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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 11:07

1ère étape

Du parking au Bassin Vital : 35 minutes

 

Sous la houlette de Sylvie et de Marie-Ange, une vingtaine de marcheurs de l'UPTS ont effectué un parcours physique aux vues superbes sur les hauteurs de St Paul. 


Préférant la solution du co-voiturage, économique et plaisante, les participants se sont tous retrouvés sur le parking au départ de la randonnée menant au Bassin Vital.


Pour y accéder depuis St Pierre,  quitter la route des Tamarins à la 1ère sortie de St Paul, passer sous la 4 voies à gauche direction « Grande Fontaine » et reprendre à gauche « Tour des Roches » La petite route goudronnée longe sur la gauche une zone humide riche en plantes aquatiques : étendues de papyrus, de songes… elle passe devant un moulin à eau avant d’atteindre un petit parking ombragé par des bambous. De là, on aperçoit l’inscription « Bassin Vital » peinte en blanc sur un tronc d'arbre (ou un rocher ?) et devant nous se déploie le rempart qu’il va falloir gravir. 

 

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Le bassin Vital se situe au milieu de ce parcours. Bien équipée ( chacun a prévu des chaussures de marche, un couvre-chef, un bâton de marche, 1,5 litre d’eau, de la crème solaire) la troupe se met en route. Dans la ravine Bassin, nous suivons le fléchage jaune et blanc.

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D’abord le chemin est confortable, continue en pente douce puis grimpe en lacets au milieu de la végétation, parfois une trouée permet de voir le littoral ou le rempart.


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Au bout d’un quart d’heure d’effort, on peut se retourner pour voir la Baie de St Paul, le Cap La Houssaye, on distingue même un temple indien au milieu de la végétation.

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La montée devient plus âpre au milieu d’une végétation clairsemée, arbres aux troncs frêles, quelques espèces plus âgées. 

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Par terre des attes (ou pommes cannelle) non parvenues à maturité qui ont l’air de pommes de pin violettes,


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une randonneuse récolte des graines pour en faire des bijoux.


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On voit nettement le Cap La Houssaye et la tranchée couverte de la route des Tamarins.

 

Nous sommes à la bifurcation qui descend vers le Bassin Vital.  Certains de nous y descendent, en enjambant de gros rochers, d’autres attendent pour poursuivre l’ascension vers le Hangar. Cette étendue d’eau est d’un beau vert : sa surface est couverte de lentisques d’eau.

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Comme il n’a pas plus ces derniers temps, nous n’avons pas la chance de voir des cascades, mais le calme de l’endroit invite à la rêverie.

 

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Des pigeons nichent dans les anfractuosités des roches, on entend un cri que certains attribuent à une poule d’eau, d’autres à une grenouille… Nous n’aurons pas le temps de vérifier, les sportifs nous attendent pour la suite de l’expédition. Nous aurons le loisir de revoir cette cuvette d’eau  un quart d’heure plus tard, depuis le point de vue. Mais pour le promeneur peu habitué aux forts dénivelés, il peut redescendre vers le parking en empruntant le chemin à droite, toujours balisé. (à suivre)

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 07:57

Partis de la Pointe du Tremblet, cela fait deux heures que nous marchons.  

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Là aussi se complaisent les dieffenbachias, qui font de jolies taches vert blanc dans le décor.

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Parfois ce sont des herbes hautes qui mouillent le bas de nos pantalons. Bientôt, sur les coulées de laves apparaissent des surfaces de manioc bord de mer (scaevola taccada), qui sont en fleur ou en fruits...

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Le vert sombre des  feuilles de songe ( colocasia esculenta) se découpe sur l’herbe plus claire. Ces songes-là ne sont pas comestibles.

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 Plus rarement on aperçoit un latanier.

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Puis c’est le règne du filao (casuarina equisitifolia), « casuarina » parce qu’il rappelle le « casoar » oiseau australien aux plumes filiformes. Il croît dans les endroits les plus surprenants, dans les anfractuosités de basalte, et même sur mes coulées le plus récentes.

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La traînasse aussi fait partie de ce monde végétal. Je repère à ma droite un bouquet de plantes grasses que je photographie et Lauricourt  de m’expliquer à notre arrivée qu’il s’agit là de la saliette (psiadia retusa) de la famille des asteraceae. 

