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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 17:57

A notre arrivée, ils se relayaient sur une balançoire fixée à une branche, mais les constructeurs de la "case – santé" leur ont ravi cette place pour y stocker les pierres, le sable…

Les zazas (enfants) s’amusent avec trois fois rien.

Ils aiment par exemple  improviser des jeux sur la plage. Un jour, je les ai surpris à se jeter d’un monticule de sable dans l’eau en faisant des acrobaties incroyables (roues, pirouettes).

Dans les vagues, ils jouaient à laver des baies de natte et à les jeter plus loin, pour aller les récupérer.

D’autres fois, ils grimpaient haut dans les arbres ou se cachaient dans les superbes hibiscus derrière la case-santé.

jeu arbre 2 jeu arbre

 Un pneu les a occupés plusieurs jours de suite, ils le faisaient rouler, s’asseyaient dessus à 5 et jouaient à conduire cette voiture improvisée. Un spectacle inattendu découvert par  Félistine (un petit crapaud dans ce pneu) a attiré les petits curieux.

jeu pneu jeu pneu 2

jeu pneu 3

Une boîte de sardines vide, deux tiges de bois, quatre baies de nattier et voilà : Dara a construit une voiture !

jeu boite de sardines

Ils viennent régulièrement emprunter un sachet de petites voitures apportées par M.Claire, vont chercher une natte de joncs et y font circuler les petites cylindrées. Parfois, les petits s’installent sur un rocher pour faire en dévaler les « biles » (automobiles) comme ils les appellent ici. Et à la fin de l’activité, ils rapportent le sachet ! Ces voiturettes en plastique ont déjà vécu 5 ans...

jeu automobiles

Un ballon de foot est aussi à leur disposition, là ce sont les plus grands qui le prennent – quand ils jeu footne sont pas l’école- mais il arrive très souvent qu’ils jouent avec les plus jeunes. Les plus âgés veillent sur les petits. Pas de panier de basket, pas de but, rien de tout cela. Pas de télévision non plus pour apprendre les techniques du jeu.

 

Tatie MC avait aussi dans ses cartons des fils de scoubidous, de la peinture, des fils à broder. Et, tous s’essayent à ces activités encadrées, un peu comme en colonie de vacances.

jeux peinture jeu broderie

           dessin                                                       broderie

jeu scoubidou 3 jeu scoubidou 2

                                               scoubidoujeu scoubidou

La fabrication de comètes les a aussi très intéressés, les morceaux de tissu remplis de sable, assemblés, noués, décorés de rubans  a occupé une journée, et chacun a fait tournoyer son engin pour l’envoyer le plus haut possible.

jeu comètes

 

 

 

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 16:48

  Imaginez que vous habitiez à Lokaro, à 35 km de Fort Dauphin : le village dans lequel vous pouvez rencontrer un infirmier se situe à 3 heures de marche de votre case, et votre enfant a une plaie au pied. Alors voilà, vous êtes obligé d’accrocher votre enfant sur votre dos, dans un lamba, et vous vous mettez en route qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il fasse une chaleur accablante.  Et si votre enfant pèse 35 kg, vous ne pourrez pas aller à l’allure précitée. Voilà le lot de ces habitants !

Quand l’association AAHL arrive, c’est le soulagement. On a de quoi soigner les plaies pour prévenir les infections. Le Dr Abel,  médecin habitant Fort Dauphin, arrive à la rescousse très souvent.

Pendant notre séjour, il est venu donner des consultations ; il était assisté de Ligia, son épouse, médecin comme lui.

Chaque mois, il fait le déplacement pour consulter devant une case du village. Il arrive même que les pêcheurs aillent à Fort Dauphin pour le rencontrer, à pied puis en taxi-brousse. Il faut bien compter 5 à 6 heures. Cette fois-ci encore il a dû donner des traitements antipaludéens, des antibiotiques, soigner des plaies, des toux chroniques, des ballonnements... Régulièrement il "vermifuge" ses patients. AAHL fournit des médicaments provenant de dons. Il paraît qu'à Mada, il existe un trafic éhonté de médicaments, il est donc plus prudent de donner ( habits, médicaments...) à des personnes de confiance qui remettent les dons en mains propres. Les colis sont souvent détournés.

 

soin Dr Abel soins Dr Abel 2

Depuis que l’association œuvre, les mamans ont appris à ôter les parachs des pieds, mais souvent elles oublient de désinfecter la zone soignée… On a beau leur dire que l’enfant ne doit pas courir pieds nus dans la saleté, rien n’y fait. Deux mots qu’il convient d’apprendre très vite : « malout » et « madio » (sale et propre) ajoutez à ça « rrranou » et « mafana » (eau chaude) et vous avez déjà bien fait progresser les choses : laver une plaie à l’eau stérilisée n’est pas encore un acte automatique !

