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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 20:47

Nous voilà arrivés à l'Hôtel du Phare,  où nous buvons une THB "Three Horses Beer" une bonne bière bien fraîche, brassée à Madagascar, une Pilzner...

 

Fort Dauphin 5 zipLe médecin de l'association AAHL, le Dr Abel, est venu nous souhaiter la bienvenue avec son neveu et sa nièce. Les enfants sont ravis de boire un soda. Inzu, la gamine de 10 ans, me traduit l'expression : «Comment tu t'appelles ?» Je la répète, mais suis incapable de la restituer. La langue est compliquée ! Marie-Claire, sort de son sac une méthode «assimil» et nous voilà à chercher des traductions.

Notre hôtel est très confortable, climatisé, propret, et idéalement situé, à deux cents mètres du port. 

  Fort Dauphin 6 zip 

Des épaves rouillées émergent de l'eau, il s'agit d'embarcations échouées sur les bancs dFort Dauphin 7 zipe sable. Echouage non accidentel : les armateurs préfèrent abandonner les carcasses ici plutôt que d'assumer le coût de leur démantèlement.

 

Un seul gros navire est ancré au port aujourd'hui !

 

Après avoir déposé nos valises dans les chambres, dans des armoires fermées à clef, nous repartons pour déjeuner. À un distributeur de billets, en face du temple, nous prenons 40.000 ariarys. 1 euro correspond à l'heure actuelle à environ 2700 ariarys.

 

Fort Dauphin (1)zip Fort Dauphin (3)zip

 

Nous sommes dans la vieille ville, où se trouvent aussi l'Office de tourisme, le centre administratif...

Nous nous arrêtons au bout de la presqu'île à la Plage de Libanona, dans un endroit superbe, où poussent des cocotiers, des badamiers et des filaos de mer. Une communauté libanaise vivait ici autrefois, ce qui explique le nom de l'endroit.

 

Fort Dauphin (21)zip Fort Dauphin (16)zip

                                                                               Plage Libanona

 

Nous nous installons sur la terrasse " Chez Georges" et commandons des brochettes de crevettes avec des pommes de terre sautées, du boeuf, de la langue de zébu, de la dorade... et buvons de l'Eau Vive, une eau plate, bien fraîche, et un café.

Un taxi vient nous chercher ( 15000 ariarys pour la course ) Le prix annoncé était différent, mais nous ne savions pas que le taxi parlait «de francs malgaches» et non d'«ariary». En réalité nous ne paierons que 3000 ariarys ( un peu plus d'un euro !) Beaucoup de gens parlent encore en francs malgaches ( il faut diviser la somme par 5 pour les convertir en ariarys)

Etonnant ce taxi qui reste bien 30 minutes à patienter au soleil, le temps que nous ayons bu notre café. Le rapport au temps sur cette île est très différent de celui auquel nous sommes habitués. "Mora mora !" (Doucement) résume bien cet état d'esprit !  Le temps de rejoindre le véhicule et quatre filles sont là avec leurs mouchoirs remplis de bracelets à vendre.

Assis à 5 dans un taxi sans ceinture...sur une route défoncée, nous retournons à l'hôtel.. Douche et 1 heure parallèle au plafond.

Nous nous retrouvons à 16 heures pour nous mettre en route à pied. Descente sur la rue principale flanquée de cases en bois essentiellement. Fort Dauphin (34)zipFort Dauphin (28)zip

 

Nous longeons un bâtiment où travaillait autrefois le papa d'Yves, une usine de mica : on utilisait le mica pendant la guerre pour en faire des pare-brises d'avion, on l'utilise aussi comme isolant, c'est un peu l'ancêtre du plexiglas. Plus loin, à droite, un magasin qui était à l'époque le cinéma où Yves et ses copains aimaient à aller voir les westerns. Le propriétaire du cinéma était un membre de sa famille .

La plupart des habitations sont de dimension modeste, la plupart du temps, elles sont en bois ou en "falaf" (nervures de ravenales)

 

     

  Fort Dauphin (33)zip

                                                         Une chaîne de montagnes domine la ville de Fort Dauphin

 

Fort Dauphin (38)zip

                                                 Des rues souvent inégales

 

Nous allons chez le Docteur Abel, M. Claire lui apporte un ballon de basket - notre homme est un passionné de ce sport - et pour les fillettes elle a deux parures de stylos. L'aînée, Agathe a 16 ans et étudie à Tana. Elle fait sa rentrée comme les Français le 3 janvier. Elle ne rentrera à la maison qu'à la fin du trimestre, en avion. Abel nous précise que la route liant Antananrivo à Fort Dauphin est toujours en mauvais état et qu'il faut 5 jours pour y aller.

