Le retour (2e partie)
Puis c’est le retour au bercail, toujours à pied. En chemin des francisceas, ces arbustes aux fleurs mauves et blanches (mauves quand elles naissent, blanches quand elles vieillissent) Je fais humer leur parfum à Carmen et Sylvie.
Une liane de philodendrons grimpe là ; son fruit, porte le nom de « fruit délicieux » sur l’île. On l’appellerait aussi ici le « délice de mamzelle » allez savoir pourquoi...
Nous nous interrogeons aussi sur la nature d’une plante ressemblant à de la menthe. Un homme nous explique qu’il s’agit du « petit baume », une plante qu’on met dans le bain pour se relaxer.
les fruits du philodendron le petit baume
A notre gauche, bientôt l’arrêt Car Jaunes de la ligne 37 qui vient de St Pierre. Et juste à côté le petit parking avant la descente vers le Lit de la Rivière.
Sur le chemin du retour, nous faisons deux rencontres que je souhaitais depuis fort longtemps.
D’abord, notre route a croisé celle d’un petit animal. Une boule de poils avait la tête enfouie sous des feuilles mortes, je me suis dit : « c’est un tangue » et Carmen de murmurer « Mais ça ressemble à un rat ! »
Je prends mon temps et attends qu’il pointe mieux sa petite tête pour le photographier. Il ressemble à un hérisson, mais ses poils ne sont pas piquants, et son museau est très fin et allongé. J’espère qu’il aura une longue vie, car ici sur l’île on fait la chasse à ces animaux qui ne sont absolument pas nuisibles – bien au contraire, car ils sont insectivores- , et les chiens les pistent très vite. C’est le sport national ! Mais c’est très réglementé.
Après avoir traversé le Pont des Lianes, nous revoilà dans les zones « habitées » et je rencontre à l’entrée de sa propriété le maître des lieux, Jean Yves Fontaine, qui dit avoir grandi ici. Il élève des coqs, de poules, plante ses légumes et descend ce dont il a besoin à dos d’homme, pas d’hélicoptère comme à Mafate … Quelle santé !
Il fait très chaud dans la montée. Et là, à la fin de la rando, une pluie providentielle tombe. Personne ne cherche à éviter les gouttes, qui nous font le plus grand bien.
Le sol est jonché de petits calices blancs que la pluie a fait tomber : il s’agit des fleurs de l’osto-café. Egalement endémique de la Réunion, cet arbrisseau, de la famille des rubiacées, (gaertnera vaginata, en latin)

tre notre dessert. Paraît qu’elles se mangent, mais la méfiance est de rigueur pour les non-connaisseurs, et le temps est compté ! Cet arbuste
ne verrons pas. Faut se faire une raison. A
glissant. Aude dérape sur des roches humides.








appelle cette fougère "fougère mariée" ou "gâte-ménage" C'est une lycopodellia cernua.





"Les Jolis Pas"
Sur un panneau on lit : « Introduite à la Réunion en 1729 par le Chevalier Du Guay , sur ordre de la Compagnie des Indes, on a ici cultivé le thé au siècle dernier jusqu’en 1920. Le dernier propriétaire de cette plantation était M. Dureau de Volcomte. L’exploitation non rentable fut alors abandonnée… En 2005, l’AAPPMARE, en collaboration avec le département a décidé de redonner vie à ce jardin de Thé en effectuant la replantation de jeunes plants, la taille et l’entretien du jardin de thé afin de promouvoir le patrimoine culturel et le savoir-faire réunionnais » (texte recopié sans les fautes d’accent ) 












Heureusement ! Ce genre de randonnée est à éviter en cas de pluie, car elle devient périlleuse même pour les bons marcheurs. Le sentier escarpé qui rejoint le Camp Marron croise de temps à autre la route forestière où circulent des véhicules Tout Terrain (4X4 et quads) On peut emprunter cette piste inégale avec un engin motorisé.












remonter deux ou trois fois avant de replonger.




nous sommes redescendus toujours à pied par la route forestière. La promenade était très intéressante.





continué en direction des Avirons, pour bifurquer au deuxième embranchement à droite vers la route de Tévelave. Route en lacets, fossés profonds côté passager, rien de rassurant, mais les paysages sont distrayants : cultures maraîchères, champs de canne…Nous voilà arrivés.
Et nous nous arrêtons devant le suivant. Nous chaussons nos godasses de marche.
cryptomérias, le sol est tapissé de racines. Par temps de pluie, le sentier ne doit pas être aisé !



(à suivre)