 

  soin orteils soin parach infecté

                                             prévenir  l'infection

 

soin fièvre a soin fièvre

       soigner la fièvre : écraser le cachet, ajouter de la confiture pour mieux l'ingérer.

 

soin vermifuge                 

 un ventre rebondi, signe qu'il faut "vermifuger"

M. Claire a emmené Laurence, une jeune maman, devant un réchaud à gaz pour lui expliquer soin stérilisationcomment stériliser le biberon.  Le jour, où elle s’est présentée avec sa petite Florencia, âgée de 15 mois, l’enfant était déshydratée, sous-alimentée, faiblarde. Elle nous regardait de ses yeux hagards. Au bout de deux semaines de traitement  ( boisson vitaminée, pain d’épice et Vache qui Rit, puis lait ) le bébé était métamorphosé, il avait repris des forces et avait l'oeil pétillant et la maman était radieuse ! Entre 15 et 18 mois , âge critique, où on passe mal du sevrage à l’alimentation, beaucoup de bébés meurent encore (3 enfants sont décédés l’an passé dans le village voisin). Là aussi, il est nécessaire de trouver un traducteur pour expliquer aux mamans que le riz ne suffit pas, qu’il faut ajouter du poisson, des fruits…

Razouazaf, une des mamans, s’est vu confier la  responsabilité de gérer une mallette de pommades, d’antiseptique, de  pansements… en l’absence de personnel soignant, elle peut intervenir sur des petits bobos.

soins 6a

Les villageois intéressés assistent aux soins d'une plaie : c'est Jean, le chef du village qui se fait soigner

Le lendemain de notre arrivée, nous avons demandé à tous les enfants de venir avec leur bol, et chacun a eu droit à « des vitamines » : des flacons d’une boisson lactée hyperprotidique et hyperénergétique, diluée avec de l’eau qui avait bouilli ( c’est Edwige, la femme du chef qui nous apportait l’eau qu’elle avait stérilisée chez elle. Régulièrement, même avant d’aller en classe, tous les enfants venaient. Un jour, j’ai surpris un petit qui complétait son breuvage avec de l’eau stagnante écopée  par terre… Aïe, aïe.  Sans le concours des enseignants et des mamans, on aura du mal à leur faire comprendre les dangers que leur fait courir cette eau. MC envisage d’apporter un jour un microscope…

soins vitamines soin vitamines 2

De temps à autre l’association achetait des mangues ou des bananes pour les enfants. Les familles avaient aussi droit de temps en temps,  à un capok (une mesure équivalant à une tasse)par personne, de riz. Un jour, nous leur avons aussi distribué des haricots rouges (salamachs). Si les familles se mettaient à planter ces légumes et ces céréales, elles ne souffriraient pas de la faim. Souvent, les villageois se contentent de manioc, le mangent cru. Comme ce tubercule cru est toxique, il faudrait le faire bouillir. Quoi d’étonnant aussi à ce que toutes les dents se déchaussent… La plupart des jeunes femmes sont déjà édentées. Nous avons hâte que les citronniers, goyaviers,  papayers et autres arbres donnent leurs premiers fruits.

soin alimentation

                                              le manioc cru, une panacée pour calmer la faim ...

Une consultation chez un médecin coûte 3000 ariarys (un peu plus d’un euro) soit  le salaire de plus d’une demi-journée de travail, et le médicament vaut aussi ce prix… ce qui dissuade les Malgaches  d’aller se faire soigner… alors on fait comme Marie – Angèle, on croit bien faire et on met de la bouse de vache sur une plaie qui suinte, et voilà le mal empire !

 soins brûlureOu on fait comme ce pêcheur de langoustes et de zourites, on souffre d’une plaie laissée par une énorme brûlure, on la laisse à l’air libre, et on va pêcher. Cet homme nous explique  qu’il n’a même pas 1000 ariarys pour acheter la plante qui cicatrise… Nous lui avons mis des pansements gras à trois reprises et lui avons donné les coordonnées du Dr Abel qui l’aurait soigné gratuitement, - l’association aurait pris le coût en charge - mais il ne s’est jamais présenté à l’adresse qu’on lui avait donnée.

 

 

                                                Le"grand brûlé" soigné par MC.

soins brûlure 2 soins brûlure 3

Beaucoup de gens venaient aussi nous voir pour avoir un sirop contre la toux, mais MC a coupé court : il faut prévenir plutôt que guérir, elle essayait de les convaincre de ne plus faire de feu ou de fumer dans les cases, le mal venait de là !

  Le problème est que l'association AAHL qui s'est engagée pour Lokaro, ne peut soigner les habitants de Vaturuk, le village voisin, qui à lui seul compte 300 âmes.(Dans ce seul village, on enregistre 20 naissance por 2010)  On consent à intervenir sur les cas urgents seulement. Les finances et les moyens humains ne peuvent suppléer toutes les carences d'un système.

