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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 09:31

 

Premier contact avec le trafic routier.

De la folie ! On comprend très vite pourquoi chaque chauffeur orne son pare-brise de gris-gris, pour se sentir protégé. Dans notre premier véhicule, une madone veille au grain.

Kerala 10                                 Dans le flot de la circulation, la Sainte Vierge protège notre minibus

On se croirait dans un jeu –vidéo qui consisterait à éviter le danger qui se présente à droite, à gauche, devant, en appuyant sur la touche « klaxon. » Difficile de se représenter ici un véhicule sans klaxon : cet accessoire est  essentiel en Inde, je dirais même VITAL. Je plains les gens qui habitent en bord de route car de jour comme de nuit les pouet-pouet et autres sonorités fantaisistes souvent stridentes retentissent sans discontinuer. Parfois, à un carrefour  on aperçoit un gendarme en livrée beige, coiffé d’une casquette, équipé d’un sifflet : il a du mérite pour régler les flots de véhicules.

 Kerala 12

                               Un trafic dense... six véhicules pour deux chaussées

Sommes sidérés par le nombre et l’état des bus qui nous croisent : souvent ils sont rouillés, ont un feu inopérant, et le clignotant en option. Ils sont bondés. Heureusement qu’ils se passent de vitres, les gens peuvent « respirer » et s’aérer un peu dans ces bus  « courant d’air ».

kerala 13 kerala 13a

                                             bus typiques                                              rickshaws et deux-roues

Les deux roues sont très nombreux et se faufilent sans gêne entre les voitures, parfois on les voit sur 5 files attendre à un croisement. En ville, généralement on met le casque mais sur les routes, il est plus fréquent d’oublier cette protection, et des familles de 4 ou cinq personnes peuvent prendre place sur une même moto. Souvent la femme en sari est assise en amazone à l’arrière. Très rarement nous verrons des conductrices.

Un autre moyen de locomotion très pratique est le « rickshaw » fait pour 3 passagers (chauffeur à l’avant, clients à l’arrière) mais il est bien plus fréquent de voir s’y engouffrer  5 passagers, cela réduit avantageusement le prix de la course qui déjà est dérisoire.

Les routes n’ont pas toujours un revêtement égal : les trous sont fréquents, on est ballotté… on tangue, on balance. Pour couvrir la trentaine de kilomètres qui sépare l'aéroport de la ville, nous avons bien mis une heure !

 

Une horreur : les panneaux publicitaires géants.

Kerala 15

Même si les jolies dames dont le cou est orné de rivières de diamants peuvent sembler séduisantes, les énormes supports sur lesquels elles s’affichent ,  agressent le visiteur… et sont des verrues dans l’environnement.

Ce qui peut étonner est le contraste frappant entre les demeures très modestes, parfois en tôle et la richesse vantée par ces  panneaux hideux qui envahissent tout !

 

 

 

Kerala 14

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 18:32

Nous revenons du Kerala ! Et ce n’est pas la porte d’à côté, disons quelque  5000 km depuis la Réunion, au-delà de l'équateur. Le Kerala est une région du Sud qui nous a fait oublier tous nos préjugés sur l’Inde.
Dans ce pays magnifique, nous avons fait un circuit de 12 jours, de Kochin à Allepey en passant par Munnar et Tekkady. Une bande de 13 « découvreurs »  - dont nous- s’est ralliée au programme concocté par un organisme d'Allepey. Une vraie aventure…

  L’arrivée sur le sol indien

  Les aéroports 

  Nous avions réservé un vol international avec Air Mauritius : Pierrefonds-Maurice- Bengalore. Puis de Bengalore à Kochin chacun a réservé sur internet un vol intérieur Jet Airways, avec le prestataire de son choix ( BDV, Go Voyage…) , pour avoir le meilleur tarif.

Pour le retour, nous sommes repartis de Trivandrum à Bombay sur un vol intérieur d’Air India pour rentrer à Pierrefonds via Maurice. Autant dire que nous sommes sur les rotules. La nuit dernière, l’attente à Bombay, la foule et la chaleur, nous ont littéralement mis KO !

Kerala 001                                                              Carte du vol de retour : de Bombay (Mumbai) à Maurice

Pour le coût de l’avion, il faut, par personne, compter 750 euros pour le vol international et 300 euros pour les vols intérieurs. Pour les hébergements et le transport en voiture on a rajouté 500 euros,- on peut certainement  trouver moins cher, mais nous avons opté pour l’aspect pratique de prise en charge par l’ATDC -  Dire que pour les restaurants, les extras, les sorties, les boissons, nous n’avons dépensé que 75 euros pour les 12  jours ! Impensable en métropole ou à la Réunion !

