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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 15:09

Nous restons le jour de notre atterrissage à Petite Terre. Après notre balade à la plage de Moya, et une bonne douche, nous descendons au centre-ville de Pamandzi.

 

Une seule rue commerçante, avec de beaux bâtiments administratifs (dont l'hôtel de ville),

16des boutiques de vêtements (de marque Baobab), une mercerie bien achalandée (où on trouve quantité de tissus colorés), des épiceries, une boulangerie : une rue étroite mais très animée...

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A droite l'énorme bâtiment de la Banque "Bred",plus loin,  une bijouterie à côté de cahutes misérables.

 

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                                                Où la richesse...

.... côtoie la pauvreté

 

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Nous poussons jusqu'au marché couvert qui vient de fermer ses portes et assistons au retour des pêcheurs sur la plage et à la vente des poissons

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Des enfants se baignent au soleil couchant. La nuit tombe vers 18h. Au loin se profilent les côtes de Grande Terre.

 

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Après avoir mangé dans un petit snack, nous remontons vers notre chambre d'hôte par une rue bien éclairée - où résident des gens plus fortunés -

 

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Carte touristique  IGN Mayotte  www.ign.fr

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 10:18

 Première journée sur « Petite Terre »

 

 

L'arrivée

 

Nous avons profité de nos petites vacances de mai pour découvrir l’île de Mayotte. Partis de l’aéroport Roland Garros, nous avons atterri sur la petite piste de Dzaoudzi (sur Petite Terre) deux heures plus tard (décalage horaire tout de même d’une heure). Comme la piste est assez courte, et que le vent soufflait en rafales, notre boeing a manqué le premier atterrissage ( sur l’écran nous avons vu l’avion s’apprêter à se poser puis réamorcer la remontée ) et a survolé le lac de cratère pour atterrir dans le sens contraire.

 

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"Caribou" signifie"Bienvenue" !

 

Nous avons pris un taxi (1,20 €par personne) pour rejoindre notre chambre d’hôte à Pamandzi.

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 Nous avons préféré quitter les lieux plutôt étouffants à cause de la canicule, pour nous mettre en quête de la plage de Moya.

 

Vers la Plage de Moya

 

(rando d'une heure aller depuis Pamandzi centre)

 

Nous sommes descendus à pied par la Rue des Amoureux, une allée très droite, au revêtement inégal.Maisons en pierre ou en tôle, cours intérieures, biquettes divaguant devant les habitations

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          La rue des Amoureux                                Petite fille tirant de l'eau dans une cour intérieure

 

Nous sommes passés devenant le Collège, nous avons pris à droite une route goudronnée bordée d’habitats modestes cachés par des murs de tôle ondulée ; parfois on longe des carcasses de voitures...

 

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               une des nombreuses carcasses entr'aperçues

 

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Des enfants s'amusent sur le pas de la porte. On s'étonne de ne  pas les savoir en classe, mais nous en aurons l'explication quelques jours plus tard. Plus loin, des femmes surveillent les zébus. Bientôt cette route se sépare, nous prenons à gauche et débouchons sur un chemin de  terre bien ombragé.

 

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De part  et d’autre de ce sentier des clôtures de fibres sèches, des plantations de manioc, des palmiers au tronc entaillé – pour pouvoir y grimper-

 

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  palmier au tronc entaillé                        la piste accédant à la plage

 

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 Après une zone de bivouac où stationnent quelques voitures qui ont osé faire le trajet que les taxis refusent de parcourir à cause des ornières, on débouche sur quelques marches en bois descendant entre la végétation pour aboutir à une plage peu fréquentée, où les tortues ont coutume de venir pondre. De cet endroit on peut aussi rejoindre le lac de cratère. Avant de pouvoir fouler le sable, ilfaut enjamber l'énorme tronc d'un baobab couché.

 

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Nous sommes restés là, à proximité des trous de ponte des tortues, à profiter d’une eau très chaude et du calme.