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A la Pointe de la Table, un  panneau indique qu’1,3 km nous sépare du Puits  Arabe. Le sentier est balisé, des panneaux explicatifs le jalonnent.

Les quarante dernières minutes, le chemin est bien plus confortable, Nous marchons sur la coulée de mars 1986 : des laves de 1000°C se sont déversées dans l’océan, la coulée est devenue une rivière de pierre, elle a agrandi l’île  de 25 ha. La Pointe de la Table s’est avancée de 200 m dans l’océan.

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On marche sur de la lave cordée, filaos et pandanus ombragent le parcours. Sur les roches noires des pêcheurs ont installé leurs cannes. Malgré la violence des vagues qui se fracassent contre la côte, on aime s’asseoir au bord de l’eau en espérant avoir une prise. Le chemin longe des orgues basaltiques  à plusieurs reprises.

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Il fait bon se promener en ce mois de juillet, le soleil est moins chaud. En été à ces heures de la journée, les rayons qui frappent la roche noire rendent la balade pénible. 

Des marches ont été taillées dans le basalte. Nous ne sommes pas loin de notre point de chute.

Les premiers arrivés attendent le reste du groupe sous un kiosque. Puis tous prennent la direction de Mare Longue pour rejoindre le restaurant où l'Association a coutume de se retrouver après les excursions dans le Grand Sud.

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 14:10

Avant-hier, samedi 28 juillet, j’ai participé à la sortie botanique organisée par l’Association Palmeraie-Union. En dépit des vacances, Thierry Hubert, président, et organisateur de cette journée a réussi à rassembler une quinzaine de personnes dont deux enfants de 6 et 10 ans, tous bons marcheurs.

Récit de cette sortie

Nous nous retrouvons au Puits Arabe vers 9 heures, y laissons plusieurs voitures et nous rassemblons dans 3 véhicules pour rejoindre le Tremblet ( après la Ravine Citron).

palmiste cochon 1

Lauricourt, un des animateurs de la sortie, fait entrer le groupe dans un sous-bois près du parking, où s’élèvent, au milieu de pandanus et de sapotiers,  deux palmiers endémiques de la Réunion : des palmistes –cochons. Deux stipes (troncs) grêles  de couleur grise s’élancent vers la lumière, ils doivent être âgés d’une cinquantaine d’années.  Chaque année, ces palmiers gagnent 50 cm.

                 palmistes cochons

Pourquoi « palmiste-cochon » ? Souvent, à la Réunion, on donne cet attribut aux plantes que l’homme ne pouvait consommer et qui n’était bonne qu’à nourrir les cochons. Qui n’a jamais entendu parler de patate-cochon (cette liane qui pousse sur les plages comme la patate à Durant) ? on a aussi des goyaviers-cochons …Le choix de ce nom vernaculaire selon Karl Telegone aurait une autre origine liée à la forme de sa graine qui présente une petite queue évoquant l’appendice caudal du porc, la pulpe du fruit aurait été consommée autrefois par les enfants. Le palmiste-cochon est aussi appelé « palmiste poison », en rapport avec les vertus vomitives  du chou de palmiste. Son nom latin est « hyophorbe indica ».

Il serait assez commun dans la nature. Si on plante les graines du palmiste-cochon, on peut obtenir des graines de couleurs différentes  (rouges, blanches…) et des fruits de différentes grosseurs. Certains peuvent avoir la taille de combavas.

Nous partons ensuite  sur le sentier du littoral en direction de St Philippe, et une pluie torrentielle s’abat sur le groupe. Malgré la boue, les passages glissants et les petits dénivelés, la joyeuse troupe ne se décourage pas, récompensée par la beauté de la végétation et les vues sur la côte sauvage.

          paysages

On marche au milieu des fougères dont la fameuse « patte de lézard »  dont le nom latin est phymatosorus scolopendria.

On peut aussi observer le « gâte ménage » plus discret   et la ctenitis cirrhosa dont la fronde peut dépasser 1m de long dont le limbe peut posséder jusqu’à 25 paires de pennes.

fougère phymatosorus scolopendria

 Le tabac-bœuf (clidemia hirta)  est omniprésent. Cette mélastomatacée, dont les feuilles luisantes aux nervures bien marquées sont très jolies, aurait été introduite en 1994, une peste végétale !