  Et si les associations n’étaient pas là pour palier les manquements du  gouvernement ?

 

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 09:21

 peche enfants

                                Dara et Fadina, fiers de leur prise

Pêche à la gaulette

Au village, tous savent pêcher. Avec un fil et un hameçon, on s’installe sur un rocher et on attend que ça morde. Les plus petits savent déjà y faire. Et quand l’hameçon reste accroché, on plonge et on décroche : cette petite pièce de métal est précieuse, pas question de la perdre !

 

A la pêche aux Crabes

peche crabes

pêche crabes 3Un soir, j’ai suivi Girnot et Flavine dans les vagues au coucher du soleil : ils étaient armés de grandes tiges de fer et sautaient de rocher en rocher pour piquer de cette arme les crabes imprudents. Girnot fouillait le sable sous les pierres pour déloger les proies. J’ai délesté Flavine de son panier en joncs pour qu’elle puisse mieux chasser les bébêtes. Dans le panier, ça grouillait déjà de monde, et il fallait veiller à ce que ça ne s’échappe pas.

Les deux adolescents ont ensuite rejoint l’autre rivage en contournant la « roche sacrée » et au milieu de gros rochers, le garçon a eu une belle prise qu’il a agitée avec fierté ! 

pêche crabes 2

                                                           Girnot et Flavine, spécialistes de la pêche aux crabes

La pêche des femmes

Un soir, un cri et toutes les femmes et jeunes filles qui sont dans le secteur  suivent dans peche femmes 2les vagues  Esperance, qu’on surnomme ici « Perrache » et  qui agite un filet : c’est une grande moustiquaire !  Toutes se mettent en cercle. Pendant que  certaines maintiennent le tissu, les autres rabattent les petits poissons en frappant dans l’eau. On remorque le filet sur la plage et les « anchois » sont jetés dans un gros panier. Les femmes repèrent depuis la plage les zones d’ombre qui se déplacent dans la mer et savent à quel moment il s’agit de se préparer à pêcher. peche femmes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 peche femmes 3

 Elles savent aussi que d’autres bancs de poissons ont investi l’océan, un eu plus loin,  et là elles n’hésitent pas à monter dans la pirogue et rament ensemble pour poursuivre leur quête. Elles écaillent ensuite ces petits poissons avec une tige sèche, et les font cuire sur leur « fataper »

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 18:37

 Nul besoin de partir à la recherche de poisson : chaque matin des pirogues de pêcheurs passent devant notre case. Parfois, c’est pour aller relever des filets, ou pour aller lancer la ligne au large, d’autres fois, ils s’approchent du rivage en attendant que nous les hélions.

pêche voile

Il leur arrive d’agiter les gros poissons depuis leur pirogue dont la voile (faite d’un sac de riz) se gonfle au vent. Quand ils nous voient sur la plage dans la petite crique, ils s’approchent, et c’est l’attroupement : nous regardons ce qu’on nous propose, et là commence le marchandage « ne malgache »… Faut s’y habituer. Jamais, ils ne repartent sans avoir vendu une partie de leurs prises. Nous déjeunons de gros cabots de fond, de poissons-aiguilles, de dorades roses… et de nombreux poissons dont nous ignorons les noms.

pêche 6a pêche

 

pêche 4 pêche 3

pêche poisson rouge pêchepoisson rouge bis

 Pour les carris de poissons et les courts-bouillons, c'est Jean-Michel, cuistot de l'AAHL qui s'y colle, mais pour l'écaillage, le découpage et les grillades, c'est BRRuno (ici, on roule les RRR), un gars du pays,  le responsable !

pêche 8

 

D’autres fois, c’est un vieux pêcheur, édenté et malingre, qui  arrive, dans l’intention de vendre des huîtres. Le jour de notre arrivée, il est déjà là, avec des huîtres et de petits citrons juteux. Nous lui précisons la quantité que nous souhaitons acheter, il s’assied alors dans le sable, et  se met à l’ouvrage : il  ouvre les douzaines commandées.  Il reviendra et nous lui  rachèterons des huîtres mais aussi à deux reprises des moules. Comme ce personnage ne livre ses secrets de pêche à personne, pas même aux siens, il est à parier que bientôt –à sa disparition- on ne se délectera  plus de ces coquillages à Lokaro.

