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10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 10:59

Il me faut relater un voyage où j’ai compris qu’on se moquait des gestes barrières en imposant aux passagers des contraintes folles avant de battre en brèche toutes les consignes…

D’abord, pour partir à la Réunion, il faut justifier d’un test Covid négatif datant de moins de 72 heures . Comme mon labo situé à 20 km ne pouvait me certifier le lundi que j’aurai les résultats le mercredi, date de mon départ, j’ai poussé jusqu’à Metz (60km) lundi matin pour faire ce test.

Il faut imprimer une attestation, s’inscrire sur un site de l’ARS pour obtenir un code, à photocopier de préférence… ainsi qu’une autre feuille…Finalement avec la feuille d’embarquement vous vous retrouvez avec 5 documents.  Il faut monter patte blanche … et un suivi sera assuré par l’ARS sur l’île.

Dans le train TGV pas de place libre, on est au coude à coude avec le voisin… et les valises encombrent les allées.

Dans l’escalator de la gare TGV, pas de distanciation respectée. Au guichet de l’enregistrement, on reste distant, à l’embarquement, on reste distant. On me remet un masque chirurgical (un seul pour 11 heures de voyage) mon masque en tissu ne doit pas convenir…
Finalement je resterai masquée plus de 18 heures jusqu’à ma destination finale.

Mais la meilleure est que dans l’avion, on est au coude à coude… Les passagers ne sont pas distants du tout ! Et tous ne sont pas aussi sveltes que moi, c'est le pompon ! on est vraiment serrés…

Et dans le Car Jaune qui nous ramène à St Pierre, c’est impensable : le bus est déjà bondé, toutes les places sont occupées, les valises encombrent l’allée centrale. En fait le bis ZO route des Tamarins serait en panne, ce qui explique l'entassement du bus des plages. On accepte même des passagers en sus… Alors à quoi servent donc toutes ces précautions si elles sont bafouées dans les transports ?
Pourquoi n’oblige-t-on pas les transporteurs de laisser une place libre sur deux ?

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 20:10

Nous venons de trouver dans notre boîte aux lettres notre « avis de démoustication » de l’ARS (Agence Régionale de Santé). Nombreux sont ceux qui s’en réjouissent, notamment ceux qui redoutent le chik.  On sait que la toxicité des produits utilisés est avérée, mais nous dit-on toute la vérité ?

Voulant faire preuve de transparence, l’ARS stipule que l’insecticide utilisé contient de la deltamethrine. Et d’ajouter « cet insecticide peu toxique pour l’homme peut cependant provoquer des irritations chez les personnes sensibles en cas d’exposition. »

D’ailleurs ce traitement « ne serait pas réalisé dans les périmètres de protection des captages, ni à proximité des cours d’eau, des bassins de pisciculture, ni des ruchers de la Réunio »n 

Or, en faisant des recherches, j’ai trouvé  que ce produit,  classé T (toxique aigu) très toxique pour les organismes aquatiques, peut entraîner des effets néfastes à long terme pour l’environnement aquatique. La deltamethrine est également classée « perturbateur endocrinien » selon l’Union Européenne.

          L’Agence de Santé Océan Indien, dans l’avis de passage qui est prévu dans la nuit du 18 au 19 mars à Trois Mares, formule des précautions d’usage à prendre avant traitement et après traitement. Avant, il faut fermer les portes, les fenêtres, couvrir les bassins et les aquariums, mettre à l’abri les tortues. Après, 30 minutes portes et fenêtres doivent restées fermées, pendant 6 heures il faut éviter de pénétrer dans la zone traitée, et laver et/ou peler fruits et légumes avant de les consommer.

Le traitement est certes utile, l’Ars informe la population des risques. Encore faut il espérer que tous se donnent la peine de lire l’avis. Le traitement n’est pas anodin. Un poison reste toujours un poison…

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 15:51

                                                                                                 

Des agents de l’A.R.S, Agence Régionale de Santé (anciennement DRASS), étaient de passage ce matin dans le quartier de Trois Mares.

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 L’un d’entre eux nous a demandé à pouvoir faire le tour du jardin pour repérer les points d’eau. Il a vérifié s’il y avait de l’eau dans les pots de fleurs. Mais nous savions déjà qu’il ne fallait pas mettre de coupelles sous les bacs et qu’il fallait renverser les pots des cactus après la pluie.

 Il nous a aussi demandé l’état des gouttières : “Il faut que l’eau puisse bien s’écouler des gouttières si on ne veut pas que l’eau stagne et devienne un vivier à larves de moustiques.” Nous l’avons rassuré : l’eau s’écoule bien de notre gouttière.

Après avoir reporté notre nom et ses observations sur un bordereau, il est parti sonner chez les voisins.