 Nous progressons  sur des rochers moussus, sur les tapis mous de feuilles humides des vacoas. Vingt minutes après notre départ nous entrons dans une zone colonisée par la nephrolepis abrupta, cette fougère à courtes et larges pennes, qu’on trouve dans les anfractuosités des coulées, même les plus récentes.

fougère nephrolepsis abrupta 1 fougère nephrolepsis abrupta 2

                                nephrolepis abrupta

 Parfois on escalade de gros galets moussus, certains d’entre nous ramassent des goyaviers très mûrs tombés à terre, d’autres hésitent craignant la leptospirose.

                          sentier

goyaviers à terre goyaviers fruitsLes Les troncs rouges tachetés des pieds de goyaviers (psidium cattléianum) jalonnent une grande partie du parcours.

pieds de goyaviers

Les vacoas (pandanus) aux racines aériennes ont des allures parfois insolites.

pandanus

                  sous les vacoas 1 sous les vacoas 2

De temps à autre, on rencontre un bois de natte. A plusieurs reprises, il faut traverser de petites ravines bien alimentées par les pluies récentes.

                   petite ravine 

(à suivre)

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 15:03

 

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Lors de ma promenade ce samedi 14 juillet sur le chemin de Coteau Sec, avec mon amie Micheiine,  nous avons pu contempler d’en –haut, le village de l’Entre-Deux, d’où nous étions parties,  le Tampon, le littoral de St Pierre à St Louis, le Bras de Cilaos et l’Ilet Furcy, les sommets (Taïbit, Dimitile, Piton des Neiges...)

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J’ai été agréablement surprise par le nombre plus important de vues dégagées qu’on avait eu soin de ménager çà et là depuis ma dernière rando sur ce parcours.

 Petite déception cependant parce qu’au début du parcours, au niveau des courts de tennis, le panneau indiquant la montant vers la crête a disparu, et on a tendance à emprunter un sentier qui descend au lieu de continuer sur celui qui grimpe entre les arbres.  Le bon sentier surplombe deux nouvelles constructions dont un kiosque.

 Pour en revenir aux panoramas, le regard porte très loin. On distingue bien le piton Hyacinthe,  la Tour des Azalées du Tampon, et en regardant vers Montvert, on s’étonne d’une étendue grise assez importante qui se découpe au milieu de champs de canne, surface qu’on croit bétonnée.

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Sont-ce des serres ? Est-ce un parking ? Un zoom sur la photo nous dira de quoi il retourne...

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... un parc de panneaux solaires

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 13:49

Etape n°3 De Piton Ste Rose (coulée de 1977) à l’Anse des Cascades

Durée : 1h45

Nous repartons de la coulée de 1977 de Piton Ste Rose pour une promenade de santé d’environ 1h45. Les plus rapides d’entre nous couvriront la distance en 1h 30.

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C’est une belle balade à faire en famille. L’idéal est de partir avec deux véhicules : laisser une voiture à l’Anse des Cascades et partir ensemble de Piton Ste Rose. Ou encore faire deux groupes, chacun partant d’un point pour rejoindre l’autre et au point de rencontre  (milieu du parcours) échanger les clés de voitures.

 Nous n’avions pas ce problème parce que le bus affrété par “les Jolis Pas” nous attendait à notre destination.

 Le sentier du littoral Est est facile, mais nécessite tout de même une bonne condition physique. Parfois le chemin est plat, traverse des zones boisées, mais il arrive aussi qu’il faille passer sur de gros galets, ou se hisser sur des rochers. Cette promenade vaut le coup, ne serait-ce que pour les paysages superbes qu’on traverse, la vue qu’on a sur l’océan.

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Parfois on s’attarde sur la falaise pour filmer le vol d’un paille en queue.

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Parfois, on découvre une fleur…un fruit… on ramasse des feuilles de vacoa… Pas le temps de s’ennuyer.

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Bientôt on croit apercevoir un kiosque. Eh non, ce n’est pas un abri, encre moins un belvédère, mais un sanctuaire édifié là par une famille qui a perdu un de ses proches.

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Aux 2/3 du parcours, on marche sur des roches noires inégales, dures et tranchantes, il s’agit de ne pas tomber dessus. Bientôt, on est en vue d’une crique qu’on surplombe et on croit être arrivé, mais dans le creux, on a devant soi une belle montée (rondins de bois en guise de marches). On se dit “voilà il ne reste plus qu’à redescendre”, mais une autre montée se présente…

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Il faut avouer que sur la fin, on fatigue. A Piton Ste Rose, nous avions déjà 4h30 dans les baskets… Et ce dernier tronçon … nous fait transpirer.