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au premier plan, les trous de ponte

 

 

 

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Puis nous avons gravi les escaliers en bois, et là oh ! surprise ! des chauves-souris , « les roussettes » se donnaient en spectacle dans les branches : nullement inquiétées, elles se déplaçaient avec leurs ailes qui s’accrochaient comme des pattes, et mangeaient des  fruits sans se laisser déranger. Ces chauves-souris sont énormes et leur tête fait penser à une tête de chien ou de renard.

 

 

 

 

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                              Une roussette en train de déjeuner

 

Au retour, nous avons fait un bout de chemin, quand un automobiliste charmant nous a proposé de nous véhiculer. Il nous a déposés au carrefour. Là, des policiers étaient en train de menotter un groupe de clandestins pour les emmener : venus d’Anjouan (à 70 km de là) les Comoriens cherchent ici travail et conditions de vie meilleures. Pour combattre cette invasion, l’Etat français emploie 250 policiers (un coût non négligeable) et le phénomène n’est pas près d’être enrayé…

 

Nous sommes remontés vers le gîte, et en chemin, avons bavardé avec un jeune prof de sciences physiques, enseignant au collège de Pamandzi. Il était heureux de travailler ici, il nous a aussi appris que les filles étaient contentes de venir en classe, parce qu’une fois de retour chez elles, elles n’avaient plus le droit de sortir.

 

Ce qui nous a surpris (désagréablement) cette première journée, était l’absence de propreté dans les rues : sachets plastique éventrés, immondices étalés dans la chaleur, convoités par des chèvres, des poules…

 

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Ce qui nous a agréablement surpris a été la gentillesse, et la discrétion des Mahorais, le sourire des enfants, les couleurs des vêtements…

 

Sur Petite Terre, trois villages : au sud Pamandzi (avec son aéroport),  au milieu le lieu-dit Labattoir, et plus haut le village de l’Abattoir, enfin au nord la jetée de Dzaoudzi qui débouche sur la barge, reliant Petite Terre à Grande Terre, toutes les demi- heures.

 

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 17:56

 

Depuis l’île de Praslin, on peut facilement aller à la Digue ( une île voisine)  en bateau. En dix minutes, on atteint le petit embarcadère. (10 euros par personne et par aller)

5. Digue embarcadère
C'est la quatrième île des Seychelles par la superficie : 10 km carrés. 2000 habitants. 5km de long.
 
Sitôt débarqués, nous avons loué des vélos. On se fait aborder par des loueurs dès la descente du ferry, mais on peut avoir des prix plus intéressants en faisant quelques  pas de plus. Ainsi, nous avons pu avoir des vélos pour 6 euros la journée.

5.-Digue-velos.jpg    5.Digue vélo

Des milliers de bicyclettes parcourent ce petit caillou et chaque loueur reconnaît les siennes : ce sont les paniers de couleur qui marquent l’appartenance. Nous avions des paniers jaunes ! Il existe aussi des deux roues  remorquant une petite charrette (pratique pour les bagages) ou équipés d’un siège-bébé. En une journée on parcourt toute la Digue. Les voitures sont très très rares… et les routes peu nombreuses sont étroites. L’une d’elle fait le tour de l’île ( aux 2/3), une autre route la traverse et aboutit sur un chemin de terre à Grand Anse.

Nous avons été séduits par cette excursion. Très vite, nous avons quitté La Passe (où on trouve une poste, un  petit hôpital, des boutiques, un cyber-café…) pour nous diriger vers le Sud.  François voulait absolument faire la grimpette vers le point de vue. Téméraires, nous avons tenté l’ascension vers le Nid d’Aigle avec nos bécanes, or, après avoir poussé le vélo pendant plus de 40 minutes sur une pente à 30%, je me suis décidée à consulter le guide dans lequel il était bien marqué, qu’ « il ne fallait pas s’aviser d’entreprendre cette montée  à vélo et qu’après l’endroit où nous étions arrivés, il fallait encore grimper 30 minutes! » Bravo ! Nous en étions quittes pour redescendre, heureusement en selle, et pas à pied, comme je le craignais ! Les freins étaient bons… mais bruyants.

