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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 17:33

Les Trois Salazes attirent les randonneurs, mais aussi les alpinistes en quête d'émotions fortes, car l'ascension n'est pas aisée, ce que relate le poème intitulé "Bourbon" de Gabriel Couturier, paru vers 1870 dans l'Album de L'île de La Réunion.

"Soudain ton œil  s'étonne, se fixe et s'arrête :
Trois pitons inégaux dressent leur triple crête; 
Le nuage et la foudre, autour d'eaux amassés, 
D'un diadème obscur ceignent leurs fronts glacés(...)

Salazes ! monts géants, rochers infranchissables,
Quel mortel oserait, sur vos flancs redoutables,
Sans effroi, sans vertige, aventurer ses pas ?
Il en est cependant qui, bravant le trépas, 
S'élancent hardiment sur le bord des abîmes,
Et d'un pied intrépide escaladant vos cimes,
Poursuivent sans repos le cabri fugitif, 
Rare et dernier débris de l'âge primitif

C'est là, sur ces sommets battus par les tempêtes, 
Sur ces pics escarpés, dans ces âpres retraites
Que le marron venait, défiant les hivers, 
Secouer ses bras nus, libre du poids des fers.
L'oiseau tombait, percé de sa flèche rapide ;
La cascade à ses pieds roulait une eau limpide ;
Du bois rapidement frotté contre le bois.
L'étincelle soudains jaillissait sous ses doigts ; 
Des antres ténébreux, sous leurs voûtes muettes,
Abritaient le sommeil de ses nuits inquiètes..."

- Bourbon -     Gabriel Couturier*

* Gouverneur de la Guadeloupe de 1870 à 1880 lors de la parution de l'Album

Les Trois Salazes.
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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 18:49

Promenade vers le Cap Jaune.
1 heure ou 1h30  aller-retour (prévoir couvre-chef et eau)

Monter au Piton de la Fournaise hier ne me disait rien : voir l'éruption sous la pluie, trop peu pour moi ! Les nuages couvraient tous les sommets. Comme j'avais déjà assisté à deux éruptions, j'ai opté pour une balade sympa en solo dans le sud de l'île. Craignant ne plus pouvoir faire cette petite rando avant les grosses pluies annoncées en raison d'une tempête tropicale qui s'approche actuellement des côtes, j'ai pris cette décision sans sourciller.

À VIncendo, derrière St Joseph, j'ai pris le chemin de la marine, ai garé ma voiture sous les vacoas et ai cherché le départ de la balade. Le sentier démarre près d'un panneau à l'entrée de la marine à droite.
Le sentier longe l'océan, s'en approche, s'en éloigne, passe dans des zones sablonneuses, parfois sur du basalte. Il est assez exposé au soleil, et parfois on est ravi de passer sous des vacoas, des filaos. Quand il s'approche des falaises, on peut assister au vol d'un paille en queue ou regarder les vagues se fracasser contre la roche noire. On aurait aussi envie de marcher pied nus sur l'herbe douce qui tapisse par endroit la côte.
Des taches de peinture blanche balisent le chemin, cela évite de faire des choix pas trop heureux, comme trop s'approcher des falaises.
Le but de cette promenade était en voir les roches jaunes au bout du parcours. Le sentier traverse une zone boisée avant qu'on n'atteigne l'endroit. Des oiseaux  gazouillent là, on entend même un coq...
Un chemin très escarpé et très glissant descend vers la crique, à déconseiller aux gens sujets au vertige, ou aux promeneurs mal chaussés. Ça glisse. Le sable fin coule sous les pieds...et à un endroit ce sont des cordes qui permettent la descente et la remontée.
Vue d'en haut la roche jaune est tout aussi impressionnante. Inutile de se mettre en danger.
Au retour,  on apprécie la vue sur l'océan, les hauts de VIncendo, et la marine, comme le font aussi ces deux martins perchés sur la roche noire.