 On reconnaît enfin la marine avec ses grands palmistes aux pieds d’éléphants. L’endroit est pris d’assaut le dimanche par les familles : on sent le délicieux fumet des carris, les enfants jouent avec les parents… 

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J’ai l’impression qu’on me dévisage. Je comprendrai très vite pourquoi : il paraît que je suis rouge comme une pivoine. Forcément, avec cette chaleur.  J’ai bien bu 1 litre et demi d’eau, j’aurais pu en avaler 3. Une bonne dodo me ferait le plus grand bien.

 Sur le muret de la marine, sont assis  les premiers arrivés qui se réhydratent avec les boissons qu’ils sont allés acheter au bar.

De là, on voit  les cascades, bien alimentées en cette saison. Un petit groupe décide de se rafraîchir avec l’eau de ces cataractes. Des jeunes se douchent, ignorant le panneau mettant en garde contre les chutes de pierres.

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Une fois que tout le monde est là, il  nous faut rejoindre le car qui nous attend sur son parking. Vers 16h, nous partons.

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En revenant au Tampon par la route du littoral, nous croisons  des familles qui cueillent des goyaviers au bord du chemin. Nous traversons les coulées et manquons à plusieurs reprises de prendre un motard dans le pare-brise. Certains motards, complètement déjantés, coupent allègrement les virages en revenant de la Messe de l’Entre-Deux. Et à hauteur de la Rivière Langevin, nous devons patienter. C’est l’heure du retour des pique-niqueurs du dimanche. Il est 17h45 quand le bus nous dépose au Tampon. Une belle journée, et sous le soleil...

Nous l'avons échappé belle : depuis deux jours sommes en "vigilance fortes pluies" et ça tombe bien... 

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 14:40

Etape 2 :

De la Ravine Glissante à Piton Ste Rose (environ 3 heures)

 Nous voilà sur la RN2, sur laquelle nous marchons, en direction du sud, pendant quelques minutes.  Nous passons au-dessus de la “Petite Ravine Glissante” , laissons à notre gauche devant une épicerie, une discothèque.

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A notre droite s’élèvent les ruines d’une ancienne usine sucrière, vraisemblablement celle de la Ravine Glissante, une usine qui a été vendue par la famille De Villiers à un engagé nommé Mourouvin. Mais, comme toutes les usines de l’île ( à l’exception de deux), l’usine est  arrêtée, et sa restauration est au programme de la Cham.

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 Au bout d’un quart d’heure, nous bifurquons à gauche le long d’un stade et tentons de rejoindre le sentier qui doit border le littoral. La descente est escarpée, on se fraye un passage au milieu de hautes herbes et de fleurs.

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Nous devrons parfois  écarter de hautes cannes.

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Au bout d’une demi-heure de marche, nous nous arrêtons pour attendre tout le groupe. Il faut se couvrir ou se bomber d’anti-moustique.

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Jean Paul nous fait remarquer qu’on trouve ici des pousses d’ananas-diable, un ananas rouge. Nadège prétend qu’on ne peut manger le fruit, JP au contraire dit aimer sa saveur, même si ça pique.  Quelques mètres plus loin, Nadège repère un “endormi” dans une haie.

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 Les vues sur la mer sont superbes. Des vagues se fracassent contre la roche noire sous un ciel bleu. La patate à Durand, cette liane verte aux fleurs mauves, et le manioc bord de mer abondent.

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La plupart du temps le sentier est facile, parfois, il nous faut escalader la roche. L’ombre des vacoas et des filaos nous est agréable.

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Cette fois – ci tout le groupe s’est arrêté, non pas à cause d’un propriétaire indélicat, mais pour observer un énorme caméléon turquoise qui enjambe les herbes du sentier. Je le photographie, “sans flash” évidemment, sinon, la pauvre bête risque de devenir aveugle et de ne plus pouvoir se nourrir : ce serait la mort assurée.

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Jean Paul le prend dans sa main, pour le remettre dans les branches.  L’animal n’a pas l’air content et ouvre sa gueule. Impressionnant ! Bien que le caméléon soit un prédateur des “mouches à miel” (abeille), on le protège.

