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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 10:42

Jamais on ne rend trop hommage aux personnes qui travaillent pour leur commune et pour la postérité : cette fois encore, sur le site de l’ancienne sucrerie de la Ravine Glissante, j’ai rencontré des contractuels très occupés.


Debrouissaillage-Ravine-Glissante-2.JPG

Ils avaient pour tâche de débroussailler le terrain. Ils avaient tous obtenu un « contrat aidé » de la municipalité et semblaient heureux de participer à l’entretien de ce site dont la cheminée est classée Monument Historique depuis 2002.

debroussaillage-Ravine-Glissante-4.JPG

 

Ces contrats de six mois renouvelables, mais qui ne vont pas au-delà de 3 ans, leur permettent de se sentir utiles et d’avoir un revenu en travaillant près de chez eux. Très important, le fait de travailler chez soi.  On sera bien obligé un jour de reconsidérer les emplois qui nécessitent les déplacements et favoriser la proximité (cela évite les déplacements qui occasionnent des frais supplémentaires, des bouchons, des problèmes familiaux et du stress…) Autrefois, les patrons d’usines textiles  à Mulhouse et charbonnières  en Lorraine avaient bien compris qu’il fallait garder les ouvriers et les employés près de l’entreprise ;  les   corons et les familistères du Nord aussi étaient implantés non loin du lieu de travail.


Debroussaillage-Ravine-Glissante-2.JPG

Ils se sentaient très impliqués. Ce n'est que lorque le chef d'équipe leur a signifié la pause méridienne qu'ils ont quitté leur activité : l'un a même rapporté un outil, trouvé dans les ruines : un grosse clé rouillée datant des riches heures de la sucrerie.

Ils ont de chance ces hommes de la région de Ste Rose d’avoir obtenu ce contrat, mais à l’échéance de ce dernier… peut-être un travail saisonnier, ailleurs ?


Debroussaillage-Ravine-glissante-3.JPG

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 20:36

L' ouvrage Regard d'un Créole sur la France écrit d’après le « Journal de voyage d’Henri-Paulin Panon-Desbassayns » voyage effectué du 20 décembre 1784 au 17 juin 1786 a été présenté par son auteur au Centre Culturel Lucet Langenier le jeudi 2 août.

                         J.P La Selve 3

 Jean Pierre La Selve, invité par L’Académie de l’Ile de la Réunion (fondée en 1913) et le Pôle Valorisation du Patrimoine de Saint Pierre, a apporté à une assistance captivée un éclairage intéressant sur « ce tourisme en France » relaté dans les écrits de ce personnage, époux de Mme Desbassayns. Un éclairage sur les motifs de ce déplacement : visite à ses enfants qui étudient à Sorèze, voyage d'affaires, découverte des villes (Lorient, Paris, Toulouse…) retrouvailles de cousins…

                JP La Selve

Pour cet homme, qui  voyageait en voiture de poste, tout est source de curiosité : une vache qui donne 20 litres de lait, alors que les siennes en produisent le dixième ;  des blancs qui travaillent sans rémunération (la corvée) ; du beurre en mottes... Il y découvre aussi le monde de l’art (sculptures dont la Vénus Callipyge), l’architecture, la musique (l’opéra) et les  instruments. Dans ce journal, il parle des rencontres, de la cuisine, de l’éducation, des loisirs… d'un univers que les insulaires ne connaissent pas.

Avant de rentrer au pays, il fera d ‘ailleurs provision de grègues, achètera deux pianos et une harpe… mais il rapportera surtout ces textes, documents précieux pour comprendre ce qui se passe en France à cette époque et pour entrer dans la psychologie d’un Créole de l’époque.

A l’issue de cette conférence qui a duré plus de deux heures, J.P. La Selve s’est entretenu avec le public et a dédicacé à qui le souhaitait son livre publié aux Editions Azalées.

