7 mars 2009
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20:52
Nous sommes en vacances depuis vendredi soir pour deux semaines et le temps est … beau ! Ce matin, sommes partis à la boulangerie à pied vers 6 heures, avons pris le petit déjeuner sur la terrasse et vers 7h15 nous étions déjà à Saint Pierre dans une eau à 26° avec masque palmes et tubas. C’est un moment privilégié, les fêtards de la veille dorment encore et la plage appartient aux lève-tôt. Chaque jour nous découvrons d’autres poissons dans les coraux. Et si on ne prend pas garde on a le dos brûlé. On n’est pas méfiant alors que le soleil tape déjà bien sur l’eau qui est comme un miroir…
Avons essuyé une bonne averse rafraîchissante au Tampon vers 11 heures, et c’est avec le parapluie que je suis allée acheter un poulet grillé et des légumes. Un quart d’heure après, il faisait de nouveau grand soleil. Voilà pourquoi l’herbe et la haie poussent vite.
Cette semaine il a fallu retailler la haie et passer la tondeuse….
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Quotidien
5 mars 2009
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18:53
A l’appel de notre syndicat, nous avons décidé de soutenir les Réunionnais qui se plaignent de la cherté de la vie sur l’île. Aujourd'hui, de nombreuses grandes surfaces étaient fermées, les parkings d’habitude remplis étaient quasiment tous vides ! Dans les magasins qui avaient osé ouvrir, des gendarmes étaient en faction, pour prévenir les échauffourées.
Il est vrai qu’ils ont raison de se plaindre, du producteur au client les prix grimpent de façon inconsidérée, les intermédiaires ont des marges honteuses. Dire qu’on paye le Mixa Bébé plus de 5 euros, le jus de fruit Tropicana dépasse aussi les 5 euros et les couches bébé sont un luxe- ils appellent ça une promo 11,60 euros pour 30 couches… même les fromages fabriqués sur l’île sont au même prix que ceux qui ont parcouru 10.000 km- Les salariés qui touchent le smic serrent la ceinture. Pour la téléphonie, c’est scandaleux, on paye ici deux fois plus qu’en métropole. Pour une connexion internet avec le même opérateur qu’en métropole, nous payons le double ! Evidemment que nous, les métros sommes avantagés avec nos salaires, mais cela ne nous empêche pas de compatir avec la population locale. Pas d’organisme « Que Choisir » sur l’île qui ferait un peu le ménage… C’est un gros manque !
Une caissière nous expliquait que malgré les 2000 m2 de serres qu’elle exploitait avec son époux, elle était obligée de travailler dans l’hypermarché car ils n’arrivaient pas à joindre les deux bouts, le prix des produits phytosanitaires revenant trop cher…
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Quotidien
18 février 2009
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20:22
Les poules, ici elles caquètent n’importe quand, et les coqs on les entend déjà à quatre heures du matin,parfois à une heure du matin quand ils confondent le soleil et la pleine lune. Des coqs, il y en a ici à foison.- certainement en raison de la tradition du "combat de coqs" Dans notre quartier, on se croirait parfois en rase campagne, au milieu d'une ferme.
Elles ont une drôle de tête ces poules-là, un long cou, une tête toute fine et de longues pattes. Au marché, elles sont attachées à la cage par une ficelle, et les clients emportent les volatiles en les tenant par les pattes…Parfois leur tête sert aux jeteurs de sort ( qui posent leur tête décapitée à la croisée des chemins.) Tout ce qu’on peut pas faire avec une poule !!! Incroyable.
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Quotidien
10 février 2009
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17:15
Avec les grosses chaleurs et l’humidité, les moustiques reviennent… surtout à proximité des ravines. Mais la commune du Tampon a déjà envoyé voilà trois semaines un « démoustiqueur » qui a fait le tour de notre jardin avec son pulvérisateur. Il nous a conseillé de retourner régulièrement les pots de cactus, car ces plantes retiennent beaucoup d’eau, et qui dit « eau stagnante », dit « mare à moustiques ». C’est ce que nous faisons régulièrement. Le répulsif acheté en pharmacie n’est pas un luxe.
Quand on visite des parcs et des jardins, une tenue adéquate s’impose. Porter des pantalons ou des chemises à manches longues, de couleur blanche, est tout indiqué, le blanc est dissusasif.