  BENGALORE

  Quelle galère, dès notre descente d’avion, dans le hall, des hommes en uniforme beige coiffés de bérets vérifient à chaque passage de porte nos billets électroniques, sans rien comprendre bien sûr : ils ne maîtrisent pas l’anglais, ne savent pas que « name » correspond à « nom », que sur une feuille figurent parfois le nom de deux passagers… si bien que plusieurs d’entre nous se trouvent bloqués à l’extérieur et c’est Zaza qui va à leur rescousse. Ubuesque ! Heureusement que notre correspondance n’était pas immédiate.

kerala 003 Kerala 004 F.R 

 Photo J Dallem                                                                                  Photo Sylviane Hoareau 

  Un aéroport tout neuf, très fonctionnel, lumineux. Deux pratiques nous ont surpris : il faut chercher une étiquette pour le bagage à main et se le faire tamponner sinon on ne passe pas. Puis au contrôle de sécurité, les femmes et les hommes doivent emprunter des chemins différents. : il existe des passages pour « ladies » et des passages pour « gents », plus d’un voyageur se trompe…

kerala 002 Kerala 006

  Nous avons le temps de boire un thé et de nous familiariser avec la monnaie indienne : Kerala 009pour 1 euro nous aurons 60 roupies ce jour-là ! Tous le billets sont  l'effigie de Gandhi. Nous aurons beaucoup de billets dans nos poches pendant le séjour, très rarement des pièces. Parfois les retraits autorisés dans les distributeurs seront limités. Heureusement que nous avions emporté des euros pour les changer.

KOCHI (ou Kochin)

Kerala 005

                       L'aéroport de Kochi

Kerala 008 SHCet aéroport est de dimension plus modeste. Jolis toits rouges, intérieur en boiseries. Un tracteur fait trois aller-retours pour transporter nos valises. Son ballet nous distrait un bon moment. Les bâtiments de l’aéroport ont l’air bien plus accueillants que les hommes en faction devant le terminal. 

La sécurité en faction (Photo SH)

 

A Kochin, un minibus est venu « nous » chercher … « nous », c’était sans imaginer que nous Kerala 007 SHpuissions chacun avoir un bagage ! Panique à bord, il a fallu coincer des valises sur le toit (sans attache, évidemment) et en caler quelques unes sur les sièges et dans les allées…

On nous a promis de nous trouver un autre véhicule pour le séjour, le premier guide nous abandonnait déjà et il restait le chauffeur qui ne devait pas connaître notre programme.

Installés dans le mini-bus, nous avons l’impression de voir défiler un film : une circulation dense, souvent anarchique, bruit pétaradant des rickshaws, klaxons,des bus « courant d’air », comme les nomme Sylviane (parce que sans vitres)

 

Nous descendons dans notre hôtel , l’Hôtel Président Inn,  dans un quartier très passant et très confortable malgré tout. L’après-midi nous avons fait la moitié de ce qui était prévu sur notre feuille de route…. (à suivre)

 

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 13:50

Billet d’humeur

 A mon grand étonnement, il me faut payer 80 euros ( et 80 euros en espèces, s’il vous plaît !) pour un visa pour l’Inde, alors que certains de mes10-1a amis ne payent que 50 euros.Nous sommes une douzaine de participants à un voyage et sommes tous de nationalité française, résidant tous à la Réunion, mais ce qui nous distingue est que le passeport de ces amis a été délivré à la Réunion et non en métropole !

Alors voilà, tu payes les impôts à la Réunion, tu y vis, mais on te demande 30 euros de plus par visa, tout simplement parce que ton passeport n’a pas été établi ici. N’allez pas me faire croire qu’envoyer un paquet de formulaires en métropole justifie ce prix : 30 euros de plus par "zoreille", ça en fait un pactole...

De plus, on te garde ton passeport jusqu’à l’arrivée des visas, comme si on ne pouvait pas le photocopier. On accepte bien les photocopies quand on fait la demande en ligne depuis la métropole, alors pourquoi ça ne marcherait pas ici ? Idem, impossible de faire la demande en ligne à la Réunion, département français. On nous oblige à faire le déplacement au consulat de Saint Denis, pour y remplir les formulaires. Encore une "spécificité locale" ?

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 08:31

Passer par Maurice pour rejoindre la métropole : un bon plan ?

