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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 22:48
 Nous revoilà après une semaine d'absence. Un séjour de rêve aux Seychelles ! Nous avons quitté l'aéroport de Victoria, capitale de ces 115 îles, situées à proximité de l'équateur au Nord de la Réunion. ll pleuvait sur le tarmac quand nous avons décollé pour Saint Denis :  2 heure 40 de vol ! Nous avons vécu sept jours sous le soleil de ces îles dont nous en avons sillonné quatre : Praslin, Aride, La Digue et Mahé. Un goût de "reviens-y" !

                                   aeroport Mahé 1 
                                              L'aéroport de Victoria à Mahé, capitale des Seychelles

aeroport Mahé 2 aeroport Mahé 3


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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 11:21

Ce  souvenir de notre séjour mérite à lui seul un article. Situé au Sud de Nouvelle France, le petit village rural de Bois Chéri fait vivre un nombre important de cueilleuses de thé. Certaines viennent des villages alentour comme Grand-Bois, d’autres de plus loin, par exemple de Surinam. A la sortie du village sur la gauche dans une montée se trouve le Domaine du Thé.

Quand nous arrivons vers 10 heures (du matin) les derniers sacs remplis de feuilles viennent d’être décrochés des tourniquets pour être menés au séchoir. On travaille le produit récolté la veille.
Nous avons pu assister à la visite guidée de la Fabrication du Thé.



La cueillette a lieu après la rosée, de  9 heures à 12 heures, les sacs sont rapportés à l’usine. Le lendemain, on les monte à l’étage au premier système de séchage : c’est une plateforme secouée mécaniquement. Puis les feuilles arrivent sur une bande transporteuse où elles sont hachées grossièrement, elles passent ensuite entre des rouleaux où elles sont pressées.


Elles fermentent ensuite 1h30 à l’air libre (par oxydation, sans aucun rajout).Puis la masse est mise à sécher10 minutes à 110 °. Puis le thé est nettoyé avec des rouleaux au moyen de l’électricité statique : les paétioles et nervures récupérés sont ensachés pour être réutilisés comme engrais. Puis des calibreuses affinent le produit (l existe 8 catégories de granulométrie : de la poussière aux gros morceaux) Le thé repose enfin 3 mois dans un silo avant l’ensachage définitif. On rajoute en fin de chaîne des essences de noix de coco, de fruits exotiques, de bergamote. Pour le thé - vanille on prend la vanille en poudre.Le thé vert quant à lui, il ne subit pas de fermentation, il est uniquement roulé et séché.

Après avoir visité le Musée du Thé jouxtant l’usine, un musée très pédagogique, bien conçu qui raconte l’histoire du domaine et du thé, nous montons en voiture vers la chalet de la dégustation situé à deux kilomètres de là dans un lieu idéalement situé au cœur des champs de thé, avec une vue panoramique circulaire (vue sur un étang bordé de fougères arborescentes, théiers, montagnes découpées au fond, vue sur la mer également). Dans une salle de restaurant plusieurs tables sur lesquelles sont posées 7 boîtes de thé, des tasses, du sucre, de l’eau chaude, quelques petits gâteaux. On peut se servir à sa guise et aussi acheter ce qui plaît dans la boutique attenante.

Nous redescendons ensuite vers les champs de thé où je vais m’entretenir avec Perrine, une dame qui cueille du thé. Originaire de Rodrigues, île voisine, elle vit à Grand-Bois, ses cinq enfants sont à Maurice, elle ne compte retourner à Rodrigues où la vie n’est pas facile. Elle cueille en musique avec le sourire. Elle me montre ce qu’elle arrache : les feuilles  du dessus. Ses comparses ont le même rythme. Perrine ne s’arrête pas de travailler pendant la conversation ; elle doit remplir 3 ballots avant midi sous la surveillance de son contremaître qui s’abrite sous un joli parasol jaune et noir du Domaine « Bois chéri ». Une autre cueilleuse soulève son ballot sur sa tête et pose pour la photo avant d’emporter sa récolte à l’usine.

 

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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 16:29

Quand l’avion atterrit à l’aéroport de Sir Seewosagur, à l'île Maurice, les touristes ont coutume d’attendre le taxi qui assure le transfert vers leur hôtel, mais ils résident  rarement à Mahébourg, la ville la plus proche. Pourtant, elle vaut le détour. Elles est située à l’Est de l’aéroport, sur la côte Est de l’île.
 
Sa gare de bus où stationnent des cars hauts en couleurs se situe sur le front de mer, une promenade pavée joliment aménagée, peut-être trop peu ombragée.

