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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 15:54

   Quand on demande aux gramouns de raconter la vie lontan, ils sont intarissables. Ainsi, Jérôme a parlé du passé avec sa grand-mère, il en a livré un extrait dans une de ses rédactions, que je publie ci-dessous avec son aimable autorisation.

 

                      Le Bal lontan

   Je me suis entretenu avec ma grand-mère, Aliette BELLUNE. Elle est âgée de 73 ans et vit dans les Hauts du Tampon, à Pont d’Yves. Ce week-end, nous avons parlé du « bal lontan »

 

« La première fois que je suis allée au bal, c’était avec mes deux sœurs, pour mes dix-huit ans, c’était un dimanche après-midi. Le bal avait lieu dans une « salle verte »* située en peu  en contrebas de ma maison. Mes sœurs et moi étions obligés de descendre à pied, car il n’existait pas de moyen de transport. Et il fallait qu’on soit de retour avant 18 heures du soir, sinon nos parents nous grondaient.

Les musiciens étaient des gens du quartier qui avaient des instruments en cuivre. Tous les dimanches venaient une cinquantaine de personnes que je connaissais pour la plupart.

Nous avons trouvé des cavaliers pour danser toute l’après-midi. Nous avons arrêté de danser quand les musiciens étaient fatigués de souffler dans leurs flûtes et leurs trompettes. Ce silence signifiait que le bal du dimanche était terminé. Vers 17 heures 30, nous étions de retour à la maison. C’était là une très belle après-midi pour fêter mes dix-huit ans ! »

                                   Jérôme K’bidy 3e10

 Salle verte* : Tonnelle, espace en plein air, couvert d’un toit végétalisé.

 

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 20:41

 Ce soir, il me fallait absolument utiliser mon fruit à pain qui mûrissait dans la cuisine. Alors j’ai préparé une purée, j'ai  épluché le légume et l'ai coupé en morceaux que j'ai fait cuire dans une cocotte avec de l'eau, puis j'ai écrasé le tout au presse- purée. Délicieuse, cette mixture, ça avait un arrière-goût de châtaigne et c'était très fin.

fruit à pain 1 zip fruit à pain 2 zip

 

Puis, je me suis souvenue qu’on pouvait aussi confectionner des boulettes à partir de ce fruit. Comme j’ai encore trouvé de la morue  au congélateur, et me suis décidée à faire des boulettes à la morue.

fruit à pain 4 zip fruit à pain 5 zip

Le poisson a été dessalé puis émietté, ajouté à la purée avec des oignons verts coupés en petits morceaux ( j'ai oublié le persil, j'y penserai la prochaine fois) ajout de sel et de poivre, puis confection de boulettes, de la taille de balles de ping pong, boulettes roulées dans la farine puis frites dans l'huile, déposées sur du papier absorbant.

Et le tour est joué !

fruit à pain 6 zip fruit à pain 7 zip

Avec une salade, c’est un régal !

Je pourrai servir les boulettes restantes avec un apéro !

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 17:08

 

Même si le chocolat risque de fondre,- il fait 32 ° aujourd’hui au Tampon-  Pâques se fête à la Réunion. Les magasins regorgent depuis quelques semaines de lapins et d’œufs en chocolat. Et dans les crèches, les taties ont découpé des poussins en carton avec les marmailles, pour les accrocher au plafond… (pas les marmailles...  les poussins !)

 Dans la crèche de Saint Louis où je suis allée chercher Loïc, avec sa maman Nadine,  voilà dix jours, la jeune directrice a montré aux enfants comment elle vidait les œufs : avec une aiguille, elle a piqué dans l’œuf pour a agrandi l’orifice puis a soufflé pour en vider le contenu. Les yeux exorbités, les gamins ont assisté à la « vidange » de l’œuf qu’ils allaient devoir décorer pour Pâques. Dans toutes les écoles primaires, on prépare ce moment.

La fête pascale est très importante sur l’île : malgré le caractère laïc de l’école publique, les parents autorisent leurs enfants à s’absenter le vendredi – saint pour assister aux vêpres.- même le matin ! -  Faut croire que les églises sont bondées ce jour-là car dans chaque classe, il manque au moins un quart de l’effectif ! Certains enseignants demandent aussi cette autorisation d’absence, mais ils sont obligés de rattraper les heures de cours. N’empêche que c’est un beau week-end (4 jours !) comme en Alsace-Moselle !

paquesPour marquer le coup, j’ai décoré des arbres de Pâques dans monpaques 1 jardin ! J’ai choisi les  hibiscus où j’ai accroché des œufs décorés !  Et par chance, l' hibiscus près de la varangue fleurit, c’est encore plus joli !

Cela semble incongru sur l’île où cette tradition de « l’arbre de Pâques » n’existe pas encore ! 

