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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 22:09


Prononcez comme c'est écrit ...

Encore une espèce de légume ou de fruit que je vois pour la première fois chez le maraîcher du coin. Il m’explique que ça se prépare en rougail ; ça ressemble à une petite mangue verte et se prépare comme elle,  à savoir : on pèle l’évi, on écrase la chair, on pile du piment qu’on rajoute avec de l’huile et du sel et le tour est joué !

 

Et juste à côté de ces évis, de drôles de tomates,

les tomates – arbustes.

Ces tomates poussent effectivement sur de petits arbustes, comme ici à Trois Bassins dans les Hauts, ou à Bois-Court,  où je les avais photographiées.

   

Certains  disent qu’on peut les consommer quand l’enveloppe est encore dure, mais il faut couper le fruit en deux et sortir la chair à la cuiller.

Aujourd’hui j’en ai vu qui avaient l’enveloppe tendre et rouge, mais je n’ai pas encore osé en acheter. Je préfère les petites tomates « normales » pour mes salades et mes rougails.

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 22:31

Le samedi 2 mai, de bonne heure, nous avons pris la direction de Bras de Pontho, nous avons chaussé nos grosses godasses de randonnée pour descendre dans le lit du Bras de la Plaine. Une file de voitures de randonneurs stationnait  le long de la route. Des marcheurs remontaient déjà, en haletant.

Après avoir relu les mises en garde sur un panneau, nous sommes descendus en longeant un champ de cannes. Un ouvrier masqué  désherbait la base de la plantation avec un tuyau relié à une citerne.

Après le premier virage, superbe  vue sur les montagnes découpées au dessus du village de l’Entre - Deux. Puis le chemin qui dévale entre une  d’une végétation dense  (à gauche)et des roches  (à droite) devient plus escarpé, et  caillouteux.


Le chemin n’est pas toujours praticable et il ne faut pas s’y engager par temps pluvieux, les roches sont alors très glissantes. L’an passé un professeur d’EPS y a trouvé la mort. Certaines zones effondrées sont sécurisées, mais la falaise est abrupte !

On voit le soleil se lever à l’Est et on se dit qu’il vaut mieux être de ce côté – ci du ravin, car de l’autre côté il doit déjà faire très chaud.

Puis, nous entendons le bruit de l’eau, et nous voilà dans une zone plus plate qu’on dirait habitée, de beaux murs bien solides bordent le chemin et le séparent de bananiers, litchis ( un homme est en train de nettoyer la parcelle), on aperçoit même une clôture de fils barbelés, peut-être pour un élevage. 

Et nous dirigeons nos pas vers une cascade qui coule un peu plus bas. L’endroit est très reposant : des enfants ont dû jouer à construire des bassins dans la rivière, vu la disposition des galets. Une chute d'eau, appelée la Cascade Georget, se jette dans le torrent, et un arc-en –ciel apparaît !


Non loin de la cascade, on aperçoit des orgues basaltiques, nous aurions pu remonter vers l’arche naturelle, mais il aurait fallu traverser la rivière à gué…


Bientôt nous atteignons le Pont de la Liane que nous pouvions voir depuis la Cascade. Nous nous arrêtons sur ce pont qui doit être de construction récente. Un panneau met toujours en garde contre le rique de montée brutale des eaux en cas de déversement du barrage…
 

 

Nous traversons le pont et le sentier remonte vers Entre – Deux. Nous croisons toujours autant de coureurs et de marcheurs. Je prends le temps de photographier les fleurs dans la montée. Nous décidons de rebrousser chemin  et redescendons vers le Pont. De là nous mettons 1 heure pour remonter l'important dénivelé !

Ce versant est plus humide : quelques sources coulent sur les pierres du sentier. Nous décidons de remonter car il est déjà 8h55.  Nous mettrons une heure exactement pour revenir du Pont de la Liane à notre voiture après quelques haltes pour observer le vol de quatre pailles en queue évoluant au dessus de la ravine, puis pour observer les papillons, et essayer de photographie un tec-tec.

