Quand il est rouge orangé c’est qu’il est à maturité et on l’emploie surtout en rougail, ou pour remplacer la tomate dans les plats cuisinés et on en fait pour en faire des confitures, des sorbets...
« In bon pé zoli mamzel byen gran, bien mins, sev é dan l’ven, rob en kuir
Kan zot i met fler dan zot sevé, bann bonom’ i vien cherch zot ek camion. »
(Beaucoup de jolies demoiselles bien grandes, bien minces, cheveux dans le vent, robe en cuir.
Quand elles mettent des fleurs dans leurs cheveux, les hommes viennent la chercher en camion.)
Il s’agit d’une plante élancée qui a des « cheveux » et que des camions viennent la chercher quand elle est en fleurs pour l’emporter à l’usine.
Réponse : la canne à sucre.
Un bémol est de mise : à l’heure actuelle, on plante de plus en plus des cannes qui ne font plus ces fleurs si caractéristiques … qu’on aimait voir flotter au vent !
Cuisson d’un plat aux Calbanons de la Cafrine par les Pêcheurs Golet (2016)
Oignons, ail, piment, tomates… On imagine difficilement à la Réunion se passer de ces produits qui entrent dans la composition de la plupart des caris… Et quand le cyclone passe, les prix s’envolent : la spéculation va bon train sur ces produits vu que la demande est forte …
Le maïs était une denrée très consommée autrefois. Il y a encore quelques décennies, l’alimentation locale était très diversifiée : on consommait du maïs, , du manioc, du cambar (igname), du songe, le fruit à pain, du riz… Ce n’est qu’après la Seconde guerre que le riz a concurrencé tous les autres pour obtenir l’exclusivité des tables réunionnaises. On l’importe de Madagascar le plus souvent. Son coût est intéressant car n’est pas taxé comme les autres produits importés. Dans les pique-niques créoles, on peut encore trouver le maïs. On le cultive de moins en moins, (très gourmand en eau) mais il existe de rares irréductibles qui plantent encore du maïs, et le font moudre. Il existe plusieurs textures de maïs moulu. La semoule fine de maïs on l’appelle ici « maï sosso»
Des hommes viennent les chercher pour les mettre dans leur camion.)
Réponse : la canne à sucre
La canne à sucre ! On n’imagine pas la Réunion sans canne à sucre, c’est elle qui a donné du travail à la population pendant des années et elle continue à en donner bien que sa production soit de plus en plus menacée. Six mois par an, on la coupe, on la transforme. Chaque année, la saison commence et juin et termine vers le 20 décembre, date importante qui fête la fin de l’abolition de l’esclavage ! Moins de « cachalots » sur les routes à partir de cette date, « kabars » pour fêter la fin de la coupe… Peut-être moins de ralentissements sur les routes… vœu pieux !