5.Digue cabane  5. oiseau digue
abri de pêcheur                                                                                             bécasseau de Sangerling

Sommes redescendus vers l’Anse Source d’Argent en passant par un parc (à péage) Là, nous avons pique-niqué sous un abri de pêcheurs et  observé un bécasseau de Sangerling en train de pêcher. Nous avons fait un tour dans le vieux cimetière où sont enterrés des ancêtres de fugitifs réunionnais. Puis nous avons vu d’énormes tortues terrestres.  Nous avons dû laisser nos vélos  sur un parking près d’un restaurant, pour pouvoir rejoindre une plage d’enfer !

                        5.Digue vers Source D'A

Fabuleux ! On ne peut la raconter, il faut y aller… Avons marché entre d’énormes blocs granitiques aux teintes dégradées sur un sentier sablonneux et avons choisi une crique. On ne voit personne alors que l’Anse est pleine de monde… Baignade dans l’eau limpide et chaude...


... à côté d’un courlis peu farouche !

                      5. oiseau Digue Courlis corlieu
                                          le courlis corlieu

5.Digue Source d'Argent 2

Ensuite nous avons remonté toute la côte Ouest  en repassant par la Passe, par le Nord  jusqu’à l’Anse Banane et en revenant avons bu un coup à l’hôtel Patatran.  Sommes remontés en selle pour traverser l’île en diagonale vers Grand Anse. ( Sud - Est de l'île) 

                                   5.Digue Grand Anse   
                                          L'intérieur de l'île : une végétation luxuriante 

5. Digue Grand Anse 2En une demi-heure nous y étions – une plage immense sans ombre, quasi déserte- et en un quart d’heure en sommes revenus. (bizarre ! sûrement que ça montait plus à l’aller) Petit ennui au retour : François a failli perdre la pédale !

 Le bateau repartait vers 17 heures.

Observations : il aurait fallu planifier 2 jours au minimum à la Digue, pour pouvoir faire une excursion à L'île Cocos et y plonger, paraît que c'est encore un site corallien exceptionnel. ( beaucoup de coraux ont été abîmés par la tempête El Nino et le tsunami)

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 17:15

Chaque réveil aux Seychelles était rythmé par le bruit caractéristique du « balai coco » ! Scrtschhh, scrtschhh, scrtschhh…. Les fleurs rouges des flamboyants tombées à terre étaient régulièrement balayées devant notre bungalow. Devant leurs maisons aussi les gens s’activaient pour entasser les feuilles avec ce précieux outil.

                           4.balai coco

Un Seychellois m’a expliqué qu’on le confectionnait avec la nervure centrale de la feuille de cocotier qu'on coupe en lanières. On assemble ces fibres avec un lien en métal. On en apprend tous les jours… J’ai  donc fait l’acquisition de cet objet dans le Mike – Store à Beau Vallon pour la modique somme de 35 roupies (environ 2 euros)

J’avais des craintes qu’on me confisque mon balai à l’aéroport de Mahé, mais l’agent de sécurité a accepté que je l’emporte en cabine. Les employées de l’aéroport s’amusaient de me voir passer avec mon balai de sorcière sans manche,  et l’une d’elle m’a dit être étonnée d’apprendre que je ne connaissais pas ce type de balai, et qu’on n’en avait pas l’usage à la Réunion.

Maintenant ma trouvaille est accrochée à un clou sur la façade de notre maison au Tampon et je m’en sers pour balayer les feuilles fanées du pêcher et du manguier ! Et ça marche…
                            4.balai coco 2

Ce qui peut paraître paradoxal : les gens viennent exprès aux Seychelles pour admirer le Coco fesse (noix de coco exceptionnelle ayant la forme d'un "cul") ils l'achètent parfois pour un somme astronomique, et moi je vais aux Seychelles pour acheter des nervures de feuilles de cocotier... très utiles au demeurant !
Nous avons même fait volontairement l'impasse d'aller voir le coco-fesse à la Vallée de Mai à Praslin car le prix de l'entrée du jardin était prohibitif (20 euros par personne, à quoi il faut ajouter une dizaine d'euros pour la visite guidée...) Aucun regret ! J'adore mon balai...