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 20:58

 Au lieu d’aller cueillir du muguet, -ici on en plante en serre et on le vend en bord de route- nous avons décidé de marcher le long de l’océan. Après avoir laissé la voiture  près de la Ravine Blanche, nous avons emprunté le sentier  du littoral.

Nous avons longé la Pointe du Diable puis pris la direction de l’aéroport de Pierrefonds. La portion de chemin entre la Pointe et l’aéroport vient d’être aménagée : les plantations de fleurs et d’arbres sont toutes récentes. 




De gros cailloux délimitent le sentier et des « cairns » (gros amas de pierres) jalonnent le parcours à intervalles réguliers. De nombreux promeneurs et des sportifs (joggers et cyclistes) ont eu la même idée que nous.





L’ancienne voie ferrée


Souvent le chemin suit le tracé de l’ancienne voie ferrée, passe sur des ponts ou sous les ponts. Chaque fois on se dit : mais quelle idée d’avoir ôté  le train aux Réunionnais, comme cela leur faciliterait maintenant la vie !



 
Le soleil tapait et le vent de la mer faisait du bien. Sur notre droite on voyait nettement le piton de Montvert, le Piton Hyacinte, le Tampon, Entre-Deux, les remparts du Cirque de Cilaos… Parfois le sable noir faisait place au chemin damé. 


L’ancienne balance

Nous avons remarqué les ruines d’un habitat et un homme nous a expliqué que ces restes de murs envahis par la végétation et les reliquats de barres rouillées faisaient partie de l’ancienne balance à cannes de Pierrefonds (endroit où les cachalots venaient faire peser leur cargaison).


La base militaire



Puis nous avons vu l’ancien aérodrome de la base militaire, une construction abandonnée sur laquelle Jaice a laissé son empreinte, puis avons regardé un avion larguer des parachutistes sur la base.





Puis nous sommes revenus à notre point de départ en faisant deux petites haltes intéressantes qui feront l’objet d’un autre article sur le blog ! Environ deux heures (pour des marcheurs peu pressés) de balade agréable qu’il convient de faire tôt le matin ou dans la soirée…

                                                                                                           à bientôt !

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 19:15

Ce matin, lundi de Pâques, nous sommes partis pour une expédition : Cilaos !

Pour atteindre ce lieu mythique, autrefois ville thermale, nous avons mis une heure et demie. Plus de 400 virages dans la montagne. Des paysages spectaculaires ! On aurait pu s’arrêter à chaque nouveau panorama mais il nous aurait fallu la journée.

Après avoir traversé Peter Both et le Grand Serré puis Mare Sèche, nous sommes arrivés au centre de Cilaos près du parking de l’église où nous a rejoints Vérène. Elle nous a conduits chez Korbo, qui habite non loin de la Mare à Joncs, dans une maison typique, ouverte à tous les amis de passage. Nous avons passé là une journée très agréable, dans une ambiance décontractée : autour de sa petite habitation, poussent toutes sortes de plantes : de la canne citronnelle, du romarin, du géranium, du vétiver, de la menthe, du maïs, des plantes au goût d’épinards. Il a aussi planté des salades, des haricots et des fèves. Il élève quelques poules et des canards dans un cadre sauvage, au milieu des montagnes… Devant sa maison fleurissent des fleurs blanches, qu’on appelle ici « fleurs de Pâques »

En apéro il nous a proposé du vin de Cilaos, fait maison par son papa, qui en produit pour sa consommation propre. C’est un vin doux fait avec du cépage « Isabelle ». Pour midi on pouvait se servir en avocats, chouchoux cuits, brèdes de songe, riz et petites lentilles de Cilaos, bien évidemment… Nous avions rapporté du rôti de porc froid et de l’ananas. La conversation a roulé autour de la culture créole, la langue et l’indépendantisme…

Avec Vérène et Eddy nous sommes montés vers un point de vue, celui de « La Roche Merveilleuse » depuis laquelle on peut admirer Cilaos et les montagnes qui l’entourent.