                                  JP La Selve 2

L’auteur, à la fin de son ouvrage, rend hommage "au remarquable travail de restitution et de documentation accompli  avec une grande précision par Mme Annie Lafforgue, Mme Christine de Villèle et Jean Barbier, responsable de l’édition du Petit Journal par le Musée Historique de Villèle en 1990, une édition qui met à disposition du grand public les différents carnets de voyage de M. Desbassayns". C’est grâce à ces documents que Jean Pierre La Selve a pu entreprendre ce travail universitaire.

                       JP La Selve 1 

« Porter un regard créole sur le France » ou « porter un regard de zoreil' sur la Réunion » comme je le fais dans ce blog, au quotidien,  procède de la même motivation : écrire pour faire partager un vécu marquant qui vous construit (à la seule différence que les lecteurs en 1784 ne devaient pas être très nombreux)

 Ce qui me frappe dans ces conférences culturelles, c’est que le nombre de créoles qui y assistent est relativement faible. Pourquoi ? à mon avis, c’est que le sujet ne les intéresse pas, et ils ne souhaitent peut-être pas raviver le souvenir des « gros blancs » propriétaires terriens. Ce pourrait être une explication.

 

 

 

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 14:37

Ce matin, au marché du Tampon, je revois, assis derrière des cagettes de légumes vides, sur lesquelles sont empilés des livrets, ROBY,  ce marin au long cours, qui a mouillé en rade de St Pierre en avril 2012 après 11 mois de voyage.

     Autrefois pâtissier au Tampon, il avait dû abandonner sa carrière pour se soigner. Atteint d’un cancer, l’homme a voulu relever un défi : il est parti en métropole chercher son embarcation  « Fureur de Vivre » pour la ramener à la Réunion.

Cet Alsacien avait emporté à bord des vivres, entre autres 40 kg de choucroute, 5 kg de foie gras, 30 kg de pommes de terre, 10 kg de riz… 600 cannettes de bière, 100 litres de vin de Cahors, du Crément d’Alsace, du Sylvaner…

Parti le 6 mai d’Istres (Bouches du Rhône) il est revenu dans son « île magique » après un voyage qui a duré onze mois. Dans son petit carnet de voyages qu’il a intitulé « Un défi, un but, un destin » il raconte quelques moments importants de son périple (Détroit de Gibraltar , Canaries, Cap Vert, île de Saal, Brésil, Afrique du Sud, Madagascar, St Pierre de la Réunion)

                    Roby Reinhardt

Dans ce recueil qu’il a préfacé de façon admirable (c’est un hymne à la Réunion !) et qu’il a agrémenté de nombreuses photos, il rend hommage à tous ses sponsors et à ceux qui l’ont aidé à réaliser cette expédition au cours de laquelle il a même essuyé un cyclone (Giovana).

Roby m’a dédicacé son livre et  m’a invitée à passer le voir sur son voilier au port de Saint Pierre. C’est avec plaisir que je répondrai à cette invitation.

Roby Reinhardt 2 

Lien avec son site

http://Capsurlareunion-space-blogs.com

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 20:25

Rencontre avec des bûcherons dans le Cirque de Cilaos 


 P1100834

Ce matin, nous avons grimpé vers l’îlet des Salazes, en partant de la route de l’Ilet à Cordes.  En chemin, nous avons bavardé avec un Cilaossien qui se rendait à l’îlet de l’Echelle. L’homme nous a fait part de sa déception quant à la déforestation actuelle de ce versant du cirque. Il prétendait que l’ONF et la Maison de la Montagne coupaient les pins mais aussi le bois de bombarde où les abeilles ont leurs essaims.

Pour en avoir le cœur net, Monique, Pierre et moi nous avons poussé jusqu’au bruit des tronçonneuses. Effectivement l'ombre se faisait de plus en plus rare : de grands pins tronçonnés gisaient là, et le point de vue sur Cilaos bien dégagé était exceptionnel.