 

pêche 5 pêche huitres

 

pêche huitres '  pêche 2a

Il est aussi dans ce village un habitant spécialisé dans la pêche aux langoustes. Reijak, pêche 6plonge profondément, en apnée. A quatre reprises, nous lui achetons ces délicieuses bestioles, qui restent dans l’eau de mer jusqu’à la préparation. Sur le « fataper » ( brasero en métal) nous  les cuisinons soit au court-bouillon, soit en carry ou encore tout simplement grillées, c’est cette dernière recette que je préfère ! Un jour, un pêcheur de langoustes du village voisin  vient nous proposer sa pêche et là nous découvrons avec horreur qu’il a une énorme brûlure au bras, et malgré cette plaie, datant de deux jours il continuait à sonder les profondeurs…

pêche repas langoustes

Un autre mets délicieux : les crevettes. Une dame de Vaturuk vient régulièrement à pied au village avec des paniers remplis de crevettes. On ne s’en lasse pas ! 2500 ariarys ( 1 euro)  le kilo, et quand elle trie pour nous donner les plus grosses, le prix est de 3000 ariarys le kilo. Petit rappel : une demi-journée de travail équivaut à 2500 ariarys, soit 1 euro  de salaire. Souvent nous les décortiquons et les coupons pour les ajouter à une salade mixte ( ananas, concombres, choux, tomates…) des légumes que nous trempons dans le « permanganate » avant de les consommer…

 

pêche crevettes

 

(à suivre)

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 18:59

Si nous sommes partis à Madagascar pendant trois semaines, c’était pour participer au programme de l’Association d’Aide aux Habitants de Lokaro. François a mis tout son savoir-faire et son énergie au service de la « Case Santé » !

Une case-santé, ce n’est pas un hôpital, encore moins un dispensaire. C’est tout simplement un local aseptisé, répondant à des normes d’hygiène pour qu’on puisse y soigner. Le Dr Abel, de Fort Dauphin, qui intervient quasiment chaque mois bénévolement dans ce village se réjouit de pouvoir bientôt faire ses consultations dans l’intimité. Pour l’instant, il intervient sur la terrasse d’une case, à la vue de tous les patients, assis là, patiemment, sur un rocher, à proximité, en attendant leur tour. Et quand l’endroit sera carrelé et que la douche sera installée, il sera plus aisé de soigner les pieds meurtris par les « parachs », ces vers qui pondent dans les pieds. On pourra aussi y entreposer tous les médicaments acquis par l’association.

case santé 00 

                   La case construite par l'équipe précédente en octobre 2010

 

Mais construire à Madagascar nécessite une remise en question complète : il faut savoir que le ciment est onéreux, qu’on ne trouve pas toujours le matériau ou les accessoires souhaités, que les entreprises ne sont pas toujours fiables ou que les livraisons sont incomplètes (poutres déformées, fenêtres non vitrées, non traitées…) De plus, il faut envisager de se fournir en matériaux sur place : les femmes iront chercher le sable sur la colline, il faudra casser les rochers, les concasser pour en faire du gravier : l’association rétribuera, à la journée ou à la demi - journée chaque travailleur qui aura droit à une fiche de salaire.

 

case santé 4 case santé cailloux

 Pour ne pas léser certains ou certaines, il faudra demander à Jean, chef du village et à son épouse Edwige, de mettre en place un roulement. Tous ont envie de gagner des ariarys… c’est bien compréhensible.

Les outils peuvent s’avérer fragiles : ainsi la brouette qui s’est cassée le premier jour a été réparée avec les moyens du bord, le rabot a rendu l’âme, il fallait se satisfaire de pelles vétustes et de seaux en fin de vie. On affûte les lames comme on peut. On pouvait toujours rêver d’une bétonnière…

 

case santé matériel  case santé transport

 

 C’est aussi sans compter qu’il faut parfois charrier le matériel à dos d’hommes sur des kilomètres : le camion de livraison craignant d’être ensablé, a décidé de s’arrêter à quelques kilomètres du village et ce sont 28 hommes de Vaturuk qui ont apporté les tôles, les poutres, les sacs de ciment… et les ont mis sur les pirogues avant de les déposer au village.

case santé 3

 

 

Parfois la facture est plus lourde que prévu ! Pour la menuiserie, dans l’urgence aucun devis n’avait été demandé et la surprise a été de taille ! Mais des dons de dernière-minute ont permis de ne pas être débiteurs. Et quand on s’apprête à mettre la touche finale, que les poutres sont posées pour recevoir les plaques de tôle, on remarque que le bois est complètement arqué : les traverses étaient bombées à l’origine… impossible de finir le travail ! Il faudra racheter 3 poutres, et de préférence aller les choisir à Mandjundjung : le Dr Abel nous explique qu’il ne faut pas commander son matériel, il faut se déplacer, le choisir soi-même, pour ne pas être ennuyé ! On en apprend tous les jours…

 

 

Etapes de la construction pendant ces trois semaines :

 

I. Réalisation de la dalle de la case

( François, Yves, Bruno, Gervais, Martin, Donas, Reijak, Richard, Rumbak…)

 

- décaissage : nettoyage de l’intérieur de la case, désherbage manuel, égalisation du terrain - pose de gros cailloux (hérisson) - prise de mesure des ouvertures etc… - confection d’une planche de niveau - extraction et apport de sable par les femmes du village – concassage manuel des roches ( en 3 étapes) - charriage de mortier (gros) - mortier fin et lissage de la chape

