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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 17:10

Pourquoi faire sept noeuds dans une feuille de vacoa ?

Un ami de Pêcheurs Golet nous explique cet après midi à Montvert, sous un pandanus, que c'est une coutume créole bien utile. Ah ! la magie du chiffre "7" !

On prend une lanière ce cette feuille, on y fait sept noeuds et on entoure de ce cordon la zone de notre corps qui fait mal,et ... la douleur s'en va…

Ainsi si tu as mal à la cheville, tu enserres ta cheville de ce cordon, si tu as mal au bras, tu le serres autour du bras.
Voilà un truc qui vient tout à propos et qu'on pourrait conseiller aux coureurs du Grand Raid ! Tous à vos feuilles de vacoa, mais enlevez bien les épines avant. On ne sait jamais !

7 noeuds dans une lanière de vacoa...
7 noeuds dans une lanière de vacoa...
7 noeuds dans une lanière de vacoa...
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Published by Jacqueline Dallem - dans Santé sport
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 21:10

Un lecteur me demandait si je connaissais des personnes ayant testé les vertus de la plante efferalgan (ou doliprane). J’ai enfin une réponse : celle de mon amie Nicole qui affirme que cette plante a réellement le pouvoir de faire disparaître les maux de tête. Il suffit de faire une tisane avec les feuilles. Ou encore de frotter des feuilles sur le front. (Et toujours prendre un nombre impair de feuilles…)

La deuxième plante est le « petit baume ». On peut utiliser ses feuilles pour confectionner des beignets et des tisanes. Il serait l’équivalent du « Dafalgan ». Planté dans un jardin à proximité des fenêtres, c’est un excellent anti-moustique.

La troisième est le « Grand Baume »., aussi appelé « faux patchouli » . Il a de larges feuilles et s’emploie pour ses vertus reposantes, dans le bain. On le recommande aussi contre les eczémas.

plante "efferalgan", petit baume et grand baume.
plante "efferalgan", petit baume et grand baume.
plante "efferalgan", petit baume et grand baume.

plante "efferalgan", petit baume et grand baume.

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Published by Jacqueline Dallem - dans Santé végétation
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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 08:20

A l'occasion d'une Conférence programmée par les Amis de l'Université, j'ai fait le déplacement à Saint Pierre le 22 novembre au Centre Lucet Langenier.

C'était une conférence du Dr François CARTAULT dont le sujet était « l’ADN, cette molécule qui nous fait découvrir notre passé… » Un thème scientifique pour un auditoire pas forcément initié !

Dans le public on notait bien sûr la présence de pédiatres, d’étudiants, mais aussi de novices comme moi, piqués par la curiosité.

M. Cartault a illustré son exposé, en introduction, par un film consacré « aux Enfants de la Lune » ces enfants de Mayotte qui sont atteints de "xeroderma pigmentosum" -leur peau et leurs yeux ne supportent aucun contact avec les UV-  maladie entraînant rapidement et au fil du temps hypo- et hyper-pigmentations, cécité et multiples cancers de la peau et des muqueuses. Cette maladie  les condamne à rester cachés le jour et à vivre la nuit.

La génétique a étudié les origines de leurs géniteurs. Il s’avère que ces 31 Mahorais avaient tous des ancêtres à Anjouan qui eux –mêmes venaient des côtes africaines. La même mutation a été retrouvée chez un enfant dans la forêt amazonienne brésilienne et  à Madagascar, du fait des migrations de population. Il s'agit d'une maladie génétique autosomique récessive.

C’était un prétexte aussi pour nous expliquer le travail des scientifiques sur les gènes, les recherches de paternité ou d'auteurs de crimes, les raisons des mutations à l’origine de maladies génétiques, la réparation de la molécule…

Il s’avère d’ailleurs que dans les milieux où les gens sont sédentaires (îles, villages isolés…) les risques de voir émerger une maladie génétique autosomique récessive sont plus importants. Il s'avère aussi que nous, les habitants de la planète, sommes tous des immigrés car plus de 80% de nos gènes viennent d'Afrique. Nous avons les mêmes gènes que les bonobos : notre différence se situe dans la partie non codante du génome 

Un lien intéressant : youtube.com Chercheur, Généticien, Humaniste/François Cartault

 

Texte écrit avec le concours de Monique Sibout, pédiatre.

