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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 15:50

museum museum2a

 

C’est un musée installé dans l’ancien bâtiment du Palais Législatif, un édifice colonial,  tapi au fond du superbe  Jardin de l’Etat. Le prix d’entrée est de 2 euros par adulte. Cet endroit nous a un peu fait penser au musée situé au –dessus de l’Aquarium de Nancy et que nous avions visité dans les années 80, pour ceux qui connaissent… Carrelage à damier blanc et noir ou blanc uni par terre, genre  grande salle de physique, avec bocaux entreposés dans des vitrines, animaux empaillés… C’est la première impression qu’on a quand on monte à l’étage ! Mais là les  vitrines sont aérées, bien agencées, colorées.

 museum4

  Au rez-de-chaussée, l’accueil et une exposition temporaire  sur les méduses, des vitrines sur le zooplancton, les coraux, les tortues marines… avec de superbes macros réalisées au microscope. Très scientifique… on peut regretter qu’il n’ y ait pas de jeux interactifs, pas de guide. Au fond, des collections de papillons, d’insectes. Mais dans les tiroirs qu’on peut ouvrir…rien ! Les concepteurs de ce musée gagneraient à glaner des idées au Musée de la Mer de Wilhelmshaven « Wattenmeer Museum » où tous les tiroirs ont un intérêt ludique… Des vitrines abritant des lémuriens tapissent les murs. Au centre de la pièce, un poisson- fossile remarquable : le Coelacanthe des Comores

museum2

Nous gravissons les marches blanches. A l’étage, dans la galerie des vitrines essentiellement consacrées à la faune de Madagascar.  Un inventaire très riche en oiseaux. Nous sommes un peu sur notre faim, car la Réunion n’est pas le sujet central.

 

museum3 

 Il nous faut attendre d’arriver dans la salle du fond pour enfin découvrir la Nature de l’île. C’est làmuseum5 que nous nous attardons : des vitrines consacrées à l’étang, aux poissons, aux oiseaux marins, aux habitants des champs de cannes, des bois de couleur, des remparts... 

Les espèces disparues y sont aussi recensées.  On regrette un peu l’aspect figé des collections,  d’autres supports mériteraient d’être introduits : bornes de chants d’oiseaux, vidéos, microscope… mais il est vrai que l’espace réduit ne s’y prête pas forcément.  Nous n’avons pas pensé à faire un tour dans la bibliothèque située à gauche en entrant. On y retournera… 

  

   museum7 museum6

  Le site présentant le musée est à voir, notamment la petite vidéo.

http://www.cg974.fr/culture/index.php/Mus%C3%A9um/pr%C3%A9sentation-mus%C3%A9um/museum-dhistoire-naturelle.html

 



 



 

 

 

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 20:30

Une  « PLACE DE METZ » à Saint Denis !!!

  Jardin d'Etat0

Oté ! Chers amis mosellans  … Après la croix de Lorraine repérée au Barachois , en aval de la rue de Paris, voilà que nous avons découvert que la Lorraine était aussi à l’honneur   en amont de cette rue.  Depuis le 20 décembre 1986, cette plaque  commémore le jumelage entre Saint- Denis,le chef-lieu du département de la Réunion et Metz, celui de la Moselle.

Et c’est sur cette place, appelée aussi "Rond-Point du Jardin" que nous avons réussi à nous garer – un exploit !- (pas facile de trouver une place de stationnement dans cette ville !) pour aller visiter le Jardin d’Etat et son musée.

 Jardin d'Etat2

Faut dire qu’aujourd’hui, 20 août,  tous les « marmailles » sont à l’école ! Deuxième jour de rentrée déjà pour tous les élèves et leurs enseignants ! sauf pour nous… Et de 11h à 13h le parc et le musée étaient quasiment déserts. Deux étudiantes étaient assises à l’ombre de deux bauhinias à fleurs roses et blanches, deux agents d’entretien balayaient les feuilles mortes.

 

Nous sommes entrés dans ce jardin public au fond duquel se cache le bâtiment blanc du musée.jardin d'Etat1

Immédiatement, nous avons été séduits par la beauté des lieux : de grands bassins bordés d’arbres gigantesques. Une allée était même condamnée pour « risque de chute de palme ». Des nénuphars roses, bleus, des jets d’eaux, des chemins proprets. Un endroit où il fait bon flâner.

Jardin d'Etat4 Jardin d'Etat3

Sous les kiosques quelques citadins venaient manger le sandwich ou le carry achetés au snack à deux pas de la Place de Metz en face du Jardin d'Etat.

          Quelques personnes étaient installées  Jardin d'Etat5près de l’aire de jeux pour surveiller les tout-petits, une aire toute neuve, bien ombragée qui doit être très convoitée en fin de journée ou pendant les vacances. Un bâtiment abritant des sanitaires jouxte le musée.

Un bel endroit frais et ombragé plutôt rare que doivent apprécier les Dionysiens pendant les fortes chaleurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 20:40

  stella0

Billet d’humeur !