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                                  Frédo et Rémy, agents de l’ARS

 Chaque année, à pareille époque, quand il pleut et qu’il fait chaud,  les services de Santé mènent cette action pour prévenir la population contre les risques de dengue et de chikungunya. Chose nécessaire. La Réunion garde un mauvais souvenir du  “Chik” de 2005-2006

C’est surtout à proximité des ravines que le moustique élit domicile, et nous avons de la chance d’en être bien éloignés : rien qu’au Tampon, on note une dizaine de ravines.

 Un site à consulter absolument pour connaître les trois types de moustiques, comprendre cette campagne de prévention, connaître les zones d’intervention, les dates, les précautions d’usage…

http://moustiquesinfos.sante.gouv.fr

 Du 5 au 16 mars, on démoustique dans toute l’île. Sur les cartes du site, on peut voir les zones où sont installés des ruchers. Peut-être faut-il veiller à déclarer vos ruches, pour que vos abeilles soient protégées…

 

 

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 15:40

 Hier matin vers 10 heures 36° au thermomètre, même au Tampon. Aux calbanons de Grands Bois, les alizées soufflaient et la chaleur était plus supportable. Nous avons connu la nuit dernière au Tampon notre première coupure d’eau, vraisemblablement à cause de la sécheresse qui sévit sur l’île.

Pour le marketing, la saison estivale est une aubaine : qui dit chaleur, dit soif! Et les énormes panneaux publicitaires rappellent quasiment à chaque croisée qu’ "été peut rimer avec ébriété".  C’est incroyable : on se plaint chaque jour à la Réunion de faits de violence commis sous l’emprise de l’alcool – les faits divers occupent souvent plusieurs pages dans le JIR et le Quotidien.  Et aujourd'hui, on veut moraliser les gens en imposant des éthylotests dans les automobiles. Les dirigeants veulent nous faire accroire qu’ils font de la prévention... Hum ...

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Et là, sur le bord des routes, on  laisse faire. L’image attire, l’image fait saliver,  la pub pour la bière fleurit dans tous les quartiers.  La promotion de l’alcool à grande échelle , avec « zoom » (5 m2)  pour ceux qui n’auraient pas compris le message, avec des rappels tous les 200 mètres. Hallucinant !  Dans quelques semaines, ce sera sûrement au tour du whisky… pour les fêtes ! et pour des routes ...plus sûres !

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 13:45

Une étude sérieuse certifie que 5% des Réunionnais se soignent toujours avec des "zerbaz péi"(comprenez "des plantes du pays"). Je trouve ça formidable. Mais combien de temps encore ce savoir ancestral se transmettra -t-il ?

Pendant la fête du Bicentenaire de la Révolte des Esclaves de St Leu, nous avons bavardé avec un couple de tisaneurs très sympathiques. Judith Tibere nous a proposé de déguster une tisane tonifiante, et a répondu à toutes nos questions. 

aplamedom

Sur la table, étaient exposées différentes plantes dont on nous a expliqué l'usage. La racine de curcuma s'emploie pour ses propriétés cicatrisantes (entre autres), la tige de ravenale a une qualité rafraîchissante, le mazambron, une plante vermifuge. (Une amie m'expliquera aussi qu'on utilisait cette plante amère pour dissuader les bébés de sucer leur pouce)La cannelle et la menthe sont utilisées pour les états grippaux... Certains "zerbages" sont consommées pour leurs propriétés aphrodisiaques comme le bois bandé. Notre interlocutrice, a participé à Paris au Salon de l'Agriculture pour dévoiler ses compétences en matière de pharmacopée traditionnelle. Elle connaît une foule de tisanes associant plusieurs plantes. C'est l'association Aplamedom, qu'elle représentait à l'occasion de cette manifestation. Pour en savoir plus sur l'Aplamedom :

www.aplamedom.org

Résidant à Trois Bassins, Judith  nous a communiqué son numéro de portable au cas où on aimerait se rendre dans leur atelier. Un déplacement que je ferai sûrement pour en apprendre davantage.

 

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 15:28

Pas question ici de nids de poules, ni de nids de Pâques, mais de nids de… guêpes. Si on sait que les Créoles apprécient les nids de guêpes (qu’ils vendent à des prix prohibitifs au bord de la route) et qu’ils raffolent des larves de ces vespidés, ils les apprécient moins quand vient le temps de passer la tondeuse.

Il n’est pas rare de déranger ces insectes quand on passe le taille-haie, la débroussailleuse, et ellesnid de guêpes vous le font payer ! C’est ce qui est arrivé à François, qui avait oublié qu’une colonie de guêpes avait élu domicile dans un corossol dans notre petit verger, sur une branche basse. En passant la tondeuse près du goyavier, il a  donné un coup de tête à ce nid par inadvertance et voilà que les guêpes se sont acharnées sur lui : des piqûres au torse et sur la main.

Réaction immédiate : ça s’est mis à gonfler ! Et ça a bien mis deux jours à désenfler, malgré l’application immédiate de vinaigre. Pierre lui a conseillé d’appliquer des  compresses d’alcool 1/3 dilué dans 2/3 d’eau et du froid. Il faut éviter de mettre la main dans l’eau chaude.

