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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 09:48

Le 13 octobre 2017, Augustin, gramoun de Grand Bois, s’en est allé, après une pénible maladie. Sa petite case où se retrouve souvent sa grande famille semble désormais vide, mais est toujours empreinte de son aura.

Augustin travaillait autrefois à l’usine sucrière de Grand Bois, où il était jardinier. Il exerçait son métier dans la cour de M. Adam de Villiers.

Très discret, Augustin, l’époux de Renée, appréciait son petit chez-soi et la compagnie de ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, une descendance nombreuse qu’il a eu à cœur d’inviter l’an passé autour de lui  pour fêter un très bel anniversaire de mariage.

Mes pensées vont aujourd’hui à toute sa charmante famille, que j’ai eu la grande chance de rencontrer.

 

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 14:47

Si de nombreux jeunes gens de la Réunion ne sont pas revenus au « péi » après les carnages de Verdun, de la Somme, et d’autres zones de combat, certains sont rentrés avec des séquelles physiques et psychologiques comme bon nombre de leurs compatriotes.

Trop souvent on oublie que la Réunion, cette lointaine île,  a connu comme la métropole les mêmes tourments, et les restrictions liés aux combats.  

Le jour précédant la commémoration de l’Armistice de 1918, grâce à mon amie Elisabeth, j’ai rencontré Anne Marie Rivière (née CLAIN) , une des filles de Léon CLAIN, soldat de la guerre 14/18. Elle devait le lendemain monter à Cilaos se recueillir sur la stèle érigée en l’honneur de son papa, né en 1893 à Cilaos et revenu amputé des deux jambes.

Mobilisé à l’âge de 21 ans, blessé en 1916 à 23 ans en Serbie, soigné à Marseille, son père Léon est revenu chez les siens en 1919. Il a 26 ans et des rêves compromis.

Le jeune homme ne baisse pas les bras : la vie lui sourira, il  se mariera, aura 9 enfants. L’un de ces enfants, Anne-Marie, rendra hommage à son père en racontant cette période difficile émaillée de petits bonheurs.

Dans son récit de vie « Léon, le mutilé de Cilaos », elle en profite pour raconter la vie des gens dans ce cirque coupé du monde. C’est aussi l’occasion  pour l’auteur de ce récit d’exprimer son admiration pour cet homme qui, avec ou sans prothèses, vaquait aux occupations de tous les jours (ruchers, élevage, culture de la vigne…), participait à l’éducation des enfants,  à la vie communale…

Quand son papa meurt à l’âge de 62 ans, toute la communauté lui rend hommage.

L’ouvrage d’Anne Marie, « Léon, le mutilé de Cilaos » je l’ai lu en deux jours… Chaque paragraphe est une découverte, une émotion partagée.  Quelques photos en noir et blanc illustrent les écrits. Pour qui aime l’île et son passé, un petit plongeon dans cet ouvrage s’impose…

La Réunion dans la Guerre 14/18 : un jeune homme revient mutilé !
La Réunion dans la Guerre 14/18 : un jeune homme revient mutilé !
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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 19:03

Louis Noé RIVIERE, originaire de Cilaos (écart de Bras-Sec), âgé de 80 ans aujourd’hui, avait un papa vigneron dans cet écart à quelques kilomètres de Cilaos. Dans sa famille, on plantait aussi le géranium pour récolter son essence.

Noé épouse en 1957 Anne Marie CLAIN une fille de Palmiste Rouge. Le couple s’installe  en 1974 au Tampon où leurs enfants fréquenteront le lycée. Là,  Noé plante des vignes.  Il était déjà installé, et ses vignes produisaient quand Paul Badre, maire de l’époque classe la propriété en « zone verte ».

Les ceps poussaient  en partie à l’endroit  investi actuellement par la ZAC de la Châtoire.  Quelques pieds d’Isabelle mais surtout des plants hybrides couvraient une surface de 10 000 mètres carrés.

Là était installé un chai de 500 mètres carrés où étaient entreposés pas moins de 80 tonneaux qu’il avait fait descendre de Cilaos ! La vigne donnait annuellement 8000 bouteilles de vin !

Noé possédait aussi un terrain devant l’école militaire, terrain occupé aujourd’hui partiellement par un  parking de supermarché.

L’élection d’un nouveau maire  au Tampon en 1983 sonne le glas de cette activité viticole. La municipalité décide en 1990 d’exproprier notre viticulteur.

Après avoir perçu un dédommagement (qui lui rembourse la clôture, les tuteurs, la récolte, les tuyaux, et tous les autres investissements …) , Noé quitte les lieux, le cœur gros. Auparavant, il lui faudra, lors du passage de deux agents de la Répression des Fraudes vider 8 barriques de vin de sa récolte.  C’était le jour de son anniversaire !

Dans la cave de ce sympathique gramoun sont encore entreposés les vestiges de cette époque révolue : des tonneaux (dont un énorme de 600 litres), un pressoir, des dames -jeannes …  

Il était une fois une vigne au Tampon, à la Châtoire !
Il était une fois une vigne au Tampon, à la Châtoire !
Il était une fois une vigne au Tampon, à la Châtoire !
Il était une fois une vigne au Tampon, à la Châtoire !