 

La famille du médecin habite à Fort Dauphin, dans une maison en dur. Abel explique que les murs n'étaient pas droits et qu'il a fallu rajouter des couches pour donner aux murs la rectitude souhaitée, d'où cette épaisseur. Devant la maison une multitude de pots de fleurs, bien soignés, chaque plante est entourée de coquillages blancs particuliers ramassés à la Plage Monseigneur, plage où Yves nous dit un jour s'être fait "manger un doigt" par une murène...

Lygia, l'épouse du médecin nous présente des choux, des biscuits d'apéritif et Abel nous invite à boire du punch, des bières ou du coca. Il pleut à verse ! Les filles qui assistaient à un tournoi de Noël de basket de l'autre côté de la ville, reviennent avant la fin des matchs.

 

Nous dînons à l'Hôtel du Phare. Yves, l'enfant du pays,  est radieux : son souhait est exaucé, il avait commandé un roumazaf, plat traditionnel ! Il n'était pas le seul à l'apprécier ...

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 20:00

De la Réunion à Madagascar

Saint Denis -  Fort Dauphin

Il existe une liaison directe de la Réunion pour Fort Dauphin ( Tolagnaro en malgache) chaque dimanche matin au départ de l’aéroport Roland Garros avec la Compagnie Air Madagascar.  A peine 1h 30 de vol et nous sommes déjà en vue de la côte malgache, avec sa longue plage de sable blanc, ses hautes montagnes et son paysage verdoyant. Nous pensions trouver un spectacle de sécheresse. Nous voilà sur la Grande Île. Décalage horaire d’1h30.

 Nous sommes séduits par les prestations de la Compagnie, nous avons droit à un solide petit déjeuner pour ce vol très court.  Le personnel est aimable. Mais on ne nous distribue les habituels formulaires à remplir qu’une fois débarqués.

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La salle est trop petite pour accueillir tous les passagers, et il va falloir remplir ces fichus bulletins sous un soleil de plomb.

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Puis c’est la vérification des passeports : trois douanières derrière une table, chacune effectue une tâche : vérification , cachet (sec à cause de la chaleur) signature…

  Il nous faut récupérer les valises, tout un bazar ! elles sont entassées un peu partout, puis il faut passer à la douane, ouvrir chaque bagage. Notre groupe tombe  sur un jeune douanier zélé et nous serons  les derniers à quitter l’aéroport.

 La personne qui est venue nous chercher explique qu’il pleut chaque soir depuis une semaine sur la région. Tant mieux ! Il y aurait même de gros orages.

L’aéroport est  un petit bâtiment à l’intérieur des terres, au pied de montagnes élevées, qui étaient bien boisées voilà quelques années, mais la déforestation a été très rapide pour des raisons économiques.

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  le bâtiment " secours- incendie..."

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Une petite construction m’intrigue, cela ressemble étrangement à un four. J’apprends qu’il s’agit là d’un ancien système de balisage pour les avions : on mettait le feu dans ces constructions pour guider l’avion. C’était bien avant la tour de contrôle !

 

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Nous chargeons les paquets de médicaments, les valises et nous entassons à 6 dans le véhicule ! La voiture d’Yves   - qui avait été laissée à une personne de confiance - cale au démarrage ! Bizarre ! Pourtant il avait bien envoyé les sous pour faire remplacer la batterie… Nous irons de surprise en surprise…

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Le revêtement de cette  route qui nous mène en ville est en macadam, mais sur un petit tronçon, quelques centaines de mètres et c’est de la piste de sable aux profondes ornières… Croisons des femmes portant sur leur tête des ballots de linge, des paniers en osier remplis de vivres, des hommes chargés de sacs de riz ou de sacs de charbon de bois… La route est aux piétons... et pour cause ! le prix du carburant est très élevé. Nous passons dans le quartier animé de Tanambo, une rue commerçante d’un autre âge, où les étals en bois sont branlants, où les vêtements à vendre sont entassés à même le sol...Notre voiture aussi semble branlante, elle est secouée par les cahots du chemin.

