandement du capitaine de Frégate  Richard Evenou rallièrent l’île Bourbon pour la France Libre. »

« Aux Réunionnais croisés à la Croix de Lorraine tombés pour l’honneur, la libération, la Victoire de la France Libre  19 juin 1940- 8 mai 1945 ».


Nous voilà maintenant près des snacks du Barachois, encore peu fréquentés à cette heure matinale. Mais vers midi ça grouille de monde ici, on y propose des carris, des rougails, des salades… et c’est une foule de Dionysiens et de touristes qui s’y retrouvent.

P1140254zipLe chemin pédestre est agréable, il longe l’océan qui mouille les galets gris. Nous croisons des joggeurs et de nombreux cyclistes. 
Devant nous les anciens bâtiments de la Gare et les rails coupés dans leur élan...  Cela nous laisse sans voie, pardon, "sans voix"
P1140264zip
Cet abandon du réseau ferré me laisse toujours perplexe ! Quelle idée d’avoir laissé quelques irresponsables décider du sort de toute une population : aujourd’hui le déplacement serait bien plus aisé sur l’île et certainement moins coûteux si on avait conservé ce moyen de transport !

Continuons… Notre groupe s’arrête pour voir un pêcheur ferrer sa ligne et sortir une belle prise. C’est un tonnerre d’applaudissements qui surprend agréablement  le brave homme !

P1140258zip


Plus loin, voilà la Gare Routière d’où partent les Cars Jaunes et le quartier de la Pagode et du Temple. Le sentier est jalonné de panneaux  descriptifs, tout neufs, remarquablement faits : les distances, durées et lieux y figurent.
 P1140266zip

Un parcours jalonné de panneaux explicatifs.

Bientôt la troupe arrive dans le secteur des cimetières : d’abord un cimetière militaire, puis le Cimetière de l’Est.
P1140272zip P1140274
                                  Halte au cimetière militaire

Aux trois entrées faisant face à l’océan on a installé des panneaux d’information, pas sur le parcours restant à effectuer… mais sur  les précautions à prendre pour éviter les maladies : mises en garde contre la dengue, le chikungunya et le paludisme… nécessité de remplacer l’eau des vases par du sable humide pour éviter la prolifération des moustiques.

P1140280zip P1140279zip

Nous voilà repartis … et si Gérard n’avait pas attiré mon attention sur les arbres gigantesques, centenaires, sous lesquels nous passions, je n’aurais jamais su qu’il s’agissait là de « banians », arbres  emblématiques sous lesquels on a coutume de trouver des temples indiens. Autrefois il en existait un sous ces arbres…

P1140284zipLes banians

Ces arbres remarquables ont des racines aériennes qui tombent vers le sol et se renforcent à son contact.

Pour mieux comprendre la symbolique du banian, un lien vers une conférence intitulée "symbolisme des fleurs et des plantes dans l'hindouisme" http://www.indeenfrance.com/reunion.php/2009/04/15/le-symbolisme-des-fleurs-et-des-plantes

Nous quittons le sentier pour suivre Hélène et nous diriger vers un sous-bois qui abrite un cimetière de dimension modeste où reposent des Réunionnais de cultes différents  frappés par la lèpre. Une tombe à droite est ornée du daclon, là repose un tamoul. Sur une autre tombe, un verre de rhum, des cigarettes... preuve qu'on ne les a pas tous oubliés !

P1140294zip


                                ( à suivre...)

Partager cet article
Repost0
1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 14:00
Une journée chez Jacqueline et Korbo.

