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24 janvier 2025 5 24 /01 /janvier /2025 12:28

Dauphin, né en 1947 à la Ravine du Pont, écart de Petite Ile, évoque les activités des enfants dans les années 50.

Les ravines

"Nos corvées étaient assez pénibles : elles consistaient à aller chercher du bois dans les hauts, des herbes à la Ravine.

                Chouchoux dans la Ravine de Manapany

Aujourd’hui on déconseille aux enfants de s’aventurer dans les ravines, mais nous, on nous y autorisait, et nous étions très vigilants près des cascades et des bassins.

J’ai appris de bonne heure à faire la cuisine au bois. Les plats étaient simples : maïs moulu, grains (pois, haricots), et des brèdes qu’on cueillait dans un petit jardin que je cultivais moi-même. : chou de chine, chouchou, paille à terre, brèdes bleues…

Quand on rentrait de l’école, on était affamés. Si les fruits cueillis sur la route ne nous suffisaient pas, on vidait la marmite de grains qui nous était réservée pour le soir. Et là… une raclée nous attendait."

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21 janvier 2025 2 21 /01 /janvier /2025 15:02

Marie-Ange, née en 1948 vivait à Saint Pierre. Elle m’explique dans ces lignes comment on faisait la lessive autrefois.

« La lessive, en ce temps-là était un moment pénible. D’abord on faisait tremper le linge dans l’eau qu’on venait de charroyer et on ajoutait du « Bonux » (poudre de lessive). On frottait le linge sur une roche à laver (une plaque). Puis on savonnait.

Le blanc devait être « décrassé », cela signifiait qu’on remettait du savon sur le tissu, on mettait le drap au soleil « pour décrasser » on relavait et on rinçait ». Des lots de bleu » étaient enfermés dans un chiffon et on ajoutait ce bleu au liquide pour blanchir le linge.

  Photo prise au Vieux Domaine (Ravine des Cabris)  reconstitution d'une séance de lessive ( voir blog 2021/03/24)

Après le rinçage c’était au tour du battoir de faire le travail, on « perçait » ou pressait (essorait)

J’accrochais ensuite le linge sur une « corde à laver ».

Cette lessive nous occupait toute la journée. Une à deux fois par semaine, il fallait faire ce travail.

Pour le repassage, on utilisait des « caros » (fers à repasser) remplis de charbon.

                               Photo extraite du livret sur la Vie lontan,  publié par Pêcheurs Golet

Pour gagner « une petite monnaie », je faisais des lessives pour mon tonton Alex, le boucher, pour ma grand-mère… Mon tonton René, le frère de maman qui conduisait des taxis, pour me remercier, me commandait des robes que je choisissais sur le catalogue de la Redoute. »

Marie Ange

 

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3 décembre 2024 2 03 /12 /décembre /2024 11:55

Dans le petit Musée de Grand Bois, Jean Paul, collectionneur d’objets lontan et de souvenirs, rend hommage à son oncle Julien ABRIEL, homme polyvalent !

Il en fait une figure marquante de Grand Bois. L’homme, comme tous ses congénères, ne rechignait pas à la tâche. On n’avait pas d’allocations de chômage à cette époque, et fallait travailler pour gagner sa vie. Quand on perdait un emploi, on en recherchait aussitôt un autre pour nourrir sa famille.        

                                               La biographie de « Gros Jilien »

Dans la biographie qu’en fait son neveu, tous ses états de service sont mentionnés. Et un volet est réservé à sa fonction de « gardien de canal », texte accompagné d’un schéma.

Schéma du canal 

 

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26 avril 2021 1 26 /04 /avril /2021 09:41

Parmi les nombreux « ateliers  lontan » immortalisés au Vieux Domaine, il existe celui du Cordonnier, aménagé dans une case en tôle. Chaussures, ceintures,  et outils d’époque y sont exposés.


Sur une tôle peinte, signée « Attrap’Rêves » est représentée la boutique de René le Cordonnier !