Les gouvernants ont dû oublier l’existence de cette ville pour négliger les voies de circulation à ce point !

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Dix minutes suffiront pour arriver à l’Hôtel du Phare où nous passerons deux nuits, un petit hôtel bien situé, - comptant une dizaine de chambres climatisées, confortables, et proprettes ( 90 000 ariary par jour, la chambre double). Le petit déjeuner est copieux.

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 18:02

 

Grâce à Yves Bréchard et à Marie-Claire Pagenaud, amis de la Chorale Villancico, nous avons pu séjourner  pendant trois semaines, à Lokaro,  dans un petit village de pêcheurs au Sud de Madagascar, à 35 km de Fort Dauphin.

Nous nous sommes joints à ces chevilles- ouvrières de l’association AAHL ( Association d’Aide aux Habitants de Lokaro) pour soutenir leur action. François s’était engagé à poursuivre la construction de la Case  Santé, quant à moi, j’avais la tâche de seconder Marie-Claire pour les soins.

lokaro zip

 

Nous avons ainsi vécu au rythme de la population qui compte une trentaine d’âmes, partagé leur quotidien. Une belle expérience, très enrichissante !

Yves, dont les aïeux vivaient sur cette presqu’île, nous a accueillis sur cette terre où les traditions ancestrales sont encore très vivaces,

Lokaro stèles zip

De hautes stèles blanches ont été érigées  à la mémoire des ancêtres, dont les corps reposent plus loin dans un cimetière. Cette nécropole est interdite d’accès aux femmes (pendant leurs règles) et aux enfants non pubères, mais tous peuvent se recueillir au pied des stèles. On  peut lire sur deux d’entre elles qu’Achille Bréchard, l’arrière- grand-père est décédé en 1886, et que le grand-père  R. Bréchard est décédé en 1915 à Perpignan.

Lokaro stèles 2 zip Lokaro stèles 3

Un  cadre époustouflant : lac d’un bleu profond, océan limpide qui se jette contre les roches ou déferle sur des plages de sable blanc encore propres, montagnes aux pentes escarpées, criques reposantes…

La richesse et la diversité de la flore et de la faune mériterait qu’on  classe ce site en zone protégée :  nattes du littoral et badamiers centenaires, bambous de chine, vacoas, pervenches, hibiscus, orchidées, papillons, reinettes vertes…

Coupée du monde, … pas de connexion internet, ce qui explique trois semaines de silence sur le blog ! On va se rattraper…

 

 

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 20:43

Notre Hôtel Grand Thekkady,  ne sert pas de repas. Nous décidons de manger au Restaurant de l’Ambadi Hotel. Il faut remonter la rue bordée de commerces : magasins d’épices, de vêtements, de bijoux. Sur notre chemin, à main gauche,  le centre de massage recommandé par le Guide du Routard. Nous gravissons es marches et arrivons dans un petit bureau. Là, on nous propose plusieurs formules : il en existe huit de durées et contenus variables.  Ce soir, à 17 heures pour 600 roupies (10 euros) nous ferons donc connaissance avec le massage ayurvedic, qu’on vante partout dans le monde pour ses bienfaits thérapeutiques.  Nous réserverons pour une séance d’une heure.  La personne qui nous reçoit parle français, ce qui est très rare, et nous explique qu’ils ne peuvent accueillir que 5 personnes (ils n’ont que 5 masseurs dont 3 femmes) Les hommes massent les hommes et les femmes s’occupent des femmes. On ne mélange pas les genres.

 

Repas à l’Ambadi Restaurant. L’endroit est très fréquenté. Le cadre est pittoresque, et le personnel accueillant. Nous commandons une bière en attendant que le repas se prépare.

 

kumily (3)

Nous attendrons longtemps, preuve que le déjeuner mijote et que ce n’est pas du fast-food. La carte est très riche, les plats sont variés. Nous commandons des bryanis, des khormas…. de l’eau plate.

 

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Au retour, Geneviève est surprise de trouver un singe dans sa chambre : il est entré par la terrasse dont la porte était restée ouverte. Sans gêne ! Ils vivent dans une zone boisée en face de l’hôtel, mais  Ils sautent dans les bambous pour traverser la route et atterrir sur les murs et balcons.

kumily

 

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Le chauffeur nous propose un lever à 5 heures pour aller voir les animaux dans le Parc et nous réserve deux jeeps pour 8000 roupies. Bizarrement, dans l’après-midi, il  communique à certains de notre groupe, une nouvelle heure de lever :  6 heures... Le programme aurait-il changé ?