Une belle frayeur tout de même ! Mais comme il n’avait pas eu de réaction alarmante, si ce n’est l’œdème, dans l’heure qui avait suivi les piqûres, il savait qu’il fallait que ça passe tout seul… Mais ça a eu du mal à passer ! Dorénavant, on fera la chasse aux nids, avant de faire la chasse aux œufs …

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 18:27

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C'était le 9 mars dernier avec l'UPTS ! Dans la salle de réunion du CHR, M. Chopin, directeur deP1070246 l’établissement, a accueilli une quarantaine de membres de "l’Université Pour Tous du Sud"  et les a invités à prendre connaissance de la nouvelle structure de ce pôle, à l’occasion d’un diaporama très explicite présenté par les architectes, et d'une visite guidée.

Le Dr Georges Barau, responsable de ce pôle, médecin qui s’occupe du management , en introduction explique que : «  Ce projet fait suite au projet de rénovation des hôpitaux 2003-2007 et à la politique de la nouvelle gouvernance qui privilégie les pôles au détriment des petites structures pour mieux mutualiser et coordonner . » 

48% de ces travaux sont financés par l’Etat, la Région,  le  reste c’est de l’Auto-financement ( système d’emprunts)

Environ 500 personnes travailleront dans ce service  dont 385 personnels non médicaux, 45 médecins, 17 internes … un service d’une superficie de 21000 mètres carrés, comptant 216 lits. L’espace sera très humain, agréable pour les patients et le personnel.

La mère est au centre du dispositif . La femme vient accoucher, s’il n’y a aucun problème, elle passe au 1er étage, sinon on ouvre la porte, et on est dans la réanimation néonatale. Tout est sur le même niveau en cas d’intervention  chirurgicale  (embolisation artérielle, césarienne) ou réanimation. En termes de conceptualisation de la sécurité pour la mère et l’enfant, c’est ce qu’on fait actuellement de mieux ! Pas d’ascenseur, seulement des portes … Les femmes accouchent déjà dans les nouveaux bâtiments.

Les urgences pédiatriques seront dissociées des autres urgences (gynécologiques, obstétriques), elles existent déjà mais on y accédera plus facilement, compte tenu de l’agencement des bâtiments.

Les services se situant dans le bâtiment H sont transférés dans le pôle mère – enfant, ce bâtiment accueillera les appareils pour les soins intensifs, les interventions lourdes,  et on prévoit de construire une autre aile qui accueillerait tous les services des bâtiments pavillonnaires : cela facilitera la circulation des personnels et des patients. On compactera le plateau technique, tout sera au même endroit, opérations qui doivent démarrer en 2013.

Les différents niveaux du bâtiment :

(plans de Dagmar GROSS de la société Michel BEAUVAIS et Associés)

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Deux architectes,  deux ingénieurs (BTP et électricité) seront nos guides dans le dédale des nouveaux bâtiments.

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 Deux coursives extérieures habillées en bois permettent aux parents de voir les enfants malades depuis les fenêtres.

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Il existe des chambres kangourous où les parents peuvent séjourner avec les enfants.  Un seul lit par chambre, (sauf cas exceptionnel où on peut avoir deux lits.)

Le niveau 1 est le niveau « pédiatrie » ; en face sont les urgences pédiatriques. Des patios, qui sont de vrais puits de lumière éclairent les pièces et les passages.

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Le niveau 2 est consacré à l’obstétrique : chambres à un seul lit, sauf aux extrémités où il existe des chambres à deux lits (dont un pour l’accompagnant)

L’orientation des chambres est exceptionnelle. Les chambres au Nord ont une vue « montagne », les chambres orientées vers le Sud ont une vue « mer ».

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Il y a aussi un pôle médico –judiciaire pour accueillir les femmes ayant subi des violences.

 Comme l’établissement est appelé à travailler avec des étudiants, une zone de conférence est prévue. Il faudra aussi héberger des activités de recherches.

Il serait trop long de développer ici les deux heures de ce riche diaporama commenté par M. CHOPIN,  Mme GROSS l’architecte, et le Dr BARAU.

A retenir que le Pôle Mère – Enfant devrait être opérationnel en septembre 2011.

 Voici quelques photos du chantier prises le 9 mars 2011

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 Cette visite était très intéressante. Nous avons été très bien accueillis et avons tout appris sur ce nouveau Pôle. La visite guidée aussi valait le coup ! L'intérieur des locaux est lumineux, coloré, fonctionnel.

Cependant, deux petits détails m'ont frappée : les coursives, c'est bien joli, mais vu la hauteur à laquelle elles se situent, je pense que cela n'a rien de rassurant quand on y déambule avec les enfants, et les plans de travail dans les chambres sont très étroits pour y langer les bébés...

 

 

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