Quand on voit toutes les installations de châteaux gonflables et autres gadgets devant le musée de Stella, et une atmosphère de fête foraine, on se demande si la vocation du musée n’est pas en train de se perdre. Un lieu culturel qui devient un lieu de clowneries  pour attirer le chaland ne perd-il pas en crédibilité ?

stella 2

Avec nos politiciens actuels, on ne peut être en phase : accepter qu’un lieu culturel comme Stella, devienne une foire n’est pas une réaction sensée. Des hommes et des femmes ont œuvré pour que leur travail soit reconnu, valorisé, il s’agit maintenant de continuer à valoriser ce patrimoine.

Il paraît que même le centre de documentation, riche en archives devrait céder sa place à un restaurant… Et que deviendront tous ces fonds qui méritent de rester dans les bâtiments de l’usine ? La culture capitaliste est en  marche.  Tenez-bon, vous qui croyez encore qu’on peut apprendre sans être obligé de consommer bêtement ! Battez-vous pour que votre patrimoine réunionnais  ne se déprécie pas ! Restons attractifs sans verser dans la rentabilité à tout prix !

 

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 15:09

  maison rouge 1

Pour s’y rendre, prendre la sortie Usine du Gol à Saint Louis, puis la direction Cilaos, (ne prenez pas la direction des Makes) et après le radier ralentir pour voir le panneau bleu « Maison Rouge » sur votre gauche. Vrai que le fléchage est mal fait, pas étonnant que si peu de monde se presse à la porte de ce musée, pourtant remarquable. Le MADOI (Musée des Arts Décoratifs de l'Océan Indien)  se trouve à main droite dans la montée, c'est un bâtiment rouge ! Deux agents de sécurité et trois autres employés pour si peu de touristes… Facile d’en trouver la cause ! Il suffirait de mettre des panneaux pour orienter…( à bon entendeur salut !)

Mais le déplacement en vaut la chandelle. Actuellement il s’y tient une exposition sur l’Art Indien qui a fortement influencé la communauté réunionnaise. Cette exposition s’intitule : « Chroniques indiennes, le temps des découvertes éblouies" Cette promenade dans la grande salle permet de saisir l’origine du meuble créole (des intérieurs fortunés) Malheureusement les photos sont interdites ! Alors pour rendre compte du contenu de cette exposition temporaire, c’est un peu plus compliqué.

 

On y découvre du mobilier sculpté, peint, marqueté datant du XVII e siècle, des fauteuils cannés, comme ce fauteuil d’apparat en ébène sculpté datant de 1680-1700.

arts decos 3

 

 On y voit aussi des armoires à tiroirs, joliment décorés, des coffres de toute beauté parmi lesquels ce coffre en teck sculpté du XVIIe venant d’Inde. En voilà un détail : une partie sculptée de la façade avant

arts deco 1

J’ai été séduite par ce meuble en marqueterie inspiré de l’art persan et mongol.arts deco 2

  Un beau divan en cannage et pieds sculptés occupe une place de choix dans cette exposition. On peut s’étonner que le meuble créole soit en cannage alors que sur l’île aucune matière végétale ne permettait le cannage, en vain, on a essayé d’acclimater l’osier pour finalement importer du rotang, une liane asiatique.

 

Au mur sont tendues des tapisseries superbes, un couvre-lit immense d’un atelier indo-portugais (toile de coton brodé, fil de soie)

arts déco 4

Dans une vitrine on peut voir des boîtes ouvragées (boîtes à livres) , des plats de Chine, du XVIIIe siècle, en porcelaine, dont un plat s’inspire des motifs de Rouen, des plats de nacre, en argent repoussé, une arme blanche en acier damasquiné,un coran manuscrit, une boîte à poudre, des statuettes en ivoire dont celle de Jean-Baptiste…

Des fiches intéressantes nous renseignent sur l’art des entrelacs, sur l’Arbre de vie…

 

 Nous avons regardé une vidéo franco-allemande superbe sur l’architecture et la décoration de la des bâtiments entourant la célèbre place d’Ispahan -mosquées, medersas - un court-métrage génial qui explique toutes les facettes de cet art architectural persan. Pourquoi cette projection ? Certainement parce que la culture arabe a fortement influencé la culture indienne.

 

On peut regretter que le catalogue de l’expo n’ait pas encore été édité. En matière de documentation seuls deux ouvrages sont proposés, l’un sur les arabesques, l’autre sur les dieux dans la culture indienne. On peut aussi se procurer un calendrier composées d'images, lesquelles ont été utilisées pour illustrer mes propos.

Nous avons été surpris par le fait que cette visite soit gratuite, et qu’on nous ait même proposé un café que nous avons bu sur la terrasse. Un accueil très sympathique !

art deco

 

Jours d'ouverture : mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi

Horaires : du mardi au vendredi de 9h30 à 12h et de 14h à 17h ; le samedi de 14h à 17h ; le 1er dimanche du mois de 14h à 17h.