Dimanche, nous avons été invités par Jacqueline à passer la journée à Ilet Haute, où elle et Korbo viennent d'acheter une case. L'amie de Vérène et Eddy y vit de temps en temps. Donc hier, nous sommes partis vers Cilaos en voiture. Nous l'avons garée au lieu-dit "le Pavillon" à proximité d'un gîte,puis sommes retournés à pied vers le pont métallique près duquel est affiché le panneau ONF de départ du sentier, sentier fortement déconseillé par temps de pluie !
ilet haute 1
Nous sommes descendus vers "le Petit Bras de Cilaos" avons dû faire des acrobaties sur des rochers inégaux et lisses,
ilet haute 8
Puis nous avons entamé la grimpette assez raide pour atteindre la vue panoramique sur Ilet Haute après 45 minutes de marche. Pendant la montée, sur un chemin étroit, à travers une végétation luxuriante, nous nous sommes retournés à plusieurs reprises pour admirer les vues sur Pavillon, le mât des Makes. 

ilet haute 3
Bientôt nous pouvions voir devant nous le rocher caractéristique de Peter Both se découpant sur les crêtes bleutées des Salazes...et les lacets de la RN 5 grimpant vers Cilaos.
La balade est parfois difficile : on glisse sur les aiguilles de filaos - un tapis traître,-le sentier passant le long de la falaise n'est  jamais sécurisé et une glissade peut avoir des conséquences fâcheuses. Dire que Korbo et son ami ont emprunté ce chemin,un cabri sur l'épaule. Ce  cabri broute aujourd'hui à Ilet Haute. Un dénivelé important de quelque 320 mètres qu'il convient d'attaquer avant les grosses chaleurs.
Que spectacle grandiose à la fin du sentier   !

ilet haute 4
Nous nous arrêtons près du "ti bon dieu" ( calvaire dédié à Ste Thérèse) pour contempler ce paysage, pendant que Vérène, venue à notre rencontre nous explique où est située la case. Nous descendons à travers les champs de maïs, les galaberts.

 ilet haute 5Puis nous remontons un peu vers la montagne du Dimitile, à travers champs, et jardins et rencontrons Eddy qui est en train de ramasser des branchages pour le feu. Il est embêté par les moustiques. Je lui donne ma bombe anti-moustiques. Nous voilà   arrivés à la case en tôle, une des dernières cases habitées de l'endroit !
ilet haute 6 
Les conditions de vie y sont rudimentaires : aucun mur en bois, seulement une charpente sommaire et solide sur laquelle sont fixées des tôles, deux pièces ont même une paroi de terre en guise de mur. Deux lits à l'ancienne - dont les pieds en bois sont fixés dans le sol - occupent deux autres chambrettes :on les appelle ici " les lits courent pas" ;l'eau captée provient d'une source : elle coule dans un bac en pierre où on peut faire la vaisselle (eau non chaude), elle alimente aussi la chasse d'eau et la douche. A côté de la maison, une cuisine qu'on appellerait chez nous "cuisine d'été" ! La fameuse cuisine extérieure, créole, où on cuit tous les repas au feu de bois !
ilet haute 7Souvent, quand les cases brûlent,c'est que le feu est venu de cette pièce, pièce qui sert aussi de fumoir - les Réunionnais conservaient leur viande en la fumant, ce qu'on appelle "le boucané". Ce qui a étonné François c'est qu'aucune aération n'était prévue, pas de cheminée ! Attention les yeux ! Il aurait mieux valu faire les grillades sur une grille à l'extérieur... Et pour la grille, une vieille grille de ventilateur - c'est ça le recyclage- A côté de ce barbecue, une poule qui avait la patte attachée, picorait du maïs : allait-elle passer à la casserole un de ces jours ?
Derrière la cuisine en tôle, un espace grillagé réservé aux poules, au coq... Paraît même qu'il y avait des poussins... mais un rat a apprécié...Devant la maison, Korbo a planté du maïs, des salades, des oignons, des radis, des haricots, des ambrevates, du basilic, des ananas, un géranium, du songe. Il avait entouré un carré de potager de plants de vétiver... et posé des tuyaux pour pouvoir irriguer ses cultures.
ilet haute 6a
Sur le gros manguier jouaient des tecs-tecs, et dans le jardins voletaient de petits paillons jaune vif et un gros papillon noir tacheté de bleu.
Faut aimer la nature et être en bonne condition physique pour s'installer à Ilet Haute : on n'y arrive que par le sentier de l'ONF, c'est le prix à payer pour goûter la solitude et avoir chaque matin au réveil un paysage époustouflant devant les yeux.
Partager cet article
Repost0
3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 16:23

