Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 16:57

 

….passe une départementale . Nous l’avons empruntée depuis le Plate jusqu’à la Chaloupe St Leu (du Sud vers le Nord)

Avons traversé de petites localités adossées au flanc de la  montagne dont Le Bac de Fer Les Camélias et Saint Christophe, De là,  la vue sur l'océan est exceptionnelle. Si l’immobilier se développe, on voit cependant encore quelques petites cases créoles très pittoresques avec des bardeaux et des toits en tôle.
Après la Chaloupe St Leu situé à 800 m d'altitude, nous avons plongé vers l'embranchement de la route des Tamarins, en dévalant  la route des Colimaçons.




                                                                 baie de Saint Leu


Nous avons longé le Conservatoire des Mascarins, les pistes d’envol des parapentistes. Nous avons photographié La Saline au Nord et la baie de Saint Leu et son lagon au Sud. 


Des cultures maraîchères et des champs de canne à perte de vue. Puis nous avons  bifurqué vers la quatre voies. L’océan était argenté et  le soleil y projetait des taches de lumière. Spectaculaire !


Partager cet article
Repost0
2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 15:29

 


Dans la Ravine Saint Gilles...
nous avons quitté le bassin des Aigrettes pour revenir à l’embranchement. Là, nous avons suivi des promeneurs qui semblaient connaître le sentier menant à un autre bassin. Comme l’ONF n’entretient plus ce sentier nous avons eu quelque difficulté à nous orienter, mais la vue d’ une croix rouge sur une pierre et de gros clous fixés dans le sol au niveau de marches disparues nous ont incités à descendre à cet endroit. Faire ce chemin avec des sandalettes relèverait de l‘inconscience. Grâce à nos godasses de randonnée, nous avons pu traverser les passages boueux, des ruisseaux,  enjamber les rochers massifs et inégaux qui jalonnaient le parcours. A notre gauche, nous avons même aperçu une habitation et entendu chanter un coq. Quelle idée d’aller se perdre dans ce trou où la lumière du soleil ne réussit pas à percer les frondaisons !

                               
                               
                                                                                les escaliers descendant vers l' usine électrique  

Bientôt, nous avons eu la surprise de découvrir une  quarantaine de marches bétonnées, mais inégales et usées qui débouchaient sur les ruines d’une maison haute et carrée dans laquelle traînaient du matériel rouillé : un axe, des engrenages... Curieuse d’en savoir plus, de retour au bercail,  j’ai fouillé dans les ouvrages historiques, notamment dans le 2e tome de l’Histoire de la Réunion de D. Vaxelaire, et j’en ai déduit qu’il s’agissait là d’une ancienne usine électrique qui était alimentée par les cours d’eau et les retenues (les bassins). D’ailleurs d’autres traces de conduites forcées sont visibles dans cette ravine.

 

ancienne usine datant de 1935                                                                           conduite rouillée dans la falaise

Cette usine aurait été construite en 1935.  Ce genre d’usine était minuscule et alimentait une dizaine de maisons et permettait de faire fonctionner les premiers appareils électriques dont la radio. J’ignore à Saint Gilles on avait la chance de posséder une radio. Il serait intéressait de savoir aussi si cette usine était doublée comme certaines de ces congénères par des moteurs à gaz pauvre.

Nous voilà sur la berge de ce bassin, on croit rêver : la Nature à l’état pur, et pas la foule du bassin des Aigrettes, faut dire que l’accès est plus compliqué. L’endroit est merveilleux, on ne se lasse de le contempler et de le photographier.


Une cascade tombe dans une cuvette  bordée de papyrus, de bambous gigantesques. Au fond des pigeons survolent les grottes où ils nichent. Des belliers (tisserins) cherchent des feuilles dans les papyrus pour construire leurs nids, des pailles en queue viennent pêcher et remontent vers les falaises. Un havre de paix, comme on n’en rencontre plus souvent

les bambous...

                 Paradisiaque...

Nous remontons le sentier, qui progressivement n’est plus ombragé, repassons sur des murets et des endroits humides et admirons le vol de deux pailles en queue.
Une bonne dodo au bar pour nous désaltérer : nous avons bien transpiré, il faisait  déjà 30° à midi, et la pente était escarpée ! Faut bien se justifier...
Dommage que cette promenade qui figure dans tous les guides soit interdite mais on comprend qu'on veuille protéger les promeneurs (éboulements possibles, sentiers parfois dangereux, roche friable autour des bassins)

Partager cet article
Repost0
12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 15:32

Le belvédère de Bois-Court  se transforme.


                   le belvédère

Nous avons été surpris ce dimanche 11 octobre 2009 en trouvant la plate-forme d’observation transformée. Là a été  aménagé un chemin d'accès (en sens unique) en schiste bordé de part et d’autre de places de parking. Et cinq kiosques « non destinés au camping » ont été installés sur la gauche. Des arbres ont été plantés çà et là.