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 11:18
Située sur la Côte Est de Mahé, au pied de montagnes verdoyantes, non loin de l’aéroport, au bord de l'Ocean Indien,  cette ville de 25000 habitants, qui ressemble plutôt à une « petite ville » - pas de hauts buildings, ni de larges voies de circulation- mérite qu’on lui consacre au moins une journée de visite. Nous avons pris le bus pour nous y rendre, solution commode : nous sommes descendus à la place du marché. De là, nous avons rayonné. D’abord nous sommes entrés dans le temple hindou ( Quincy Street), après nous être déchaussés nous avons fait le tour des lieux, - seul endroit interdit d’accès : le sanctuaire-. Des fidèles ,apportaient des offrandes (fruits et billets) à un officiant pour payer des prières.

3.Victoria temple hindou 3. Victoria marché 1

Non loin de là, le marché avec ses toits de tôle bleu turquoise. L’étal des poissons vaut le détour : vieilles, barracoudas, becs longs, thon…. Des oiseaux blancs ( des pique-bœufs) se promènent sans gêne sur les étals, tolérés par les poissonniers.

3. Victoria marché 2 3.Victoria marché
l'étal de poissons                                                                                                 le pique-boeuf

Dans ce marché couvert, bien moins achalandé que le marché couvert du Tampon, on trouve aussi des aubergines, patates douces, tomates, carottes, oignons (déjà conditionnés dans des sacs de congélation), des petits tas de piments, des ananas, bananes, noix de coco, jamalacs. On y voit aussi des « bilimbis » légumes accompagnant le poisson, des « lalos » légumes surtout achetés par la communauté tamoule.

3.Victoria marché bilimbi  3.Victoria marché jamalac
les bilimbis                                                                                                les jamalacs

Quelques stands où on vend coquillages, coraux, chapeaux tressés. Et à l’étage, des boutiques de vêtements (pas de prix afffichés !) et un restaurant où nous avons bu un jus de fruit. Nous avons le marché pour nous diriger vers l’église catholique de l’Immaculée Conception à côté de laquelle se trouve le Dôme, ancienne demeure de Capucins devenue un séminaire. 

     3. Victoria Immaculée Conception 3. Victoria dôme
De là, nous rejoignons la Albert Street où nous remarquons la fameuse « Camion Hall », belle construction abritant des boutiques de souvenirs. A notre droite, l’église anglicane de St Paul.

3. Victoria Eglise St Paul
Passons devant la Tour de l’Horloge, réplique miniature de celle de Vauxhall Bridge à Londres. Cette tour argentée se situe à l’intersection de l’Albert Street et de l’Independance Avenue.
            3. Victoria Tour de l'Horloge

Nous faisons un tour à La Poste, attenant à la House of Liberty. Au guichet « philatélie » une employée très compétente et aimable qui me présente un classeur à pochettes pour choisir les collections souhaitées.
Puis nous mangeons au Pirats Arm, une ruche bourdonnante où on peut manger pour tous les prix : c’est le rendez-vous des Seychellois et des touristes : gratin de fruits de mer (délicieux), salade, ½  litre de vin blanc, eau plate, café, le tout pour 305 roupies ! Nous avons choisi de visiter le Museum d’Histoire Naturelle, visite très intéressante, même si les commentaires étaient seulement en anglais : tableaux interactifs, chants d’oiseaux endémiques, schéma commenté de la mangrove, de la forêt tropicale, vitrine d’oursins, crabes, coraux, descriptifs et maquettes sur la protection de l’environnement. 15 roupies (1 euro) la visite !
 3.Victoria museum 3.Victoria museum 2

                 
Sommes retournés dans le quartier du marché, avons flâné dans quelques petits centres commerciaux, sommes entrés chez Jivan Imports, ancienne maison de négociants qui ne vendent quasiment que du tissu. 14 h 30 : les élèves sont lâchés. La rue fourmille d’écoliers en costume rose, suivis par des collégiens en costumes bleu et blanc et de lycéens en uniforme beige et blanc… Quelle animation !