Le Cap Jaune à VIncendo
Le Cap Jaune à VIncendo
Le Cap Jaune à VIncendo
Le Cap Jaune à VIncendo
Le Cap Jaune à VIncendo
Le Cap Jaune à VIncendo
Le Cap Jaune à VIncendo
Le Cap Jaune à VIncendo
Le Cap Jaune à VIncendo
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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 12:10

Nous montons de Saint Louis à Cilaos  avec le bus 60 (1,10 Euro le trajet) puis prenons  le bus 63 (destination Gueule Rouge) qui longe les trois mares de Cilaos, descendons à l’arrêt de l’école de BRAS SEC, au pied du Bonnet de Prêtre et remontons un peu pour emprunter la route à gauche menant vers l’aire de pique- nique.

Notre intention est de faire une petite rando de moins d’une heure pour revenir à Cilaos. La route vers l’aire de pique nique est agréable, la présence très importante de mûriers dans les jardins surprend. Mais on peut aussi voir là des tonnelles de vignes, des caféiers… des invitations à acheter du vin ou des lentilles, de la volaille. L’habitat évolue à une vitesse grand V, pas forcément dans la simplicité et la discrétion. Pour ma part, j’aime les petites cases modestes avec les « cuisines lontan », les jardins authentiques, mais tout tend progressivement à disparaître au profit de gîtes confortables qui attirent les habitants du littoral pendant les périodes de forte chaleur, ou des touristes épris de liberté et amateurs de belles randonnées. D’ici partent de nombreux sentiers. Celui que nous avons choisi était emprunté autrefois par les marmailles de Bras Sec qui allaient à l’école à Cilaos, mais aussi par les vignerons qui allaient vendre leur vin à la ville. Le temps affiché pour rejoindre Cilaos est 40 minutes.  (à suivre)

De BRAS SEC vers le départ du Sentier du Bras de BENJOIN
De BRAS SEC vers le départ du Sentier du Bras de BENJOIN
De BRAS SEC vers le départ du Sentier du Bras de BENJOIN
De BRAS SEC vers le départ du Sentier du Bras de BENJOIN
De BRAS SEC vers le départ du Sentier du Bras de BENJOIN
De BRAS SEC vers le départ du Sentier du Bras de BENJOIN
De BRAS SEC vers le départ du Sentier du Bras de BENJOIN
De BRAS SEC vers le départ du Sentier du Bras de BENJOIN
De BRAS SEC vers le départ du Sentier du Bras de BENJOIN
De BRAS SEC vers le départ du Sentier du Bras de BENJOIN
De BRAS SEC vers le départ du Sentier du Bras de BENJOIN
De BRAS SEC vers le départ du Sentier du Bras de BENJOIN
De BRAS SEC vers le départ du Sentier du Bras de BENJOIN
De BRAS SEC vers le départ du Sentier du Bras de BENJOIN
De BRAS SEC vers le départ du Sentier du Bras de BENJOIN
De BRAS SEC vers le départ du Sentier du Bras de BENJOIN
De BRAS SEC vers le départ du Sentier du Bras de BENJOIN
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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 20:03

30 minutes aller 15 minutes retour...

 
Nous laissons la voiture au parking de "la vue sur la Petite Ile".Je fais découvrir ce petit circuit de balade à Micheline, mon amie du Tampon.
Je lui explique que la Petite Ile qu'on voit depuis ce parking a donné son nom à la localité située au dessus de Grand Anse, et que des oiseaux protégés  y nichent.
 Dans la forêt de filaos, nous montons sur un sentier plutôt escarpé. Des rondins de bois à enjamber et un premier arrêt à un belvédère où il est recommandé de se méfier des éboulis. Nous continuons à admirer le nez rocheux qui avance dans  l'océan, et envisageons de prendre le petit chemin qui y descend. Mais nous ne nous aventurerons pas là, car le soleil "poique" et que les arbres - lataniers rouges, raisin marine, manioc de mer...-qui ont été plantés ne donnent aucune ombre.
Des Pêcheurs à la ligne taquinent le tilapia dans la crique. Nous continuons à marcher au milieu de pruniers, et de filoas dont les aiguilles sèches tapissent le sol. Voilà le belvédère qui domine la baie de Grand Anse. La musique monte de la plage, des familles pique -niquent sous les vacoas, des enfants pataugent dans le bassin, cherchent des coquillages et des petits poissons. Les mamans surveillent, certaines à l'abri de leur ombrelle. Une "tente" -panier- sur une roche fait couleur locale ... comme cette marmite posée sur le barbecue, et la machine au pied du muret...
Nous  restons là, assises à l'ombre pendant une petite demi-heure et remontons le sentier puis suivons le chemin en herbe qui nous ramène au parking.
Promenade à Piton Grand'Anse.
Promenade à Piton Grand'Anse.
Promenade à Piton Grand'Anse.
Promenade à Piton Grand'Anse.
Promenade à Piton Grand'Anse.
Promenade à Piton Grand'Anse.
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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 12:30