Conférence de François Cartault : "l'ADN, cette molécule qui nous fait découvrir notre passé…"
Conférence de François Cartault : "l'ADN, cette molécule qui nous fait découvrir notre passé…"
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Published by Jacqueline Dallem - dans Santé
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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 09:10
La "doliprane"

Des randonneuses des Jolis Pas m’ont parlé hier après-midi d’une plante locale qu’on appelle ici « plante doliprane » ou « plante efferalgan », une plante miracle qui calme les douleurs, enlève les maux de tête. Curieuse, je me suis mise en quête de détails et de photos pour identifier ce « médicament » naturel.
« Colquhounia coccinea » est son nom latin et en Asie on l’appelle « Menthe de l’himalaya ». Ses feuilles sont veloutées…

Chez mon amie Jacqueline C. de Bassin Plat, j'ai pu, ce soir, au retour du tressage, toucher et immortaliser ce remède miracle… Elle a l'aspect d'une liane, ses feuilles sont douces et épaisses, leur odeur est agréable.

La "doliprane"
La "doliprane"
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Published by Jacqueline Dallem - dans Santé
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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 15:46

Ou « Ensemble contre les moustiques »

 

Huit agents aux t-shirts bleu marine portant l’inscription « Lutte anti-vectorielle » patrouillent actuellement dans notre quartier. 

 

J’invite deux d’entre eux, Alain et Mickael, titulaires l’Agence de Santé de la Réunion qui viennent de sonner au barreau, à entrer dans le jardin pour compléter leur bordereau. 


                              ARS 1

 

Là, ils me demandent si dans notre entourage des gens ont de la fièvre… Avec la chute des températures,  il est vrai que les gens attrapent froid, mais ils peuvent confondre état grippal et état fiévreux lié à la piqûre d’un moustique. Les agents de l'ARS expliquent qu’il faut dans tous les cas, dire à ces personnes d’aller consulter. Le risque de « dengue » n’est pas écarté même au seuil de l’hiver austral.

Les deux hommes insistent aussi sur le fait d’éliminer l’eau des soucoupes sous les pots de fleurs, l’eau stagnante étant un vecteur important de développement des larves de moustiques.

Aujourd’hui ces agents doivent passer voir les propriétaires de 280 maisons du secteur. 


                    ARS 3 

 

Ils me remettent un document intitulé « Avis de passage de l’ARS dans la zone 691 » sur lequel figure le pourquoi de leur visite et les conseils de l’ARS.

 

Pourquoi le service de lutte anti-vectorielle de l’Ars est-il passé chez vous aujourd’hui ?

• Pour vous aider à identifier les endroits où peuvent se développer des moustiques et vous conseiller dans l’élimination régulière de ces gîtes.

• Pour calculer les indices de surveillance  à partir des constats faits dans votre quartier

 

A quoi servent ces indices ?

• A estimer la densité de moustiques dans votre quartier

• A programmer des opérations de démoustication si les indices sont anormalement élevés. Dans ce cas, un avis de démoustication sera déposé dans votre boîte aux lettres pour vous indiquer les dates de traitement et les recommandations à suivre.

 

Quel rôle avez-vous à jouer ?

• Eliminer ou vider régulièrement tous les objets pouvant contenir de l’eau stagnante (vases, soucoupes, déchets…)

Si tous les habitants du quartier agissent ensemble, la nuisance causée par les moustiques diminuera fortement, et les risques de propagation de maladies transmises par les moustiques (dengue, chikungunya, paludisme) également.

 

Pour toute information contacter le numéro vert : 0800 110 000 (gratuit depuis un poste fixe)

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 10:52

La définition qu’en donne  A. Gunet dans son dictionnaire créole est la suivante : « Triste alcoolisme consistant à avaler cul sec  un petit verre de rhum à 7 heures du matin ou 4 heures de l’après-midi, généralement dans une arrière-boutique. »

Sur le site « mi-aime-a-ou » on dit que c’est le petit verre qu’on prend en apéritif ou en digestif. 