 Peut-être vais-je créer des précédents…

Joyeuses Pâques à zot !

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 16:09

 

Jeudi 18 mars : dernier jour du stage de broderie

Comme il a bien plu cette nuit, une quantité incroyable de cascades dévalent les pentes abruptes des falaises entourant Cilaos. "Mais au fil des heures on n'y verra plus grand chose", m'explique-t-on.
broderie 38
Je conduis l’ami Jacques aux Thermes en faisant un petit crochet par la Mare à Joncs,  et rejoins Suzanne Maillot à la Maison de la Broderie. Elle est déjà en train de travailler. Aujourd’hui,  on finit le remplissage des lancers : trois fleurs (des fraises) et deux escargots. Points noués pour les gastéropodes et points de reprise pour les pétales des fleurs. Ne pas oublier la marionnette entre chaque fleur : la marionnette est un petit carré de 6 points de reprise.

broderie 35a                                 Les "jours anciens" de Cilaos

                             

Pluie battante pendant une heure puis le soleil est de retour !

 

A midi, je vais manger « chez Nénesse ».

Le restaurant est une grande pièce avec une énorme table familiale recouverte de toile cirée. Une armoire année 50 avec des photos de fanfares. Sur une petite table au fond, deux étuis de cuivres : une trompette et un trombone. La porte de la chambre à coucher est ouverte. On a l’impression de faire partie de la famille. La gramoune édentée coiffée d’un bob, est celle qui prépare le repas. Elle est toute souriante quand elle apporte le plateau avec les carottes râpées, le boucané aubergines avec deux morceaux de poulet, du riz et des pois du Cap. Elle m’apporte une cruche d’eau de source. Le tout pour 10 euros. Copieux et très bon. Quand les anciens cuisinent, ça ne peut être que bon !

Pendant le repas, je fais la conversation avec M. Lasanté, gendre de la patronne : il a un ordinateur portable devant lui… Il a beaucoup voyagé grâce à son père qui était diplomate. Nous avons une conversation intéressante sur son séjour à Maison Alfort et ses 10 ans passés en Belgique. Il connaissait le quartier des diamantaires d’Anvers. Son beau – frère, Nénesse, fait partie d’un groupe de 5 musiciens qui jouent du maloya dans toute l’île.

La gramoune me raconte qu’elle n’a pas voulu apprendre à broder et que c’était un sujet de dispute avec sa maman. Elle, elle préférait travailler aux champs. « Je n’avais pas la patience ! ni l’envie. »

Retour à la Maison de la Broderie.

broderie 36   détails du motif : la fraise et l'escargot

Je termine mes pétales et un escargot.  Je reprends mon tambour et il me faut maintenant faire le même motif. Suzanne me demande de revenir pour qu’on fasse la finition (l’ourlet)

Je règle le prix du stage (244 euros) Cette somme était due pour 20 heures sur 4 jours, mais j’ai bien passé 28 heures sur cette broderie… J’ai eu une chance inouïe : un professeur pour moi toute seule ! Et quelle patience !

Alors qu’il pleut  sur toute l’île, à Cilaos il fait beau aujourd’hui. Je m'arrête à plusieurs reprises pour photographier le paysage, comme ici la vue sur Mare Sèche.
broderie 39
 Mais je ne serai rassurée qu'après avoir franchi les trois tunnels et être passée à l'îlet Furcy. Pas de chutes de pierres...

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 11:01

Mercredi  17 mars

Aujourd’hui  je peux aller plus tard à mon travail de brodeuse, parce que Suzanne Maillot a pris le car pour St Pierre (elle a une consultation chez son ophtalmo). Il paraît que les cars partent déjà vers 5 heures du matin.

Un petit détour par les thermes de Cilaos

On m’attend pour 9 heures. Je prends mon petit déjeuner quand Mme Gardebien me demande un petit service : comme sa fille –qui devait emmener le monsieur à la cure- est en retard, elle me demande si je peux le conduire aux Thermes. Aussitôt dit, aussitôt fait : je traverse le village et remonte derrière l’église vers la route de Bras Sec et tourne à gauche vers le petit complexe qui n’ouvre ses portes qu’à 8 heures.


broderie 29  broderie 28

broderie 27Je fais la conversation avec un autre monsieur âgé originaire de Bérive qui m’explique les raisons de cette cure, heureusement prise en charge par la caisse. Il n’avait pas eu la chance d’être reconnu handicapé parce qu’il n’avait pas été déclaré pour le travail qu’il faisait, il avait des broches dans le bras et dans la jambe et ne pouvait plus reprendre son travail de maçon à la suite de l’accident de voiture, alors que ses passagers ont bien été indemnisés. Il a d’affreuses cicatrices à l’avant – bras et souffre encore souvent. La cure thermale le soulage. Le monsieur de Sainte Marie quant à lui souffre terriblement des deux jambes pour un mal qui n’a pas été soigné à temps.