Un  regard nostalgique sur les bouchons à l’effigie des « Rivière » et sur cet écouvillon qui a dû en rincer des bouteilles… et nous remontons dans le logement pour continuer notre conversation 

L’expropriation l’ affecte énormément. Mais il ne baisse pas les bras.

 

Il se lance dans la culture d’orchidées, et pendant cinq ans il multiplie les plants, en achète différentes variétés. Il part en 1998 pour la métropole où il compte bien développer ce volet de l’économie – les orchidées étant là-bas une denrée rare-. L’entrepreneur confiant installe ses serres à Hyères les Palmiers près de Toulon mais il connaîtra bien des déconvenues… Ce sera le sujet d’un autre article…

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 18:19

Ce dimanche 6 novembre des centaines de convives se sont retrouvés à Entre-Deux à l'occasion d'un banquet et d'une tombola en faveur des actions du Père Pedro. 

Toujours actif et combatif ce pourfendeur de la misère  a remercié les bénévoles de l'association P.A.M ( Partage Avec Madagascar) pour cette initiative.

Heureux de revenir à Entre Deux où il avait fait son premier séjour réunionnais, le Père Pedro, avait un mot gentil pour tous ceux qui s'avançaient vers lui, et ne refusait pas de poser pour la photo. Quelle fierté d'être immortalisé aux côtés de cette célébrité. 

La fête a eu lieu dans une grande salle, près du stade, au pied du Dimitile. Une équipe très active de jeunes gens et jeunes filles encadrés par des adultes était mobilisée pour accueillir les invités, leur servir le repas et les renseigner.

Au menu : apéritif, crudités, cari poulet, cari poisson,rougail, pâtisserie, café, un repas très local et bien préparé.Des lots de valeur dont trois tableaux d'artistes locaux ont été remis à l'issue de la manifestation.

Cette forte mobilisation  de soutien aux projets titanesques du Père Pedro pour la population démunie de Madagascar est remarquable à La Réunion.

Rencontre avec le Père Pedro à Entre-Deux
Rencontre avec le Père Pedro à Entre-Deux
Rencontre avec le Père Pedro à Entre-Deux
Rencontre avec le Père Pedro à Entre-Deux
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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 14:17

Une délégation d’apiculteurs et d'apicultrices de l’UNAF venue de métropole a séjourné deux semaines dans l ‘île ; le syndicat des apiculteurs de la Réunion a organisé la veille de leur départ, le 7 décembre, fête de St AMBROISE, une fête inoubliable à laquelle m’ont emmenée Tine et Hartmut.

C’est à Piton Fougère qu’ a eu lieu cette rencontre, c’était dimanche dernier ; au programme figuraient la découverte des plantes melliferes du sentier botanique et un repas dansant ; au cours de cette manifestation, une ruche flanquée de diverses variétés de plantes, a été bénie par un prêtre ; ce dernier a lu un extrait de la bible, un passage de la Genèse, où il est question de la création du monde et de la place de l’ homme dans cet univers où la cohabitation est essentielle.

Puis il a donné sa bénédiction à tous les apiculteurs présents : on comptait parmi les convives des apiculteurs des quatre coins de métropole, des Allemands de Bochum, et des Réunionnais, tous rassemblés par la même passion.

Saint Ambroise aurait été choisi comme patron des apiculteurs en raison de la douceur de ses paroles…

Autre hypothèse :

« Selon la Vie d'Ambroise rédigée par son secrétaire, le berceau d’Ambroise se trouvait dans la salle du prétoire. Un jour qu'il y dormait, un essaim d’abeille survint tout à coup et couvrit sa figure et sa bouche de telle sorte qu'il semblait que les insectes entraient dans sa bouche et en sortaient. Les abeilles prirent ensuite leur envol et s'élevèrent en l’air à une telle hauteur qu’on n'était plus capable de les distinguer. L'événement frappa son père qui dit: « Si ce petit enfant vit, ce sera quelque chose de grand. » En quittant son visage, les abeilles avaient laissé un peu de miel dessus. Ceci fut considéré comme le présage de son éloquence. »

Saint Ambroise, patron des apiculteurs.
Saint Ambroise, patron des apiculteurs.Saint Ambroise, patron des apiculteurs.
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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 01:27

J’ai appris avec consternation sur Clicanoo la disparition de Sudel Fuma, et aujourd'hui sur France Ô j'ai regardé un court reportage qui lui était consacré.

J’avais rencontré ce « personnage » une seule fois. Et ce moment était marquant. C’était  il y a deux ans et demi, à la Fête du Bicentenaire de la révolte de St Leu. J’étais en quête d’ouvrages sur les sucreries  ou les engagés de la Réunion , mais les tables du hall d’exposition où étaient exposés des livres sur le patrimoine de la Réunion s’étaient déjà vidées de leurs ouvrages. A tout hasard, j’ai demandé à savoir comment me les procurer…

C’est là qu’un monsieur, tout de blanc vêtu, à l’allure sportive, teint basané, cheveux noir, queue de cheval, a volé à mon secours et a récupéré des livres qui étaient déjà rangés dans le coffre d’une voiture.