 3 heures aller-retour

Avec les Jolis Pas, nous avons fait cette randonnée d’environ trois heures qui mène du petit parking dominant la Plaine des Sables au Morne Langevin "à un point de vue sur Grand Galet, Grand Coude et même sur St Joseph"  en longeant le rempart de cette caldeira  vers le Sud Ouest.

galette morne langevin k
Panneau explicatif de l'ONF


De loin,  on apercevait encore un gros nuage  surplombant le piton de la Fournaise et un fin filet de fumée qui rejoignait cette masse en la soulignant d’une couleur jaune. Aucune trace de coulée, la lave s'échappait « à l’intérieur » du cratère… Seuls les veinards  qui avaient chèrement payé leur survol en hélicoptère pouvaient profiter de ce spectacle. Le ballet incessant de ces hélicoptères, ballet très bruyant, mais ô combien lucratif,  rompait la quiétude habituelle des lieux.
galette morne langevin z


petit déjeuner au Pas des Sables sous le nuage surplombant le piton

Nous étions nombreux aujourd’hui à chercher une place de stationnement parce que  l’annonce de l’éruption du Dolomieu a attiré pas mal de curieux vers le volcan, qui plus est nous sommes dimanche, et c’est les vacances pour les petits Réunionnais. Tous les kiosques avaient été pris d’assaut, partout des tentes étaient montées, des bâches étaient tendues au-dessus de piquets plantés dans le sol. On préparait le pique-nique dominical. Le Tampon était encore sous le brouillard alors que les Hauts étaient superbement dégagés. Toute l’île s’était donné rendez-vous sur la Route du Volcan !

 

Au Pas des Sables (2350m) avant la descente en lacets.

Avant de nous mettre en route, nous avons déjeuné  de brioches et de croissants  et bu des jus, du thé ou du café, près du panneau de l’ONF. Les organisateurs avaient tout prévu comme d’habitude.

Rangement, puis  ...

galette morne langevin b  galette morne langevin bb
concentration avant le départ pour Yolan, réglage du bâton de marche.

Puis vers 9h15, les 30 randonneurs des « Jolis Pas » ont traversé la route pour emprunter  le sentier balisé (de  traits jaunes au départ puis plus loin de marques blanches…)

                      galette morne langevin c 
                           Manon, la benjamine  (3 ans) en tête avec son papa, qui l'a portée plus tard sur ses épaules

                   galette morne langevin d
                                       A nos pieds, la Plaine des Sables, devant nous le Chisny et la Fournaise

Jolie vue sur le Piton Chisny, sur les lapillis rouges de la caldeira, au fond la Fournaise. On ne se lasse pas d’admirer le paysage. Le chemin serpente entre des branles verts, des branles blancs, des tamarins ; çà et là des bouquets de marguerite folle. Parfois ce sont des scories qui crissent sous nos pas, parfois il faut escalader des roches.

galette morne langevin de galette morne langevin e

                      galette morne langevin ff
                                         Elisen explique la géologie des lieux

Quand nous arrivons au point de vue du Morne Langevin(2403 m), les nuages ont déjà bien envahi la vallée. La profondeur est malgré tout impressionnante.  Les premiers arrivés avaient une vue plus dégagée : ils ont pu vor le village de Grand Galet au fond de la vallée, ainsi que Grand Coude, et même  St Joseph… Normalement on aurait "tous" dû pouvoir  porter nos regards jusqu’à la mer et les habitations disséminées dans la ravine, si on était arrivé 10 minutes plus tôt.

                     galette morne langevin ee
                                    Vue plongeante depuis le Morne Langevin

Le groupe est revenu sur ses pas. De temps à autre, il « farinait »,  les couleurs étaient lavées, bien plus nettes qu’à l’aller. Deux plantes typiques des lieux :

           galette morne langevin i galette morne langevin l
                  pennisetum caffrum                            psiadia callocephala

                                 galette morne langevin h
Dans les tamarins des tecs-tecs "tec-tequaient" et sautaient de branche en branche.  De retour au parking, nous avons pique-niqué puis « tiré les  rois ». Emilie, 5 ans, la plus jeune marcheuse des Jolis Pas, celle qui avait couvert toute la distance sans ronchonner, a eu le droit de désigner les bénéficiaires de chaque part. Le cidre a été débouché. 