Des zones rectangulaires réservées à des marchands de produits locaux ont été prévus. Les stores du bâtiment de l’horloge hydraulique sont encore fermés. Cette horloge située dans la maisonnette jouxtant le belvédère  est actuellement en réfection.

Le monte-charge est toujours là et sert comme toujours à ravitailler le village. Aucune route carrossable n’y mène.


Benoît devant le monte-charge

La vue sur Grand Bassin était très dégagée, le spectacle est toujours aussi grandiose sur cette vallée où  il doit rester une trentaine d’habitants. Un de ces jours il faudra quand même qu’on entreprenne la randonnée (descente 2 heures, remontée 3 heures), mais on réservera un des  gîtes  de  Grand Bassin pour la nuit afin d’avoir le temps de récupérer et de faire un plongeon dans le bassin où coule la cascade appelée le Voile de la Mariée.. Le sentier était fermé en raison d’éboulements possibles, mais je crois qu’il vient d’être rouvert.


vue plongeante sur Grand Bassin(le hameau, et le bassin.)

Partager cet article
Repost0
11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 21:12

Nous sommes remontés de Saint Pierre en voiture vers 18 heures, avant le coucher du soleil. Au lieu d’emprunter la nationale, nous avons changé d'itinéraire. Nous avons emprunté à  Bassin Plat la route pour Bérive, une route étroite et inégale zigzaguant au milieu des champs de canne.

Une palette de couleurs pures, lavées…
                        

 La lumière était belle sur ce puzzle de plaques vertes de toutes les nuances,  où les  champs d’ananas rejoignent les plantations de canne, se prolongeant par le vert profond des arbustes des ravines, pour atteindre plus loin des maisons blanches du Tampon  qui se découpent sur les contreforts bleus  du Cirque de Cilaos .

                    Splendide aussi la vue sur St Pierre: alternance de zones sèches (des terrains où les cannes sont déjà coupées) et de champs   verts (de cannes en attente), plus bas les  habitations blanches et au fond  l’océan bleu, si bleu …. et sa barrière de corail !

Partager cet article
Repost0
23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 18:32



Actuellement les cannes à sucre, déjà très hautes, se mettent à fleurir. C’est un spectacle merveilleux Au soleil à midi,  les fleurs qui émergent des champs de canne ressemblent à des hampes argentées ;  au coucher du soleil, on distingue se découpant  sur le ciel rose les silhouettes en filigrane de ces inflorescences.

C’est le signe que la canne va être mûre, et qu’on procédera bientôt à la coupe. Dans les champs on travaille déjà pour nouer les cannes afin de faciliter le passage des coupeurs. De juillet à décembre, on assistera au ballet incessant des « cachalots » (camions) qui emportent la récolte aux balances où elle va être pesée, avant d’être acheminée vers les sucreries.

En Guadeloupe et en Martinique, cette floraison annonce Noël. Question d’hémisphère !Ici, elle annonce l’hiver austral et les vacances scolaires de juillet.

Partager cet article
Repost0
19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 22:09


Prononcez comme c'est écrit ...

Encore une espèce de légume ou de fruit que je vois pour la première fois chez le maraîcher du coin. Il m’explique que ça se prépare en rougail ; ça ressemble à une petite mangue verte et se prépare comme elle,  à savoir : on pèle l’évi, on écrase la chair, on pile du piment qu’on rajoute avec de l’huile et du sel et le tour est joué !

 

Et juste à côté de ces évis, de drôles de tomates,

les tomates – arbustes.

Ces tomates poussent effectivement sur de petits arbustes, comme ici à Trois Bassins dans les Hauts, ou à Bois-Court,  où je les avais photographiées.

   

Certains  disent qu’on peut les consommer quand l’enveloppe est encore dure, mais il faut couper le fruit en deux et sortir la chair à la cuiller.

Aujourd’hui j’en ai vu qui avaient l’enveloppe tendre et rouge, mais je n’ai pas encore osé en acheter. Je préfère les petites tomates « normales » pour mes salades et mes rougails.

