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26 février 2025 3 26 /02 /février /2025 21:25

Je reste toujours sidérée par l’attitude des Réunionnais le jour précédant une alerte cyclonique : ils sont déjà à plus de cinquante clients à patienter 15 minutes avant l’ouverture des magasins et se mettre à courir dans les allées pour se jeter sur les packs d’eau et en faire une provision inconsidérée… Les parkings sont blindés, les conducteurs s’impatientent ! La tempête est déjà dans les têtes, tous sont fébriles alors qu’elle est à peine annoncée…

En 10 minutes, les rayons peuvent être dévalisés ! Ces acheteurs compulsifs devraient savoir que le cyclone passe rapidement et que l’eau ne manquera pas forcément : ils pourraient aussi en amont faire bouillir de l’eau pour la stériliser et la stocker avant d’en manquer.

Dans chaque foyer, on pourrait avoir toute l’année des conserves, des bougies et des piles en prévision d’un cyclone au lieu d’attendre l’annonce faite sur les chaînes télévisées. Bouchons dans les allées des supermarchés, bouchons sur les routes, une fièvre injustifiée

                                        Photo Imaz Press 2018

 

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25 février 2025 2 25 /02 /février /2025 06:27

                                                             billetterie

Ce musée, propriété de l’entreprise Isautier, situé à Saint Pierre, invite à la découverte du patrimoine cannier et à la dégustation de rhums.
L’accueil des touristes pour les visites guidées est très professionnel. Notre guide Marion connaît son sujet et fait partager ses connaissances avec compétence.

Elle nous explique d’abord la plantation de la canne, ses variétés, puis nous fait entrer dans un hall où est racontée la vie de la famille Isautier et l’évolution des produits de l’usine, la diversification, les récompenses …

Puis vient le moment de monter à l’étage pour voir une salle des machines où tournent encore des engrenages et où un film projeté raconte le travail des ouvriers de la canne. Et là ! c’est l’enfer ! l’enfer pour les visiteurs !

Il fait une chaleur insupportable, aucune ventilation, des brasseurs d’air qui ne fonctionnement pas. Tenir vingt minutes à écouter des explications dans cette atmosphère lourde, moite, sans air est un supplice pour tous les présents. Pas moyen de se concentrer et d’apprécier.

Puis c’est le contraste en arrivant dans la boutique de dégustation. Une climatisation bien pensée et qui engage à s’y installer et discuter.

Je me promets de faire remonter l’information concernant les conditions insupportables de la visite, mais sur le site de l’entreprise, pas moyen de laisser une note au contact. Il faut leur téléphoner…

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20 février 2025 4 20 /02 /février /2025 20:01

J’étais heureuse à l’idée de faire une visite de la CAHEB (Coopérative Agricole des Huiles Essentielles de Bourbon) au Tampon  le 18 février. Nous sommes sept personnes à avoir eu la même idée et à nous présenter à 15 heures mais on nous fait remarquer qu’en raison de l’humidité (le sol était mouillé) ce ne serait pas possible.

J’en profite pour acheter quelques flacons d’huile essentielle, mais m’étonne de ne pas trouver de vétyver de la Réunion : le vétyver vient de Madagascar.

Comme on peut malgré tout visiter le jardin, je me promène et rencontre un boug très sympa : Stéphano. Il est employé de cette coopérative agricole.

Après 10 ans dans le bâtiment à construire des murs de moellons, il s’est reconverti,  a passé un diplôme au lycée agricole et c’est ici à la CAHEB qu’il travaille désormais. Il me raconte photos à l’appui qu’il plante et récolte chez lui  le vétyver, qu’il en fait de l’huile essentielle.

Il travaille sur 7 ha de terres situées à la Ligne Paradis et près du Pont de l’Entre Deux à la Ravine des Cabris. Les terrains sont occupés par des plants de géranium rosat, de basilic… Il produit aussi des mangues et vient de vendre un pied de letchis…

La terre donne mais elle contient de la roche. Après avoir passé le tracteur, il pose l’arrosage puis le film et à quarante centimètres de distances, il plante des géraniums. Travail dur sous la chaleur qui ne rapporte pas toujours. Pour récolter, ils ont une machine qu’ils testeront cette année.