galette morne langevin g 
galette morne langevin f
Claire coupe la galette, Emilie distribue les parts , et les autres les mangent

Partager cet article
Repost0
30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 17:19


Nous avons laissé la voiture au parking du Jumbo de Saint Pierre et sommes partis pour deux heures trente de balade (aller-retour) le long de l’Océan jusqu’à l’aéroport de Pierrefonds. Le sentier est superbement aménagé, on y a planté des raisiniers, des palmiers,  les parterres de fleurs sont soignés, des barrières en bois empêchent le marcheur de s’approcher de la falaise qui ne cesse de s’effriter. Trois panneaux neufs mettant en garde contre ce danger ont été installés le long du parcours.

 P1120145 chemin sp P1120148 chemin sp

On constate malheureusement que pendant leurs soirées bien arrosées , certains n’ont aucun scrupule à laisser traîner leurs détritus (cannettes vides, boîtes de carton, sachets…) sur ces chemins que les employés des  municipalités mettent du cœur à entretenir. Pitoyable ! même les kiosques sont parfois dans un état déplorable après le passage des fêtards.

                              P1120152 chemin sp    
                              P1120157 chemin sp

Après la petite chapelle, le ti bon dieu et la grotte rouge de St Expédit , (où se trouve un point d'eau !) on arrive à la Pointe du Diable, où l’ombre se fait plus rare. C’est  un lieu très apprécié par les pêcheurs, on peut aussi y côtoyer à la nuit tombée des demoiselles (rien à voir avec des poissons…) On longe ainsi les roches noires par de petits sentiers où passent  des promeneurs mais aussi des cyclistes, puis on approche d’une plateforme où traîne encore du fer rouillé, ce sont les vestiges de l’ancienne « balance » de Pierrefonds.  On découvre ensuite les restes d’un petit pont de chemin de fer.

                    P1120162 chemin sp 

                    P1120168 sp
Nous grimpons les marches d’un escalier qui nous mène sur un plateau herbacé où trois ouvriers installent une conduite d’eau pour arroser les nouvelles plantations. Puis nous descendons pour emprunter un chemin qui remonte le long de la côte, un vent frais nous rafraîchit. Ici la végétation fait encore défaut. Bientôt nous rejoignons un chemin qui passe à proximité d’un autre pont SNCF, puis nous nous suivons un chemin bordé de gros galets.

                      P1120195 sp

Des margelles en galets remplies de terre attendent des plantations ; ça et là, dans le sable,  il existe déjà des plants qui ne demandent qu’à grandir. Ce sera joli d’ici deux, trois ans ! Bientôt à notre droite, nous  retrouvons le dessin original de Jace qui représente un e évasion.

                      P1120172 sp 
Nous continuons toujours en nous laissant griser par l’air marin et en subissant les rayons brûlants du soleil de 10 heures. François alimente l’un des cairns situés sur le parcours. Un homme sort de l’eau avec ses palmes en tenant dans sa main une flopée de zourites (pieuvres)

Nous avions prévu de retourner sur nos pas après 1h15 de balade, il nous reste encore une vingtaine de minutes  de promenade sur ce parcours aménagé récemment, avant de rebrousser chemin, en longeant cette fois-ci l’aéroport de Pierrefonds, et la base militaire.

P1120201 sp P1120218 sp

                               P1120220 sp
Nous nous retrouvons à notre retour sur un chemin bien damé , qui est l’ancienne voie ferrée.
Cette fois-ci, nous traversons le grand pont, rejoignons la pointe du Diable et longeons la falaise. Au bord de ce sentier, nous avons fait la rencontre de bulbuls, de cardinaux, d’oiseaux tisserins, de lézards à crête qui « lézardaient » au soleil. Et j’ai même pu photographier un papillon !

 P1120217 sp  P1120186 sp

 Finalement si on arrive à l'aéroport, et qu'on ne trouve pas de taxi, rejoindre St Pierre à pied par la côte est jouable, faut compter 1h15 pour un bon marcheur ! En VTT c'est aussi possible et bien plus rapide !