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Quotidien
3 février 2009
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14:56
Le riz, à la base de l’alimentation réunionnaise. Autrefois, - au début du siècle - le maïs, était la base de l’alimentation, car on le plantait dans l’île. Le matin, avant d’aller travailler ou encore d’aller à l’école, on mangeait du « sosso maïs », accompagné parfois de rougail tomate. A midi, il accompagnait le carry. On mélangeait parfois le maïs à du riz quand il y en avait, mais celui-ci était cher, on le réservait pour le dimanche. Aujourd’hui, ce riz blanc, cuit à l’étuvée dans des casseroles spéciales est de tous les plats : « rougail, carry… » on vous en sert de grandes quantités partout, et on le mouille de grain (lentilles, petits pois, fèves…)
Dans les magasins on peut l’acheter par paquets de 5 kilos… Intéressant en période cyclonique ! Chacun doit en avoir des paquets dans sa réserve, comme nous !

Ce n'est pas "notre" réserve, évidemment...
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Quotidien
8 janvier 2009
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20:11
N’allez pas imaginer qu’il n’existe pas de grandes surfaces sur l’île. On y trouve des « Score , Jumbo, Hyperchampion, Champion, Hypercrack, Géant, Carrefour…. » Les supermarchés les plus répandus sont les Score. Ils sont ouverts le dimanche matin. Les produits dont le coût nous a semblé bien plus élevé qu’en métropole, sont les produits de soin (shampoings, crèmes, savons) les laitages (crème fraîche, lait, beurre,yaourts)…. Les légumes et les fruits sont plus chers qu’au marché.
Ce qui peut étonner, c’est l’omniprésence des agents de sécurité, à toute heure du jour dans ces magasins. On en voit aussi avec des chiens sur les parkings des hypermarchés. Parfois on est obligé de passer chez l’agent pour une marchandise déjà payée en caisse. Il appose sa signature et son cachet comme laisser -passer. Pratique dont nous n’avons pas l’habitude.
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3 décembre 2008
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18:40
Surprenant ce goût de l’élitisme pratiqué dans mon nouveau collège : les classes européennes assez chargées sont composées d’élèves très performants qui ne posent "aucun" problème ! On pourrait en avoir 60 qu’on arriverait à les gérer et à les faire travailler tous ; et d’un autre côté on trouve des classes d' élèves en difficulté (21 en 4e !) pour lesquels la langue française est un vrai pensum et qu’il faut « occuper » intelligemment alors qu’on sait que seule la vie active leur plairait. Ils ont droit à deux fois 10 jours de stage sur l’année ! Dérisoire… Il existe aussi des classes de 6e en difficulté qu’il faut remettre sur les rails, mais sans moyens conséquents : une heure de français, une heure de maths, en plus, et à la fin de l’année se dire qu’ils vont être au niveau des autres élèves de 6e ! Illusoire… J’avoue regretter les classes de métropole où les classes étaient hétérogènes et plus stimulantes… pour l’élève et l’enseignant ! Heureusement que notre principale garde confiance et met en place des actions axées sur la langue française, comme le théâtre et la poésie… mais cela suffira –t-il ?
Autre coutume : Ici on fait des distributions de prix ! On croit retourner 40 ans en arrière ! Mais paraît que la carotte permet de valoriser le travail ! Et alors … l’élève qui fait ce qu’il peut en dépit de tous ses problèmes… quelle sera sa récompense ? Je me conformerai donc à leurs traditions sans être convaincue de leur bien-fondé ! Ces pratiques ne sont pas des pratiques isolées, elles doivent être répandues dans toute l’île, selon certains échos.
Un petit espoir tout de même : peut- être que la mise en œuvre du socle commun permettra aux plus défavorisés de devenir autonomes … à condition que les enseignants du primaire insistent sur la « nécessité » de la maîtrise de la langue française, sinon les écarts vont encore se creuser…
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Quotidien
29 novembre 2008
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16:36
Depuis quelques jours les "letchis" sont mûrs. Les arbres en sont chargés et le spectacle est féérique. Le fruit est vendu sur les marchés, au bord de la route, partout. On peut l’acheter avec la grappe et les feuilles ou sans. On peut en trouver pour 1,50 € le kilo et parfois à 1 €. Rien à voir avec les fruits qu’on a en métropole : ici, ils sont gros, juteux, ne collent pas autant au noyau et s’épluchent bien plus facilement. Paraît que c’est plein de vitamine C. Nous en mangeons quasiment tous les jours, sans nous en lasser. Aujourd’hui François, a préparé un rhum arrangé aux "letchis". Le bocal va rejoindre les autres rhums arrangés à la papaye, à l’ananas… dans un endroit « frais » à l’abri de la lumière.
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