 

case santé 1 case santé 02 bis

 

case santé 02

 

II. Maçonnerie intérieure

(par Justin et son aide)

-Crépis des murs intérieurs de la case, encadrements de fenêtre, de porte - rebords de fenêtres

 

case santé 5 case santé 7

 

 

case santé 6

 

III. Réalisation de la terrasse de la case

 

(équipe composée de Donas, Richard, Reijak,Rumbak et François) -

 

Creusement des fondations - Hérisson ( gros cailloux) - Mortier -- Mise en place des deux poteaux de la ferme -

 

case santé 8 case santé 9

 

  case santé 10

 - Mise en place de la ferme - Hérisson de la terrasse - Dalle de la terrasse - Pose des cales des pannes sur la ferme - Découpe et installation des six bois de charpente

 

case santé 11 case sante 11 bis

 

 case santé découpecase santé 10 bis

 

case santé 14 bis case santé 12

 

Le matin de notre départ, nous sommes étonnés d’entendre les villageois s’activer à 5h du matin : ils nous ont fait la surprise d’égaliser les tas de terre qui entouraient la case, de nettoyer les dalles. Avec François, le quatuor décoffre encore la terrasse et nettoie les planches. Puis les villageois présents posent pour la photo avec les membres de l’Association devant la Case – Santé !

 

 

case santé photo finale 

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 09:58

Lokaro village 0 Lokaro – Bé (Grand Lokaro) se compose de quelques cases de pêcheurs. Ces petites habitations dont les murs sont en nervures de ravenales et le toit en feuilles du même arbre, ne contiennent qu’une seule pièce de dimension modeste, la chambre des parents est séparée par un rideau de tissu. Le sol est couvert de nattes en jonc tressé, les habits sont accrochés à des cintres fixés au plafond.

Lokaro case  Lokaro village 3

                    le ravenale, la base de toutes les constructions

 Dans ces maisons, pas d’eau courante, ni d’électricité, ni de salle d’eau, pas de WC non plus. On s’éclaire encore à la bougie ou à la lampe à gaz. On prend l’eau au robinet installé au milieu des huttes pour se laver. La douche et les toilettes sèches installées par les associations n’attirent pas grand monde…

L’école, construite par Zanaky-Lokaro,  suscite des convoitises : les enfants des villages voisins y viennent à pied malgré la longueur du trajet. Les instituteurs, M. Patrice et M. Valéry, qui encadrent deux classes d’une quarantaine d’élèves (chacun) ont bonne presse !

Lokaro ecole Lokaro ecole 2

                                   L'école et son tableau : le dicton de la semaine "l'Union fait la Force"

Deux citernes pour alimenter le village en eau ont été construites, l’une sur une hauteur, l’autre près d’une source. Seule, la première fonctionne -  avec des ratés parfois – mais AAHL a des projets à court terme pour améliorer le pompage.

Lokaro citerne Lokaro citerne 2

                                          les deux citernes de Lokaro

Un groupe électrogène fonctionne occasionnellement, pour faire un éclairage public à l'occasion des fêtes, comme celle du Nouvel An, et pour faire fonctionner des machines (perceuse, scie, pompe…)

Pour cuisiner, chaque foyer dispose de braseros appelés ici « fatapers », ce sont des réceptacles de charbon de bois ou de bois, en métal.

Pour laver le linge, les femmes ont à leur disposition un lavoir – avec eau courante- installé à proximité des habitations. Cette construction est aussi équipée d’une douche et d’un WC .

Lokaro lavoir 3 Lokaro lavoir

                                                                                                  Olivenette au lavoir

Lokaro lavoir 2   Lokaro douche

Deux pirogues appartenant à la communauté assurent le transbordement des marchandises sur l’autre rive ainsi que le transport des passagers. Les gens de Vaturuk et de Vitaper passent aussi par là. Ces embarcations sont aussi utilisées pour la pêche, ressource essentielle du village.

Lokaro pirogue 4

Lokaro n’est pas un village d’agriculteurs et le problème est que l’on y cultive essentiellement le manioc (qui demande peu d’entretien), on se nourrit parfois de brèdes, et souvent de fruits du natte.

Lokaro village 6                                                                         Raled dans le champ de manioc

Le riz, qu’on cultive dans le village voisin, ou qu’on fait venir de Fort Dauphin,  fait aussi partie deLokaro jardin 2 l’alimentation, mais il est cher !

