15 août 2009
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Le bertel est un objet typique d’ici.
Tressé en fibres de vacoa*, ce sac est plat, carré, mesure environ 50 cm2. Deux bretelles également tressées en vacoa, permettent de le fixer sur le dos. Encore aujourd’hui, les coupeurs de canne transportent leur repas et leur sabre à canne dans leur bertel. Les anciens font parfois leur marché avec ce sac très pratique.
Le nom trouve son origine dans le mot « bretelle ».
Un Réunionnais, à la Ravine des Cabris, avec son bertel
Le bertel que Vérène a offert à François
Vacoa* un arbre qui pousse sur la frange littorale.
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Quotidien
11 août 2009
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17:13
On hisse le bananier
Comme le vent a déraciné partiellement et fait basculer deux de nos énormes bananiers vers la propriété du voisin, il fallait les redresser, pour les tronçonner ( à la machette et à la scie) et récupérer un régime de bananes. Guillaume et François ont donc consacré une partie de cette après-midi ensoleillée à effectuer ces travaux de titan. Faut avouer que les troncs de bananiers sont très lourds car chargés d’eau.

Dans la "bananeraie" des Dallem
Ils en ont aussi profité pour tronçonner un vieux prunier à l’angle du terrain.
Puis comme un rocher (de la roche volcanique) affleurait près du manguier et que c’est un passage délicat pour la tondeuse, nos deux hommes ont oeuvré au burin, et à la perceuse pour aplanir le maudit caillou.
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Quotidien
18 juin 2009
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Ce qui frappe en arrivant sur l’île, c’est la multitude d’abris en bois disséminés le long des plages, dans les forêts, au bord de la route, dans tous les lieux touristiques… Ce sont des « guétalis » !

Parfois ces constructions sont prises d’assaut à l’aurore par les familles qui y installent leur batterie de cuisine pour le pique-nique du samedi ou du dimanche. Parfois on y fête un anniversaire, Noël, Nouvel An. Et on décore le guétali de ballons de baudruche colorés. Quand on craint le vent ou la chaleur, on emporte de grosses bâches desquelles on entoure ce kiosque!
Souvent c’est une solution peu onéreuse et très conviviale. Plutôt que de réunir les amis ou la famille dans un appartement, ou une petite case, on les convie à un kiosque. Parfois les travailleurs achètent dans des snacks ( qui sont très nombreux) des barquettes de carry pour midi et viennent déjeuner à l’ombre de ces guétalis. Pour 5 euros le repas et 1 euro la dodo, on déjeune à sa faim, car les portions sont géantes.
Histoire du guétali : dans l’architecture créole, ces constructions élevées à l’angle des cours murées permettaient d’observer les gens dans la rue en contrebas, sans se faire remarquer.
"Guetali" vient de « guett a li »en créole, on traduira « guette-le ! épie-le »
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Quotidien
15 juin 2009
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C’est un organisme vital à la Réunion. Pratiquement tout se passe à la poste. Le RMI est retiré dans les agences. Et il faut être lève-tôt ou masochiste pour oser se présenter à l’un des guichets la première semaine de chaque mois. Il y a des files d’attente jusque sur le trottoir. Ca mérite la photo. Parfois ce sont les hommes, mais le plus souvent ce sont les femmes et leurs marmailles qui font le déplacement pour retirer la paye en billets.
J’ai eu un jour l’idée d’aller retirer un pli recommandé au moment fatidique et j’en étais quitte pour 1h30 de queue ! Et parfois l’ordinateur est en panne donc l’un des deux préposés est obligé de s’occuper du dépannage, alors on fait attendre les concernés, qui n’ont guère le choix s’ils veulent toucher leur dû. Quelle patience ! Les gens du pays gardent leur calme, un calme olympien. Pas de stress, pas de bousculade. Certains essayent bien sûr de se faufiler, mais jamais on n’en vient aux mains.
Beaucoup de Réunionnais payent aussi leur facture d’électricité par mandat poste ou en liquide, d’où les files interminables à EDF.