Partager cet article
Repost0
2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 22:31

Le samedi 2 mai, de bonne heure, nous avons pris la direction de Bras de Pontho, nous avons chaussé nos grosses godasses de randonnée pour descendre dans le lit du Bras de la Plaine. Une file de voitures de randonneurs stationnait  le long de la route. Des marcheurs remontaient déjà, en haletant.

Après avoir relu les mises en garde sur un panneau, nous sommes descendus en longeant un champ de cannes. Un ouvrier masqué  désherbait la base de la plantation avec un tuyau relié à une citerne.

Après le premier virage, superbe  vue sur les montagnes découpées au dessus du village de l’Entre - Deux. Puis le chemin qui dévale entre une  d’une végétation dense  (à gauche)et des roches  (à droite) devient plus escarpé, et  caillouteux.


Le chemin n’est pas toujours praticable et il ne faut pas s’y engager par temps pluvieux, les roches sont alors très glissantes. L’an passé un professeur d’EPS y a trouvé la mort. Certaines zones effondrées sont sécurisées, mais la falaise est abrupte !

On voit le soleil se lever à l’Est et on se dit qu’il vaut mieux être de ce côté – ci du ravin, car de l’autre côté il doit déjà faire très chaud.

Puis, nous entendons le bruit de l’eau, et nous voilà dans une zone plus plate qu’on dirait habitée, de beaux murs bien solides bordent le chemin et le séparent de bananiers, litchis ( un homme est en train de nettoyer la parcelle), on aperçoit même une clôture de fils barbelés, peut-être pour un élevage. 

Et nous dirigeons nos pas vers une cascade qui coule un peu plus bas. L’endroit est très reposant : des enfants ont dû jouer à construire des bassins dans la rivière, vu la disposition des galets. Une chute d'eau, appelée la Cascade Georget, se jette dans le torrent, et un arc-en –ciel apparaît !


Non loin de la cascade, on aperçoit des orgues basaltiques, nous aurions pu remonter vers l’arche naturelle, mais il aurait fallu traverser la rivière à gué…


Bientôt nous atteignons le Pont de la Liane que nous pouvions voir depuis la Cascade. Nous nous arrêtons sur ce pont qui doit être de construction récente. Un panneau met toujours en garde contre le rique de montée brutale des eaux en cas de déversement du barrage…
 

 

Nous traversons le pont et le sentier remonte vers Entre – Deux. Nous croisons toujours autant de coureurs et de marcheurs. Je prends le temps de photographier les fleurs dans la montée. Nous décidons de rebrousser chemin  et redescendons vers le Pont. De là nous mettons 1 heure pour remonter l'important dénivelé !

Ce versant est plus humide : quelques sources coulent sur les pierres du sentier. Nous décidons de remonter car il est déjà 8h55.  Nous mettrons une heure exactement pour revenir du Pont de la Liane à notre voiture après quelques haltes pour observer le vol de quatre pailles en queue évoluant au dessus de la ravine, puis pour observer les papillons, et essayer de photographie un tec-tec.

Partager cet article
Repost0
1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 20:58

 Au lieu d’aller cueillir du muguet, -ici on en plante en serre et on le vend en bord de route- nous avons décidé de marcher le long de l’océan. Après avoir laissé la voiture  près de la Ravine Blanche, nous avons emprunté le sentier  du littoral.

Nous avons longé la Pointe du Diable puis pris la direction de l’aéroport de Pierrefonds. La portion de chemin entre la Pointe et l’aéroport vient d’être aménagée : les plantations de fleurs et d’arbres sont toutes récentes. 




De gros cailloux délimitent le sentier et des « cairns » (gros amas de pierres) jalonnent le parcours à intervalles réguliers. De nombreux promeneurs et des sportifs (joggers et cyclistes) ont eu la même idée que nous.





L’ancienne voie ferrée


Souvent le chemin suit le tracé de l’ancienne voie ferrée, passe sur des ponts ou sous les ponts. Chaque fois on se dit : mais quelle idée d’avoir ôté  le train aux Réunionnais, comme cela leur faciliterait maintenant la vie !



 
Le soleil tapait et le vent de la mer faisait du bien. Sur notre droite on voyait nettement le piton de Montvert, le Piton Hyacinte, le Tampon, Entre-Deux, les remparts du Cirque de Cilaos… Parfois le sable noir faisait place au chemin damé. 