 

Vieux Domaine : l'atelier du cordonnier.
Vieux Domaine : l'atelier du cordonnier.
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24 avril 2021 6 24 /04 /avril /2021 16:36

Dans ce lieu de la Ravine des Cabris dédié au patrimoine de l’île, on peut découvrir la technique ancestrale de transformation du maïs en farine…

D’abord, notre guide nous explique comment on utilisait la pierre à meuler pour écraser les grains. On obtenait diverses moutures : grossières et plus fines…

Avant l’introduction du riz à la Réunion, les habitants consommaient du maïs ou du manioc. Aujourd’hui le riz importé a la vedette en raison de son prix (non soumis à l’octroi de mer). Produire chez soi revient plus cher… c’est connu !

Et la production de maïs et de manioc a régressé fortement, seules quelques familles en produisent encore pour leurs besoins personnels le plus souvent.

Puis en quittant les lieux, nous sommes passés devant les minoteries, ces bâtiments abritant des meules électriques. Mais on ne peut plus les voir en action… Elles ont le mérite d’exister et d’avoir été sauvées…

 

 

Vieux Domaine : de la meule à main à la minoterie
Vieux Domaine : de la meule à main à la minoterie
Vieux Domaine : de la meule à main à la minoterie
Vieux Domaine : de la meule à main à la minoterie
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23 avril 2021 5 23 /04 /avril /2021 08:08

Dans ce musée en plein air où les gestes - barrières sont respectés, on peut déambuler entre des cases dédiées aux activités lontan, comme la case du bardeautier (ou tavaillonneur) , du tisaneur, du cordonnier, de la couturière…

A l’occasion de cette visite guidée nous avons assisté à la lessive au milieu des philodendrons et fougères, près d’un petit bassin. La lavandière utilisait le savon bleu destiné à blanchir le linge et une bassine en fer blanc.

Voilà l’atelier de lavage- repassage. Avec ses fers à repasser (caros) … et aux murs la tapisserie lontan (affiches publicitaires collées).

Dans le musée de l’entrée, on retrouve d’autres « caros ».

Vieux Domaine : lavage et repassage.
Vieux Domaine : lavage et repassage.
Vieux Domaine : lavage et repassage.
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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 20:23

                                        blason-St-Pierre.jpg

 On peut voir ce blason à l’entrée de la ville,  en bordure du chemin de promenade aménagé entre la magasin Jumbo Score et la Pointe du Diable, non loin de la chapelle. Ou encore  à  main gauche en sortant de la bretelle « front de mer » juste avant d’arriver sur le premier rond-point.

 

Quelle est donc sa signification ?

 

« Trois clefs d’or sur fond de gueule. La partie inférieure est ornée d’une caravelle blanche, symbole du tricentenaire du peuplement de l’île en 1665, et la création du port de St Pierre, premier port de l’île sur fond d’azur »

 

Petites explications pour comprendre l’Héraldique.

Sur fond de gueule signifie « sur fond rouge », ne cherchez pas les gueules.
Les Trois clefs détenues par Saint Pierre (sont celles de la Terre, du Ciel et de l’Enfer.)

                                   logo-St-Pierre.jpg

 

Petite déduction :

Si la caravelle, symbolisant l’année 1665,  a 300 ans, c’est que la blason de la vile de St Pierre a été créé en 1965...

Observation :

Saint Pierre a donné son nom à un gouverneur de la ville et par conséquent à la ville elle – même. Ce gouverneur possédait vraisemblablement des clés aussi, notamment celles de la ville…( bien qu’il n’y ait jamais eu de portes dans cette localité)

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 19:15

    La râpe manioc est pièce  de tôle de forme arrondie, qu’on a percée de trous à l’aide d’un marteau et d’un clou. Cette pièce métallique est prolongée par un manche en bois. 

                         rape-manioc.JPG

La préparation du manioc est tout un art. Pour l’éplucher, il faut découper le rhizome en morceaux assez gros, faire une fente dans chaque morceau, afin de soulever la peau et l’ôter avec le couteau.

On lave le manioc. Le râper est une tâche fastidieuse, il faut veiller à ne pas se râper les doigts...

On peut râper le manioc pour confectionner des gâteaux et des galettes, on peut également le couper en morceaux pour une cuisson sucrée ou salée.

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 18:04

Chez Julia Robert à la Plaine des Palmistes (1)

Brigitte, la fille de Julia, nous a fait rencontrer sa maman.  J’ai eu la chance d'être invitée chez cette dernière, samedi, dans sa petite case de la rue Richard Adolphe. Julia Robert est une dame 90 ans encore très alerte et très heureuse de partager son savoir-faire.