 

Nous avons réussi à économiser sur le vol en passant par l'aéroport de Plaisance à Maurice avec Air Mauritius. Les tarifs en période de congé scolaire sont prohibitifs sur les autres compagnies, c'est souvent le double d'un vol effectué hors vacances scolaires : soit 1300 euros le vol AR !

Donc, au lieu de payer 1300 euros pour un vol la Réunion -Strasbourg, nous en avions pour 2200 euros à 2 (au lieu de 2600 ! ) Le revers de la médaille est qu'un voyage qui peut s'effectuer en 13 heures dure alors plus de 24 heures !

Le plan est intéressant mais il faut s'accommoder des temps d'attente dans les aéroports : ainsi il faut patienter quelque six heures à l'aéroport de Maurice pour avoir la correspondance pour la Réunion. Nous avons même eu droit à 7h15 d'attente, ! Temps qui peut être employé à écrire des articles pour le blog, par exemple...

 embarq 2

                                                        Passer le temps en écrivant les textes du blog sur son PC !

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 08:04

 

 Pour retourner à la Réunion, nous avions réservé un vol "Air France" : Strasbourg- Paris Charles de Gaulle, ainsi qu'un vol Paris-Charles de Gaulle- Maurice-Pierrefonds mais avec "Air Mauritius" ! C'est aussi un boeing Air France qui assure la liaison Paris-Maurice.

Nous avons failli être ennuyés avec nos bagages parce que nous avions imprimé notre carte d'embarquement à notre domicile pour le trajet Strasbourg- Paris, mais un agent d'Air France a fait son possible pour que nous puissions retirer nos bagages en arrivant à destination sans nous en préoccuper ni à Paris et ni à Maurice.   Il nous a vivement conseillé de ne pas imprimer nos cartes embarqud'embarquement sur internet quand le voyage fait appel à deux prestataires.

Si nous avions retiré "toutes" nos cartes d'embarquement au guichet à Strasbourg cela aurait simplifié les choses...

Il dit vrai,  parce qu'à l'aller, c'est au guichet de Pierrefonds que l'hôtesse avait fait le nécessaire pour que nous puissions récupérer nos valises à Strasbourg.

   

 la salle d'embarquement Aéroport Charles de Gaulle terminal 2F Porte 54

  

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 15:06

Quand on regarde les photos  d’archives parues dans  les pages de « C’était Hier ! »  du JIR, Journal de la Réunion, on a l’impression de « déjà vu » ! Et pour cause ! Cela nous a replongés dans les images des villages que nos cerveaux et nos appareils avaient emmagasinés lors de notre séjour à Mayotte, ce mois-ci !

Photo A 

reunion lontan

De nombreux villages vivent encore comme on vivait à la Réunion en 1960, il faut encore aller chercher l’eau, qui n’est pas courante. On lave son linge à la rivière, qui n’est pas toujours proche du domicile (mais avec des produits moins écologiques, qui polluent), les routes ne sont pas toutes goudronnées, souvent ce sont des pistes. Les cases sont en tôle et les clôtures sont aussi très rustiques. Les toits sont en feuilles de palmier ou en tôle ondulée…

Photo B

             dapani2

 A votre avis : quelle photo a été prise  la Réunion ? à Mayotte ?

 

Les villageois couvrent beaucoup de distances à pied. Le stop y est courant. : femmes seules et enfants  tendent la main (comme pour la quête) pour être emmenés en voiture

Les hommes vont aux champs avec leur outil, un coupe-coupe appelé "shombo" A la Réunion on allait et on va encore aux champs de canne avec la machette.

 

Réponse : la photo A a été prise à la Reunion en 1960 (album Ferrere) La photo B a été prise en 2010 à Dapani sur Mayotte.

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 12:09

 jeu 0Adorables qu’ils sont tous ces enfants qui vous regardent droit dans les yeux avec leurs mirettes pétillantes. Quand vous passez à côté d’eux, ils  demandent à être photographiés, comme ces bambins( dont l’un tenait en main un long couteau)  assis sur un vieux réfrigérateur ou un meuble au rebut dans une rue de Mtsamboro.