3. Victoria sortie d'ecole« Ici les cours débutent à 7 heures du matin et terminent vers 14h30 » nous confiera une collégienne. C’était le Jour de la Rentrée pour tous les Seychellois… Et tout ce petit monde prend le bus public, ce qui fait que souvent beaucoup de gens restent en rade et regardent passer les bus bondés. Le soir, aux infos nous avons appris que les chauffeurs n’avaient plus de droit de les prendre – à défaut leur appliquer le tarif de 7 roupies, au lieu des 2 qu'ils avaient coutume de payer- , parce que d’autres transports sont à leur disposition. Nous avons donc patienté et avons réussi à rentrer à Beau Vallon.
Et nous n’avons vu qu’une partie de Victoria, faudra revenir !
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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 14:34

 

Visiter une île qui n’est habitée que par 8 jeunes passionnés par la Protection de la Nature, est une expédition unique.  Cette île, qui n’a pas du tout l’air  « aride » est située à 8 km au Nord de Praslin, c’est la plus septentrionale des îles granitiques , et c’est peut-être aussi la plus sauvage de l’Océan Indien.. Cet îlot de 1,6 km de large sur 600 m de large ne recèle aucun point d’eau, c’est pourquoi les marins français qui la visitèrent  en 1770 et 1771 lui donnèrent  le nom d’Aride.

Un magnat britannique du chocolat et passionné d’écologie a acheté cette île en 1976 pour l’offrir à la Royal Society for Nature Conservation. L’accès est payant : 1000 roupies pour 2 personnes, soit 32 euros par personne. Une petite somme ! Mais cela vaut le détour.
                  2. Aride l'ile
Nous avons embarqué à six sur un bateau à moteur avec un équipage de trois autochtones ( deux navigateurs et  Stéphane, le chef cuisinier). De la plage de l’Anse Volbert nous avons marché une cinquantaine de mètres dans les vagues, sac au dos, sandalettes à la main,  pour pouvoir nous hisser sur l’embarcation. Là, nous avons pris place avec  les deux Hollandais Klaas et « Magique », et deux Vauclusiens, Jean Baptiste et Marie. Le bateau a filé comme un  hors-bord, le timonier s’amusant à frapper les vagues de face, nous avons été secoués, mouillés par les embruns, les cheveux au vent ! C’était grisant… Nous avons longé l’île de Saint Pierre, l’île aux Veaux…

                        2.Aride accostage 
L’équipe du Conservatoire a envoyé un zodiac pour nous récupérer et l’arrivée sur la plage à tombeau ouvert était fracassante. 

                               2. Aride amerrissage
Nous avons été accueillis par le sourire d’une jeune Ecossaise qui est là en stage pendant 3 mois en attendant de retourner  sur une île protégée de son pays.   

2.Aride accueil   2.Aride centre de conservation                                  
On avait ensuite l’impression de marcher dans de la farine, tant le sable était fin et blanc. Après avoir quitté nos gilets de sauvetage, nous avons traversé un abri « tapissé » de panneaux sur les espèces protégées, puis on nous a accueillis dans un bureau – également boutique de souvenirs.
Et on nous a confié aux bons soins d’Alex, qui  nous a conduits sur un sentier jalonné de surprises. Ce Seychellois a déjà passé un an sur Aldabra, une autre île protégée de cet archipel.

                          2.Aride pie chanteuse

Des pies chanteuses peu farouches s’approchaient d’Alex qui leur trouvait des larves sous des souches. Le chnt de ces oiseaux est très mélodieux. Nous avons aperçu  des noddis marianne  et des noddis bruns. Là aussi volent des colonies de sternes de Dougall.
2.Aride Noddys 2.Aride Gygis blanche
les noddys                                                     gygis blanche

 Nous avons observé, chose étonnante, un sterne fuligineux  assis non pas sur la branche mais sur son œuf qui lui était posé sur la branche, mâle et femelle se relayent.