Nous nous promenons dans Kumily.

 

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 kumily (6)

 

C’est fou le nombre de magasins d’épices qu’on peu trouver ici ! Et ces odeurs, ces parfums… ! Irrésistibles ! Nous allons faire des emplettes, acheter de la cardamome, du massala, des épices pour tandoori…

 

kumily (9) kumily (10)

Voilà que l’heure du massage approche. Nous nous rendons chez Arya. Là, on nous demande de suivre notre masseur, notre masseuse. Dans une salle neutre, une table recouverte de skaï, une chaise et c’est tout. D’abord, on nous invite à enlever tous nos effets. Les hommes quant à eux, auront un cache – sexe. Le client est assis sur une chaise. Le masseur commence par le massage de la tête. Une fiole d’huile chaude est déversée sur le cuir chevelu qui est massé longuement dans les règles de l’art. Puis on est allongé sur la table, d’abord sur le dos, puis sur le ventre et pendant 30 minutes, tout le corps est huilé et trituré. Un sacré travail physique ! les poignets n’arrêtent pas de travailler. Enfin, pendant dix minutes, c’est au tour du visage d’être oint et massé : rien n’est oublié, ni les oreilles, ni le pourtour des yeux. Après cette séance, on nous invite à nous asseoir sur une chaise posée dans une étuve, seule la tête dépasse de ce drôle de bain chaud. Après dix minutes de vapeur chaude, on se sèche. C’est fini. On se rhabille. Il faudra rester une heure ainsi, pour laisser agir les essences, puis prendre une douche à l’hôtel. Je ne regrette absolument pas d’avoir vécu cette expérience : on se sent bien, comme un nouveau-né. Plusieurs d’entre nous se réinscriront pour un massage le lendemain.

 

 

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 08:08

Nous quittons l’hôtel à 9h et rejoignons  Kumily situé à une centaine de kilomètres de là. Nous en aurons pour 4 heures environ (arrêts compris)

La route serpente sur les collines au milieu des champs de thé ; derrière chaque virage le spectacle change, le  pays est très vallonné.

P1010038 P1010037

 

 Il pleut. Des gens - hommes, femmes, enfants -travaillent au bord de la route.,en sandalettes ou pieds nus. Pour se protéger de la pluie, ils ont revêtu des sacs de plastique qu’ils ont resserrés autour du crâne au moyen d’un lien. Tous s’activent là dans la boue. Parfois on aperçoit les maisons ouvrières bleues dans une vallée, sur une colline. Là, une usine à thé fume.

P1010095 

 

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La route étroite est mauvaise, mais le paysage n’est pas lassant. Un homme attend avec ses bidons de lait, le camion qui doit venir le récupérer. 

 En chemin, nous croisons un autre homme qui va faire paître sa vache.

 

 Nous nous arrêtons à Gap, un view-point de Chinakkanal Grama Panchayat. L’endroit est rebutant : une poubelle déborde. Là, une dame prépare le feu, pour faire cuire des épis de maïs, un homme va chercher de l’eau.

 

 P1010076 munnar-kumily 0962

 

 Nous reprenons la route, passons à côté de deux cascades, et nous revoilà dans les champs de thé. Bientôt un lac est en vue, le Lac Peryiar.

 

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Les cueilleuses de Muthukad, trempées, également affublées de protections en plastique, attendent avec des sacs vides. Viennent-elles de les vider ou s’apprêtent-elles à partir les remplir ?

 

 

La route plonge vers la vallée. Nous passons devant la Periakal Tea Factory.

P1010098

 Nous croisons d’autres cueilleuses souriantes qui viennent de terminer leur cueillette, leurs sacs débordent.

 P1010112 P1010132

 Nous descendons vers un village où nous apercevons un homme en train de traiter le thé avec uneP1010147 lance. Un panneau demande qu’on ne dérange pas les ouvriers…

Nous croisons des biquettes.  Nous sommes à 75 km de Kumily, notre destination. Cela fait 2h30 que nous roulons depuis Munnar.

Il nous reste encore deux heures de trajet ! Après Santhanpara nous rencontrons un troupeau de mulets.

 

 

 

 La végétation nous surprend agréablement : tout semble très organisé, des arbres élancés sont alignés dans ces champs de thé, des lianes vertes s’agrippent à ces  grévillées (silverrock). Ces lianes sont en fait  des poivriers.