Des Canaux (490 m) au Piton Cabri (1504m) et descente vers le belvédère. Environ 4 heures pour bons marcheurs

Nous sommes 18 randonneurs de l'Association "Les Jolis Pas" à vouloir découvrir ce circuit et prêts à relever le défi que pose ce dénivelé. Le bus nous dépose sur un petit parking aux Canots, au-dessus de Saint Louis.Un raidillon grimpe vers des champs labourés. Devant l’horizon est barré par les remparts du cirque de Cilaos. Ciel bleu, la journée s ‘annonce sous les meilleurs auspices. Dix minutes plus tard nous quittons la route pour nous enfoncer dans un petit chemin de terre et peu de temps après sommes en vue d’un kiosque d’où on a une belle vue sur l’océan.

Le sentier très agréable, ombragé, est bordé de goyaviers, de fougères, de fleurs mauves Nous débouchons sur une jolie aire aménagée par les Espaces Verts des Hauts du Gol. Table et abri, barbecue. Haies d’agapanthes bleus et blancs. Après une petite pause, c’est reparti, l’ascension continue. Deux minutes plus tard la petite troupe tombe en arrêt devant un bosquet. Que regardent-ils ? Un merle péi ! Il fait bon marcher malgré les efforts qu’exige de dénivelé.

 Les petites baies du petit houx qui sont rouges vers Noël, jalonnent le chemin. Ti Yab nous assure qu’on peut les manger, il le faisait quand il était enfant. Nous osons : elles ont un peu le goût des baies d’aubépine. Nous voilà au pays des racines. Il faut avancer les yeux rivés au sol, et ne pas coincer son bâton dans ces pièges. La vue sur les contreforts du cirque avec la vigne marronne colonisatrice au premier plan est superbe.

Commence le règne des Fougères arborescentes. Vues sur une vallée. Quelques plants de thé sauvage poussent çà et là. Elise et Jean Jacques en cueillent les « cœurs » (extrémités)  tendres pour les faire en infusion ce soir. Le chemin devient plus étroit et passe au milieu de plantes qui « grafinent » les jambes nues. Le sentier passe entre les cannes et aboutit dans une zone joliment plantée de géraniums, mais aussi de toutes sortes de fleurs et de légumes. C’était un lieu autrefois planté de néfliers qu’on appelle ici « bibasses ».

Sylvie aimerait acheter de l’essence de géranium et tout le groupe consent à s’arrêter. La famille Poudroux nous fait visiter le domaine, voir l’alambic. Ils ont replanté le terrain familial. Une réussite ! Ils se plaignent néanmoins que de « chasseurs de tangue » décrochent les barbelés et se permettent d’entrer dans le jardin pour se servir. Quand je leur demande la nature des fruits bizarres qui poussent sur un de leurs arbres, ils m’expliquent que ce sont des « citrons péi ». Zaza me précisera qu’il s’agit là de « citrons galeux ».Les sympathiques habitants de ce verger iront nous gauler des fruits et rempliront nos sacs à dos de cette manne. Un poids supplémentaire à porter mais nous sommes tous très heureux de ce geste généreux ! Nous sommes restés une vingtaine de minutes dans ce petit paradis.

Nous continuons à monter entre les champs de géranium et sommes à une bifurcation où nous nous  attendons. Nous entrons dans une forêt. Nous sommes sur le chemin de Piton Cabri. De petits champignons bleus attirent notre attention. La forêt de cryptomérias est sèche, le sol marron et l’absence de végétation sur ce passage très emprunté nous changent de ce que nous avons vécu auparavant.  Pendant près de ¾ d’heure nous poursuivons la montée dans cette forêt et atteignons un kiosque, petit arrêt pour nous désaltérer. Nous sommes au sommet du Piton Cabri. Une descente difficile est annoncée. Difficile oui, mais quel spectacle !