Des poules noires, appelées « moorhens »ou « poules d’eau » se promenaient dans le sous-bois. Dans les creux d’arbres morts des phaetons à bec jaune couvaient. Des fauvettes agiles sautillaient de branche en branche.
2.Aride poule d'eau 2.Aride phaeton a bec jaune
la poule d'eau                                     le paille en queue (phaeton à bec jaune)

Nous avons été sidérés par la quantité impressionnante de petits lézards endémiques : les scinques des Seychelles. Sans gêne, ces reptiles s’avisaient de me grimper jusque sous l’aisselle pendant le repas, pensant avoir une miette de notre becquetance.

2.Aride scinque 2.Aride mille pattes 2
       le scinque                                                 le mille-pattes

Alex nous a cueilli des oranges vertes délicieuses, pour faire fuir les moustiques suffirait de frotter la pelure sur la peau, mais ce qui a semblé le mieux opérer était la citronnelle qui poussait à côté. Il nous a aussi fait respirer l’odeur du bulbe de curcuma et un fruit qui avait l’odeur du fromage. Nous avons vu leur jardin où poussaient des songes, des calebasses, (les salades étaient abritées par un grillage !) Sommes passés devant la case en bois où habitait autrefois le propriétaire des lieux, M. Cadbury, le chocolatier.

 Dans la montée nous avons rencontré une foule de gros mille-pattes (aussi longs qu’une main) qui grimpaient aussi aux arbres, nous avons remarqué des ananas sauvages. A demi assommé un pigeon se reposait au pied d’un arbre : il était saoul en raison de fruits fermentés qu’il avait ingurgités.
       2.Aride case     2.Aride montée 


Nous avons rejoint le belvédère de "Gros La Tête" après avoir franchi un dénivelé de 134 mètres. Nous nous sommes installés sur les rochers pour observer le vol des frégates dont les femelles ont un plumage sombre et blanc et les mâles un plumage tout noir. Nous sommes restés là, hors du temps, à écouter la mer et à observer le vol des oiseaux. Un spectacle fabuleux.


                   2.Aride rochers

2.Aride frégate 2.Aride frégates


Nous sommes redescendus et avons fait trempette dans l’eau turquoise. -On a peur de fouler les petites dunes de sable vierge, qui ressemblent à de fraîches congères.- Nous avons retrouvé les trois navigateurs qui nous avaient préparé des salades composées fraîches et des grillades de poisson. Au dessert : mangue, noix de coco, ananas… Puis nous nous sommes encore accordé un petit moment  de baignade avant de reprendre le bateau. Les 7 bénévoles poussent  le zodiaque dans l’eau et le 8e nous emmène à bord de notre bateau. Klaas demande au capitaine s’il peut nous faire faire le tour de l’île. Il accepte et nous voilà à essayer de repérer tous les endroits que nous avons  parcourus…

Il existe un site intéressant pour découvrir cette île (hélas uniquement en anglais !)
http://www.arideisland.net/index.php?option=com_contact&view=contact&id=1&Itemid=96

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 17:17

Installation au Laurier à Praslin

Remorquant nos  valises, nous avons pris la direction de l’arrêt de bus, et avons patienté plus de 20 minutes. Las d’attendre nous nous sommes résolus à héler un taxi qui nous a demandé 150 roupies pour la course, soit 10 euros alors que ce ne sont que 5 kilomètres qui séparent la Baie de Ste Anne de l’Anse Volbert où nous avions réservé notre chambre. Mais le chauffeur était sympa.


                                    1.Praslin Anse Volbert casiers

Il nous a expliqué que les casiers (grandes nasses à la figure géométrique particulière) servent à attraper des « cordonniers ». Pour les coraux, il nous a dit que l’île n’en avait quasiment plus, à cause du dernier tsunami  qui a d’ailleurs été cause de la mort de deux Praslinois. Il nous a aussi laissé entendre qu’il valait mieux faire les transferts vers l’hôtel en taxi car les chauffeurs de bus sont réticents à laisser monter des passagers aux bagages encombrants. Pendant notre séjour nous prendrons les bus « tata », bus bringuebalants aux freins grinçants, au confort rudimentaire, mais 7 roupies pour un trajet, c’est pas la mer à boire ! D’ailleurs ici c’est le transport le plus utilisé par les Seychellois.