Pause -déjeuner sous les vacoas  devant l’écran magique de la houle qui bouillonne…

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Après ce repos bien mérité, nous repartons. Et là une fois de plus, un superbe caméléon de ses yeux globuleux nous regarde passer.

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Nous continuons notre balade, quand une partie du groupe marque une fois de plus une halte : que regardent donc nos amis ?

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C’est le spectacle d’un souffleur qui les scotche ici. Ce phénomène du “souffleur” est toujours spectaculaire : l’eau s’engouffre sous la roche et sous la pression d’une déferlante, cette masse jaillit tel un geyser de l’anfractuosité.

Notre sentier bientôt débouche sur une plage de galets, rien ne signale qu’il faut descendre sur cette grève, battue par les flots, mais nous avons en mémoire ce passage acrobatique ( randonnée du 23.11.2009)

Jacky et moi partons en reconnaissance, et nous trouvons un peu plus haut les marques blanches qui délimitent le sentier. La troupe suit… le passage des galets est périlleux : ils sont inégaux, ça glisse et les hautes vagues qui s’échouent là ne sont pas rassurantes.

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Une fois sur les scories de la coulée de 1977,  nous sommes plus tranquilles, mais l’air est chaud, la roche noire attire les rayons, et la végétation ici est rare, même si la nature reprend progressivement ses droits. On se demande comment les filaos peuvent prendre racine, comme ça dans le basalte.

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Nous aurons mis plus de 3 heures depuis la Ravine Glissante jusqu’à Piton Ste Rose. 

  Personne ne se sent le courage de faire un crochet par Notre Dame des Laves, parce qu’il nous reste encore 1h45 jusqu’à  l‘Anse des Cascades (à suivre)

 

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 15:55

1ère étape : De Ste Rose à la Ravine Glissante (1h15)

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Dimanche, nous étions une vingtaine de marcheurs du Club de rando “Les Jolis Pas” à rallier la marine de Sainte Rose à celle de L’Anse des Cascades.

6h30 de marche pour des jambes aguerries et des petits mollets très courageux. Les deux petites filles d’Yvan et trois ados faisaient partie de l’expédition ! Un beau challenge pour ces 5 jeunes qui ont relevé le défi.

 Partis en bus du Tampon vers 6h20, nous avons pris la route des Plaine et avons été déposés à la marine de Ste Rose. Là, sous les énormes “sang dragons” faisant face au bar, nous avons pris en commun le petit déjeuner, préparé par Sylviane H.

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Tranquillement, la petite troupe se met en route, Jacky fermant la marche.

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Le chemin est large, la végétation luxuriante. Il fait chaud, une chaleur humide, une chaleur bien… tropicale.  A notre droite, des épis rouges surmontés de panaches blancs. Des longoses ?

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Par terre quelques fruits jaunes ressemblant à des pommes. Jacky explique : ce sont des “pommes jacot”. Nous essayons de les ouvrir mais la peau est dure. Nous n’y goûterons pas. D’ailleurs sont- elles comestibles ? ( ce sujet fera l’objet d’un autre article)

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Comme il a dû pleuvoir ces derniers jours, le sol est jonché de grains jaunes de pimpins, de minuscules grains rouges de la “liane cascavelle”.  Si nous voulons arriver avant la tombée de la nuit, nous devrions peut-être rejoindre le groupe de tête.. Nous photographions encore les énormes bambous, les lianes poc -poc, des vacoas aux formes insolites…

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Une petite demi-heure après notre départ, notre groupe s’immobilise.

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Là, oh surprise ! quelques randonneurs  sont en pourparlers avec une dame peu commode qui a installé des rubans rouges et blancs et des panneaux, à deux mètres de sa clôture ( derrière laquelle aboient ses chiens) Elle a installé cette ligne entre la falaise et son terrain, prétextant que sa propriété finissait à ces bandeaux :  il ne resterait donc qu’un mètre entre l’a- pic de la falaise et les rubans : les enfants sont peu rassurés, il nous faut prendre leur main et marcher à la queu-leu-leu.

                P1070471 et surtout "se taire"

Certains s’excuseront auprès de cette “gente dame”, pas gente du tout, même agressive. Quant à moi, je lui rappelle que la “loi du littoral” existe, ce qu’elle ne semble pas comprendre.