Son emploi à la CAHEB lui plaît, il trouve toujours à s’occuper et n’aime pas rester les bras croisés. Ce jeune papa de quatre enfants m’a plu par sa perception de la Nature qu’il se refuse à dégrader, il ne traite pas ses manguiers ni ses plantations…

 

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27 décembre 2024 5 27 /12 /décembre /2024 11:13

Le touriste qui déambule pour la première fois entre les rayons des supermarchés à la Réunion, est immédiatement frappé par une spécificité locale : on achète ici le riz par paquet de 10 kg !

"Actuellement, le consommateur réunionnais mange principalement du riz blanchoi (riz de luxe) à hauteur de 62 kg de riz par an et par habitrant contre 4kg par an et par habitant en France métropolitaine. La consommation de riz à la Réunion est relatuivement satble depuis 10 ans (aux alentour sde 50000 tonnes par an)" sources qualireg.org

 

On ne peut imaginer un mique nique familial sans riz...

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20 décembre 2024 5 20 /12 /décembre /2024 13:41

Pourquoi fête-t-on le 20 décembre à la Réunion ?

C’est la Fête des Cafres* ou « Fêt Caf » . On l’appelle aussi « La Fête de la Liberté » car c’est le jour de la commémoration de l’abolition de l’esclavage. Le 20 décembre est férié à la Réunion.

Si l’esclavage avait déjà été aboli le 27 avril 1848 et proclamé sur l’île par Sarda Garriga, commissaire général de la République, il fallait attendre le 20 décembre pour que l’abolition soit effective. Du fait de la nécessité d’employer de la main d’œuvre de mai à décembre pour couper la canne, cette décision d’affranchir les esclaves aurait été malvenue, mal perçue par les propriétaires… Une assemblée de délégués s’insurge. D’ailleurs une note insérée au Moniteur semble imposer à M. Sarda l’obligation de leur accorder ce report  : « Attendez au moins, lui dit-on la fin de la récolte avant de proclamer votre émancipation, nous vous en conjurons » (p.20 Album de la Réunion  extrait du Texte de Marius Gonthier) »,

* Les Cafres étaient les esclaves africains.

Sarda Garriga (Roussin -  Album de l'île de la Réunion)

Réception de Sarda Garriga à saint Denis à l'Hôtel du Gouvernement le 14.10.1848 (André Roussin) 

On fête le 20 décembre depuis 1983. Toute l’île prévoit un programme festif. Cette date est aussi celle du début des vacances australes qui se prolongent jusqu’au 18 janvier. C’est aussi à ce moment qu’on voir arriver les familles de métropole pour les Fêtes de Noël. L’île est en effervescence pendant une quinzaine de jours !

 

 

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19 décembre 2024 4 19 /12 /décembre /2024 19:11

« Un bon pé zoli mamzel

Bien gran bin mins

Sevé dann ven, rob’ en kuir

Kan zot i mèt flèr dann zot seve,

Bann bonom i vien cherche a zot dann kalion »

 

(Beaucoup de jolies demoiselles

Bien grandes et bien minces

Cheveux dans le vent, robe en cuir

Quand elle a des fleurs dans ses cheveux

Des hommes viennent les chercher pour les mettre dans leur camion.)

Réponse : la canne à sucre

La canne à sucre ! On n’imagine pas la Réunion sans canne à sucre, c’est elle qui a donné du travail à la population pendant des années et elle continue à en donner bien que sa production soit de plus en plus menacée. Six mois par an, on la coupe, on la transforme. Chaque année, la saison commence et juin et termine vers le 20 décembre, date importante qui fête la fin de l’abolition de l’esclavage ! Moins de « cachalots » sur les routes à partir de cette date, « kabars » pour fêter la fin de la coupe… Peut-être moins de ralentissements sur les routes… vœu pieux !

 

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12 décembre 2024 4 12 /12 /décembre /2024 13:52

Dans deux articles de ce blog, datés du 26.11 et du 5.12, je faisais déjà allusion à la collaboration de deux chercheurs réunionnais, Marcel HUNEZ et Jean Claude PIERIBATTESTI pour perfectionner les alambics et imaginer des extracteurs dernier cri dans les années 1980.