Nous avons été accueillis au « Laurier » par une hôtesse de « Maurice –Seychelles » qui nous a laissé une liste d’excursions possibles au départ de Praslin. Nous avons bu notre cocktail de bienvenue et nous sommes installés dans nos quartiers. Le lit était parsemé de fleurs d’hibiscus, deux draps de plage  étaient déposés sur la couverture.

1.Praslin Anse Volbert Oiseaux 1.Praslin Anse Volbert lezard vert
Dans le palmier devant la maison un oiseau bâtissait son nid et un lézard vert grimpait le long du mur. Au pied de notre terrasse un joli jardinet coloré de fleurs et d’arbustes bien entretenu. Nous avons été séduits par notre logement, loué pour 4 jours.

1.Praslin Anse Volbert Laurier terrasseNotre hôtel se situait au bout de la route de l’Anse  Volbert ( qu’on appelle aussi «  Côte d’Or »). Il s’agissait d’un bungalow en bois de takamaka situé dans un jardin tropical, un peu en retrait de la route, à 100 mètres d’une plage de sable fin. Le long de ce chemin  on a de petites épiceries, une banque, un cybercafé qui loue des DVD, un glacier, une petite discothèque, des restaurants. Rien à voir avec Nice, ou Cannes, tout est de dimension modeste et on y circule peu ! Et sur le sable ce sont de rares couples qui ont posé leur serviette, en général à l’ombre d’un filaos ou d’un palmier. Une dizaine de bateaux sont ancrés à 30 mètres de la plage. Des rastas proposent des excursions sur les îles voisines, sans jamais devenir insistants.

1.Praslin Anse Volbert 1Nous avons mangé tous les soirs au Laurier : c’est une table qui attire toute l’île ! Le buffet est très varié et on a toujours droit à des soupes, et à des grillades (deux sortes de poissons et deux sortes de viandes). Edwin au barbecue anime les lieux. Il nous propose une excursion le lendemain sur l’île Aride.

 1.Praslin Anse Volbert Edwin

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 15:19
D'une île à l'autre par l'Océan.
             Mahé Cat Coco
Une averse nous a accueillis à l’arrivée de notre bus-navette, mais très vite le soleil a repris ses droits. Après avoir récupéré nos billets, réservés sur le net, nous avons fait un petit tour sur la jetée en attendant le départ du Cat’cocos.

Nous avons discuté avec des pêcheurs qui, sous le soleil, réparaient le gigantesque filet d’un thonier : ce long filet mesurait 1,8 km et était composé de 6 filets de 300 mètres.

                     Mahé Cat Coco b

Mahé Cat coco d Mahé Cat Cocos c
"Le fait de photographier ce type de filet  ne signifie pas que nous soyons des admirateurs de la pêche industrielle, loin de nous cette pensée ! C'est la curiosité qui nous pousse à prendre la photo et aussi l'envie d'aller à la rencontre de ces hommes . Très sympas, ces Seychellois !"

Le long du quai, nous avons photographié les bateaux qui y étaient ancrés.

Mahé Cat Cocos f Mahé Cat Cocos fa

Puis nous nous sommes installés dans un hangar ouvert à tous vents, une immense salle d’attente avec tables, chaises et bar, situé à droite des bureaux, et là, nous avons bu notre première bière seychelloise : la Seybrew ! Nous avons embarqué pour moins d’une heure de voyage. Ce catamaran long de 36 mètres d’une capacité de 350 places tient bien la vague et file à 40 nœuds de moyenne (70 km à l’heure). Il relie Mahé à Praslin en 45 minutes. Assis sur le pont, nous avons passé le temps à  repérer les balises, avons admiré l’immensité bleue , salué des pêcheurs, et vu se rapprocher les côtes de Praslin. 

