Les trente six malbars représentent les 36 grains noirs du fruit et le manche de pioche, le pédoncule. Le « malbar » à la Réunion est un descendant d’un groupe ethnique indien dont la peau est sombre. Autrefois le raisin qu’on plantait dans les hauts, notamment à Cilaos avait des grains noirs, c’était la variété « isabelle ».
À une époque où il faut se méfier des mots qu’on emploie, on court le risque de gêner certains qui taxeront l’expression de "raciste" …
Je me rappelle cet événement qui m’a déstabilisée quand j’enseignais le français dans un collège de la Réunion. Je disais à une élève que j’avais du mal à évaluer sa rédaction car la syntaxe était « du petit nègre », je venais d’utiliser là une expression dont je n’imaginais pas la portée.
Levée de boucliers ! j’étais devenue une "enseignante raciste", moi qui étais très proche de Réunionnais de toutes origines, d’horizons divers, dont la couleur de peau ne m’importait absolument pas. Et mes trois enfants ont tous été élevés dans cet esprit de tolérance et de partage. J’ai dû m’expliquer et la polémique n’a pas enflé. Comme quoi il faut peser tous ses mots…
Ceux qui ont encore un petit lopin de terre à la Réunion aiment y planter des piments, parfois de la patate douce et du thym mais aussi des arachides ou « pistaches », qui leur rappellent leurs jeunes années.
Enfant, Dauphin avait coutume d’aider sa maman qui récoltait des pistaches pour un propriétaire à la Ravine du Pont, au -dessus de Petite Ile. Voilà ce qu’il m’avait confié quand nous avons écrit le récit de son enfance ;
« Trier les pistaches était un emploi réservé aux femmes. Maman faisait ce travail. Je me souviens bien, elle était payée à « la balle » c’est à dire au « goni ». On arrachait les arachides, puis on les faisait sécher à même le sol. Une fois sèches, les pistaches étaient chargées sur un camion et déversées dans la cour du propriétaire. Là, elles effectuaient le tri des gousses et les conditionnaient dans des sacs en toile de jute. »
Quelques années ont passé, mais notre ami plante désormais des pistaches pour sa consommation personnelle. Après la récolte et le tri, il récupère les fruits qui germent pour les replanter…
Humour noir ? Non, simplement une image : l’enveloppe de la cacahuète (ou pistache à la Réunion) rappellerait un cercueil, par conséquent le fruit qu’on en extrait est assimilé à un mort. Non grillée, la cacahuète est encore blanche…
N’empêche que ce mort-là, on l’aime bien. Les Réunionnais raffolent de la pistache : ils la cultivent, la récoltent, la grillent et même la font cuire dans l’eau
Incroyable ! Si certains fruits à la Réunion ne se trouvent qu’à certaines périodes, il en est plusieurs qu’on peut se procurer tout le long de l’année, comme l’ananas et la banane, le coco et la papaye, le fruit à pain…
Les autres se voient à des périodes bien délimitées : les mangues d’octobre à février, les avocats de février à septembre, les bibasses (ou nèfles) d’avril à septembre, les caramboles de février à juillet, les fruits de la passion de décembre à juillet, les longanis seulement de février à mars, les sapotes et sapotilles de mars à septembre… Impossible de faire le tour de tous ces délices…
Le Réunionnais a bien de la chance ! Il vit dans un petit paradis où la terre et les arbres font des merveilles !
Il reste à espérer que les produits phytosanitaires ne dénaturent pas cette belle récolte !
La réponse est en rapport avec ce jour d’Epiphanie, fête des rois ! On y parle de couronne et de trésor, association qui rappelle la venue des Rois Mages qui apportent des présents à l’enfant Jésus… Devinette de circonstance ! Vous avez trouvé ?
C’est sa forme (tête) et l’aspect de sa peau ( hérissé) qui lui valent ces attributs. Une grosse tête pleine de gales, de vésicules ou boursouflures plutôt… c’est ça le « jaque ».
Vert, il se consomme comme un légume, en cari. Plus mûr, on le consomme comme un fruit. Trop mûr, il pue et reste immangeable.
Il a la particularité de pousser tout près du tronc du jaquier…
(Vrai qu’il ressemble même au vecteur de la gale vu au microscope… de quoi couper l’appétit. Mais à l’époque de la création des devinettes, on parlait plutôt de ce qu’on voyait de ses yeux, sans microscope !)
(Un bonhomme avec un gros ventre et une tête fleurie)
Réponse : l’ananas
« L’ananas Victoria » est un fruit savoureux. Comme il est petit, il est concurrencé par des variétés plus grandes, mais au goût moins succulent, à mon humble avis.
« L'ananas Victoria »devrait son nom à la Reine Victoria elle-même, qui adorait déguster ce fruit.
Le piment est un incontournable dans la cuisine réunionnaise. Et les « zoreilles » qui ne se méfient pas en ont les larmes aux yeux…
On n'imagine pas manger le riz blanc sec quand on voit cette belle sauce tomate rouge qui vous invite à en napper les grains blancs... Et c'est la gorge en feu et les larmes aux yeux qu'on essaye d'éteindre l'incendie... Conseil : ne pas boire d'eau, aucun effet ! faut préférer un morceau de pain...