 

P1010164Il pleut toujours, nous nous arrêtons à Dunacodom pour boire un massala chai. On nous sert une boisson délicieuse couverte de mousse cette fois-ci !

Après 4 heures de route, nous sommes enfin  à  Kumily . Nous nous installons  au  Grand Tekkady Hôtel. Deux hôtesses en sari nous proposent un cocktail de bienvenue : du jus de raisin. Ce raisin pousse dans les vignes de l’Etat voisin, le Tamil Nadu. Comme l'hôtel ne sert pas de déjeuner,nous irons manger à l'Ambadi Restaurant, à une centaine de mètres de là.

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 15:26

Eravikulam - Maddupatty Dam- Echo Point et Top station

  Après le petit déjeuner, nous partons en bus vers le Parc National d’Eravikulam. Ce parc abrite des éléphants, des macaques  à queue de lion et des « nilgiri thar », rares chèvres de montagne. Avant l’ouverture des guichets une queue interminable s’est formée.

 

Environs de Munnar

Nous sommes surpris par le panneau : les tarifs sont disproportionnés selon l’origine des visiteurs. 200 roupies pour l’étranger, 15 roupies pour l’indien.  On nous explique que les étrangers peuvent passer avant les locaux, mais les gens dans la file d’attente sont pas d’accord et d’ailleurs les gardes qui font la navette et encaissent expliquent qu’ils sont encore en train de boire leur thé,et qu’ ils seront disponibles dix minutes plus tard(alors que l’heure annoncée est déjà dépassée) Ne sommes pas décidés à attendre une heure… Tant pis pour les chèvres et les macaques, ou tant mieux…

 

  

Environs de Munnar (2) Environs de Munnar (3)

 

Remontons vers le minibus non sans avoir goûté au thé massalé servi dans une échoppe tenue  par un marchand ambulant. Un délice !

 

Notre chauffeur nous emmène vers un barrage : le Maddupatty Dam ( à 13 km de Munnar).

Environs de Munnar (4)

François et moi nous aventurons dans les bois derrière le barrage, car nous avons repéré depuis la route d'énormes essaims d'abeilles accrochés dans les arbres.

 

Environs de Munnar (8) Environs de Munnar (10)

 

Nous remontons vers le lac. On peut y faire de l'équitation et du canotage. De nombreux touristes de toute l’Inde y convergent. Des groupes d’étudiants, des amoureux, des familles viennent se faire photographier devant l’étendue bleue cernée de montagnes.

Environs de Munnar (5)

On peut aussi se faire immortaliser sur le dos d’un éléphant. (Photo V.J)Environs de Munnar (9)

Des stands ont été installés le long deEnvirons de Munnar (6) la route : on y vend du chocolat, des noix de cajou, des jouets, des bijoux… Une dame actionne un soufflet mécanique pour attiser le feu et faire griller ses épis de maïs. D'autres font griller des cacahuètes...

 

 

 

Des armes traînent sur le parapet du pont : elles font partie d’un stand de tir original, le jeu consiste à toucher des boîtes de fer blanc… Pendant que tout ce beau monde se promène, ou joue, un autre monde moins enviable est à l'ouvrage : ici, un homme est en train de travailler à mains nues dans la chaleur pour étaler du sable sur le revêtement de la chaussée, là, un vieillard récupère les bouteilles en plastique vides qui traînent partout.

 

Environs de Munnar (11)  Environs de Munnar (7)

 

Vers Echo-Point

 

 Environs de Munnar (13) Environs de Munnar (14) Environs de Munnar (12)

 Puis nous parcourons 5 km et nous rejoignons l’Echo-Point, qui doit son nom à l’écho qu’on peut entendre quand on descend près de la rive du lac. Là aussi, des commerçants guettent le chaland. Dans l’escalier, on vend de la noix de coco, le long de la route on propose toutes sortes de babioles. Sylviane pointe son objectif vers un vieillard qui est en train de déblayer des détritus avec sa pioche, il s'arrête le temps de la prise de vue et se remet au travail.

  

Environs de Munnar (15) Environs de Munnar (17)

 

Environs de Munnar (18)

 Et nous revoilà à tourner au milieu des champs de thé : des cueilleuses nous saluent, nous Environs de Munnar (16)adressent des sourires, parfois se focalisent sur leur travail. Quelques-unes nous montrent comment elles coupent les feuilles avec un engin mécanique assez bruyant, qui récupère le thé. 

