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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 20:23

Devant la Maison Vallée, à l’angle droit, un arbre attire les regards. C’est le « mambolo ». Majestueux, il porte en cette saison des fruits marron – orange dont la peau ressemble à du velours.
mambolo 3

Le sol est jonché de ces grosses « pêches ». Quand on les ramasse, on comprend qu’elles ne soient pas convoitées par les gourmands : elles dégagent une odeur écoeurante. C’est aussi la raison pour laquelle on appelle ces fruits « caca de chat » mais elles ne diffusent cette odeur que lorsqu’elles sont très mûres. L’arbre fructifie de mars à octobre… encore une fois, la nature est en avance…

 L’espèce a été introduite sur l’île en 1770 lors d’une mission organisée mambolo 2par Pierre Poivre. L’arbre n’acquiert son port majestueux qu’au bout de 40 ans et pousse de préférence dans les bas de l’île entre 0 et 300 m d’altitude. Or,  la Maison Vallée doit se situer à 100 mètres, ce qui explique sa présence ici. Mais l’arbre est en voie de disparition parce qu’on ne consomme plus ses fruits. Jusqu’à ce jour, je  n’en ai jamais vu sur les marchés. Alors qu'est-ce qu'on attend pour en replanter ? ça se multiplie par semis... et c'est joli !


mambolo zip
Il paraît pourtant que le fruit a un goût agréable, il est sucré, parfumé, rappelant  le goût de l’anonne – connais pas-  mais moins juteux.
Le bois du mambolo est utilisé en ébénisterie.

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 15:24

La carambole

 

Les caramboles sont arrivées aux Mascareignes en 1764. Très commun autrefois dans les jardins créoles, notamment à Saint Denis, le carambolier se fait plus rare. Il donne des fruits de mars à août. Cette année, compte –tenu du réchauffement, nous avons déjà pu en déguster début février.

caramboles zipOn le trouve dans les régions chaudes et humides, du littoral  à 400 m d’altitude. L’arbre que nos amis ont secoué pour en faire tomber les fruits dans le chemin creux vers Ste Suzanne était très haut. Très ramifié cet arbre peut en effet atteindre 10 mètres de hauteur.

Son fruit qui possède 5 à 6 ailerons saillants peut être très décoratif, on peut le couper en tranches ressemblant à des étoiles, raison pour laquelle on l’appelle en anglais « star fruit ». Peu calorique, il est en revanche riche en vitamine C. On peut l’utiliser pour polir les métaux, ou comme détachant pour le linge. L’oxalate que contient le fruit est décapant : un fruit peut contenir jusqu’à 1 % d’acide oxalique. Sa consommation en gelées et confitures est préférable.

Il vaut mieux le manger bien mûr car son goût avant sa pleine  maturité est très acidulé. Le jus, un peu d’eau, du sucre et un peu de citron permettent d’en faire un bon sorbet. Au Vietnam il entre dans la confection du curry aigre-doux, on peut aussi le manger comme des achards (légumes)

Il existe deux variétés de ce fruit, l’une étant plus sucrée, donc plus douce que l’autre.


Quel est le lien entre la « carambole »  et « le carambolage » ?


Alors « carambolage » viendrait de « carambole » ?caramboles zipe D’abord je me suis dit qu’effectivement ce fruit peut provoquer des carambolages, comme c’était le cas de notre bande de randonneurs : quand tout le monde s’est jeté sur les fruits pour en ramasser, on a bien failli se heurter. Pas sérieux comme hypothèse

Eh bien non ! En compulsant notre Larousse Illustré, voilà ce que j’ai pu trouver comme origine… « Carambole » a deux sens et le mot vient de l’espagnol « carambola »,le fruit.

Tous les joueurs de billard,- n’est-ce pas petit frère ?-, savent tous que la boule ou bille rouge de ce jeu a pour nom « carambole », et que par conséquent « caramboler », c’est toucher la bille rouge et la bille de l’adversaire. Le lien est vite fait : « le carambolage » est donc tout simplement issu de ce jeu. Et comme le nom de la bille vient du fruit, on a résolu l’énigme.

Dire qu’un fruit exotique quasi - inoffensif ( vrai qu'il est utilisé comme décapant) est à l’origine de heurts de voitures par des chocs désordonnés, faut bien trouver un coupable !