D’autres définitions sont moins détaillées : « le coup d’sec » équivaut tout simplement au « verre de rhum » dans le petit glossaire créole de Jean Albany. Cette dernière définition plus large donne davantage de latitude à l’amateur de rhum qui n’est pas lié à un horaire pour le consommer. 

 

Et si la grande citerne près de l’hôtel de ville du Tampon qui permettait autrefois de s’approvisionner en jerricans de ce liquide, n’existe plus, la pub omniprésente sur les énormes panneaux invite toujours à la consommation d’alcool, un vrai fléau dans les ménages réunionnais. Il suffit de lire les premières pages du Jir pour s'en convaincre.


pub-pour-Rhum.JPG

Les faits divers offrent une image peu reluisante de la société réunionnaise : violences conjugales, menaces au sabre, meurtres, accidents de la route, chutes mortelles, bagarres de dalons ... sur fond d'ébriété. Toute l'année, ces panneaux gigantesques au bord des routes fleurissent. Une loi Evin qui n'est pas toujours pas appliquée à la Réunion !

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 20:10

Nous venons de trouver dans notre boîte aux lettres notre « avis de démoustication » de l’ARS (Agence Régionale de Santé). Nombreux sont ceux qui s’en réjouissent, notamment ceux qui redoutent le chik.  On sait que la toxicité des produits utilisés est avérée, mais nous dit-on toute la vérité ?

Voulant faire preuve de transparence, l’ARS stipule que l’insecticide utilisé contient de la deltamethrine. Et d’ajouter « cet insecticide peu toxique pour l’homme peut cependant provoquer des irritations chez les personnes sensibles en cas d’exposition. »

D’ailleurs ce traitement « ne serait pas réalisé dans les périmètres de protection des captages, ni à proximité des cours d’eau, des bassins de pisciculture, ni des ruchers de la Réunio »n 

Or, en faisant des recherches, j’ai trouvé  que ce produit,  classé T (toxique aigu) très toxique pour les organismes aquatiques, peut entraîner des effets néfastes à long terme pour l’environnement aquatique. La deltamethrine est également classée « perturbateur endocrinien » selon l’Union Européenne.

          L’Agence de Santé Océan Indien, dans l’avis de passage qui est prévu dans la nuit du 18 au 19 mars à Trois Mares, formule des précautions d’usage à prendre avant traitement et après traitement. Avant, il faut fermer les portes, les fenêtres, couvrir les bassins et les aquariums, mettre à l’abri les tortues. Après, 30 minutes portes et fenêtres doivent restées fermées, pendant 6 heures il faut éviter de pénétrer dans la zone traitée, et laver et/ou peler fruits et légumes avant de les consommer.

Le traitement est certes utile, l’Ars informe la population des risques. Encore faut il espérer que tous se donnent la peine de lire l’avis. Le traitement n’est pas anodin. Un poison reste toujours un poison…

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 15:51

                                                                                                 

Des agents de l’A.R.S, Agence Régionale de Santé (anciennement DRASS), étaient de passage ce matin dans le quartier de Trois Mares.

demoustication 0023 2

 L’un d’entre eux nous a demandé à pouvoir faire le tour du jardin pour repérer les points d’eau. Il a vérifié s’il y avait de l’eau dans les pots de fleurs. Mais nous savions déjà qu’il ne fallait pas mettre de coupelles sous les bacs et qu’il fallait renverser les pots des cactus après la pluie.

 Il nous a aussi demandé l’état des gouttières : “Il faut que l’eau puisse bien s’écouler des gouttières si on ne veut pas que l’eau stagne et devienne un vivier à larves de moustiques.” Nous l’avons rassuré : l’eau s’écoule bien de notre gouttière.