L’ancienne balance

Nous avons remarqué les ruines d’un habitat et un homme nous a expliqué que ces restes de murs envahis par la végétation et les reliquats de barres rouillées faisaient partie de l’ancienne balance à cannes de Pierrefonds (endroit où les cachalots venaient faire peser leur cargaison).


La base militaire



Puis nous avons vu l’ancien aérodrome de la base militaire, une construction abandonnée sur laquelle Jaice a laissé son empreinte, puis avons regardé un avion larguer des parachutistes sur la base.





Puis nous sommes revenus à notre point de départ en faisant deux petites haltes intéressantes qui feront l’objet d’un autre article sur le blog ! Environ deux heures (pour des marcheurs peu pressés) de balade agréable qu’il convient de faire tôt le matin ou dans la soirée…

                                                                                                           à bientôt !

Partager cet article
Repost0
13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 19:15

Ce matin, lundi de Pâques, nous sommes partis pour une expédition : Cilaos !

Pour atteindre ce lieu mythique, autrefois ville thermale, nous avons mis une heure et demie. Plus de 400 virages dans la montagne. Des paysages spectaculaires ! On aurait pu s’arrêter à chaque nouveau panorama mais il nous aurait fallu la journée.

Après avoir traversé Peter Both et le Grand Serré puis Mare Sèche, nous sommes arrivés au centre de Cilaos près du parking de l’église où nous a rejoints Vérène. Elle nous a conduits chez Korbo, qui habite non loin de la Mare à Joncs, dans une maison typique, ouverte à tous les amis de passage. Nous avons passé là une journée très agréable, dans une ambiance décontractée : autour de sa petite habitation, poussent toutes sortes de plantes : de la canne citronnelle, du romarin, du géranium, du vétiver, de la menthe, du maïs, des plantes au goût d’épinards. Il a aussi planté des salades, des haricots et des fèves. Il élève quelques poules et des canards dans un cadre sauvage, au milieu des montagnes… Devant sa maison fleurissent des fleurs blanches, qu’on appelle ici « fleurs de Pâques »

En apéro il nous a proposé du vin de Cilaos, fait maison par son papa, qui en produit pour sa consommation propre. C’est un vin doux fait avec du cépage « Isabelle ». Pour midi on pouvait se servir en avocats, chouchoux cuits, brèdes de songe, riz et petites lentilles de Cilaos, bien évidemment… Nous avions rapporté du rôti de porc froid et de l’ananas. La conversation a roulé autour de la culture créole, la langue et l’indépendantisme…

Avec Vérène et Eddy nous sommes montés vers un point de vue, celui de « La Roche Merveilleuse » depuis laquelle on peut admirer Cilaos et les montagnes qui l’entourent.

Nous avons aussi fait une escapade sur le nouveau sentier de Cilaos – une demi-heure au milieu des espèces d’arbres des Hauts (bois savon, bois de nèfle, bois d’olive, bois blanc…)

Partager cet article
Repost0
6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 21:13

 A Trois Mares, il suffit de faire quelques dizaines de mètres pour trouver une boucherie, un snack, un magasin d’artisanat malgache, une auto-école puis une cinquantaine de pas pour dénicher une librairie, un autre snack , un médecin, des infirmiers, une épicerie, un kiné, une pharmacie, un fleuriste, un distributeur de billets (ici appelé « gabier »), la poste, la mairie, une bibliothèque, une église, un petit supermarché, une boulangerie, un magasin de légumes, un laboratoire d’analyses médicales…  Tout est concentré autour de la rue Charles Baudelaire.


Une découverte surprenante...

Il y a quelques jours en allant au pain, en face du Score,  j’ai constaté avec horreur qu’un superbe jardin aux arbres centenaires était la proie des bulldozers. J’étais scandalisée.
Là, sur un muret, désormais disparu, s’asseyaient des SDF qui allaient acheter leur dodo à la boulangerie à l’ouverture. Ces hommes faisaient eux aussi partie du paysage… Il leur a fallu déloger. Que de déracinements !

Et à ma grande surprise, j’ai entrevu derrière ce chantier des habitations très anciennes aux murs couverts de ces lamelles de bois qu’on appelle dans le Jura « des tavaillons ». Je me suis aventurée dans le chantier boueux et clos, pour photographier ces petites maisons, vestiges encore habités, de la Réunion profonde, vestiges qui j’espère ne disparaîtront pas du quartier eux aussi….

Partager cet article
Repost0