A chaque virage la vue sur le Cirque de Cilaos réserve d’autres surprises. Nous arrivons à la bifurcation des chemins allant à Bras Patate et Piton Cabri. Joli belvédère. Nous nous asseyons là pour casser une graine tout en profitant de la vue. L’idée de marcher sur une route à partir de la Fenêtre n’emporte pas l’adhésion. Imel sera le seul à faire cette boucle supplémentaire. Nous décidons de prendre la direction de Bras Patate. Nous rejoignons la route en coupant par « le pré fleuri », une zone aménagée prise d’assaut par la foule le dimanche. Une association fête déjà Noël pour ses membres. Un petit sapin de Noël a été amené là …

Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 09:52

Cette promenade d’environ une heure peut se faire dans deux sens. Soit on prend, avant l’Office de Tourisme à main droite, la rue Hoareau, et on essaye de trouver un premier panneau très discret, soit on  commence cette promenade dans la rue du Cimetière. On se promène un peu plus d’une demi-heure dans le lit du Sassa, et il faut compter une demi-heure en flânant sur la route et dans les rues du village pour revenir au point de départ. Nous optons pour la première solution.

De jolies cases créoles en tavaillons (bardeaux) subsistent encore et se cachent sous la végétation dans cet endroit idyllique. Le sentier descend et plonge dans le lit du ruisseau qu’on entend clapoter. Ce bruit de l’eau nous accompagne toute la durée de notre parcours.

Parfois une libellule rouge se poche sur un galet… Des oiseaux pépient dans les branches des jambrosades, des daturas et des bananiers.

On marche à l’ombre. Les moustiques ne sont pas encore trop agressifs. Papyrus et songes croissent là et forment une  belle couverture végétale. Parfois il faut traverser le cours d’eau sur des galets. Après de grosses pluies cela peut être un peu plus compliqué.

Des flèches blanches jalonnent le parcours. Nous hésiterons une seule fois car une flèche est dans le mauvais sens. En fait, il faut continuer dans ce lit de rivière jusqu’au moment où on débouche sur un bassin. L’endroit est reposant.

C’est là que se termine le parcours, et il faut encore remonter un sentier assez raide vers la route pour rejoindre la civilisation.  

Dans une trouée on aperçoit au loin le cimetière. Manguiers, pêchers, jaquiers… nous voilà en train de longer  les vergers ! Nous retournons vers l'office de tourisme par la route du cimetière et nous enfonçons dans les ruelles au milieu de cases pittoresques.

Randonnée familiale : le Bassin Sassa (1heure)
Randonnée familiale : le Bassin Sassa (1heure)
Randonnée familiale : le Bassin Sassa (1heure)
Randonnée familiale : le Bassin Sassa (1heure)
Randonnée familiale : le Bassin Sassa (1heure)
Randonnée familiale : le Bassin Sassa (1heure)
Randonnée familiale : le Bassin Sassa (1heure)
Randonnée familiale : le Bassin Sassa (1heure)
Randonnée familiale : le Bassin Sassa (1heure)
Randonnée familiale : le Bassin Sassa (1heure)
Randonnée familiale : le Bassin Sassa (1heure)
Randonnée familiale : le Bassin Sassa (1heure)
Randonnée familiale : le Bassin Sassa (1heure)
Randonnée familiale : le Bassin Sassa (1heure)
Randonnée familiale : le Bassin Sassa (1heure)
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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 09:03

Le dimanche à Entre-Deux les commerces sont fermés, les bars aussi… le touriste erre… J’ai eu la même impression de vide en 2008 la première fois que je suis allée dans ce charmant village. Pour boire une dodo ou manger un brin, c’est un peu compliqué.

Mais on peut se rabattre sur les petites balades familiales : hier, j’ai refait le « Bassin de Sassa » avec mon amie Micheline.

Nous nous sommes arrêtées à l’Arboretum où se déroulait un grand-pique nique animé par un « orchestre cuivres lontan ».