Et j’ai compris qu’il s’agissait de Sudel Fuma. J’étais agréablement surprise par sa disponibilité alors qu’il avait sûrement d’autres priorités à ce moment-là. A cette époque, je me disais déjà qu’il était important que des Réunionnais fassent revivre la leur histoire. Je ne pense pas me tromper en prétendant  que Sudel Fuma, cet homme avenant et passionné par le sujet,  était « un « personnage », un acteur important de l’Histoire réunionnaise.

 

Je viens de rouvrir le livre  « Les lazarets à la Réunion » qu’il a écrit avec Prosper Eve. Je ne me souvenais plus qu’il avait trouvé  ce jour-là le temps de me le dédicacer. Voilà les quelques mots manuscrits qu’il y a laissés les 8 novembre 2011 : « A Jacqueline, Pour l’intérêt que vous avez pour notre Histoire. Merci. » Sudel Fuma.

 

Merci à VOUS Sudel Fuma d’avoir consacré de riches heures de travail à l’histoire de cette île merveilleuse ! 

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 18:23

Faire la connaissance d'un anti-esclavagiste réunionnais méconnu, voilà ce que propose ce 10 mai, journée officielle de la commémoration de l’esclavage, le Pôle Valorisation du Patrimoine.

 

Ce soir  à  18h15 dans la salle de conférence de la Médiathèque Barquisseau à Saint Pierre, Patrice Pongerard, anthropologue,  fera découvrir un anti-esclavagiste réunionnais oublié :  Louis Timagène Houat.

 

 

Entrée libre


marronnage.jpg
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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 12:58

Il a donné son nom à un établissement réunionnais : le Collège de Petite Ile. 

 

                           college Suacot J

Pourquoi son nom  a-t-il été choisi ? Qui était-il ?


                                                  Suacot-Joseph.jpg

Joseph Suacot est né à Petite Ile le 25 septembre 1919. Fils d’Adolphe Suacot, cultivateur et de Marie Estelle Tobos. Elève brillant, il devient instituteur à 18 ans.  IL enseigne deux ans ( à Guillaume St Paul et à St Joseph) Il est mobilisé dans l’infanterie coloniale dans les Forces Françaises Libres. Affecté en Indochine en 1946, on le surnomme la Panthère Noire. Il y restera 8 ans, il obtienda le garde de capitaine, et mourra au combat le 11 mai 1954 à l’âge de 35 ans. Il est enterré au Cimetière de Piton Calvaire à Petite Ile.

 

Sources : www-patrimoine-reunion.org

 

Bonne fête à tous les Joseph !

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 14:26

Ce matin, une habitante de Bois-Court est venue déposer des vivres dans le monte-charge du Belvédère pour les faire descendre à Grand Bassin. Ce sont souvent des propriétaires de gîtes qui utilisent ce système. 

 

                       P1020274

 

Eddy Payet, un Réunionnais très sympathique qui exerce depuis trois ans la fonction d’opérateur,  nous a donné plein d’explications sur ce monte-charge. 

 

P1020280

 

Du mardi au samedi (seulement le matin), il accomplit cette mission à la demande des habitants résidant à Bois-Court, à Grand Bassin… On le prévient par téléphone et il est là, fidèle au poste. C’est un service rendu par la municipalité du Tampon. Trois rotations sont effectuées par jour.

                                          P1020261

 

Le câble en acier d’un diamètre de 18 mm  mesure 2530 mètres. Il a été changé en 2013. La charge transportée est de 500 kg. 

                             P1020284

 

Eddy dirige toutes les opérations depuis son tableau de commande installé au belvédère de Bois-Court. La livraison arrive à bon port en 18 minutes !

 

P1020282

 

                                                                P1020283

 

              Merci Eddy et bonne continuation !
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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 15:59

Place KIchenin 5

Le long de la Rue Babet, en face de la Rue des Bons Enfants, il est une place qui a été inaugurée en avril 2012. Elle présente plusieurs intérêts pour le promeneur.

D'abord, elle permet de se reposer sur les bancs après le shopping dans la rue commerçante, ou la visite du jardin de l'Hôtel de Ville.

Puis, de là on a une vue superbe sur le fond de la Rivière D'Abord.

Place Kichenin 3

Enfin, de cet emplacement, planté d'arbres - qui n'ombragent pas encore du fait de leur taille modeste- on peut descendre à Terre Sainte par des escaliers.

Place Kichenin 1 Place Kichenin 2

 

Raymond Kichenin : qui est donc ce personnage ?

 

L’homme a œuvré aux côtés de Raymond Hoarau et Alfred Isautier et leurs équipes municipales. Ce n’était pas un élu local, mais on l’appréciait pour ses idées, sa solidarité et sa gentillesse. Installé à St Pierre, ce fils d’agriculteur y avait créé une entreprise de transports. Pendant deux décennies il s’est mis au service de ses concitoyens. 

 

Sources : www.ville-saintpierre.fr/pdf/VDS%2066.pdf

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