Comme en métropole, les petites agences ferment tôt ! Le service public… on se demande ce que cela signifie. De l’argent on en dépense actuellement pour redorer le blason de cette entreprise avec une pub coûteuse, alors que ces sommes seraient certainement les bienvenues pour générer des emplois de manière à mieux servir le client !
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11 juin 2009
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N’allez pas croire que l’île soit sous - dotée en hôpitaux : au Tampon, non loin de chez nous il y a le Groupe Hospitalier SUD REUNION qui se spécialise en rééducation et réadaptation fonctionnelle et une unité de soins longue durée, rue du Dr Charrière.
Et puis on trouve aussi, rue de l’Europe, la Clinique Durieux.
A 9 km de là, à Saint Pierre existe un Centre Hospitalier Régional très important.
Des pharmacies en pagaille, des laboratoires un peu partout. L’île voisine de Madagascar n’a pas cette chance…
La Clinique Durieux au Tampon Le CHR de Saint Pierre
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6 juin 2009
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17:46
Le samedi et le dimanche, aller à la boulangerie de notre quartier, à pied, est un pur bonheur !
Nous descendons par la rue Bernardin de Saint Pierre, rejoignons la rue Baudelaire et passons devant la place de l’église.
On ne se lasse pas de la vue plongeante sur l’Océan, qui semble être à portée de main, alors que plusieurs kilomètres nous en séparent. Nous sommes toujours médusés par la variété des fleurs et par le spectacle grandiose de la montagne : les contreforts du cirque de Cilaos, et le Dimitile. Un émerveillement perpétuel !
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26 mai 2009
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17:28
Sur l’île on ne peut vivre sans cette radio ! Impensable en métropole. Cette station fait ici le travail du curé, du travailleur social, du policier, du garde-champêtre, du notaire, de l’avocat. ..
C’est une radio à multiples facettes qui est contactée toute la journée pour des problèmes de tous ordres. Quand le grand-père a disparu et erre dans les champs de canne parce qu’il a perdu la tête, un coup de fil à cette radio et dans le quart d’heure qui suit, on le retrouve. On peut aussi téléphoner pour se plaindre qu’un oiseau mort a été trouvé dans un gros sac de riz, ou pour dire qu’on n’est pas d’accord que la fille d’un homme politique se fasse payer pour un travail qu’elle ne fait pas, pour dire que son mari rentre ivre et se montre violent, pour dire qu’à la cantine son enfant ne mange pas assez parce qu’il est rationné, pour dire qu’une voiture volée traîne devant la case… Ces petits potins parfois sont un régal et parfois énervent. Ainsi, moi, ça m’amuse, mais François, ça l’agace !
N’empêche qu’on est prévenu bien avant quiconque qu’à tel endroit un camion bloque la route, qu’un radier est infranchissable à telle heure, que l’école de Saint … sera fermée pour telle raison.
Ce qui est succulent aussi, c’est que l’auditeur s’exprime indifféremment en créole ou en français, ou en mélangeant les deux, qu’il pousse des coups de gueule, pleure, parle posément ou se moque gentiment : tous les états d’âme se succèdent…
On sait aussi que dans le voisinage, telle personne vient de décéder et à quelle heure le cortège funèbre partira vers l’église. Si on fait l’impasse, on passe évidemment à côté de la vie réunionnaise…. Une collègue m’a aussi confié que son mari z’oreilles avait appris le créole en écoutant Radio Freedom !
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17 avril 2009
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15:00
Se passer de voiture, c’est impensable pour un Réunionnais. Pas de train...
et un engouement incroyable pour les véhicules dernier cri. Certaines familles ont quatre voitures, on achète à crédit… D’ailleurs ce lobby « voitures neuves » est bien entretenu par les politiques (il paraît qu'une poignée de familles bien placées se partagent ce monopole juteux ! donc pas question de favoriser le retour à la voie ferrée…)
Prendre un transport en commun est une vraie galère, Guillaume et Marion en savent quelque chose, eux qui ont cherché hier soir un car pour la ligne des Bambous au départ de Saint Pierre. De plus les cars sont rarement à l’heure et les gens n’aiment pas « s’abaisser » à utiliser ce moyen de locomotion, surtout emprunté par « les gens du peuple ». Il existe aussi de grands taxis qui font la navette, mais leur prix est plus élevé.