 P1100838 P1100837

Quatre « bougs » de l’ONF, très sympas, défrichaient la pente, les uns à coups de machette pour enlever ces énormes chocas, peste végétale qui colonise toute l’île, d’autres coupaient des arbres avec la tronçonneuse.

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Le chef, François Dijoux, nous explique que l’équipe a pour mission d’éliminer les espèces envahissantes non endémiques, pour replanter sur ces versants la forêt de bois de couleur, ici on replantera du bois de natte, du bois de fer, des mahots...

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Et quant au bois de bombarde, Médéric  Hoareau, l’homme qui a 26 ans de métier à l’ONF,  nous confie qu’il n’en est rien, que le bois de bombarde est protégé. Ce seraient des braconniers qui seraient les destructeurs de ces arbres. Eh oui, quoi de plus facile, il suffit d’accuser l’ONF de tous les maux et continuer à perpétrer ces méfaits. 

 

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Chapeau bas pour  François, Médéric, pour  Kléber Gonthier et Payet Johnny, ces hommes qui en abattent du boulot, et qui doivent se rendre au travail là où d’autres randonnent pour le plaisir. Il faut une bonne condition physique pour couvrir ce dénivelé d’environ 400 mètres.

                P1100840

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 09:08

Dans la salle de brassage

Sous la conduite de Patrick Gauger, avec une vingtaine de membres de l’UPTS,  nous nous sommes rendus dans la Salle de brassage.

salle de brassage Fischer

C’est là qu’a lieu la première étape de la fabrication de la bière. Dans cette salle,  on procède aux opérations suivantes : le malt réduit en farine est mélangé avec de l’eau (selon des durées et températures bien précises).

salle de brassage salle de brassage 2

                     salle de brassage 3

Près des chaudières en cuivre et des décanteurs, notre guide nous a proposé de goûter le liquide obtenu, pas encore fermenté : une tisane chaude au goût de céréales.

 

Notre guide de nous expliquer ensuite la fermentation.

Dans ce malt, il y a l’amidon et les protéines  (l’amidon est une longue chaîne de sucre) Le brasseur mélange donc le malt et l’eau et dans le malt on a un certain nombre d’enzymes qui découpent ces chaînes d’amidon (de sucre) en tronçons, une fois qu’elles ont fini leur travail, on obtient des sucres fermentescibles (ceux qui se transforment en alcool et en gaz carbonique)  et des sucres non fermentescibles. (qui restent tels quels dans la bière)

 

Nous voilà maintenant à l’étage inférieur sous les énormes cuves de fermentation.

                cuves de fermentation 1

D’un côté « l’âme de la bière » (alcool + gaz carbonique) de l’autre « le corps de la bière »les sucres non fermentescibles. Les chaînes de protéines vont être découpées en petits morceaux par des enzymes qui assurent ainsi la croissance de la levure. La mousse de la bière,  ce sont des chaînes de protéines, c’est de l’azote soluble non assimilable.

Nous avons eu droit à un exposé sur la technique de fermentation. Ainsi, nous avons appris que 90% des bières étaient fabriquées en fermentation basse (la levure descend, le procédé  nécessite une température oscillant entre 8 et 13°)) et 10% en fermentation haute (la levure monte ; la fermentation a lieu entre 19 et 23°, dans ces bières on trouverait des arômes de fruits jaunes comme l’abricot ou la poire)

cuves de fermentation

( à suivre)

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 13:36

 Avec l’UPTS, nous avons eu une entrée dans le domaine de la famille Chan Ou Teung, dont un membre anime le Tai-Chi de l’association.

C’est à Saint Louis, dans la Zone industrielle de Bel Air, derrière le Score, dans les locaux de la brasserie Fischer  que nous avions rendez-vous avec le propriétaire des lieux.

                  P1080256

Nous avons été guidés pendant deux heures dans l’entreprise, par Patrick Gauger, maître-brasseur, natif de Hoenheim, qui faisant valoir ses droits à la retraite, retourne dans son Alsace natale en septembre.