Depuis peu, on y a introduit des arbres fruitiers (papayers, goyaviers, bananiers, letchis…) On incite les habitants à semer des salades, des carottes, des tomates, mais ce n’est pas encore gagné, il faut changer des habitudes séculaires et comme il n’existe pas d’arrosage automatique, il arrive parfois qu’on oublie de donner de l’eau à ces plants…

Pendant notre séjour, avec les enfants, j’ai semé  des haricots rouges (salamach) : chacun a semé en poquet trois graines, a refermé le trou puis arrosé sa plantation… Christian, passionné de jardinage, et qui nous a rejoints ici,  continuera cette œuvre au mois de février… Lokaro village

D’autres constructions complètent le tableau : deux bungalows ronds en dur et deux cases traditionnelles dont l’une est équipée d’une petite cuisine. C’est là que vivent les  membres de l’AAHL qui viennent y travailler.

 

N’oublions pas la réalisation d’importance du moment : la Case-Santé  qui est en voie d’achèvement (à suivre)

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 11:45

Deux heures trente de piste et quelques minutes épiques de pirogue...

Comme la voiture d’Yves, n’est plus en état de marche pour des raisons qui seraient trop longues à expliquer ici -  nous faisons appel à ses proches pour être véhiculés, transfert payant évidemment ( mais la réduction est intéressante)

Ainsi,  Jacques, le frère d’Yves,  nous emmène à Lokaro avec un 4X4, prêté par Mireille. Les vivres et les valises sont chargés dans le coffre, et nous nous serrons à 4 sur la banquette – arrière (pas de ceinture). Nous faisons le plein à la station où Yves achète aussi des plants.

Au loin, se découpe déjà le Pic Saint Louis, qui domine Fort Dauphin. Quelques kilomètres sur un revêtement louable, nous passons devant une cité nouvelle – anachronique-  où vivent des employés de l’entreprise canadienne  (bâtiments en dur, couverts de toits verts) puis la RN (que d’anciennes bornes jalonnent) devient une piste. Puis voilà les villages...

vers Lokaro (2) vers Lokaro (3)

On croise une foule de gens qui viennent ou repartent de la ville à pied, chargés de lourds paniers se balançant aux deux extrémités d’un bâton, posé sur les épaules, ou bien simplement posés sur la tête. Femmes et enfants, ainsi chargés avancent pieds nus dans le sable, les flaques d’eau…

vers Lokaro (4)

 Des camions où s’accrochent d’innombrables mains bringuebalent sur ce chemin défoncé.

A notre gauche, à flanc de montagne une carrière, où paraît-il les autochtones travaillent très dur dans des conditions indescriptibles. Ils vivent dans des huttes dans un village qui jouxte la RN. Plus loin, un village où on travaille le sisal. Plus loin encore la réserve de Nahampoana que nous irons visiter à la fin de notre séjour.

Bientôt on aperçoit des rizières. Malgré la pénibilité du travail, les gens nous sourient.vers Lokaro (5)

 Plus tard, la route est moins inégale et plus droite, la perspective vaut la photo. Sur les bas-côtés et dans les creux de la route, de l'eau...

  vers Lokaro (6) vers Lokaro (7)

vers Lokaro (8) vers Lokaro (9)

route inondée                                                    népenthès (plantes carnivores)

 

A l’entrée de Mandromandromatra, (prononcez Manjungdjung) des plantations d’ananas et quelques ruches. Au village, nous achetons un  sac de charbon de bois et une main de bananes.

 vers Lokaro (11) vers Lokaro (10)

Puis dans les bois, des rochers plats se dressent comme des menhirs, ce sont les stèles des ancêtres, certaines sont surmontées de crânes de zébus. Cette zone est « fadi » c'est-à-dire « tabou » gare à quiconque ose s’y aventurer, cela déclenche la colère des populations qui habitent là.

vers Lokaro (12)

 Le chemin traverse de zones humides, on voit bien le tracé des rivières grâce à la présence des ravenales  ( un peu comme les saules dans nos régions tempérées).

vers Lokaro (14)

Le chemin est étroit, inégal, il grimpe, redescend, se perd au fond d’une énorme cuvette d’eau… Bientôt à notre droite des « népenthès », plantes carnivores. Nous atteignons le village d’Evatra (prononcez « Evatcha ») village de pêcheurs. A pied, on met environ trois heures pour aller d’Evatra à Lokaro.  

vers Lokaro (15)

 Parfois, on s'extasie devant la variété des pigments (ocre-jaune-rouge...) de la terre qui affleure sur le bas-côté.

La piste parfois se divise, mais les chemins se rejoignent, il s’agit d’opter pour l’itinéraire le moins pénible pour ne pas patiner dans le sable ou risquer de verser. Notre 4X4 avance maintenant dans un sous-bois sur un chemin qui longe l’océan.