Un trajet en car jaune Saint Pierre – Saint Denis revient à 4 €, mais le car-jaune « éclair » pour cette destination (sans arrêts) vaut plus de 7 euros. Amusant ! « Un car – jaune éclair ! » Il sait donc survoler les bouchons de Saint Leu et de Saint Paul ?
Le marché de l’occasion va très fort sur l’île, le marché du neuf aussi : il paraît qu’on vend 91 voitures neuves par jour à la Réunion ! Pour faire venir un véhicule de métropole à l’occasion d’une mutation on paye de 1200 à 2400 € selon la compagnie. Nombreux sont les z’oreilles qui achètent leur voiture d’occasion sur l’île, le prix des véhicules neufs étant prohibitif, voire scandaleux !
Nos jeunes ont racheté la voiture d’un ami - qui repart bientôt sur le continent-. Une bonne affaire !
La peinture verte a blanchi sous l’effet du soleil. Si on a le choix, il est plus judicieux d’acheter une voiture blanche…
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4 avril 2009
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Même vide, la Dodo intéresse…
La Dodo vide, nous avons décidé de ne plus la mettre dans les conteneurs prévus à cet effet, à partir d’aujourd’hui. Vous vous demandez si on a changé nos pratiques… Non, nous avons simplement appris pendant une visite guidée du Vieux Saint Pierre, que les consignes rapportaient 3 cts à ceux qui les ramassaient.
Ce matin, nous avons croisé un retraité tenant deux sachets et qui récoltait les cadavres de Dodos près de la Rivière D’abord. Il nous a confié que cela arrondissait ses fins de mois. Nous qui nous offusquions de voir traîner autant de bouteilles sur le front de mer, ou de voir des gens faire les poubelles, nous en connaissons maintenant les raisons…. "Semaine du Développement Durable..."
Une arme anti-gastéropodes
Pour dissuader les escargots de dévorer les plants de tomates, nous avons mis à leur pied un bol rempli d’eau parfumée de dodo, attirée par la bière elles tombent dans le bol et se noient…Méthode écolo !
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1 avril 2009
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Les Réunionnais achètent le plus souvent leur quotidien régional : soit le JIR, soit Le Quotidien.
Ce sont essentiellement des journaux locaux car les pages nationales ou internationales sont réduites à la portion congrue. Seuls les événements des îles proches comme Madagascar ou Mayotte les intéressent. Ce qui frappe à la lecture de ces publications, c’est la quantité d’articles « de faits divers », concernant les violences conjugales, ou/et violences liées à l’ivresse, les accidents de la route. Ici on aime ça, si on achète le JIR ou le Quotidien c’est pour savoir ce qui se passe sur le caillou. En général, on achète son journal à la boulangerie.
Par exemple voilà les titres des pages 4 et 5 du Quotidien du 31 mars « Reconstitution : B.Bedache tué en juillet 2008 devant son bar / viol sur ses nièces, dix ans de prison pour le tonton/deux desperados dans le box/Saint Leu cambriolage résolu :amateurs de petites bécanes…/, Il blesse un vigile au sabre/ Chauds, les camions-bars / un cabinet médical incendié/ Secours en montagne : deux randonneurs rapatriés… »
Le week-end on trouve le programme des manifestations, qui sont très nombreuses dans la plupart des villes. Le seul jour où j’achète le JIR, c’est le dimanche car on y parle du Patrimoine. Daniel Vaxelaire, un Lorrain établi ici depuis plus de trente ans, et passionné par cette île, publie un documentaire très riche qu’il a intitulé « C’était hier »avec des photos anciennes, des textes d’archives.
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