Nous avons aussi fait une escapade sur le nouveau sentier de Cilaos – une demi-heure au milieu des espèces d’arbres des Hauts (bois savon, bois de nèfle, bois d’olive, bois blanc…)

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 21:13

 A Trois Mares, il suffit de faire quelques dizaines de mètres pour trouver une boucherie, un snack, un magasin d’artisanat malgache, une auto-école puis une cinquantaine de pas pour dénicher une librairie, un autre snack , un médecin, des infirmiers, une épicerie, un kiné, une pharmacie, un fleuriste, un distributeur de billets (ici appelé « gabier »), la poste, la mairie, une bibliothèque, une église, un petit supermarché, une boulangerie, un magasin de légumes, un laboratoire d’analyses médicales…  Tout est concentré autour de la rue Charles Baudelaire.


Une découverte surprenante...

Il y a quelques jours en allant au pain, en face du Score,  j’ai constaté avec horreur qu’un superbe jardin aux arbres centenaires était la proie des bulldozers. J’étais scandalisée.
Là, sur un muret, désormais disparu, s’asseyaient des SDF qui allaient acheter leur dodo à la boulangerie à l’ouverture. Ces hommes faisaient eux aussi partie du paysage… Il leur a fallu déloger. Que de déracinements !

Et à ma grande surprise, j’ai entrevu derrière ce chantier des habitations très anciennes aux murs couverts de ces lamelles de bois qu’on appelle dans le Jura « des tavaillons ». Je me suis aventurée dans le chantier boueux et clos, pour photographier ces petites maisons, vestiges encore habités, de la Réunion profonde, vestiges qui j’espère ne disparaîtront pas du quartier eux aussi….

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 21:39

Nous sommes descendus vers Saint Louis ce matin pour fuir les nuages venant des montagnes et faire une petite randonnée sur le littoral, avec Paul, Vérène et Eddie.
Nous avons découvert là, un endroit sauvage, protégé, entre la Nationale et l’océan. Autour d’un étang d’eau douce, l’Etang du Gol, au milieu de poivriers, et de badamiers, de filaos,  paissaient des vaches  brunes et noires attachées à un piquet, on les appelle ici les « vaches piquets ». Un endroit idyllique où quelques pêcheurs viennent se reposer le dimanche en famille. De là, on aperçoit l’usine sucrière du Gol, les montagnes – même les hauteurs du Tampon-



L'étang du Gol et vue sur le Tampon

Ce sont plusieurs petits plans d’eau plus ou moins limpides. A certains endroits la laitue d’eau et la jacinthe d’eau  en tapissent  la surface  si bien qu’on croit se diriger  un pré verdoyant d’où émergent des fleurs violettes. Ces plantes aquatiques qui prolifèrent sont arrachées et forment des talus bordant le rivage. C’est le territoire des poules d’eau et du « butor »

une jacinthe d'eau                                               le butor



A l’endroit où l’étang rejoint l’océan, une zone de sable noir et  les deux piliers, vestiges d’in pont de chemin de fer. 
Là, doit passer la piste cyclable qui relie Saint Pierre à Saint Leu, mais la planche qui  faisait la jonction a été enlevée et les cyclistes n’hésitent pas à se mouiller et à traverser à pied ce canal étroit, peu  profond.                                                  


Comme nous ne voulions pas traverser, nous avons repris la voiture pour aller près du golf de l’étang où nous nous sommes garés, puis nous avons rejoint le chemin du littoral, un chemin de sable noir bordé d’énormes galets, et nous sommes revenus par la piste cyclable. Chaleur et moiteur, et un sable où on s’enfonçait avec les godasses de rando, une promenade à faire plutôt en soirée ou très tôt le matin.

Ce soir il pleut à torrents, une tempête tropicale est en train de naître. Jade,  un cyclone se prépare entre Madagascar et la Réunion.