 

 

Nous finissons notre excursion par une petite randonnée au Top Station ( à 35 km de Munnar) d’où on a une vue spectaculaire sur les chaînes du Tamil Nadou vers l’EST.

 

 

 

Environs de Munnar (19)  Environs de Munnar (20)

Environs de Munnar (21)

 Il faut s'acquitter de 15 roupies (25 cts) pour pouvoir emprunter le sentier qui accède au belvédère.

La descente vers le point de vue est raide et le soleil tape. Sur le parcours, des locaux proposent des boissons fraîches, des fruits ou du chai (thé). 

 

 

 

 

 

 L’endroit est magnifique, depuis le belvédère on domine les chaînes de montagne. C'est grandiose !  (2 dernières photos de Sylviane H)

 

Environs de Munnar (22)

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 11:11

  

La ville est petite, sans cachet particulier. C’est son site qui est remarquable. Munnar est entourée de collines de théiers. Depuis cet endroit, on peut voir le plus haut sommet de l’Inde du Sud, l’Anamudi qui culmine à 2695 m.

 

Munnar ville (2) [1600x1200] Munnar ville (4) [1600x1200]

                    

                                    Munnar, petite ville dans une vallée  (photos de Vérène)

 

Munnar ville Munnar ville (5) [1600x1200]

 

On l’appelle aussi « la vallée des thés », cette petite ville est située à 1600 m d’altitude, Petite par la taille, importante quant à la population : 15000 habitants y vivent. L’employeur le plus important de la région est Tata, l’un des leaders mondiaux du thé, qui a racheté Tetley en 2000. On peut visiter le Tata Tea Museum.

Les rues sont très animées de l'aube au coucher du soleil, et même la nuit.

 

Munnar ville bis [1600x1200] Munnar ville bis (2) [1600x1200]

                                              Des rues animées (photos JD)

 

Munnar ville bis (3) [1600x1200] Munnar ville bis (4) [1600x1200]

On peut s'y rendre pour faire du shopping au marché ou dans les boutiques, on peut y acheter des épices, boire du chai, aller dans un cybercafé consulter ses mails ou visiter des églises. Munnar ville (3) [1600x1200]

L’Eglise du Mount Carmel fondée en 1898 et l’Eglise du Christ construite en 1910 par les Anglais .

Les carreaux à vitres teintées de cette dernière et les plaques de cuivre rappelant les planteurs disparus sont à voir.

On peut aussi prendre un rickshaw pour aller manger au SN restaurant, une adresse à retenir ! Merci le Guide du Routard !

 

 

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 13:30

Munnar, une petite ville en Inde, au coeur du thé.

 

Découverte des environs immédiats de l'hôtel

 

Munnar 1Les baies vitrées de la réception donnent sur des collines verdoyantes couvertes de théiers, un paysage dont on ne se lasse pas.

 

Derrière le bâtiment une dame est baissée dans le pré et armée d'une serpette coupe tranquillement l'herbe, vraisemblablement destinée au fourrage de ses lapins. Elle répond à notre salut en joignant les mains  et en inclinant la tête.

 

Munnar 2

Nous voyons depuis les  fenêtres de l'hôtel C7,  les enfants sortir de l’école. La majorité revient à pied, d’autres s’engouffrent dans des bus bondés, d’autres encore s’entassent dans des rickshaws.

Munnar 9    Munnar 8 

 

J’éprouve le besoin de me défouler et de découvrir les environs immédiats de l’hôtel. J’emprunte un petit sentier qui grimpe vers  les collines  couvertes de thé en direction des petites maisons ouvrières. Là, je croise une dame âgée et son petit fils. La mamie tient absolument à ce que je fasse une photo du petit.

 

munnar 3b Munnar 3a

Elle est radieuse quand je lui montre le résultat, mais la conversation est difficile, elle ne parle aucune langue que je ne connaisse, elle a dû consacrer toute sa vie à la cueillette du thé, à une époque où  l’école n’était pas encore obligatoire. Le Kerala, gouverné actuellement par "une"ministre communiste, accorde une grande place à l’éducation et aux arts. C’est aussi une des raisons pour lesquelles l’Etat du Kerala, né en 1956, est l' Etat de l’Inde qui connaît le plus fort taux d’alphabétisation. Nous avons d’ailleurs tous été sidérés par la quantité d’ tablissements scolaires que nous avons vus. 