Et devant un office de tourisme fermé, nous avons observé un jeune homme qui dessinait le jardin en s’inspirant des conseils donnés sur un panneau intitulé « dessiner une case créole et un jardin. »

Promenade le dimanche à Entre-Deux
Promenade le dimanche à Entre-Deux
Promenade le dimanche à Entre-Deux
Promenade le dimanche à Entre-Deux
Promenade le dimanche à Entre-Deux
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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 21:33
Du Bloc de Cilaos au refuge de la Caverne Dufour

1000 m de dénivelé positif

Participants : Hartmut, Tine, Finia et moi.

Partis du Bloc à Cilaos (altitude 1380 m) nous comptons rejoindre le refuge de la Caverne Dufour (alt 2479 m) pour nous y reposer avant de tenter l’ascension du Piton des Neiges. Un beau dénivelé de 1100 m !

Nous garons notre voiture au parking du Bloc, au-dessus de Cilaos, sur la route de Bras Sec. Il est 10h45.

Du Bloc de Cilaos au refuge de la Caverne Dufour
Du Bloc de Cilaos au refuge de la Caverne Dufour

Le panneau situé au Bloc, dans la Forêt de cryptomérias du Matarum, annonce 3h30 sur les GR R1 et GRR2.

L’ascension commence dans la forêt de cryptomérias. Il est 10h45 ! Le sentier monte sec dans les bois de couleur. Les vues sur la cirque de Cilaos sont imprenables : nous nous régalons.

Du Bloc de Cilaos au refuge de la Caverne Dufour
Du Bloc de Cilaos au refuge de la Caverne Dufour
Du Bloc de Cilaos au refuge de la Caverne Dufour

Nous traversons des zones où poussent les tamarins des hauts ; la barbe de St Antoine dans le brouillard naissant donne un cachet mystérieux à la forêt. La montée est ardue. Ananas marron, fleurs z’anneaux, mahots, tan rouge… la végétation est variée. Deux merles péi jouent dans les branches.

Du Bloc de Cilaos au refuge de la Caverne Dufour
Du Bloc de Cilaos au refuge de la Caverne Dufour
Du Bloc de Cilaos au refuge de la Caverne Dufour

Au bout de deux heures nous voilà près d’un abri, le point d’eau est sec ! Nous restons là pour pique-niquer et reprenons la route. Le brouillard est bien là ! il faut mettre la polaire.

Sommes toujours étonnés par les reliquats en plastique que des randonneurs mal éduqués laissent traîner.

Du Bloc de Cilaos au refuge de la Caverne Dufour
Du Bloc de Cilaos au refuge de la Caverne Dufour
Du Bloc de Cilaos au refuge de la Caverne Dufour

Nous marchons un quart d’heure. Bientôt Tine sent les effets de l’altitude et la difficulté du terrain la décident à rebrousser chemin avec Finia qui souffre du genou. Elles redescendent sur St Pierre et viendront nous chercher le lendemain.

Hartmut moi continuons notre progression sur cette voie escarpée et atteignons le pont de jonction des GR avant la descente vers le gîte vers 15 heures. Les nuages nous enveloppent, le relief est moins végétalisé, branles verts et branles blancs dominent.

Il nous reste quelque minutes avant d’atteindre le refuge.Il est 15h15 quand nous entrons dans le gîte.

Du Bloc de Cilaos au refuge de la Caverne Dufour
Du Bloc de Cilaos au refuge de la Caverne Dufour
Du Bloc de Cilaos au refuge de la Caverne Dufour
Du Bloc de Cilaos au refuge de la Caverne Dufour
Du Bloc de Cilaos au refuge de la Caverne Dufour
Du Bloc de Cilaos au refuge de la Caverne Dufour
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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 18:31
Montée au Piton des Neiges

Lundi dans la nuit, nous avons dormi au Refuge dit « Refuge de la Caverne Dufour » situé à 2470 m d’altitude au cœur de la Réunion.

La veille nous avions fait l’ascension depuis le Bloc à Cilaos, une montée sportive de plusieurs heures.

Après les bons caris créoles pris avec une douzaine de randonneurs, nous nous sommes tous couchés vers 19h30 dans un dortoir 15 places (5 lits à 3 étages). Tout le monde était bien fatigué ! Personne n’a demandé son reste et le seul ronfleur du dortoir n’a commencé son concert que vers 2h30 du matin. Nous avions convenu ensemble de mettre le réveil pour 3 heures du matin, pour être au sommet du Piton au lever du soleil vers 5h30.