Incroyable : ce sentier de pêcheurs qui longe la côte sauvage  aurait donc été oublié des pouvoirs publics… et pourrait donc  être entravé par des propriétaires sûrs de leur bon droit  ? Les lois pour la Réunion sont-elles donc différentes de celles de la métropole ?

Les “randonneurs “seraient donc des êtres nuisibles, parce qu’ils ennuient les chiens de la dame en passant trop près de sa propriété ? N’oublions pas que les randonneurs aiment l’île, et aiment la faire connaître. Avouons que ce genre de situation donne aux touristes une image vraiment très négative de  l’île  La commune de Ste  Rose osera-t-elle se pencher sur la question ?

Puis nous continuons notre balade. A notre gauche, des fruits typiques du “bonnet de prêtre” jonchent le sol, certains sont déjà enracinés et un petit arbre y pousse.

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Nous  longeons l’océan à l’ombre des filaos, puis des vacoas. Bientôt, nous  traversons une petite passerelle rouillée qui mériterait d’être retapée.

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Des philodendrons s’agrippent aux arbres.Nous voilà  dans une clairière, au bord de l’océan. C’est l’ aire de pique-nique de “Cayenne”. Sous un kiosque, une fillette et son papa jouent aux dames avec des pions originaux : la fillette joue avec des graines de badamier, son père avec des graines de pimpin.

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Sur ce site, un panneau explicatif sur une plante rampante du littoral : la lavangère (delosperma napiforme).

Nous y faisons une petite halte pour nous reposer et profiter de l’air marin,

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puis nous  longeons la Ravine Glissante, dont le passage est interdit, en raison de la possible montée brutale des eaux  liée à la proximité du barrage hydraulique.

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Nous aurons mis 1 heure 15 depuis la marine de Ste Rose. ( à suivre)

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 16:39

Dimanche, nous sommes remontés à la Plaine des Cafres pour cueillir des tiges d’agapanthes et nous nous sommes dit que nous pourrions pousser jusqu’à Grand Etang.

Nous traversons Bourg Murat, puis la Plaine des Palmistes et après le pont Payet à gauche direction Grand Etang. La route qui y mène est très étroite, il vaut mieux rouler au pas, surtout le week-end parce que c’est aussi une destination  de pique-nique.

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De rares cases  ont été construites en bord de route.  Même là, ils ont trouvé moyen de mettre des ralentisseurs. De hauts arbres au tronc rouge nous interpellent : en fait, ce sont des mousses qui se sont fixées sur l’écorce.

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Le long de la chaussée poussent aussi , à l’état sauvage, des pervenches de Madagascar qu’on appelle aussi ici “roses amères”. Nous remarquons aussi des cannes à sucre rouges, de celles qu’on ne voit plus guère. La route se termine à un parking. Des familles occupent tous les kiosques. Nous sommes au coeur de la forêt primaire.

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Nous  installons le pare-soleil sur le pare-brise, et partons en direction de l’étang en suivant le fléchage. En ferons-nous le tour ? Nous croisons des promeneurs qui nous préviennent :” On passe souvent dans la boue, et l’étang a débordé sur le chemin, là il faudra déchausser.”

Pour commencer, pendant dix minutes, nous montons sur les galets inégaux jusqu’à la croisée des chemins.

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A droite, au niveau d’un kiosque, un panneau indiquant le point de vue. Nous décidons d’y grimper, encore dix minutes  pour monter sur un chemin de scories rouges, creusé d’ornières : la pluie a bien raviné …

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Des goyaviers et des arbres de la forêt primaire, des fougères… et même des papillons qui se laissent photographier.

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Le point de vue n’est pas très ample, on voit malgré tout un bout de l’étang et au fond quelques cascades. Trois énormes fils électriques pendouillent au-dessus de l’étang,- quel gâchis, on aurait pu les faire passer  ailleurs-.

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Au lieu d'emprunter le petit chemin qui descend dans la végétation vers l’étang, nous préférons retourner jusqu’à la croisée et descendre là.  Bientôt nous voyons un petit ilot au milieu de l’eau.

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L’étang est cerné de montagnes boisées. Le paysage est magique.

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                      Situé à 525 m, il est l'unique lac d'origine volcanique de la Réunion

 

Nous voilà sur le sentier qui contourne l’étendue, et choisissons de continuer à droite, pour être à l’ombre. Au fur et à mesure, les cascades deviennent plus distinctes et plus nombreuses, de trois, leur nombre passe à six.