Il est obligé de s’aventurer sur la plage et tout à coup, la forêt est finie et devant nous une étendue bleue nous empêche de progresse : c’est le lac qu’il faut traverser pour atteindre la presqu’île où se trouve Lokaro,(prononcez « loukar ») notre destination. Nous apercevons devant nous les petites huttes de ce coquet village de pêcheurs.

vers Lokaro (16)

                                     chargement de la pirogue avant la traversée

 Les habitants  qui avaient envoyé des pirogues ( non motorisées)  pour nous faire faire la traversée,  sont descendus à notre rencontre. Deux hommes fins et musclés, Gervais et Bruno,  pagayent en cadence, mais nous sommes trop  lourds et à plusieurs reprises nous manquons de chavirer dans cette coque étroite et instable. Jean Michel ferme les yeux et jure, François essaye tant bien que mal de rétablir l’équilibre de l’embarcation. Ouf, nous sommes arrivés ! Les femmes et les enfants ont mis leurs beaux habits pour nous accueillir. Tous s’y mettent pour porter les provisions qui nous ont suivis dans la deuxième pirogue.

vers Lokaro

                                                            l'arrivée à Lokaro

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 16:00

autoroute ou routeOn a l’impression en se promenant dans cette ville qu’elle est la « laissée pour compte ».

Pourtant elle a un charme qui ne demande qu’à être mis en valeur. Il faudrait déjà pour commencer en favoriser l’accès . Les routes qui y mènent ou en partent sont des pistes défoncées. Ainsi  la RN qui mène à Lokaro n’a plus rien d’une route, et n’a plus aucune prétention « nationale », c’est une piste de sable et quand il pleut, de boue ! Seuls les taxi-brousse et les 4X4 peuvent l’emprunter.

 autorouteEt ce qui surprend c’est que parallèlement à cette route existe une « autoroute » réservée à une entreprise canadienne, spécialisée dans l’extraction de l’ilménite, cette voie est interdite à la population locale. Un employé de la réserve de Nahampoana  nous expliquera que les locaux ne savaient pas se plier à la réglementation qui concernait cette voie et elle a par conséquent été fermée aux milliers de Malgaches qui gagneraient plus d’une heure sur le trajet qu’ils sont désormais contraints d’effectuer sur la piste. Deux mondes parallèles !!!

Son port est un cimetière d’épaves rouillées. Seule la plage de Libanona est fréquentée par les touristes. De nombreuses ruines de maisons datant de l’occupation française. Le centre administratif jure par rapport aux habitations modestes des Tolagnarais.

 Les bâtiments publics :

Hôtel de ville Palais de Justice

Hôtel de Ville                                                                     Palais de Justice

 P1060160  bureau des douanes

                                                                                                  Bureau des douanes

Commissariat de police Office du Tourisme

Commissariat de police                                                              Office du Tourisme

prison 

Prison

Le petit musée du « Fort Flacourt » n’attire plus personne alors qu’il mérite le détour.

Fort Flacourt 

Quand je m’étonnais de voir l’hôpital fermé, j’ai appris que suite à des plaintes de patients contre leHôpital chef de service, ce dernier a tout simplement décidé de fermer l’hôpital du samedi 18 h au lundi matin ! Impensable dans un monde civilisé où l’accès aux soins est chose nécessaire.

Difficile à croire... Pas étonnant que MSF ait décidé de se retirer de ce pays, où la santé n'est pas l'affaire des gouvernants. Nous aurons le loisir de constater cette carence de visu pendant les 3 semaines passées avec l'association AAHL.

  les lieux de culte :

église temple mosquée

                                Vestiges d'un passé florissant... promenade dans un vieux quartier , le long du port.

P1060142

P1060175 P1060168

 port

                                                                                                        Le port

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 10:21

sculpture sur bois 6

A Tolagnaro, en revenant par la route longeant le port, nous avons dirigé nos pas vers le phare ( une construction privée le cache partiellement !) et là, oh surprise ! nous avons vu un jeune  Malgache en train de sculpter une planche de palissandre. Sous son ciseau apparaissaient en relief des cases, des palmiers, des femmes, des scènes de la vie quotidienne.

 

sculpture sur bois 5

sculpture sur bois 7

  Le lendemain, accompagnés par Charlie, nous nous sommes rendus chez Tomy ( Chrisostome) un sculpture sur bois 1sculpteur de Fort Dauphin qui avait déjà créé des œuvres pour les hôtels dont «L’Hôtel de La Croix du Sud ». Nous avons traversé un quartier pauvre de la ville, sur un sentier étroit au milieu de palissades de piquets en bois, pour rencontrer notre homme. Ce dernier, avait déjà commencé à sculpter un aloala (aloual) et le proposait pour 100.000 ariarys. Nous avons passé commande. L’aloala  est un poteau funéraire qui raconte la vie du défunt. On y voyait une femme, un zébu, un maki, mais il nous a laissé le choix des sujets pour la partie inférieure : j’ai demandé qu’il y ajoute une tortue, un crocodile et l’arbre du pays « le ravenale »(arbre du voyageur). Il nous a précisé qu’il sculptait le bois de rose, l’ébène et le palissandre et que l'oeuvre commandée serait achevée dans deux jours plus tard.
Marie Claire quant à elle a fait sculpter une planche de palissandre pour en orner un linteau de sa nouvelle case.