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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 17:44
Après le Jardin de Saint Philippe, nous avons poussé vers l'Est pour admirer les coulées de lave. La plus impressionnante reste celle d'avril 2007 qui a recouvert  le village du Tremblet. La t empérature y est encore élevée, et quand l'air a été rafraîchi par la pluie, les vapeurs d'eau sont spectaculaires : toute l'étendue fume...



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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 17:22
Nous nous sommes levés très tôt pour monter à la Fenêtre des Makes. Comme le ouaki est toujours impraticable, nous sommes passés par le pont de la Rivière Saint Etienne, Saint Louis, et après une bonne grimpette (en voiture) au milieu de champs de cannes, de pâturages, nous avons traversé le village des Makes, et après 4 km de lacets dans une forêt de cryptomérias, avons atteint le point de vue qui était superbe. Une vue splendide sur le cirque de Cilaos .Petits hameaux disséminés dans le cirque : à gauche îlet à Cordes, au milieu Cilaos, et à droite Palmiste Rouge, au fond le Piton des Neiges.
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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 21:13

 Ce matin à 9h nous avions rendez-vous devant l’Office de Tourisme de Saint Pierre pour une visite du Port Lislet Geoffroy, organisée par le Pays d’Art de d’Histoire « Les Portes du Sud » 36 personnes s’étaient déplacées pour suivre le conférencier Enis Rockel .


Près du kiosque de la Rivière d’Abord, M. Rockel nous a raconté que ce bassin était souvent ensablé, d’une part à cause de la houle et aussi par les pierres charriées par les ravines. De nombreux navires y ont échoué et un enfant de Terre Sainte, prénommé Moïse,  aurait à plusieurs reprises sauvé des marins piégés. Les gens de Terre Sainte ont déblayé ce chenal de leurs mains avec des seaux et des poulies. Deux ponts se sont succédé, l’un avait deux piliers, l’autre trois. Il reste encore la trace de ces piliers dans les murs enserrant la rade. Très pédagogue, le conférencier a fait circuler des illustrations représentant les  états successifs de la rivière.

Près de la ravine, au fond de ce bras, on distingue une case blanche, derrière laquelle il resterait quelques vestiges d’une ancienne distillerie d’ylang-ylang, fleur dont on extrayait le parfum.

Nous sommes passés ensuite de l’autre côté, au pied de l’escalier une des trois sources qui reste, celle de Bellecombe, on la voit couler au pied de l’escalier de l’entrepôt Kerveguen, dont le nom est celui de l’homme le plus fortuné de l’île au XIX e siècle, propriétaire de sucreries, domaines…dont l’empire familial a régné jusqu’en 1923.

 Nous avons longé les murs de la prison, détruite aujourd’hui, dont on aperçoit encore le four.

Puis nous sommes partis vers le Port, où il nous a parlé des personnages qui ont contribué à sa construction (Mahy, le ministre des colonies, Babet, un instituteur influent)

Il faut retenir que le premier financement était celui des 25000 Saint Pierrois , mais que la somme était loin de subvenir à sa réalisation, d’autres financements ont suivi. Enis Rockel a aussi fait circuler des images du radoub (place où on réparait les bateaux)

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 17:52

Mardi soir après les cours, nous avons attendu que  la chaleur retombe pour partir à Entre – Deux, un petit village créole situé plus au Nord à un quart d’heure  du Tampon, côté montagne, entre deux ravines impressionnantes. Avons pris les lacets par Pont d’Yves et les champs de canne, traversé le Pont de l’Entre- Deux, et grimpé vers le village situé au pied du Dimitile. C’est un départ de randonnées très prisé. Là, nous nous sommes contentés de regarder les vieilles maisons créoles, les jardins et les arbres. Photographie de fleurs, de l’arbre aux Palabres, de bâtiments. Et dans ce havre de paix nous avons également empli nos narines de parfums capiteux, comme celui du frangipanier.

Photo d'un petit restaurant local situé près de l'arbre aux palabres

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