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8 février 2026 7 08 /02 /février /2026 06:24

Les boutiques traditionnelles tenues par des familles de Chinois disparaissent comme peau de chagrin. L’île sacrifie ces monuments du patrimoine pour les remplacer par des édifices à étages destinés à la location. Saint Pierre en est un exemple criant !

À Entre-Deux, la petite « boutik chinois » située en face de l’hôtel de ville tient bon.

On aime ces endroits simples où le passé vous saute à la figure. Les murs couverts de tavaillons, la petite porte, l’étroit passage entre le comptoir et l’entrée…

Sur les étagères on trouve de tout : des bonbons, des crayons, des cigarettes (on précise qu’on ne les vend pas à l’unité), des iles, des ampoules, des petits gâteaux, des cartes postales, des boissons fraîches…

Et même si on annonce sur l’affiche de l’entrée qu’on peut y acheter des gâteaux lontan, du sablé en forme de poisson, des galettes safran, des bonbons gras « cravatte », des bonbons manioc, on ne s’offusquera pas de ne pas en trouver tous les jours. C’est l’humeur de la propriétaire qui en décide.

J’y ai malgré tout déniché un paquet de rouroute pour préparer moi-même les bonbons rouroute,- sûrement avec moins de talent que mon ami Yoland- à moins que je garde cette précieuse poudre pour calmer des maux de ventre.

Il est important qu’on maintienne ces boutiques, qu’on les aide à survivre, sinon tout un pan de la culture créole disparaîtra et ce sera regrettable ! À bon entendeur salut !

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3 février 2026 2 03 /02 /février /2026 08:10

En revenant de la boulangerie à la Ravine des Cabris, dans la rue du Moulin à Café, je me suis arrêtée à un petit bazar où quelques étals de fruits et légumes attiraient le regard. Un petit magasin de quartier où on vient bavarder avec les vendeurs. L’accueil était charmant.

  J’ai fait provision de tomates, de mangues et aussi acheté un ananas !

J’aime ces endroits simples où on trouve l’essentiel pour les caris (tomates, bringelles, tomates, ail, brèdes…) et toujours le sourire des gens d’ici.

 

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26 février 2025 3 26 /02 /février /2025 21:25

Je reste toujours sidérée par l’attitude des Réunionnais le jour précédant une alerte cyclonique : ils sont déjà à plus de cinquante clients à patienter 15 minutes avant l’ouverture des magasins et se mettre à courir dans les allées pour se jeter sur les packs d’eau et en faire une provision inconsidérée… Les parkings sont blindés, les conducteurs s’impatientent ! La tempête est déjà dans les têtes, tous sont fébriles alors qu’elle est à peine annoncée…

En 10 minutes, les rayons peuvent être dévalisés ! Ces acheteurs compulsifs devraient savoir que le cyclone passe rapidement et que l’eau ne manquera pas forcément : ils pourraient aussi en amont faire bouillir de l’eau pour la stériliser et la stocker avant d’en manquer.

Dans chaque foyer, on pourrait avoir toute l’année des conserves, des bougies et des piles en prévision d’un cyclone au lieu d’attendre l’annonce faite sur les chaînes télévisées. Bouchons dans les allées des supermarchés, bouchons sur les routes, une fièvre injustifiée

                                        Photo Imaz Press 2018

 

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26 janvier 2025 7 26 /01 /janvier /2025 14:27

La tante de mon père, Victoire Lablancheur, était une Cafrine bien introduite dans le milieu mondain. Elle avait des entrées un peu partout et connaissait des gens importants. Elle avait hérité du terrain où nous vivions. Elle préparait une marmite, prélevait pour elle et nous donnait souvent le reste du contenu. Nous avions beaucoup de bouches à nourrir, notre grand-mère (la maman de maman) vivait aussi avec nous. . Nous mangions le riz de la veille. « Mémain » c’est ainsi qu’on appelait la tante, apportait sa marmite et tous se régalaient.

On ne mangeait pas de viande tous les jours. On nous envoyait parfois au marché couvert (celui qui est toujours en centre ville et abrite désormais de l’artisanat malgache). Là, on prenait « des petites viandes », viande de deuxième choix qu’on enlevait des grandes pièces, mais tout aussi bonne.

Axel, un oncle, travaillait à l’abattoir et nous rapportait parfois des morceaux de bœuf ou de cochon. Il fournissait plusieurs bouchers. Je me rappelle qu’il allait régulièrement au Port pour chercher de la viande de bœuf en camionnette.

Un jour, il s’est fait arrêter par un gendarme et on lui a demandé son permis de conduire : il a répondu qu’il conduisait depuis des décennies.  Et qu’il n’a jamais passé de permis…

Le marché où on pouvait acheter de la viande dans les années 60

 

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23 janvier 2025 4 23 /01 /janvier /2025 14:23

Dans cet épisode la Saint Pierroise raconte l’importance des petits commerces chinois, déjà dans les années 60 !

« On se procurait les balles de riz dans la boutique au coin de la rue, chez M. et Mme Amouk. Dans le carnet, les commerçants notaient nos dépenses et toujours papa venait payer notre ardoise.