La vieille dame me fait comprendre malgré tout qu’elle ne cueille plus, qu’elle a très mal au dos , et revient de l’hôpital.

Je continue à remonter vers les maisonnettes où un homme est en train de piocher la terre.Munnar 4b Un coq et des poules courent autour de lui. Ces maisons ont été construites par Tata, employeur de tous les ouvriers du thé, elles ont la particularité d'être bleues.

 

 

Bientôt un enfant chargé d’un gros cartable vient à ma rencontre et m’adresse un beau sourire, il a encore du chemin à faire.

 

Munnar 4a

Munnar 5

 

 

Je reprends le chemin du retour, et là je rencontre une dame charmante qui descend à la rivière laver son linge.

Elle accepte gentiment d’être photographiée.

J’aurais aimé l’accompagner mais le bus doit nous emmener à un spectacle de Kathakali. 

Nous partons à 17 heures pour un trajet de 40 minutes dans la montagne vers le village de Pujarani.

 

 

 

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 08:39

 

Le 13.10 après le petit déjeuner, nous partons avec notre navette pour Munnar. Le trajet durera plus de 4 heures !

Les villes sont tentaculaires, on a l’impression que jamais elles ne se terminent. En route, nous remarquons des scènes pittoresques (vendeuses de colliers de fleurs, femme étendant le linge à sécher par terre) mais aussi des scènes de labeur ( femmes et hommes travaillant dur sur le bas-côtés)

  Kerala 42 Kerala 42b

 

Stop à notre premier poste de péage : rien d’automatique ! Deux employés encaissent les roupies que leur tend notre chauffeur. On paie en espèces, la caisse est une boîte en plastique.

Kerala 45  Kerala 44b

 

  Sur notre parcours, se succèdent des tours ouvragées à plusieurs étages et niches dans lesquelles trône un saint, une vierge… à l’abri derrière une vitre. Vraisemblablement l'équivalent de nos calvaires…

 

Kerala 41aa   Kerala 41a 

Kerala 41b Kerala 41c

 

Bientôt la circulation devient moins dense, on longe des rizières, des champs d’ananas.

 

Kerala 41d Kerala 41e

Champs d'ananas                                                           rizières

 

De petites routes traversent des plantations de caoutchoucs (dont la sève coule dans un récipient fixé au tronc) ; Ti Yab nous fait remarquer la présence de feuilles de cardamone. De jolies villas sont bâties entre les plantations.

 

Petite halte à Nedumcandom pour boire un massala-tea, c'est un thé au lait épicé et sucré, tout simplement succulent.

 

Kerala 43 SH Kerala 45a

                                                      Pause massala-tchai

 

En chemin, nous faisons un arrêt à la cascade de Cheeyappara, située à 13 km d'Adimali et à 35 km de Kothamanagalam.

Cette chute impressionnante tombe à quelques pas de la route.   Kerala 42x Kerala 46

 

De nombreux commerçants y ont installé de petites boutiques. Là, nous  achetons des flacons contenant des plantes médicinales « ayurvédiques » : pour faire les soins capillaires,  il faut y ajouter de l’huile d’olive et laisser macérer.

 

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   Dans d’autres stands de la noix de coco, du thé massalé, des fruits, du tabac à chiquer …

Ce qui nous désole est l’absence de conscience environnementale : des tas de papiers gras et des bouteilles en plastique jonchent le sol, dès qu’un attroupement humain a lieu devant des sites de consommation. Pas de poubelle ! On a l’impression que la présence de ces déchets ne gêne personne. Kerala 48

 

Avant de regagner le bus, nous nous attardons près d’un muret où des singes viennent de s’installer. Voilà trois de nos amis,très indiscrets, en train de photographier des scènes pour le moins "très naturelles". 

 

 


Nous nous arrêtons pour partager un repas en route à 12 heures dans un restaurant très propret. Nous mangeons pour 1400 roupies à 13 (soit 2 euros par personne !) Ici on ne sert pas d’alcool, nous nous contenterons donc d’eau mais vérifions toujours si les bouteilles sont bien fermées. 

 

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Une règle de bienséance : l’usage des toilettes nous est rappelé par Zaza.