 

Près de cette gare routière le marché couvert riche en légumes et poissons séchés. Nous y avons vu des légumes non courants à la Réunion comme les « lalos » ou des courgettes rondes striées dont nous n’avons pas réussi à trouver le nom.


Chaque lundi se tient à proximité de ce marché la foire de la ville et c’est le rendez-vous d’une foule bigarrée, qui vient acheter chaussures, vêtements. Aux stands de tissus et habits on peut faire des affaires : pour 5 euros de beaux shorts, des jupes, pour 2 euros des t-shirts !

On peut aussi y manger à des prix très raisonnables, comme au « Salut les Copains » où nous avons pris un bol renversé à 95 roupies ( un peu plus de 2 euros) et un shop sue poulet pour 125 euros (4 euros)

  

La circulation y est dense. Les rues,  qui forment un quadrillage, sont étroites et on y croise de nombreux cyclistes, mais ce n’est pas aussi terrible qu’en Inde, nous dira une touriste rencontrée dans la chambre d’hôte. Les gens sont très accueillants, vous expliquent comment sortir de la zone réservée aux bus quand vous y entrez par mégarde, comme nous,, ils vous aident aussi à mieux vous garer pour ne pas vous faire emporter votre rétroviseur…

La route royale traverse un pont au Nord, et l’endroit est très joli, mais on ne peut s’y arrêter. Vers le Sud, en allant vers la pointe d’Esny, les trois criques où sont amarrées des barques ou des catamarans sont très pittoresques.

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 18:21

La langue

Ce qui est épatant, c’est que les Mauriciens parlent couramment le français, l’anglais et le créole, atout indéniable pour une île touristique. D’ailleurs les noms de lieux sont quasiment tous français, les commerces ont des enseignes mixtes. Les panneaux de circulation quant à eux sont en anglais. Par exemple : pour prévenir de la présence d’un ralentisseur on lira «  hump ahead ! » pour ralentir « slow down ! »


A la Réunion, dans la rue, on entend essentiellement parler le créole, une masse importante d’enfants n’ambitionnent pas de faire de longues études et l’intérêt d’être polyglotte, ils ne le voient pas toujours ! Seules les familles conscientes de l’importance des langues poussent les enfants à les pratiquer. Evidemment on apprend l'anglais puis en option on choisira l'allemand mais plus souvent l'espagnol, mais ce ne sont pas des langues qu'on entendra dans la rue.


L’école

Les petits Mauriciens fréquentent soit des établissements anglais soit des établissements français, les horaires sont fonction de l’école choisie. Les transports sont gratuits, mais l’inscription est payante. En général,  les « anglicistes» terminent vers 14 heures et les « francisant » vers 16h.

Retour d'école près de Souillac (Sud de l'île Maurice)

Les écoliers sont tous en uniformes, et chaque établissement a ses propres couleurs. Les garçons sont souvent vêtus de shorts  ou pantalons bleus ou beiges et de chemises blanches, bleu ciel ; les fillettes ont des tabliers rayés ou à carreaux, ou des jupettes (ou des robes)  et des corsages. A La Réunion, ils s’habillent comme ils l’entendent et affectionnent souvent les tenues  peu discrètes, surtout en collège. Comme en métropole l’école est gratuite (l’école publique !)

NB . Ces quelques observations n’engagent que moi, elles sont très parcellaires, compte-tenu du temps très court passé sur l’île Maurice !

Dans les musées que nous avons visités, les deux langues (français et anglais) figuraient sur tous les panneaux informatifs !

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 11:58

D’abord le littoral…

Les plages ! Elles sont bien plus nombreuses et plus propres à Maurice qu’à la Réunion. Mais le revers de la médaille, c’est qu’elles ne sont pas toujours accessibles sur l’île voisine, raisons pour lesquelles elles sont désertes. Les villas et hôtels ont squatté le passage à la mer. Par exemple à la Pointe d’Esny, il fait parfois longer la route sur 400 m pour trouver un chemin très étroit passant entre deux propriétés.  Le vacancier hésite aussi à longer les propriétés du bord de mer alors qu’il en a tout à fait le droit, « la plage appartient à tout le monde ! »nous expliquera un taxi mauricien. Heureusement que sur l’île française existe cette loi du littoral qui empêche les promoteurs de faire n’importe quoi. et de s'approprier l'océan.

L’appellation « plage publique » choquerait ici à la Réunion, mais elle existe bel et bien à Maurice. Comme si un espace  « restant », bien délimité, était destiné au peuple, tandis qu'une poignée de nantis se réserve la part du lion.