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 20:00

                   

La première fois que j'ai vu ce fruit accroché au pilier de bois d'une "salle verte" chez un rasta à Trois Bassins,  je pensais que c'était un objet décoratif en cire ou en plastique, tant l'aspect était rose brillant.
Et on m'a invitée à le décrocher pour le manger. Ce fruit très ferme avait le goût de la poire. J'ai bien aimé.  
 
                                   

En allant nous promener nos amis à l'Entre-Deux nous avons vu l'arbre. Celui - ci a un port imposant et reste toujours vert, il a des feuilles larges . Et sur le même arbre, on peut distinguer les trois stades de fructification : les fleurs, les jamalacs encore blancs et les jamalacs mûrs. Il fructifie en général de novembre à mars...Cette année, il est en avance.
                               
Le jamalac originaire de Malaisie aurait été introduit à l'île Maurice vers 1750 par un certain Cossigny et peu de temps après à la Réunion. Il a un intérêt ornemental indéniable. On l'appelle aussi la"poire d'eau"

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 15:55

             
                 Alix à la recherche du poc-poc ! kossa ... un poc-poc ?
                     un lapin ? un insecte ? un oiseau ?

Grâce à ce sympathique marcheur des Jolis Pas, nous avons découvert le poc poc sur le Plateau  entre la Grande Chaloupe et la Possession.
              

C'est la première fois que nous voyons ce fruit. Il est petit, (25 mm de diamètre ) orange, a la forme d'une petite lanterne et a une enveloppe duveteuse verte. C'est une liane commune à la Réunion. 
 Il s'agit de la passiflore poc-poc ou de la marie-gougeat !
Le fruit est peu consommé, mais il est de saveur agréable, douce et acidulée. On peut le consommer cru, ou transformé en boisson.
                              

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 16:09

C’est la saison des bibasses, ou nèfles. Rien à voir avec les nèfles de nos vergers lorrains qu’il faut laisser reposer et manger blettes en hiver.

 

Les bibasses -ou nèfles du Japon- se mangent crues à maturité. De mai à septembre, on en voit sur les marchés. Dimanche, en descendant  du Piton Hyacinthe, nous nous sommes arrêtés au stand d’un vendeur ambulant pour en acheter. Ils les vendent en grappes ou en vrac et les prix varient énormément d’un marchand à un autre.  J’ai payé 1,5 € pour 500 g  à la Plaine des Cafres alors qu’un kilomètre plus bas, le kilo se vendait à 1,30 le kilo ! Les fruits-là  venaient de Grand Bassin, on en produit aussi à Salazie, à Cilaos, ils sont très répandus sur l’île.

 

 La bibasse a le goût de la groseille à maquereaux, la peau a aussi cette consistance craquante. La pulpe jaune est sucrée. Elle est riche en vitamine A et en vitamine C.

On en fait aussi de la marmelade. Le noyau macéré entre dans la composition des rhums arrangés. On la distille aussi pour obtenir une eau de vie de grande qualité.



Avec nos yeux exercés nous avons repéré,  dans les jardins,  au pied du piton, et le long de la Nationale, ces arbres pas très hauts ( 8m maximum) aux fruits orange.

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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 15:58

Nous étions au marché du Front de mer de Saint Pierre vers 7h30 du matin, heure où les places de stationnement étaient déjà bien occupées.  En ce moment les gens font leurs courses avant les grandes chaleurs. Un monde fou circulait dans les deux travées.

De nouveaux fruits apparaissent  sur les étals mais ils sont encore chers ! les pithayas, le longanis… environ 4,50 € le kilo. Les tomates, courgettes et pommes de terre se vendent à 1 euro le kilo, « le tas de  5 ananas » vaut 3 euros.

La pithaya, fruit de la raquette tortue,  est une des cactées grimpantes les plus répandues sous les tropiques. La pulpe du fruit, rafraîchissante dont la texture celle du kiwi est le plus souvent consommée crue. Saveur peu prononcée. Au Vietnam on l’appelle "fruit du dragon".

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 20:21

Eh bien non mamy, l’ananas ne pousse pas sur un arbre, il pousse dans un champ… Au Petit Tampon, sur les hauteurs du Tampon, se succèdent des hectares de champs d’ananas. Des touffes de feuilles gris bleu alignées dissimulent ce fruit juteux, l’ananas Victoria, au goût et à l’arôme incomparable, riche en glucides.



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