Et quand je m’exécute, c’est une  nuée de marmots qui s’approche pour être, eux aussi, immortalisés.  Mais ils ne savent pas poser : ils attrapent tous un doigt d’une copine et au signal du meneur, la dizaine de p’tiots s’éparpillent dans la rue. Tout est à recommencer ! Je leur demande de ne pas bouger le temps de la photo.  

jeux 3

Puis c’est le délire ! Chacun veut voir à quoi il ressemble sur l’écran de l’appareil numérique : ils s’extasient ou sont surpris. Je dois veiller à ce qu’on ne fasse pas tomber le Panasonic.

jeux 5

jeu des pneusOn les voit aussi en train de courir après de gros pneus de voitures qu’ils maintiennent entre deux bâtons. Il paraît que ce sport atypique compte aussi comme option au baccalauréat depuis 2002. Et tous les ans, le premier samedi du mois de juillet, a lieu une course de pneus à l’Est de l’île de Mtsapéré à Mamoudzou, soit 2,2 km. A deux reprises nous avons vu des enfants pratiquer ce jeu populaire : d’abord dans la région de Bandrélé, puis à Ouagandi. Rose-Marie, une Réunionnaise m’a raconté qu’ici aussi les enfants jouaient à ce jeu quand elle était petite- voilà une trentaine d’années-

jeux pneus ouagandi 

Ils jouent avec ce qu’ils trouvent. A Sada, j’ai observé, près des pirogues à balancier,  un trio de préadolescents en train d’essayer de déquiller avec un long élastique une boîte de coca qu’ils avaient posée sur un muret.

 jeu fille 

jeu garçons

A Mtsahara sur la plage près des eaux d’évacuation, une fillette jouait à remplir un récipient avec de l’eau , pendant que deux garçons creusaient dans le sable pour y attirer les eaux usées.

A Pamandzi devant l’école, les filles faisaient du saut à l’élastique pendant que les garçons jouaient au ballon. Bientôt tous ensemble ont entamé « une passe de dix » Il est rare de voir les filles jouer avec les garçons !

jeux pamandzi

Au Mont Combani, un enfant passait ses journées à faire semblant de réparer son vélo complètement déglingué.

jeu 1

 A Tahiti Plage au Sud de Sada, on est fan de rugby

jeu 3

 

 

 

 

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 21:56

voulé 1Un pêcheur de Mtsahara nous a proposé de nous préparer un voulé sur la plage. Curieux de vivre cette coutume, nous sommes  partis avec lui pour une journée « plongée-voulé ».

Nous avons chargé les vivres sur l’embarcation et avons largué les amarres.

La mer était un peu houleuse et nous avons été éclaboussés par les embruns, et les mouvements de la barque , mais l’ambiance était à la fête… C’était le fou rire général !

Après avoir fait une nouvelle fois,avec Magali et Charles , une randonnée aquatique au milieu des coraux aux îlots Choazil, nous avons repris la barque  pour la Plage du Préfet. C’est une plage qu’on ne peut rejoindre qu’à pied (après une longue balade) ou en bateau. C’est ici qu’un préfet avait choisi de venir le week-end pour être au calme, loin de la civilisation : une plage de rêve au sable fin.

voulé 2

Là, notre accompagnateur est allé chercher du bois dans la montagne et a préparé le feu voulé 4pendant que nous nagions. Il a lavé sa grande poêle dans l’océan et s’est mis à cuisiner. Ce pique-nique qu’il nous concoctait était « un voulé ». Les Mahorais qui allaient aux champs se restauraient ainsi avec des légumes qu’ils faisaient frire, la viande était réservée aux grandes occasions. Dans les années 1980, on a commencé à ajouter des ailes de poulet  dans ce plat qu’on prépare sur les plages en fin de semaine.

C’est un peu ce qui se passe à la Réunion quand on se retrouve le week-end dans les kiosques à manger le carry cuit sur place.

Notre pêcheur avait apporté des bananes vertes déjà épluchées et du manioc pelé et coupé qu’il avait conservé dans de l’eau douce. Il a mis à frire ces légumes dans l’huile chaude. Puis il les a sortis avec une écumoire.

voulé 5 voulé 6

 

voulé 7  voulé 7a 

Il a remis dans la même huile des morceaux de poisson et des ailes et des cuisses de poulet qu’il a arrosés d’une sauce au curcuma et aux herbes.

 La technique de cuisson très rudimentaire nécessitait une  surveillance constante. Mohamadi avait posé de longues branches sur le foyer qu’il avait construit avec trois grosses pierres et au fur et à mesure il poussait les branches consumées vers le centre.

 voulé 7b

 Nous avons mangé ensemble, assis sur la plage sous un des rares arbres qui l’ombrageait. D’ailleurs l’afflux de barques de pêcheurs, qui avaient coutume de venir ici, a failli poser problème, car les habitués voyaient d’un mauvais œil qu’on squatte leur place. Mais l’incident était vite clos, les Mahorais se sont partagé l’endroit et se sont même donné des coups de main.

Nous avons bien mangé !

voulé 8

Ensuite, notre cuisinier, un fan de l'OM,  a lavé sa vaisselle avec du sable et a fait une sieste bien méritée sur la plage. voulé 9Pendant ce temps nous sommes repartis nager dans le lagon avec masque et tuba. 