Rectificatif : il paraît qu'il n'existe plus d'accès au chemin du littoral depuis l'aéroport...(info du 3.1.2010)

Partager cet article
Repost0
23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 17:12

Nous (Germain, François, Caro et moi ) sommes partis ce matin, mercredi  23 décembre, dès potron-minet (vers 5h30) du Tampon pour remonter en voiture vers La Rivière des Galets, puis nous nous sommes garés sur un parking au début de la rando qui devait nous mener à la Roche Verre Bouteille. Vue dégagée, le soleil est déjà chaud.

                         P1110966 dos d'ane

Cette fois-ci, nous avons décidé de commencer par le Belvédère de Mafate pour remonter sur la crête. Il venait de pleuvoir, le chemin était glissant, nous avons donc été très prudents. Partis vers 7h15 du parking, nous y sommes revenus pour 9 heures : au total 1h 45 de balade et 265 m de dénivelé. Nous avons donc longé la falaise sur un petit sentier étroit donnant sur le vide, mais la végétation nous donne l'impression d'être à l'abri de la chute.

P1110983 dos d'ane  P1110984 dos d'ane
Quel calme et quelle vue grandiose sur le cirque de Mafate : on voit devant nous le Piton Cabri, les Salazes, le  Cimendef, le Grand Morne et les petits îlets se distinguent parfaitementà l'oeil nu ! Nous devons remonter par 4 échelles très confortables ( d'ailleurs, il vaut mieux faire le chemin dans ce sens, plutôt que dans l'autre ! il vaut mieux remonter l'échelle plutôt que de la descendre à reculons)

                          P1110990 dos d'ane 

Nous arrivons bientôt au Rocher Vert Bouteille
                  P1110994 dos d'âne

 et nous hissons vers le chemin qui parcourt la crête au milieu de bandes, de tamarins des hauts. Des oiseaux, des papillons bleu et noir,mais pas de tangue cette fois-ci ! 
            P1120007 dos d'ane 
                                      le sentier de la crête

A notre droite vue sur l'Océan et le Port, à notre gauche toujours une vue plongeante sur Mafate !
 

 P1120020 dos d'ane P1120021 dos d'ane 
Vue sur la Rivière des Galets et sur le Port                              Vue sur le cirque de Mafate

Personnes sujettes au vertige s'abstenir !

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 20:49

 …. Vers l’Oratoire Ste Thérèse.

             2350 à 2411 m d’altitude

 

Deux heures  (l’aller-retour) de balade facile au-dessus d’un panorama de rêve. A condition qu’il fasse beau !

Le mardi matin du 15 décembre, Germain, Caro et moi décidons  de faire une marche sympathique, à la faveur d’un temps radieux. Il faut partir tôt car les nuages montent souvent très vite et peuvent gâcher la vue.

                                P1110625 rando oratoire
                                                             le sentier surplombe la Plaine des Sables


 Nous laissons la voiture au Pas des Sables et empruntons le sentier ( balise jaune) qui grimpe à travers les branles verts et blancs. Nos chaussures crissent sur les lapillis rouges, gris et jaunes.  On domine très vite  la caldeira impressionnante de la Plaine des Sables, et on voit se profiler au loin le Piton Chisny puis le Piton de la Fournaise. Ce jour-là nous distinguons bien la coulée argentée dans le soleil matinal. -La veille le volcan était en éruption.-

                  P1110594 rando oratoire
Vue depuis le sentier de l'Oratoire :sur le flanc gauche du piton de la Fournaise, on distingue la coulée de la veille.

Devant nous  apparaissent les strates des falaises. A nos pieds, à droite, on distingue un filet plus clair le Chemin Josémont, du nom d’un garde forestier mort en allant chercher des secours, chemin qui part du volcan et  remonte sur le rempart où nous nous promenons pour redescendre vers la Plaine des Cafres.

Sur notre gauche,  le Cratère Commerson, le Piton des Neiges, le Cimandef… quelques tamarins des hauts, des graminées rouges appelées pennisetum caffrum, du bois de rempart en fleurs…
                       P1110589 rando oratoire

               à gauche les massifs anciens,dont le Piton des Neiges, à droite la Plaine des Sables.