                         Mahé cat cocos e 
                Pour les réservations voir le lien suivant :                   http://www.catcocos.com/francais.html#Scene_1

                        Mahé Cat Cocos g
                           accostage à l'embarcadère de Praslin

Petite remarque :
Nous aurions aussi pu réserver un vol de Mahé à Praslin mais le prix aurait été doublé : 160 euros le vol par personne aller-retour, alors que le Cat Cocos nous a coûté 160 Euros en tout !
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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 19:46
Localisons les Seychelles :

carte seychelles
                               Carte des courants chauds photographiée au musée de Mahé

Difficile de visiter les 115 îles des "Sesel" (Seychelles) en une petite semaine. Nous nous sommes contentés de découvrir quatre d'entre elles : 
              Praslin- Aride- La Digue et Mahé.               


D'abord nous avons fait le choix d'atterrir à Mahé pour repartir aussitôt à Praslin par la voie des mers. Cette île est située à 45 minutes de là en catamaran.

ile praslin logement Ile de Praslin Anse Lazio
        Logement au Laurier  à lPraslin , côte Est                                  Vers l'Anse Lazio, au Nord

Nous avons séjourné 4 jours à Praslin à l'Anse Volbert et avons fait le lendemain de notre arrivée une excusrion d'une journée sur l'île Aride, une réserve ornithologique protégée, exceptionnelle, située à une demi-heure de navigation de notre point de chute.

Ile Aride ile Aride 2
                                  L'île Aride, réserve ornithologique

De Praslin nous sommes partis une journée à La Digue, un vrai havre de paix où on ne circule qu'à vélo ! En moins d'un quart d'heure nous étions arrivés au débarcadère de la Passe.

La Digue Anse Source d'Argent
                                    Anse Source d'Argent sur l'île de la Digue

Enfin nous avons largué les amarres une nouvelle fois pour retourner à Mahé, la plus grande île des Seychelles où se trouve Victoria, capitale de l'archipel.Et nous avons passé trois jours à Beau Vallon.

ile de Mahé pêche ile de Mahé 2 Beau Vallon
            retour de pêche à Beau Vallon                                                          La baie de Beau Vallon à Mahé
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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 10:55

 A l’aéroport de Mahé, nous avons changé nos euros en roupies seychelloises : 15,60 roupies pour 1 euro. Nous avons appris à convertir des  coupures de 500, 100, 25, 10 et des pièces de 5 et 1 roupies… Quelques jours plus tard, on avait 16 roupies pour 1 euro. Le taux change constamment ! On a l'impression d'être très riche avec tous ces billets : 300 roupies font environ 20 euros !


                      aeroport Mahé 4 

         aeroport Mahé 5
                    "la Nature, un sujet récurrent sur l'argent seychellois"

A l’aéroport de Mahé, on trouve aussi un distributeur de billets. En arrivant nous nous sommes installés dans le restaurant de l’aéroport pour boire un café en attendant la navette gratuite qui devait nous mener à la jetée de Mahé où nous devions embarquer sur le Cat Cocos, un catamaran qui fait la liaison Mahé – Praslin en une heure environ. Au restaurant, on peut aussi comme à la Réunion avoir des plats à emporter, "take away"( à certaines heures) pour un prix modique.

Le bus assurant la navette est arrivé vers 14h30 – il faut la réserver avec le bureau  de Cat Cocos  avant le départ, pour ne pas avoir de mauvaise surprise –


aeroport Mahé 6
En dix minutes nous étions à la jetée de Victoria où nous sommes allés payer les réservations faites par internet ( 40 euros par personne et par traversée : 160 euros au total pour l’aller retour pour nous deux). Pendant ce temps le chauffeur de bus nous transférait les bagages sur le catamaran. Le bureau du Cat Cocos est ridiculement petit et une foule de gens s'y pressent pour régler leur traversée.  
N
ous avons fait une promenade agréable près de l'embarcadère avant de nous installer sur le pont du Cat Cocos qui partait vers 16 heures.(en général les horaires de départ sont scrupuleusement respectés)

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