L’aloalo, totem funéraire d’origine mahafaly a été victime de pillages : ce poteau a attiré les convoitises  des vahazas  qui ne se sont pas privés d’en dépouiller les cimetières et la douane est vigilante : on n’autorise que les reproductions de ces sculptures, nous demanderons une facture de l’artiste pour ne pas être ennuyés à l’aéroport.

Sur le chemin menant à l’hôtel du Phare, à main droite se dresse un aloalo superbe. Dans les restaurants, les hôtels,  on voit souvent des reproductions décorant les murs.

 

sculpture sur bois 2 sculpture sur bois 8

alouala devant l'Hôtel du Phare                                                 alouala dans le restaurant "Coco Beach"

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 20:38

Préparation de l’expédition : les achats à Fort Dauphin.

Vivre trois semaines en ermites, au bout du monde, ça se prépare… Il nous faut aujourd’hui acheter des vivres et du matériel  pour la construction de la Case- Santé. Bien sûr, à Lokaro, nous pourrons manger des poissons, des crabes, des crevettes, des langoustes, mais dans ce village de pêcheurs, on cultive essentiellement le manioc ! Bonjour les carences en vitamines… achats 6

Alors voilà, il faut penser aux légumes  et fruits qui se gardent (concombres, choux, tomates, ananas…) acheter un gros sac de riz, des haricots rouges, des œufs, des pâtes, du pain et des biscottes, des oignons, de l'ail, prendre de la viande pour le premier jour seulement : avec cette chaleur, rien ne se conserve ! Pas de réfrigérateur dans nos cases…

   achats 8achats 8 bis

Une bonne provision d’eau plate, du café… Et puis le sel, le sucre, la farine, un pot de achats 1 bisconfiture, deux plaquettes de beurre…Ne pas oublier les bougies, le gaz, le gasoil pour le groupe électrogène. Nous prendrons le charbon de bois à Mandromondromatra…. (prononcez mandjungjung)

Il est aussi nécessaire de commander les matériaux de construction, emporter des sacs de ciment, rencontrer un menuisier… ça c’est la tâche qui incombe aux hommes.

Nous autres, accompagnés par Charlie, nous nous arrêtons en face du temple, à la Banque (la BNI) où nous allons changer nos euros. Nous en sommes quittes pour 1H 30 de queue. Après ce long week-end, tout Fort Dauphin semble s’être donné rendez-vous ici. Des agents de sécurité armés de matraques veillent au grain. Nous entrons, et Jean –Michel, qui était déjà à Madagascar six mois plus tôt nous explique qu’il faut poser nos passeports sur le comptoir du guichet de change ; l’employé appelle les clients au fur et à mesure. Nous sortons de l’établissement avec des millions… Nous nous dépêchons de nous engouffrer dans la voiture de Charlie et nous nous retirons dans un endroit calme, non loin de l’Office de Tourisme, pour ventiler nos billets dans les divers porte-monnaie.

Petite visite à l’Office du Tourisme, très peu fourni en documents : on nous donne une petite plaquette de la ville (payante ! c'est la crise...)

achats 1Puis, nous allons faire nos courses au marché de Tanambo (la ville nouvelle). A une dame qui est en train de tresser du jonc, nous achetons des sacs  pour y déposer nos achats. Le marché est très animé,  il faut marchander, comprendre les prix demandés, et nous avons heureusement notre traducteur, il négocie à merveille.  Quelle animation dans ce marché, ça fourmille de bambins les femmes allaitent dans tous les coins, les vendeurs et les vendeuses sont assis sur les étals, un gamin est chargé de chasser les mouches qui convoitent la viande. Les odeurs sont très fortes, déjà désagréables à cette heure avancée de la matinée, on a du mal à imaginer ce que cela peut être en fin d’après – midi…

achats 2 achats 3

                                Le marché de Tanambo, en ville nouvelle

achats 4  achats 9

 Nous allons aussi dans une petite boutique « une boutique d’alimentation » où les étagères ne sont accessibles qu’aux vendeurs qui se déplacent derrière « un grillage à lapins » Ici on craint les voleurs, c’est manifeste.

achats 7

Tout à coup Marie Claire élève la voix et chasse une vieille dame qui lui tend une ordonnance crasseuse, en prétextant qu'elle ne pouvait payer les médicaments... et c'est cette même dame  qui, un an plus tôt, dans un autre quartier lui avait présenté la même ordonnance, encore propre à l'époque, pour la même raison.

Pour les produits manquants, nous nous approvisionnerons à la Smar, une supérette, dont la plupart des rayons sont vides, puis à la boutique de la station-essence.

  achats 9 bis

Nous nous hasarderons aussi l’après- midi dans une boutique de tissus où nous faisons des emplettes personnelles : nappes, tissus colorés, pour des prix délirants !

 

 

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