Bientôt nous touchons  au but et apercevons en contrebas un filet d’eau, c’est la Rivière de l’Est, qui coule vers Ste Rose ;  la végétation aussi a repris ses droits sur les anciennes coulées. Le GR2, qui descend de la Fournaise rejoint notre sentier près de l’oratoire  pour plonger vers la vallée.

                    P1110608 rando oratoire
                                                           L'oratoire Ste Thérèse à la jonction des deux sentiers.
Observation :
Ne pas se fier à la durée affichée sur le panneau de l’ONF (On met bien plus de 35 minutes pour rejoindre l’oratoire, nous avons mis 1h10 minutes en nous arrêtant pour admirer le paysage, mais le retour a été plus rapide, environ 45 minutes) Le chemin passe souvent près des falaises, raison pour laquelle il faut rester dans le balisage (pierres blanches visibles en cas de brume)

 

 

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 06:48

 2e étape de la Rando des  "Jolis Pas" 
De Ste Rose à la coulée de lave de 1977.

 

Nous descendons vers la marine de Ste Rose par des escaliers, longeons des habitations modestes et très fleuries,  et arrivons à un petit port abrité où sont amarrés quelques barques de pêcheurs, de rares bateaux de plaisance, deux zodiaques… Une haute digue protège le bassin. Il est dominé par une usine hydro-électrique. Des familles se sont installées là pour le pique-nique du dimanche,  on y voit un podium, des kiosques, un bar…Quelques gouttes de pluie . Le temps de sortir le Kway et c'est fini !

 

Nous nous dirigeons vers le Sentier des Pêcheurs qui longe le « Quai de Travers » , puis la côte rocheuse. La promenade est agréable sous les vacoas et les badamiers.

                     

             

 
Parfois on marche à quelques centimètres la falaise, parfois on rase un champ de cannes et on repasse dans un sous-bois. Il fait bien chaud et il fait bon marcher à l’ombre. De temps à autre on aperçoit un pêcheur.
       
 On s’arrête à chaque découverte. D’abord pour photographier une graine énorme qui ressemble à un bonnet de pape.

 Puis pour immortaliser un « endormi » que François a bien voulu réveiller en le prenant en main. Tous poussent des cris de surprise en voyant le reptile changer de couleur : de brun sombre il devient rouge, rose et ouvre grande sa gueule aux lèvres jaunes.

        
Nous avons déjà marché 30 minutes quand nous décidons de nous arrêter au Bassin de la Sirène, aire de pique-nique aménagée au bord d’un à-pic. Nous nous installons sous les vacoas, ou contre un rocher et mangeons notre repas froid.

          

Après une halte de 45 minutes, nous voilà repartis direction « La Ravine Glissante ».Nous descendons sur les galets de cette ravine abrupte et devons suivre un étroit sentier qui aboutit normalement à une échelle en bois. Mais l’échelle n’existe plus et il faut grimper le pan de roche d’une hauteur de 3 mètres en nous tenant aux racines d’un arbre et à ses branches. Puis il faut essayer de repérer le mince sentier qui longe le stade, personne ne l’entretient plus. Peut-être que le passage des randonneurs gêne les riverains… Nous longeons les clôtures des habitations et poursuivons notre progression. Nous approchons de l’ancienne coulée de lave qui a recouvert Piton Saint Leu  en 1977. Le terrain devient plus dur mais il est balisé par des marques blanches. Nous croisons  des promeneurs remontant vers le Nord. Il nous faut descendre une paroi instable pour atteindre l’océan. Les vagues font un bruit terrible en se fracassant contre les coulées de lave. La végétation a repris ses droits : des fougères et des graminées ont colonisé le sol, ça et là poussent des filaos .

 Là, un chemin bordé de petites roches  remonte vers Piton Ste Rose. Nos chaussures crissent sur les gravillons. Les randonneurs font une dernière pause. Tous sont là !

                                                                                                                        Photo André C.
Trois heures de marche depuis le repas ! Plus de 4 heures le matin ! Plus de 7 heures de randonnée au total …

 

Partager cet article
Repost0