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Depuis 2001, l’homme travaille dans cette brasserie du Sud de la Réunion, au service de laquelle il a mis sa passion et ses connaissances. Il sera remplacé par un jeune ingénieur- chimiste de l’île.

Sur le seuil des bureaux, M. Gauger nous a fait un historique très détaillé de « la Bière », avant de nous emmener dans les halles où on produisait et conditionnait ce breuvage.  Pour échapper aux bruits d'une débroussailleuse, il nous a emmenés dans l’antichambre de son laboratoire, où il nous a expliqué les techniques de fabrication de la bière, les différences entre les bières brunes et blondes, entre la bière pression et la bière en bouteille.

P1080258-copie-1.JPG P1080266 

La bière, c’est du malt (du malt d’orge) de l’eau et du houblon. Le malteur transforme l’orge en malt. Ce malt est acheté en France et en Belgique. Ce qui est paradoxal est que la malterie française est le premier producteur -exportateur  de malt dans le monde et c’est le dernier producteur de bière ! D’ailleurs on consomme très peu de ce breuvage en France en comparaison avec d’autres voisins européens :  la consommation de bière est de 150 litres pour le Tchèque, 100 litres pour l' Allemand !

En 1981  Patrick Gauger a obtenu son diplôme de « malteur-brasseur », l' année sonnait le glas de cette bivalence, notre guide faisait partie de la dernière promotion des brasseurs-malteurs. Depuis cette date,  on est soit malteur, soit brasseur...

P1080271 P1080280

En quoi consiste le travail du « malteur » ?

Le malteur a transformé l’orge en malt en trois étapes : alternativement on met la céréale dans l’eau, sous air, puis encore dans l’eau : une opération qui dure entre 2 et trois jours. De 12 à 15 % l’humidité de l’orge va passer à 45 %. Le malteur imite la nature. Il fait germer cet orge. Dans des piscines remplies d’eau à 1,50 m de hauteur, on pose l’orge à 45% d’humidité. Pendant 5 à 6 jours, on le retourne régulièrement. Quand la germination se termine les enzymes commencent à dégrader l’amidon. Au bout de  cette période le malteur arrête le processus de la germination par le touraillage (le séchage du grain) imaginons une pièce, un double fond et on envoie de l’air chaud par en dessous. L’humidité de 45% passe à 4%, ce qui permet de conserver le malt.

Ce malt-là va être réduit en farine, on laisse ensuite les enzymes agir, découper les chaînes d’amidon et de protéines. Trois semaines sont nécessaires (à suivre)

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 15:12

Il chantait avec le pupître des basses dans le choeur “Villancico” et nous avons appris à mieux le connaître fin 2010 à l’occasion de notre séjour à Madagascar, grâce à l’association “AAHL Association des Amis des Habitants de Lokaro”.

Pendant ces trois semaines, il nous mitonnait des carris, grillait des poissons apportés en pirogues par les pêcheurs, pendant que François et les hommes de Lokaro construisaient la “case santé.” Parfois on tapait un carton, on chantait avec les enfants... Parfois, il s'isolait pour aller voir la mer, et pêcher.

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Jean Michel Emma, qui aimait tant chanter et faire partager sa joie de vivre, est parti aujourd'hui, à l’aube, pour ne plus revenir.

  J’entends encore sa voix résonner  dans la pénombre la veille du jour de l’année 2011 devant tout le village rassemblé sous l’éclairage de quelques ampoules de fortune, quand il accompagnait Donas qui jouait à la kaboch,  quand il dansait et faisait rire tous les enfants en reprenant les refrains.

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Il nous reste de lui le souvenir d’un homme généreux, et les enregistrements de cette voix  puissante et fervente qu’il a prêtée à de nombreuses occasions. Dona eis requiem !