Il faut bien deux à 2h30 de marche pour escalader ce dernier tronçon… même 3 heures pour les moins aguerris. Nous avons sauté dans nos pantalons, endossé nos polaires, mis nos chaussures, fixé la lampe frontale… et nous voilà prêts pour partir à l’assaut de ce sommet mythique !

Le départ était échelonné, chacun est parti à son heure et à son rythme. Moi, c’est avec Hartmut que j’ai fait l’ascension, il me précédait et repérait les marques blanches entre lesquelles il fallait se déplacer. Tout écart aurait été fatal à certains endroits (nous nous en sommes rendus compte une fois le jour lever à notre retour).

Terrain de pierrailles, galets inégaux, passages étroits ou passages de pierres branlantes…

Montée au Piton des Neiges
Montée au Piton des Neiges
Montée au Piton des Neiges

Devant nous une paire de lampes frontales, puis une autre paire de lampes- torches : nous pouvions réaliser le trajet. Parfois les lumières disparaissaient descendaient vers un repli puis remontaient. La végétation – branles verts et branles argentés- prenait un air mystérieux sous l’éclairage des grimpeurs.

De temps à autre nous nous retournions, et pouvons distinguer, comme vues d’avion les communes de St Benoît, de la Plaine des Cafres, de Saint Pierre, puis de Saint André avec leurs lumières jaunes… Au fil du temps on distinguait de plus en plus de places éclairées dans la vallée. Parfois le vent nous fouettait le visage. Les pierres semblaient toutes blanches… dans le « fénoir » alors qu’en réalité elles étaient de toutes les couleurs…

Une randonneuse, assise sur un rocher demandait de la colle pour réparer la semelle qui se décollait. Dans mon petit sac à dos, où je n’avais pris que le nécessaire, je dégotais une bande velcro et l’enroulais autour de son pied pour maintenir la godasse. La malchanceuse pourrait peut-être atteindre le sommet …

Montée au Piton des Neiges
Montée au Piton des Neiges
Montée au Piton des Neiges
Montée au Piton des Neiges

A 5 heures nous étions au sommet : un couple dormait encore dans la tente plantée là la veille. Nous étions à six, puis à 10 et 45 minutes plus tard, c’était un groupe de 20 personnes qui était là à attendre le lever de soleil. On n’entendait que le bruit des couvertures de survie argentées que les frileux s’étaient jetés sur les épaules. Nous étions transis. L’un de nous pensait qu’il fait 7°, j’imaginais qu’il faisait bien plus froid : nos doigts étaient engourdis, les mains d’Hartmut enflaient sous l’effet de l’air « frais ». Un bonnet et une paire de gants ne sont pas inutiles à cette altitude !

On essayait d’immortaliser l’instant près du panneau « Piton des Neiges 3070 m » en l’éclairant avec les lampes-torches. L’ambiance était cordiale, chacun se félicitait d’avoir relevé le défi et on se photographiait les uns les autres.

Le soleil commençait à laisser des traînées rouges dans le ciel, au dessus du Piton de la Fournaise, au dessus de Saint Pierre, cette lumière devenait de plus en plus intense. Puis le rouge des scories ressortait sur le bleu ou le noir des remparts de Cilaos...

Montée au Piton des Neiges
Montée au Piton des Neiges
Montée au Piton des Neiges

Un gros rocher couvert de souvenirs se découpait devant nous, une cordelette avec des tissus colorés comme on en voit au Tibet flottait sur un rocher… Le ciel perdait ses teintes chaudes et les teintes pastel leur prenaient la vedette.

Puis des filets de nuages blancs se mettaient en écharpe autour du sommet de la Fournaise. Ma randonneuse « à la chaussure pansée » était assise entre les jambes nues de son amoureux. On essayait de se tenir chaud comme on pouvait.

Bientôt les plus téméraires s’avançaient sur un promontoire rocheux pour photographier les contreforts vertigineux, du cirque de Cilaos ou le relief des Plaines. A main droite, les falaises de Mafate commençaient à livrer leur secret, on distinguait même un bout de Marla. Plus loin, le cirque de Salazie émergeait aussi de la nuit. Un monde irréel et superbe !