Dans ce pays, il faut absolument éviter aussi de manger avec la main gauche, considérée comme impure ( main qui sert à essuyer le derrière) A défaut de papier hygiénique, l’usage veut qu’on utilise de l’eau et la main gauche : un robinet et une douchette placés à bonne hauteur et un seau se trouvent à côté de la cuvette ou du WC turc. Si on utilise du papier il faut éviter de le jeter dans les toilettes, il faut le mettre à la poubelle prévue à cet effet.

 

  A  13 heures, nous atteignons Munnar et nous installons à l’hôtel C7, idéalement situé au pied de collines couvertes de théiers.

 

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 17:36

Nous descendons à l’Hôtel Presidence Inn, où on nous sert un cocktail de mangue, puis nous découvrons nos chambres au 6e étage et sommes très satisfaits.

 

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Nous  demandons à la réception qu'on nous prépare un encas rapide : on nous propose des sandwichs végétariens (végét.. à rien)  et au poulet.

 Nous repartons en minibus

 

Visite de Fort Cochin 

 

Avant d'arriver aux carrelets, une route bordée de maisons basses aux toits couverts de tuiles brunes, certainement d'anciennes maisons de pêcheurs, qui alternent avec des villas peintes plus récentes et plus spacieuses.

 

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On nous dépose près des carrelets chinois, des filets de pêche gigantesques d’un autre âge tenus par des perches en bois. Ils sont les vestiges d'une ancienne relation commerciale avec la Chine. Nous flânons un peu le long de ces filets, souvent hélés par des vendeurs à la sauvette qui proposent des objets en bois, des cartes postales…

 

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Là aussi, on peut trouver des étals de poissons tenus par des pêcheurs locaux, ces derniers répondent  aimablement aux questions qu’on pose sur leur pêche.

 

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Nous ferons une incursion dans l’église St Francis, à côté de laquelle se trouvent un couvent et une école. 

 

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C'est l'heure de la sortie : fillettes et garçons en uniforme attendent le bus ou le rickshaw.

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Le Quartier Juif( Jew Town) de Mattancherry nous séduira. Il est situé sur une presqu'île à l'Ouest de Cochin. La rue, Bazar Road,  bordée de maisons pittoresques est une impasse. Avant d’aller voir la synagogue, nous nous promenons près de l’embarcadère.

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 L'arrière des entrepôts donne sur l'eau où autrefois les bateaux déchargeaient leurs épices. Aujourd'hui l'embarcadère est surtout utilisé pour les promenades ou les traversées de passagers. Au fond on distingue le port de Cochin.

 

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Un vendeur pousse un chariot : il fait chauffer  des cacahuètes dans un récipient rempli de sable. Il nous fera goûter ces fruits secs. Petite balade dans les rues de ce quartier qui est de moins en moins animé à cette heure. Des commerçants proposent de changer nos euros, méfiants François et moi déclinons leur offre.

 

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Kerala 30Il est déjà 5 heures 10 quand nous avons enfin trouvé la synagogue Paradeschi, datant de 1568 et abritant des rouleaux géants de l'Ancien Testament. Ce sanctuaire est bien caché, comme le poste de police d’ailleurs. La synagogue est fermée depuis 5h. Tant pis, nous ne verrons pas ses colonnes de cuivre, ni ses tuiles chinoises en porcelaine et ses superbes lustres belges. Nous revenons sur nos pas. Les juifs étaient autrefois de grands commerçants, exportateurs d'épices. Pour ce qui est de cette communauté , à l'heure actuelle il paraîtrait qu'il ne reste plus qu'une quinzaine de juifs ici, mais plus de rabbin.  

 

Un conducteur de rickshaw nous proposera de monter dans son véhicule jusqu’à notre navette. Insouciant, il me cède aussi sa place de conducteur , au risque de voir son gagne-pain se mettre dans une situation très délicate...Kerala 31

 

Nous resterons frustrés de notre court séjour à Cochin car nous n’aurons vu ni le Mattancherry Palace, ni le Bolgatty Palace. Pas de détour par le port non plus ! A se demander si notre chauffeur avait bien eu connaissance du programme. Il faut aussi avouer que nous avons pris le temps de déambuler dans le vieux quartier juif. Je pense que Kochin mérite qu'on s'y arrête bien deux jours !


Repas à l’hôtel : chapattis ( crêpes ) et chicken curry ou vegetable curry
("curry" ayant le sens de "plat en sauce", un peu comme "le carry réunionnais")

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