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 10:19

(suite de l'article du 16.03.2012)

Nous nous arrêtons pour  admirer une plantation de palmistes, et l’homme nous raconte qu’il les a plantés pour faire tenir le terrain. Il se souvient encore des plantations de vétiver et regrette qu’on ait abandonné leur culture. 

palmistes Jacques Fontaine 

M. Jacques Fontaine, c’est son nom, autrefois agent ONF, est retraité depuis 4 ans et travaille toujous la terre, il la loue également. D’ailleurs, la plupart des légumes que nous achetons chez la légumière de Trois Mares poussent chez lui.

Palmistes J Fontaine Jeunes palmistes de Jacques Fontaine

Il nous précise que le palmiste met 10 ans à grandir. A la Plaine des Palmistes, on n’a pas mesuré la portée de l’abattage de cet arbre qui avait donné le nom à cette localité.

plantation de palmistes

Comme le palmiste entre dans la composition  d’un plat local très prisé ( et très cher), on a fait du commerce en négligeant l’impact de la déforestation. Le chou palmiste peut être récolté dès la 5e année.

La salade de palmiste et le gratin de palmiste sont toujours proposés dans les restaurants, mais leur culture, et leur abattage et leur vente sont désormais réglementés. Les choux palmistes vendus au marché doivent être marqués d’un poinçon.(pour cette réglementation, voir le lien ci-dessous)

palmiste 

http://droit-finances.commentcamarche.net/legifrance/55-code-forestier/149911/coupe-enlevement-transport-mise-en-vente-et-detention-des-choux-palmistes-fougeres-arborescentes-et-fanjans

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 09:46

    

Grâce à l'UPTS ( et aux contacts de Philippe et Chantal Schaefer), nous étions un groupe  d'une trentaine de personnes à entrer dans ces énormes entrepôts, voisins de l'aéroport de Pierrefonds.

P1150380

 

Alex How-Choong, le président de ce complexe, nous a accueillis mardi dernier pour nous faire visiter les différentes salles de cette entreprise de pointe, une plateforme logistique de 8 hectares.

P1150383Deux halles de 4000 et 6000 m2 sont déjà opérationnelles ( ces deux bâtiments aux murs hauts de 15 mètres et épais de 20 cm ont été élevés en 9 mois en 2009) et une troisième halle de 6000 m2 est en cours d'achèvement. Au final ce seront 30.000 m2 qui occuperont l'espace.

 

C'est le premier entrepôt du Sud de l'île. Auparavant, ce système de stockage étaitP1150403 essentiellement concentré au Port, (pour les entreprises du Nord et de l'Ouest)La nécessité d'en implanter dans le Grand Sud a été reconnue par les pouvoirs publics qui ont souscrit à ce projet. Et la route des Tamarins a évidemment favorisé cette délocalisation. Une quarantaine de clients font appel aux services de Logistisud. L'entreprise ne possède pas de camions, ce sont les clients qui missionnent des transporteurs.

 

Les fonctions de Logistisud sont de réceptionner les produits, de les ventiler sur les étagères, de les entreposer, puis de les préparer. Ainsi le coût pour entreposer 500 kg de produits surgelés revient à environ 70 cts par jour. Tout est informatisé, chaque palette porte les indications nécessaires aux manutentionnaires.

 

Dans les murs de l'entreprise.

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Sur des racks mobiles (automatiques)sur une hauteur d'environ 15 mètres sont entreposées des marchandises destinées à la grande distribution, au CHR de ST Pierre, à des PMI, à des particuliers. Chaque halle a sa température, 4000m2 pour le froid positif, 6000 m2 pour le froid négatif : ainsi, les légumes et fruits sont dans une salle à 15°, d'autres produits nécessitent des températures inférieures à 0°. Vêtus de nos polaires - dont on n'aurait pu faire l'économie- nous avons eu accès à ces salles.

P1150428

 Le groupe de 30 personnes au fil des visites s'est réduit de moitié, certains d'entre nous n'ayant osé bravé ce froid.