En y regardant de près il n’y a pas que des gens souffrants à la cure. Ici on propose des prix à la séance ou des forfaits pour des soins, massages, remises en forme.

Comme il me reste encore du temps avant l’ouverture de la Maison de la Broderie, broderie 30j’envisage de descendre vers Ilet à Cordes. C'est un endroit où on n'accédait qu'à l'aide de cordes autrefois.

 Oh là là ! ça descend sec, la route est étroite en lacets et vertigineuse : 11 km comme ça, je ne suis pas près d’arriver, tout compte fait après quelques photos, je rebrousse chemin en remettant mon expédition à plus tard.

broderie 31Tant qu’à faire, comme on n’est pas loin de Bras Sec non plus, alors c’est parti pour cette destination. Ca grimpe mais la route est confortable. Par endroits, elle est usée, et dans un virage, des ouvriers  construisent un muret de protection. Montée agréable dans la forêt , passage de torrents, un parking pour randonneurs, appelé « le bloc » c’est là le départ pour le Piton des Neiges. Plus loin  une plaine plantée de cryptomérias géants et plus jeunes, et nous voilà à Bras Sec.

broderie 32broderie 33
Retour à Cilaos par la même route. Une oie blanche se dandine devant la voiture.

Le travail progresse grâce aux conseils éclairés de Régine, je termine les festons, mais n’ose pas faire les coins. Elle coupe le tissu qui dépasse à l’arrière, ôte les fils superflus. L’après midi sera consacré aux fleurs et aux escargots.

Midi .

Repas au restaurant « Les Sentiers » Cabri massalé,  (plat à 12 euros, copieux et bien préparé) en dessert glace ( goyavier-mangue- coco) et un verre de vin blanc. J’en ai pour 19 euros. La salle se remplit de randonneurs trempés et de touristes déjà croisés – ils étaient venus à la Maison de la Broderie -Heureusement que Régine m’a prêté un parapluie-. Je retourne au gîte avant de retourner en ville, cette fois-ci en voiture…


broderie 34Mon professeur est de retour, elle n’a pu s’empêcher de faire quelques points pour faire avancer l’ouvrage. Elle est contente d’avoir pu rentrer plus tôt, car avec les trombes d’eau tous les automobilistes redoutent les chutes de pierres près du Petit Serré. Ca promet demain : il paraît que les éboulements ont lieu après les pluies.



Elle m’explique comment faire les pastilles au milieu de la fleur, puis la couronne de broderie 35nœuds et enfin les points de reprise (un au dessus, un au dessous) pour les pétales : sur six lancers faire 12 lignes, puis sur 4 lancers 10 lignes et sur 2 lancers 8 lignes et un petit carré appelé marionnette (carré de 8 lignes) ce qui m’agace le plus, c’est les nœuds  qui se mettent dans  le fil…

Je regarde encore Régine et Jacqueline travailler, puis je les aide à fermer les volets.

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 18:19

 arts galerie stella

Dans le cadre de la Journée Internationale de la Femme, nous avons répondu à  l’invitation de quatre artistes à Stella.

arts A MelladoAntoine Mellado, (ci-contre) Dominique Dijoux (ci-dessous) Pascale Lafargue, Véronique ...  ont exposé une collection  de leurs œuvres dont le thème était « la Femme ».


Femmes dont on mettait en relief la beauté, la maternité, le travail (comme ces femmes allant au puits, la guérisseuse…), arts Dijouxles rencontres ( femmes aux parapluies). Exotisme, regards, couleurs…supports et techniques variés ; pour résumer : le « plaisir des yeux »

Après avoir conversé avec les artistes, nous avons partagé le carry et les gâteaux qu’ils avaient préparés pendant qu’un trio de musiciens bénévoles animait la soirée : au répertoire  chants folks de Moustaki, Brel, Graeme … et chants populaires créoles. Une ambiance bon enfant, en plein air, à la belle étoile  – la voûte céleste était superbement dégagée et on voyait toutes les constellations. -Il faisait doux et  nous avons vécu un moment de grâce. Merci à toute l’équipe d’artistes !