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 18:16

 Autrefois l’île comptait quatre salines : La Possession, Saint Gilles, St Leu et l’Etang Salé. Aujourd’hui il ne reste que celle de Saint Leu située à La Pointe au Sel. Grâce au Conservatoire du Littoral qui en 1981 a réussi à bloquer  des projets immobiliers, en rachetant 16,5 ha  du lieudit « La Pointe de Bretagne », cet endroit a pu, heureusement,  être préservé. Le Museum d’Histoire Naturelle et le Conseil Général ont pris conscience de l’intérêt patrimonial de la saline. Actuellement des aménagements pour l’accès sont en cours. Trois bâtiments ont été restaurés, dans l’un d’eux transformé en maison de stockage, le second en maison de services et le dernier  en musée.

 Là, on peut apprendre l’histoire de cette saline (grâce à un film) et découvrir la faune et la flore qui règnent entre mer et montagne, une végétation de savane où vivent toutes sortes de criquets, de petits papillons… Toutes les questions qu’on peut se poser sur le sel  trouvent des réponses dans un parcours pédagogique. L’entrée est gratuite. De nombreux collèges et écoles viennent au Musée du Sel,( qui a ouvert ses portes en janvier 2008,  et l’Office du Tourisme de St Leu organise des visites sur le site. L’office du Tourisme recrute aussi les sauniers et commercialise le sel.

 Nous avons aussi parcouru les bassins étagés du rivage vers la route du littoral. Mais nous n’avons pu assister à la récolte de la fleur de sel, peut-être parce que le samedi on ne travaille pas.

Entre montagne et mer, une savane où le sel sèche sur les chemins de terre.

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 08:47
Visite d’une distillerie de rhum



              En suivant le fléchage « Saga du Rhum » depuis la Z.A n°2 de Saint Pierre, on aboutit à une distillerie bien cachée, un peu en contrebas de la Ligne Paradis. Cette distillerie créée en 1845 par la famille Isautier et qui fonctionne toujours abrite depuis quelques mois seulement un Musée du Rhum qui vaut le détour.  

Depuis la passerelle on découvre un ancien moulin à cannes datant de 1940 et un film d’archives illustrant le travail de cette machine alimentée par un ouvrier. Puis sur 5 écrans on peut visualiser les 5 étapes de la production du rhum.  On longe des alambics gigantesques, des tours de cuivre, pour descendre vers le parcours pédagogique.


Là, sur des panneaux et dans des vitrines on découvre l’histoire du rhum ( son utilité pendant les combats de la Grande Guerre par exemple, son exportation, sa diversification… )et on a une foule d’infos sur la canne à sucre (sa localisation, sa plantation, les crises, les étiquettes…)



Enfin on passe par les chais où on apprend qu’une tare (en l’occurrence un tonneau)pesait de 49 à 51 kg. (mon poids ! pourtant on pourrait pas me taxer d’être « un tonneau »). Et on termine dans une belle salle de dégustation occupée par un bar gigantesque.On y voit les rhums « Savanne » « Rivière du Mât » « Isautier ». Par exemple, un Savanne, 5 ans d’âge, peut valoir 50€.


Deux jolies salles jouxtent cet endroit : un magasin de bouteilles et un entrepôt de rhums arrangés. L’usine est située dans un cadre verdoyant au pied des montagnes du Tampon avec vue sur l’océan. Les murs de l’entreprise ont été décorés avec goût par deux illustrateurs de l’île.
Personnel accueillant, musique instrumentale en sourdine très agréable.
Petit bémol : le coût de la visite un peu élevé : 7 euros par personne !
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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 13:46

                   Depuis les cuves de l'ancienne usine, vue sur la baie de Saint Leu

Ce dimanche, nous avons visité le "Musée agricole et industriel", situé sur à l’entrée de Piton Saint Leu. Dans une ancienne usine sucrière dominant la baie de Saint Leu, les machines sont restées, ont été repeintes en rouge et en blanc, tout est aseptisé, agréable à l’œil, rien à voir avec une usine en activité comme celle du Gol. Pas de bruit non plus !

Dans une première salle on retrace l’histoire de l’économie de l’île, des plantations de café, de l’esclavage, on parle aussi des espèces d’oiseaux endémiques grâce à une foule de documents iconographiques, à l’abri de la lumière. On peut gravir les escaliers métalliques pour faire un circuit très intéressant expliquant la plantation de la canne, la fabrication du sucre, du rhum, mais aussi  des essences de parfum. On revoit les machines, les alambics, ainsi que des plaques émaillées métalliques pour rappeler le personnel (de l’ancienne sucrerie )à l’ordre, du style : « Ne crachez pas par terre ! Chaque chose a sa place, chaque place a sa chose… ». Tout un arsenal pédagogique à la portée du visiteur : maquettes sur l’évolution du pressage des cannes, photos et témoignages d’anciens ouvriers, film pour expliquer la distillation du rhum... Un musée très instructif ! :

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 20:59

 

Nous sommes retournés à Bourg- Murat, visiter la Maison du Volcan, mercredi après-midi. De nombreux films dont un en 3D expliquent les éruptions, la transformation des paysages, la nature des sols ; des jeux interactifs permettent de faire réagir un sismographe ; des maquettes présentent l’histoire de l’île de la Réunion, née d’un volcan; des cartes situent les instruments de mesure utilisés pour la prévention. Toujours aussi captivant le film de la dernière éruption de 2007…

Film projeté sur l'éruption de 2007

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