 Les coraux sont menacés sur Maurice, en revanche à  la Réunion, la population est bien plus sensibilisée à ce problème et des mesures sont prises pour protéger le patrimoine marin.



                        Barque de pêche s'éloignant de Mahébourg.

Des pêcheurs à la ligne on en voit sur les deux îles, mais ils sont bien plus nombreux à Maurice, les Mauriciens, jeunes et moins jeunes,  pêchent à toute heure, avec des moyens de fortune :  ils pêchent des coquillages, les pieds dans l’eau, parfois ils ont de l’eau jusqu’à la ceinture.

 








Pêcheur de coquillages à la Pointe d'Esny                    Pêcheur dans la baie de Mahébourg


Ils pêchent aussi la langouste, mais cette pêche est très dangereuse à proximité de la barrière de corail. Des barques de pêche traditionnelles en bois, on en voit énormément sur la côte Sud et la côte Est que nous avons visitées, alors qu’à la Réunion on en voit très peu, essentiellement à l’Anse des Cascades.
 Nous avons vu une pisciculture près de la Pointe du Diable à Maurice, mais elle suscite la révolte des pêcheurs, car l’espèce élevée, l’ombrine, - d’énormes poissons– nuit au biotope et concurrence la pêche traditionnelle.

Nous avons rencontré de nombreux Mauriciens tentant de vendre des coquillages ou des parures en coquillages pour vivre. Il faut dire qu’ici le RMI n’existe pas et que tous les moyens sont bons pour gagner un peu d’argent. Il n’y a pas de sot métier…

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 21:36

Nous voilà de retour après une absence de six jours. Nous avons profité de ces petites vacances de mai pour partir à la découverte de l’île Maurice, île voisine de la Réunion.

L’aéroport de Mahébourg se situe à 50 min de vol de celui de Saint Pierre. L’ATR a à peine le temps de prendre de l’altitude qu’il atterrit déjà !
Logés au Sud Est de Maurice à la Pointe d’Esny nous avons découvert Blue Bay, un lagon aux eaux bleues et aux plages de sable fin quasi désertes.
                                                     La plage à la Pointe d'Esny à 5 minutes de Mahébourg

Nous avons visité la ville de Mahébourg le lundi de la foire ! une vraie expédition ! Conduite à gauche dans une circulation d’enfer.

Puis le lendemain, nous avons nagé dans le lagon avat de prendre la route. Là, nous  avons longé la côté Est et ses villages de pêcheurs aux noms pittoresques : Anse jonchée, Grand Sable, Quatre soeurs,Deux Frères...Petit arrêt dans un musée hollandais retraçant la présence hollandaise sur l'île.
Le surlendemain, direction le Sud. Nous avons pris"la Route du Thé" et nous nous sommes arrêtés à Bois Chéri visiter une usine et le musée du thé : nous avons aussi pu voir et discuter avec des cueilleuses de thé dans les plantations. Puis nous avons eu droit à une dégustation gratuite des thés produits dans la région, dans un chalet situé dans un cadre idyllique.
                                           Cueillette du Thé à Bois Chéri (intérieur des terres)

Nous nous sommes baignés au Morne Brabant et avons fait un  crochet par Souillac et avons admiré la côte sauvage de Gris Gris.

Le jour suivant, nous sommes partis sur un catamaran avec 14 coéquipiers vers l’île aux Cerfs. Nous avons plongé au milieu des coraux,avec masques et tubas, puis mangé du marlin grillé et des salades  à bord du bateau, puis avec une pirogue nous sommes remontés vers la cascade de la Rivière de l’Est avant de passer deux heures sur les plages magnifiques de l’Ile aux Cerfs. Là nous avons essuyé une bonne averse, avons acheté des t-shirts (pour pouvoir quitter nos habits mouillés) et sommes revenus, le vent dans les voiles, en deux heures à la crique du mouillage.
                                                                                                                            Sur le catamaran filant vers l'île aux Cerfs


Le lendemain, nous avons repris la voiture pour nous rendre de l’autre côté de l’île et avons fait une halte intéressante pour flâner sur le port et dans le  bazar (le marché couvert).               
                                                                     










                                                 Port Louis : le port et le musée Two Penny

Et de là, nous avons rejoint le Jardin de Pamplemousses, un jardin botanique fabuleux de 36 hectares où on peut voir des nénuphars géants, de nombreuses espèces d'arbres endémiques, des bassins...
Et nous sommes rentrés par Flacq et la côte Est. Ce matin, nous avons fait une belle marche vers Blue Bay avant de reprendre l’avion pour la Réunion…

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