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 20:02

Le féminin, mi connais pas ! Pourtant "la Journée de la Femme," on la fête ici.  Rien qu'au Tampon un nombre important de manifestations aura lieu le 7 mars;
Revenons au genre féminin. "ma pas gagné mon feuille" dira ce marmaille, au lieu de "Je n'ai pas eu ma feuille." Mon tantine", c'est la petite amie, "mon" loto, c'est ma voiture. Et forcément le pronom ne sera pas "elle". Du boulot pour les profs de français, il y en a ... C'est un peu comme pour l'orthophoniste, si ce dernier fixe les sons, l'enseignant refixe les articles...
Par conséquent on n'accordera pas l'adjectif  qualificatif ! C'est la galère, d'abord pour faire comprendre que la marque du féminin est "e", puis pour fixer les adjectifs possessifs, les demonstratifs. Les ados sont constamment rattrapés par le créole, c'est la langue de la rue, et nombreux sont les jeunes qui la parlent croyant parler français. 
Mais entre nous, je ne rectifierai jamais un enfant s'il dit que Simone de Beauvoir était  un écrivain, ou un auteur au lieu d'une écrivaine,ou d'une auteure... Eh oui ! parce que certains tiennent à la touche féminine !

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 16:08

 Encore des textes inédits de l’ami Gérard sur les habitudes culinaires insolites de la Réunion. 
 gérard 1
« La chasse aux tangues est importante chez nous. Toutefois, le tangue est longtemps resté hors de la gastronomie créole reconnue. Le plat était considéré comme un plat de pauvres et des zones d'écart. Ces vingt dernières années, les choses ont beaucoup changé. Le moteur principal a été d'une part la reconnaissance de la culture locale et d'autre part l'ascension sociale des classes qui l'appréciaient.En outre, le métissage des familles a diffusé ce plat inévitablement, le sortant hors des zones géographiques et culturelles initiales. Comme quoi, tout est toujours une question de combinaison entre les idées et le matériel."

Comme je n'ai pas de photo de "carry - tangue" à vous proposer- parce que je n'en cuisine pas, je vous propose une photo de 'auteur de toutes ces précieuses informations.

"Un autre plat a connu une trajectoire comparable nid de guêpes
mais plus précoce: les guêpes. Plus qu'une tradition, un rite ou une coutume, c'est une véritable religion.... Mais ça c'est une autre histoire. Notez simplement que la période des guêpes correspond au carême chrétien. »







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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 20:10

                      Dès aujourd’hui et ce jusqu’au 14 avril, les chasseurs patentés peuvent faire la chasse à ce petit animal, très proche du hérisson. « Tanrec » est son vrai nom, « tangue » est une appellation locale.
Les chasseurs n’ont heureusement que le droit de chasser que trois jours par semaine : le mercredi, le samedi et le dimanche. Et ils doivent obligatoirement baguer les animaux avec un bracelet numéroté et millésimé. Ils se sont précipités pour acheter leur licence à l’ONF fin janvier. Vrai que le gibier est rare sur l’île !
A la Réunion, on apprécie le carry –tangue, mais il paraît que tout le monde ne peut pas s’improviser spécialiste de ce plat : un savoir-faire s’impose, et les anciens ont la palme dans ce domaine

.
                 dessin d'André Roussin datant de 1881

Après la chasse, il vaut mieux s’abstenir de s’en prendre à cette « espèce protégée » hum ! Quand on connaît le nombre de chasseurs, on peut être inquiets quant au destin de cette pauvre bête. Elle subira vraisemblablement le même sort, hélas,  que le « dodo », cet oiseau pataud qui a été exterminé…

La Fédération Départementale des chasseurs de la Réunion précise les points suivants « Il est interdit de transporter, mettre en vente et détenir un tangue mort ou vivant en dehors de la période de chasse autorisée. Les carnets de prélèvement doivent également être retournés pour le 17 mai.2010. Les bracelets non utilisés ne seront par remboursés pour cette saison. »

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 16:22

Mardi Gras : on se déguise !

mardi gras 1Dans les écoles et collèges de la Réunion,  les enfants ont coutume de se déguiser pour aller en cours le mardi- gras !
Dans les classes primaires, la tradition est encore très vivace, mais au collège ce sont  des groupes isolés qui osent s’affubler de tenues plus ou moins originales. Dans la cour, et dans les salles de cours,  on rencontrait des diablotins, des travestis, des nourrissons, au CDI j'ai croisé des chats et des princesses.


mardi gras 2

mardi gras 2 (2)La déléguée d'une de mes classes a revêtu un sari...
Même certains collègues ont profité de l’occasion pour arriver mardi gras 3déguisés soit  en médecin, ou en  gendarmette, soit  en paysanne marocaine ou en princesse…Mais la grande majorité des enseignants n’a pas joué le jeu. Difficile de concevoir une atmosphère sérieuse et un cours nécessitant concentration et rigueur quand on a devant soi des garçons maquillés méconnaissables ayant mis soutien-gorge et robe,  des filles avec tétines et biberons,- l’avantage est qu’elles se taisent- Mais comme c’est une tradition de se créer un personnage ce jour-là, le professeur  s’oblige à fermer les yeux. L'idée du professeur de maths devenu médecin est très originale, on peut se demander si ce choix est lié à  le préoccupation de trouver des "remèdes" aux "problèmes"

 

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