Dans cette « boutique chinois »  on achetait de l’huile, de la morue, du grain, des conserves, du sucre, du café…

S’il manquait des pâtes, on y retournait et on faisait marquer le débit dans le carnet…

 

Autrefois il n’y avait que des « boutiques chinois » et on donnait des « ti noms » (surnoms) aux propriétaires

Dans la rue des Bons Enfants par exemple il y avait « Ti têt ». Un autre s’appelait « Vilain Manière » parce qu’il était grognon et il « avait une mine ». Il y avait aussi « Ti Kon », « Mme Léon »…

Une petite anecdote :

 Enfants, nous avons fait une « niche » (farce) dans une « boutique chinois ». Voilà comment ça s’est passé.

Un jour, les marmailles ont mis en commun toutes les petites pièces de cuivre. Puis la bande est entrée dans la boutique de « Ti Têt », chacun a choisi un petit produit (pas grand-chose …), et on a jeté sur le comptoir toutes les petites pièces… le temps que Ti Têt réagisse et lève les bras au ciel, toute la petite troupe s’était envolée, comme une volée de moineaux. »

                                               Boutique chinois dans les années 50 - Réunionnais du Monde

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8 décembre 2024 7 08 /12 /décembre /2024 16:38

La pluralité de l’info prend un coup à la Réunion. Avec la disparition du JIR et de Clicanoo (par la même occasion) qui faisaient partie du paysage médiatique,  la presse réunionnaise perd de sa richesse.

Dans les années 2010 j’achetais régulièrement ce quotidien le dimanche pour les articles de Vaxelaire concernant les trésors passés de l’île.

Quand j’allais à la boulangerie de Petite Ile, ou celle de Trois Mares, acheter mon pain, j’achetais aussi un des quotidiens de l’île : soit le JIR, soit le Quotidien ! Depuis peu, le premier n’est plus en vente : l’entreprise a été liquidée.

74 salariés ont perdu leur travail et on incrimine le dernier patron du JIR, qui aurait tenu des propos désobligeants notamment à l’égard des femmes, élues locales de l’île.

Les propos M. Tillier auraient mis sur la paille des gens qui n’y pouvaient rien, ses éditoriaux auraient blessé bon nombre de personnes.  C’est regrettable.

L’homme se défend et accuse ses détracteurs. Il explique aussi qu’une fusion entre JIR et Quotidien sont impossibles, que la presse en métropole souffre aussi mais qu’elle est largement subventionnée, ce qui ne serait pas le cas à la Réunion.

                                                              Une du JIR

 

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17 mars 2024 7 17 /03 /mars /2024 11:43

Je m’arrête chez un maraîcher pour acheter des tomates et je tombe en arrêt : ici, le prix de tomates cultivées en serres s’élève à 13,95 euros le kilo ! Au marché elles avoisinent les 8 euros...


Je demande au vendeur la raison d’un tel tarif, et il me parle de lendemain de cyclone et ajoute : « Quand la demande est supérieure à l’offre, ça justifie le prix ! »

En fait, il faut faire le tour des légumiers. Chez les uns, la tête de salade se vend 3 euros, chez d’autres 1,25 €, c’est à ne rien y comprendre…

En fait, les prix sont très libres mais surtout très très élevés en général. Du coup, on se résout à acheter moins de légumes. Faudra faire des caris avec des tomates en boîte, une solution économe !

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6 mars 2024 3 06 /03 /mars /2024 17:13

Au lieu d’aller acheter une dodo dans la tit boutik chinois et de la boire sous les arbres au bord de l’océan, je me suis arrêtée un peu plus loin à Terre Sainte avec Durga chez un glacier, installé là depuis 3 ou 4 ans !

Céline, la patronne, nous propose ses glaces bio préparées par un glacier de Trois Bassins: patate douce-miel-rhum, dachatine-piment, citron péi, vanille bourbon, café, chocolat, goyavier… un grand choix avec des parfums inédits. Nous décidons de nous installer à l’intérieur : à peine quelques tables où nous dégustons notre glace alors que nous aurions tout aussi bien nous asseoir sur un banc sous les banians …

 

Dans ce petit local, on prépare des petits déjeuners et même des salades. Pâtisseries et pains sont aussi proposés.

 

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2 mars 2024 6 02 /03 /mars /2024 08:35

À Bourg-Murat, non loin de la maison du Volcan sur la route du volcan, il est une case où on peut acheter des fromages de La Grande Ferme.

Tous sont au lait de vache, lait cru. On en trouve au piment, aux fines herbes, à l’ail, au combava… Certains sont frais, d’autres plus faits. Il y en a pour tous les goûts.

On peut aussi s’asseoir à table, boire un café, manger des gâteaux lontan… banane ananas, ti son, patate douce… ou des crêpes. L’endroit ne paye pas de mine mais l’accueil est charmant. Une petite halte à faire au retour de la visite du Piton de la Fournaise

 

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9 novembre 2022 3 09 /11 /novembre /2022 08:23

Non loin de l’îlet Furcy, une aire de pique-nique arborée attire des familles le week-end et même la semaine. Les gens d’ici profitent de la foule pour venir vendre leurs récoltes ou leurs produits personnels transformés.

Ainsi nos deux bus se sont arrêtés là pour une pause. Et tous se sont approchés du stand d’un homme venu du Petit Serré, lequel vendait des gousses de tamarins, des mains de bananes mignonnes, des mangues vertes, des haricots secs noirs et rouges (bien moins chers qu’à Cilaos), du maïs… On y voyait aussi des bouteilles de miel, de piment, des achards…

Plus haut à la sortie du tunnel de Palmiste Rouge, une dame vendait les pêches cueillies dans ce village. En moins de dix minutes toutes sa production est partie !

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