Au loin, nous avons vu trois pêcheurs sur une pirogue à balancier en train d'attraper du poisson avec un fil.

 Puis quand la marée est montée et qu’elle avait presque atteint notre arbre, nous avons levé le camp. L’amplitude de la marée à Mayotte est de 4 mètres ! L’eau monte assez vite… 

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 14:15

ylang 2 ylang 1

 L’ylang – ylang orne le blason de Mayotte, ce n’est pas sans raison. Depuis 1909, cette fleur a fait connaître la prospérité à cette île. Pierre Poivre l’avait introduite à Maurice en 1770 et à la Réunion l’ylang était également cultivé. Il paraît qu’à Saint Pierre, derrière l’église Saint Charles une distillerie existait autrefois et que le parfum des essences embaumait  toute la ville. Si à la Réunion ce temps est révolu, il n’en est pas de même à Mayotte, mais le travail est long, dur et mal payé.

Sur la côte Ouest , au Sud de Sada, plus précisément à la plage Dzienguizi, existe un petit écomusée géré par une association. Ce musée présente la distillation de l’ylang – ylang, plante qui a valu à l’île son surnom d’ « île aux parfums ».

On  y apprend le processus utilisé pour obtenir cette essence capiteuse dans une vidéo projetée sur un PC portable !                  ylang 4

                Vidéo sur PC portable dans un coin du musée

Des panneaux explicatifs et des objets (alambics, filtres, décanteurs, essenciers)permettent de mieux comprendre cette technique

ylang 6 ylang 7

alambic                                                          table à calibrer

 

ylang 5 ylang3

                                                                  alambic et serpentin

Un savoir-faire qui fait encore vivre de nombreux Mahorais, notamment dans la région de Vahibé, où a été aménagé un "sentier des alambics "

 

ylang essencierL’essencier, appelé aussi « vase florentin » est une pièce importante de la distillation. Il recueille le mélange hydrolats-huile à la sortie du  serpentin, Dans cet essencier , l’essence moins dense que les hydrolats surnage et s’écoule dans le petit tuyau central Les hydrolats des petites eaux qui contiennent encore des traces de ces composantes aromatiques repartent vers la cucurbite où se produit l’hydrodistillation. La bouteille en verre permet de surveiller l’opération.

Sur le site de l’écomusée, on pensait découvrit une forêt d’ylangs-ylangs, il n’en est rien. De rares arbres, coupés à hauteur d’hommes (pour favoriser la cueillette)sont visibles devant le pavillon en bois. Si on veut en trouver il faut faire un tour au milieu de l’île dans la région de Combani, à Ouangandi ou à Vahibé.

essencier

Dans ce musée, on explique aussi la technique du tressage de palmiers en nattes pour confectionner des paniers traditionnels, "les kalagas", ainsi que la fabrication des pirogues à balancier…

 

De ce musée on peut rejoindre à pied M’tsanga Dienguizi, un rivage quasi désert, sauvage. On longe quelques cases et on atteint l’océan. De là, une belle vue sur le mont Choungui

  ylang 8

 ylang plage

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 21:35

Les vêtements traditionnels à Mayotte.

Séance d’habillage à Bouéni, après la confection de broches de fleurs de jasmin et le maquillage à l’argile.

Dans son salon, notre hôtesse est allée chercher des étoffes colorées déjà cousues et toutes lesboueni saluva1 vacancières ont revêtu la première pièce que notre habilleuse a bien nouée en la serrant au niveau de la poitrine : c’est « le saluva » puis, elle a posé une écharpe assortie sur nos épaules en croisant les deux pans devant : on appelle cette deuxième pièce « le kishali » (ou châle). En public  ce châle recouvre les cheveux qu’il convient de ne pas montrer. Coutume  liée à la religion : sur l’île  90% de la  population est musulmane.

 

Quant à l’homme, il est coiffé d’un calot qui a été brodé : c’est le kofia. Et il porte une longue chemise droite descendant au genou,à manches longues : c’est le gondra.

boueni saluva et gondraLe Mahorais revêt cette tenue pour la prière et les événements importants. Nous avons vu Moussa très souvent en gondra, car il allait souvent à la mosquée. Son gondra était blanc parce qu’il avait déjà fait le pèlerinage à la Mecque.

Madame Taambati a habillé un hôte en tenue de marié. Ce dernier et son épouse ont ensuite posé devant le lit nuptial ! Une ambiance festive …

 

bouéni populaire

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