Après avoir reporté notre nom et ses observations sur un bordereau, il est parti sonner chez les voisins.

                  demoustication 0024

                                  Frédo et Rémy, agents de l’ARS

 Chaque année, à pareille époque, quand il pleut et qu’il fait chaud,  les services de Santé mènent cette action pour prévenir la population contre les risques de dengue et de chikungunya. Chose nécessaire. La Réunion garde un mauvais souvenir du  “Chik” de 2005-2006

C’est surtout à proximité des ravines que le moustique élit domicile, et nous avons de la chance d’en être bien éloignés : rien qu’au Tampon, on note une dizaine de ravines.

 Un site à consulter absolument pour connaître les trois types de moustiques, comprendre cette campagne de prévention, connaître les zones d’intervention, les dates, les précautions d’usage…

http://moustiquesinfos.sante.gouv.fr

 Du 5 au 16 mars, on démoustique dans toute l’île. Sur les cartes du site, on peut voir les zones où sont installés des ruchers. Peut-être faut-il veiller à déclarer vos ruches, pour que vos abeilles soient protégées…

 

 

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 15:40

 Hier matin vers 10 heures 36° au thermomètre, même au Tampon. Aux calbanons de Grands Bois, les alizées soufflaient et la chaleur était plus supportable. Nous avons connu la nuit dernière au Tampon notre première coupure d’eau, vraisemblablement à cause de la sécheresse qui sévit sur l’île.

Pour le marketing, la saison estivale est une aubaine : qui dit chaleur, dit soif! Et les énormes panneaux publicitaires rappellent quasiment à chaque croisée qu’ "été peut rimer avec ébriété".  C’est incroyable : on se plaint chaque jour à la Réunion de faits de violence commis sous l’emprise de l’alcool – les faits divers occupent souvent plusieurs pages dans le JIR et le Quotidien.  Et aujourd'hui, on veut moraliser les gens en imposant des éthylotests dans les automobiles. Les dirigeants veulent nous faire accroire qu’ils font de la prévention... Hum ...

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Et là, sur le bord des routes, on  laisse faire. L’image attire, l’image fait saliver,  la pub pour la bière fleurit dans tous les quartiers.  La promotion de l’alcool à grande échelle , avec « zoom » (5 m2)  pour ceux qui n’auraient pas compris le message, avec des rappels tous les 200 mètres. Hallucinant !  Dans quelques semaines, ce sera sûrement au tour du whisky… pour les fêtes ! et pour des routes ...plus sûres !

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 13:45

Une étude sérieuse certifie que 5% des Réunionnais se soignent toujours avec des "zerbaz péi"(comprenez "des plantes du pays"). Je trouve ça formidable. Mais combien de temps encore ce savoir ancestral se transmettra -t-il ?

Pendant la fête du Bicentenaire de la Révolte des Esclaves de St Leu, nous avons bavardé avec un couple de tisaneurs très sympathiques. Judith Tibere nous a proposé de déguster une tisane tonifiante, et a répondu à toutes nos questions. 

aplamedom

Sur la table, étaient exposées différentes plantes dont on nous a expliqué l'usage. La racine de curcuma s'emploie pour ses propriétés cicatrisantes (entre autres), la tige de ravenale a une qualité rafraîchissante, le mazambron, une plante vermifuge. (Une amie m'expliquera aussi qu'on utilisait cette plante amère pour dissuader les bébés de sucer leur pouce)La cannelle et la menthe sont utilisées pour les états grippaux... Certains "zerbages" sont consommées pour leurs propriétés aphrodisiaques comme le bois bandé. Notre interlocutrice, a participé à Paris au Salon de l'Agriculture pour dévoiler ses compétences en matière de pharmacopée traditionnelle. Elle connaît une foule de tisanes associant plusieurs plantes. C'est l'association Aplamedom, qu'elle représentait à l'occasion de cette manifestation. Pour en savoir plus sur l'Aplamedom :

www.aplamedom.org

Résidant à Trois Bassins, Judith  nous a communiqué son numéro de portable au cas où on aimerait se rendre dans leur atelier. Un déplacement que je ferai sûrement pour en apprendre davantage.

 

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