Les inventeurs avaient associé à leurs projets les classes d’un lycée professionnel : le Lycée Amiral Lacaze de Ste Clotilde. Avec les élèves, ces passionnés avaient réalisé des plans et procédé à la fabrication de ces objets révolutionnaires. Les compétences techniques de M. Hunez, professeur de chaudronnerie et de Pieribattesti, universitaire, ont été mises au service de ce projet.

Armande Hunez, épouse de Marcel, aujourd’hui disparu, m’a permis d’immortaliser ces instants en prélevant dans son album-photo les images et documents de presse de ces moments inédits pour les lycéens.

Il est à parier que certains de ces élèves se reconnaîtront dans ces photos datant de 40 ans…

 

Le lycée professionnel Amiral Lacaze mis à contribution.
Le lycée professionnel Amiral Lacaze mis à contribution.
Le lycée professionnel Amiral Lacaze mis à contribution.
Le lycée professionnel Amiral Lacaze mis à contribution.
Le lycée professionnel Amiral Lacaze mis à contribution.
Le lycée professionnel Amiral Lacaze mis à contribution.
Le lycée professionnel Amiral Lacaze mis à contribution.
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5 décembre 2024 4 05 /12 /décembre /2024 11:47

HUNEZ, PIERIBATTESTI : de l’alambic à l’extracteur…

En 1982, les deux hommes s’étaient déjà associés pour concevoir un alambic nouvelle génération destiné à la distillation du géranium et du vétyver.

1984 L’invention d’un extracteur innovant par les deux chercheurs présente un intérêt commercial mondial.

Un contrat est bientôt signé en 1984 entre les concepteurs du projet d’extraction et la SOCIETE BOURBON INTERNATIONAL B.V représentée par Jacques de CHATEAUVIEUX.

« Les deux partenaires reconnaissent que le procédé d’extraction développé par les inventeurs représente un moyen original susceptible d’être utilisé industriellement pour la production de jus, ou d’essence de fruit, légume, ou autre produit… »

Dans ce contrat il est stipulé que « les inventeurs ont développé un procédé d’extraction pour leur propre compte et de manière à ce que leur pleine propriété de ce savoir-faire ne puisse être mis en doute… »

Le titre de propriété industrielle est délivré aux inventeurs.

Le groupe CHANE NAM est également très intéressé par ce procédé d’extraction (cf doc de presse avril 1984)

 

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25 novembre 2024 1 25 /11 /novembre /2024 18:22

En revoyant ma collection de photos faites à la Réunion, je retrouve une série de photos de billets qu’une tresseuse des Calbanons de la Cafrine m’avait montrée en 2022.  C’était selon elle, une nouvelle formule pour payer les denrées avec une monnaie péi !

« Ti Kat sou » signifie petite monnaie en créole. Une formule qui n’a pas dû séduire grand monde. En cherchant davantage de renseignements je vois que l’entreprise qui avait imaginé cet échange est définitivement fermée. Un flop pour cette idée dite innovante...

Ils avaient la particularité de représenter des nombreuses facettes de la Réunion : des moments d’histoire, des paysages, des personnages réunionnais !

Une belle vitrine de la Réunion qui n’a pas suffi à convaincre.

 

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7 février 2022 1 07 /02 /février /2022 07:56

J’étais à cent lieues d’imaginer qu’à Trois Mares il existait une telle surface de maraîchage. C’est à l’occasion d’une belle balade que Véro m’a fait découvrir cet endroit. C’était avant le passage du cyclone Batsiraï.

A 650 m d’altitude on cultive le poireau, la salade, le thym, le persil, les tomates, les courges…

On utilise la bourre de coco pour démarrer certaines plantations… Pour ne pas avoir à désherber on fait usage de bâches en plastique…

On peut seulement regretter que des morceaux de ces bâches traînent çà et là…

On s’équipe aussi progressivement de serres…

Depuis le passage de Batsiraï la plupart des fruits sont à terre : avocats, mangues, pêches…

 

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