Les chants d’oiseaux nous accompagnent : de temps à autre nous apercevons un tec –tec, un cardinal et entendons le merle péi. Parfois un crapaud saute dans les herbes.

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Quelques passages sont délicats, on manque de s’enfoncer dans la boue,

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mais nous continuons… jusqu’à ce passage dissuasif : 30 mètres à parcourir, avec de l’eau jusqu’aux genoux.

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Comme nous avions oublié nos chaussures “subaquatiques” et n’avions pas envie de nous déchausser, nous avons préféré rebrousser chemin. Mais deux randonneurs et trois jeunes ont relevé le défi.

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Finalement, nous croiserons trois joggeurs qui nous certifient que c’était bien le seul passage difficile, on aurait pu faire le tour de cette retenue sans problème. Il se met à "fariner", il faut mettre les appareils photo à l’abri. Finie la balade ! Ce n’est que partie remise. Nous reviendrons pour ce challenge, mais avec un équipement de circonstance. Nous aurons quand même marché 1h30 dans un cadre merveilleux !

 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 00:06
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Après une demi-heure de descente depuis l’Entre-Deux, nous ( la quarantaine de marcheurs) étions au Pont des Lianes. Le groupe s’est installé 300 mètres en amont.

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Pendant que les marmailles barbotaient dans les bassins sous l’œil vigilant de leurs parents, une douzaine de marcheurs du Club des Jolis Pas a décidé d’entreprendre l’exploration des gorges de cette rivière. Depuis ce pont,  il faut remonter le cours de la rivière, encore marcher une heure dans les galets souvent inégaux, ou dans les eaux tumultueuses de la rivière, et se frayer parfois un passage dans la végétation pour atteindre ce site.

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Comme nos chaussures étaient étanches, et que l’aventure était décrite comme peu compliquée avec quelques passages obligés dans le cours d’eau, nous avons pris le parti de rejoindre le groupe.


Une véritable expédition : là, pas de fléchage, pas de balise blanche, il faut se fier à son intuition. Un semblant de chemin de sable gris disparaît sous les roches, ou se perd dans la rivière et là il faut oser la traversée. Heureusement qu’il n’a pas plu ces derniers jours.
Mais plus on monte, plus le courant est fort.

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Nous franchirons la rivière à plusieurs reprises. L’eau est chaude. Cette progression dans l’eau nous déplaît moins que le parcours sur les gros galets. Le caractère sauvage des lieux, son aspect inexploré, sont un ravissement pendant tout le trajet.

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Nous sommes enfin récompensés de nos efforts. Au bout d’une heure, nous sommes devant des formations rocheuses spectaculaires : orgues basaltiques, arches, cavernes.

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Attention, parfois l'eau du barrage est lâchée. Se renseigner avant d'entreprendre cette expédition. Prévoir chaussures étanches, et de quoi se désaltérer ou se restaurer.

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 21:42

Ce dimanche, une quarantaine de personnes ont participé à la sortie "marmailles" des Jolis Pas. Au programme : la descente vers le Bras de la Plaine depuis l'Entre Deux. Et bien sûr "la dégustation de la galette des Rois."

Très alertes,  les jeunes et les moins jeunes ont dévalé le sentier pendant une demi-heure environ avant d'atteindre le Pont des Lianes. Puis, toute la troupe a rejoint  le lit de la rivière pour la remonter par la rive gauche.

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La petite fille de Betty et Jannick s'est arrêtée pour achever la construction d' un cairn avec son grand-père.

Il a fallu se déchausser pour rejoindre la rive opposée.

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Et là, tous se sont installés à proximité de bassins artificiels retenus par de gros galets.  Les petits et les grands se sont divertis toute la journée dans la bonne humeur, sous un soleil très généreux.

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L'occasion pour Yvan d'expliquer à ses petites-filles qu'il faut se mouiller les bras et la nuque avant d'entrer dans l'eau.

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Les enfants ont pris plaisir à patauger, à construire des barrages,  et à chercher des tétards

Vers 14 heures, tous ont eu une part de la délicieuse galette à la frangipane, découpée équitablement par Hélène. Les rois et reine d'un jour ont coiffé leur couronne.

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