Montée au Piton des Neiges
Montée au Piton des Neiges
Montée au Piton des Neiges

Une émotion partagée par tous ces randonneurs plutôt jeunes. Malgré la vingtaine ou trentaine d’années qui me séparait d’eux, j’étais ravie d’avoir accompli cet exploit. Et que tous ces efforts aient été récompensés par ce spectacle époustouflant !

Dans ma pensée étaient tous ceux qui ne pourraient jamais avoir ma chance !

Alors voilà, je la fais partager dans cet article !

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 20:47

Quand on passe une nuit à La Nouvelle, il ne faut pas faire l’économie de cette petite randonnée, autour de cette charmante localité cette fois-ci sans sac à dos,-il est resté au gîte-. Un fléchage « Tour de l’Ilet » permet de découvrir un îlet souvent décrié. Nous repérons le balisage et suivons la flèche. Le chemin monte et la vue sur la Nouvelle et les remparts du Maïdo est superbe au soleil couchant. On remarque plein d’installations solaires près des habitations. Un âne broute dans un enclos. Au fond le piton très caractéristique : le Piton des Calumets. Nous faisons le plein de photos

Mafate : Tour de l'îlet de la Nouvelle
Mafate : Tour de l'îlet de la Nouvelle
Mafate : Tour de l'îlet de la Nouvelle
Mafate : Tour de l'îlet de la Nouvelle

Bientôt des marches nous invitent à descendre à travers champs, il nous faudra escalader un passage de clôture. Un taureau attaché à un piquet s’enroule avec sa corde autour de son pieu. Plus bas broutent des moutons à la laine épaisse les pauvres, ils auraient bien besoin d’être tondus : avec cette chaleur, ils doivent souffrir.

Plus loin nous nous arrêtons pour faire la causette avec deux biquettes. Dans leur enclos un lapin se repose et des poules picorent.

Mafate : Tour de l'îlet de la Nouvelle
Mafate : Tour de l'îlet de la Nouvelle
Mafate : Tour de l'îlet de la Nouvelle
Mafate : Tour de l'îlet de la Nouvelle

Le chemin remonte et Hartmut quitte un peu le sentier pour suivre un balisage vert : il pense trouver un point de vue. Effectivement, nous arrivons à un belvédère d’où la vue sur la Rivière des Galets est impressionnante. A droite le Piton des Calumets, au fond Dos d’Âne, au milieu le Bronchard. Nous restons là un bon moment à contempler le paysage. Au moment où nous parlions des oiseaux qui étaient dessinés sur la table d’orientation, une papangue nous survole ! Hartmut réussira à l’immortaliser avec un zoom puissant.

Mafate : Tour de l'îlet de la Nouvelle
Mafate : Tour de l'îlet de la Nouvelle
Mafate : Tour de l'îlet de la Nouvelle
Mafate : Tour de l'îlet de la Nouvelle

Nous voilà sur le chemin de retour, nous passons devant l’héliport de Mafate : en fait il s’agit d’un lieu de stockage de grands contenants. Là gisent aussi des toiles éventrées et des centaines de dodos cassées ou entières gisent par terre. Elles seront vraisemblablement ramassées sous peu… Il faut l’espérer. Nous voilà de retour au centre de l’îlet. Trois épiceries qui font également gîtes sont côte à côte… Nous nous arrêtons à l’une d’elle : le stock est bien maigre. Et pour cause, l’hélicoptère de ravitaillement s’est craché quelques jours auparavant et son pilote est mort. La compagnie Bègue n’a pas de chance !

Nous nous installons à l’extérieur et buvons notre thé vert. Des enfants de 2 et 6 ans font du vélo, une dizaine d’ados sont sur le terrain de foot (un grand pré) randonneurs ont monté la tente sur la place devant l’église. Nous retournons au gîte en attendons le repas du soir. Quel calme ! La vie a du charme ici… quand il fait beau.

Quelle jolie balade ! Cela vaut le coup de rester une nuit à La Nouvelle, ne serait-ce que pour faire cette promenade.

Mafate : Tour de l'îlet de la Nouvelle
Mafate : Tour de l'îlet de la Nouvelle
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Published by Jacqueline Dallem - dans randonnée
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