 

Avant de faire un séjour dans les TAAF ( terres australes) ce serait une bon entraînement que d'aller travailler comme cariste dans ces halles. Pas étonnant que les recruteurs aient du mal à trouver des ouvriers pour cette tâche. Pour les gens de l'Est qui ne craignent pas les rigueurs hivernales, pas de problème, mais envoyer un Réunionnais dans cette froidure, hum... Notre accompagnateur nous rassure : les ouvriers sont vêtus chaudement, seuls les yeux dépassent de l'anorak.

 

Certains d'entre nous porteurs de lunettes, à l'issue de cette visite, ont dû gratter les verres qui étaient couverts d'une couche de glace.

P1150446

Pour réfrigérer la grande halle, Logistisud s'est équipée et son toit isolé est couvert de plaques photovoltaïques. Cette ferme voltaïque a une puissance de 1,3 Megawatts. Il dispose aussi dedeux groupes électrogènes dont l'un prendrait la relève de l'autre en cas de panne. Nous avons aussi eu l'occasion de visiter la salle des machines.

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A la question concernant l'autonomie, Alex How Choong nous a rassurés : l'entreprise a une autonomie énergétique de 20 jours si le système venait à défaillir. Deux personnes veillent à la maintenance.

 

   Comment travaille-t-on à Logistisud ?

 

P1150412Les gens sont postés. On travaille 5 jours sur 7 soit avec l'équipe du matin ou avec celle de l'après-midi. On gère 5000 à 6000 colis. En général les commandes arrivent vers 12 ou 13 heures. Toute l'après-midi, parfois jusqu'à 3 heures du matin, on prépare les commandes. Dès 2h30 les camions partent effectuer les livraisons. Il faut que les palettes doient prêtes, car chaque retard de livraison implique une pénalité pour le transporteur.

 

 Le jeudi soir, on réceptionne, les marchandises qui arrivent par avion-cargo. Les deux difficultés sont d'actionner des nacelles qu'il faut lever à 10 m du sol,- les caristes n'en sont pas tous capables- et accepter d'entrer dans ces halles froides.

 

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Les points forts de Logistisud sont la gestion des hommes et la gestion informatique.

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La famille How-Choong qui travaillait dans le Vétiver et gérait la collecte des Ordures Ménagères dans le Grand Sud, forte de son expérience, a su donner des garanties aux banques et investisseurs. Et la confiance était, il faut l'avouer, bien placée. Logistisud a encore de beaux jours devant elle ! Merci à Alex How Choong de nous avoir introduits dans son fief.

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 16:37

 

Si les propriétaires aiment vendre leur terrain, d’autres préfèrent le rentabiliser en y aménageant un potager*. Et ces derniers ne rechignent pas à la tâche.

 En me promenant un soir, à Trois Mares,  avec ma voisine Micheline , j’ai découvert un quartier tranquille, un de ceux où on rencontre parfois des gens très sympathiques qui s’arrêtent de travailler pour bavarder avec vous.

Ainsi, jeudi dernier en remontant une rue parallèle au  Chemin Mondon, nous avons croisé un monsieur qui s’occupait d’une immense parcelle où il avait planté toutes sortes de légumes. L’homme y est tous les matins et tous les soirs.

                       P1060506

Etonnée par la beauté de ses salades par ce temps de sécheresse, j’ai eu l’explication : le jardinier a installé un arrosage enterré.

Le potager était magnifique : là étaient plantés des tomates de plein champ, de superbes laitues, du  thym, des oignons verts, du chou, du songe… Pas une mauvaise herbe ! Un alignement parfait.  On aimerait pouvoir venir là faire son marché.

 

*potager : trois définitions...

- jardin de légumes

- un copain de Ti Yab .... (pote âgé)

- en créole, le potager était un « fourneau à charbon à plusieurs feux », le mot serait tombé en désuétude comme son objet

Ai trouvé cette dernière définition très surprenante dans « le Piment des mots créoles » de  J. Albany 

P1060507 P1060505

 

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