J’ai ainsi pu apprendre une technique en voie de disparition : le travail de la tige d'agapanthe. Comment travailler cette plante pour en confectionner une capeline ?

 P1150797

D'abord, se procurer le matériel...

P1150672

 En passant par la Plaine des Cafres, où  pousse l'agapanthe, cette fleur à la hampe florale bleue ou blanche ( un peu comme la fleur de l'ail), j’ai  coupé une trentaine de tiges. Quand floraison se termine, il est bon de couper ces tiges à la base pour une meilleure repousse.

J’ai conservé les tiges seules et me suis rendue à la Plaine des Palmistes. La cueillette a été déposée devant la case de Julia, qui s’est installée sur un petit tabouret à l’ombre. La gramoune a posé un chiffon humide sur l’un de ses genoux, a saisi une tige et nous a expliqué la technique pour prélever des lanières de cette plante.

Avec un couteau, il faut d’abord frotter ce “bâton jour de l'An” (comme on l’appelle ici). Une fois que toutes les fibres vertes ont été enlevées, on obtient un bâtonnet nu, blanc .  Il s’agit de le fendre  en deux sur toute la longueur.

P1150726 P1150742

Et là, commence le travail le plus fastidieux : on pose la moitié de bâtonnet à plat sur le genou et en maintenant le couteau à la même place, on fait glisser l’intérieur de la tige de bas en haut : on râpe les fibres internes, mais pas trop, juste ce qu’il faut.

P1150732 2

Ensuite, on dédouble cette demi-tige en veillant à bien placer les pouces pour ne pas déchirer la lanière externe qui est très fine, c’est cette dernière qui servira à confectionner les tresses. Il faut qu’elle soit blanche et lisse.

P1150738 

Inutile de laisser sécher, comme on le fait pour le vacoa. On peut l’utiliser tout de suite. Mais l’apprentissage de cette technique du “dédoublement” est vraiment complexe. Il faut s’armer de patience. Comme dit Julia “C’est en forgeant qu’on devient forgeron”. Pendant cette séance, elle  aussi trouvé le temps de nous a jouer des airs lontan à l'harmonica et de nous chanter des chansons.

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Nous étions 8 élèves à être initiés par Julia : Brigitte, sa fille, Yoland son gendre, Monique, et des amies de Brigitte : Marie Thérèse, Marie Hélène, Laurence, Monique et moi. Huit personnes prêtes désormais à perpétuer la tradition,...disons plutôt prêts à se perfectionner pour pouvoir la perpétuer. 

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Un grand merci à cette adorable gramoune qui a consacré toute une après midi à nous dispenser cette technique et qui a hâte de nous enseigner le tressage et l'assemblage du chapeau.

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 22:05

Décidément, les voitures ont la cotte par les temps qui courent. « Cars » fait un tabac chez les jeunes, le JIR à la Une annonce : «  les pousseurs veulent une piste »… Et aujourd’hui la star de mon blog sera une voiture ancienne.

                              P1130332

Samedi, en passant devant la mairie de St  Pierre, nous avons remarqué une voiture de mariés stationnée dans l’allée. : une vieille 403 superbement relookée. Le chauffeur attendait  la sortie des époux à l’ombre d’un ficus géant. Nous avons cassé un blag avec le chauffeur, qui était également propriétaire de ce bijou. Là, nous avons appris que la voiture a eu l’honneur de tourner cette année pour un documentaire avec Paul Belmondo, le fils de Jean Paul.

Nul n’ignore que le film   de Truffaut « La sirène du Mississipi » avec JP Belmondo et Catherine Deneuve a été tourné à la Réunion (à St Denis, à Saint Pierre…).  Le fils du célèbre acteur a revisité l’île  sur les traces de son père pour participer à un court métrage retraçant la réalisation du film . Ce dernier intitulé «  la Mythe de la Sirène »  devra passer en décembre sur Réunion Première, un documentaire d’une soixantaine de minutes. Dans le film de 1969, les acteurs se déplaçaient à bord d’une décapotable de la même marque, et la perle rare a été trouvée, c’était la seule 403 encore en état dans l’île.

                               P1130336

Le propriétaire de la 403, Bernard Ablancourt, nous raconte que sa voiture est très sollicitée pour les festivités familiales ou par les collectivités, elle aurait même fait l’ouverture de la Route des Tamarins.

 

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